{"id":1591,"date":"2020-09-05T23:04:09","date_gmt":"2020-09-05T21:04:09","guid":{"rendered":"http:\/\/passionschroniques.fr\/?p=1591"},"modified":"2020-09-15T07:50:31","modified_gmt":"2020-09-15T05:50:31","slug":"notes-de-lectures-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=1591","title":{"rendered":"NOTES DE LECTURES 2"},"content":{"rendered":"\n<p><em><u><strong>MONSIEUR JADIS EST DE RETOUR \/ ANTOINE BLONDIN<\/strong><\/u><\/em> par Yvan AUDOUARD. La table ronde \u2013 Fixot.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"520\" height=\"552\" src=\"http:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/illustration16.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1597\" srcset=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/illustration16.jpg 520w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/illustration16-283x300.jpg 283w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/illustration16-28x30.jpg 28w\" sizes=\"(max-width: 520px) 100vw, 520px\" \/><figcaption>Notre h\u00e9ros au bistrot.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Un bouquin que je cherchais depuis des ann\u00e9es, paru en 1994 et \u00e9puis\u00e9 depuis longtemps. Je l\u2019ai finalement trouv\u00e9 au fin fond d\u2019une biblioth\u00e8que municipale, comme quoi le service public a du bon. Le pire est que je doive le rendre.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019ann\u00e9e de sortie est importante&nbsp;: trois ans apr\u00e8s la mort d\u2019Antoine Blondin, survenue le 7 juin 1991 \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 69 ans. La biographie \u2013 ou disons plut\u00f4t le roman puisque c\u2019en est un \u2013 d\u00e9bute d\u2019ailleurs sur l\u2019enterrement de l\u2019\u00e9crivain \u2013 journaliste dans une \u00e9glise de Saint-Germain Des Pr\u00e9s, son fief.<\/p>\n\n\n\n<p>Audouard a longtemps \u00e9t\u00e9 l\u2019un des critiques litt\u00e9raires les plus en vue du <em>Canard Encha\u00een\u00e9<\/em>, marseillais et philosophe&nbsp;; auteur de plusieurs romans mais plus connu comme sp\u00e9cialiste de Marcel Pagnol. Il s\u2019attaque ici \u00e0 la vie et \u00e0 l\u2019\u0153uvre de son ami Antoine, longtemps compagnon de beuverie et fr\u00e8re d\u2019\u00e2me. Un sacr\u00e9 boulot, tant le personnage est retors et peu port\u00e9 sur la confidence.<\/p>\n\n\n\n<p>N\u00e9 en 1922, Antoine Blondin avait tout pour r\u00e9ussir&nbsp;: laur\u00e9at du concours g\u00e9n\u00e9ral, adul\u00e9 par sa m\u00e8re (la chanteuse lyrique Germaine Blondin) et, ce qui ne g\u00e2te rien, beau comme un astre. Et puis tout se d\u00e9r\u00e8gle avec la guerre et le STO. \u00ab&nbsp;Tout se d\u00e9r\u00e8gle&nbsp;\u00bb, une expression qui revient souvent sous sa plume, notamment quand il pr\u00e9face <em>Le Cousin Pons<\/em> de Balzac, ce personnage attendrissant dont la vie change profond\u00e9ment \u00e0 partir du moment o\u00f9 il n\u2019est plus invit\u00e9 chez une parente de haut lignage. Tout se d\u00e9r\u00e8gle donc&nbsp;: l\u2019\u00e9ducation sentimentale se fera sous les bombes (c\u2019est le sujet de son premier roman,<em> L\u2019Europe Buissonni\u00e8re<\/em>) et c\u2019est aussi le temps des liaisons dangereuses, des mauvaises fr\u00e9quentations avec des gens douteux pass\u00e9s du c\u00f4t\u00e9 de la collaboration. Des gens que Blondin d\u00e9fendra bec et ongles apr\u00e8s la lib\u00e9ration au nom de l\u2019amiti\u00e9 et de la fid\u00e9lit\u00e9, deux valeurs qu\u2019il placera toujours au fronton de ses vertus personnelles. Amiti\u00e9 et fid\u00e9lit\u00e9 qui n\u2019emp\u00eacheront pas, bien au contraire, des chroniques enflamm\u00e9es r\u00e9actionnaires de style pamphl\u00e9taire dans des feuilles d\u2019extr\u00eame-droite dans l\u2019imm\u00e9diat apr\u00e8s guerre, avec autant de br\u00fblots contre l\u2019\u00e9puration et d\u2019insultes \u00e0 l\u2019\u00e9gard des consciences de la France lib\u00e9r\u00e9e, Sartre et Mauriac en t\u00eate. Quelques ann\u00e9es plus tard, il sera aussi un farouche d\u00e9fenseur de l\u2019Alg\u00e9rie fran\u00e7aise, dans le droit fil de ses engagements. <em>\u00ab&nbsp;Occupe-toi d\u2019hom\u00e9lies&nbsp;\u00bb<\/em>, conseillera-t-il au R.P Bruckberger d\u00e9non\u00e7ant la torture dans les colonnes de <em>France Soir.<\/em> On rit jaune.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais \u00ab&nbsp;Tout se d\u00e9r\u00e8gle&nbsp;\u00bb donc. Rentr\u00e9 \u00e0 Paris apr\u00e8s ses ann\u00e9es noires, Blondin \u00e9pouse une h\u00e9riti\u00e8re n\u00e9erlandaise&nbsp;; mariage rat\u00e9 qui lui vaudra deux filles. Il divorce deux ans plus tard apr\u00e8s avoir quitt\u00e9 le domicile conjugal et souffert d\u2019aphasie (d\u00e9j\u00e0 b\u00e8gue, il n\u2019\u00e9tait plus capable d\u2019articuler le moindre son). Pire, son p\u00e8re se suicide et sa m\u00e8re devient de plus en plus fantasque, ne vivant plus que dans un monde irr\u00e9el peupl\u00e9 de chim\u00e8res.<\/p>\n\n\n\n<p>Si l\u2019<em>Europe Buissonni\u00e8re <\/em>d\u00e9crit avec une verve c\u00e9linienne ses ann\u00e9es STO<em>, <\/em>il faudra attendre ses deux romans suivants (<em>Les Enfants du Bon Dieu<\/em> et <em>L\u2019Humeur Vagabonde<\/em>) pour avoir vraiment un aper\u00e7u du style Blondin, ciseleur de phrase, ma\u00eetre des mots qui trouve ses bonheurs d\u2019\u00e9criture dans des constructions grammaticales hardies. Le premier raconte ses ann\u00e9es de professeur (ou de pion on ne sait pas), quand le deuxi\u00e8me tient plus de la chronique familiale o\u00f9 il est question du suicide du p\u00e8re et de la folie de la m\u00e8re, tout cela par touches discr\u00e8tes, sans pathos aucun. \u00ab&nbsp;Un jour, on prendra des trains qui partent&nbsp;\u00bb. La phrase est en exergue, comme une promesse dont on sait bien qu\u2019elle ne sera jamais tenue.<\/p>\n\n\n\n<p>Blondin peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme un stendhalien, avec Aragon, Giono et Roger Vailland. L&rsquo;un des plus grands stylistes du 20\u00b0 si\u00e8cle, celui dont Bernard Frank disait que la perfection de son style finissait par nuire au r\u00e9cit. Mais le r\u00e9cit, l&rsquo;intrigue, ne sont pas ses soucis principaux. Tout est affaire de style.<\/p>\n\n\n\n<p>Bernard Frank, justement, donne \u00e0 cette g\u00e9n\u00e9ration d\u2019\u00e9crivains, tous n\u00e9s au d\u00e9but des ann\u00e9es 20, le nom de \u00ab&nbsp;hussards&nbsp;\u00bb dans <em>Les Temps Modernes<\/em>. Blondin mais aussi Michel D\u00e9on, Roger Nimier, Jacques Laurent et, quoiqu\u2019un peu plus vieux, Kl\u00e9ber Haedens. Une belle trouvaille journalistique car l\u2019appellation vise au plus juste&nbsp;: h\u00e9ritiers de Marcel Aym\u00e9 et de C\u00e9line, de Paul Morand et de Jean Giraudoux, ces jeunes auteurs de droite n\u2019en prennent pas moins la bourgeoisie de leur temps \u00ab&nbsp;\u00e0 la hussarde&nbsp;\u00bb, inconsolables d\u2019une jeunesse g\u00e2ch\u00e9e par la guerre avec une revanche \u00e0 prendre sur cette soci\u00e9t\u00e9 des ann\u00e9es 50 amn\u00e9sique et frivole. \u00ab&nbsp;\u00c7a ou autre chose&nbsp;\u00bb, pourrait \u00eatre leur peu fi\u00e8re devise, mani\u00e8re de dire que tout se vaut, qu\u2019ils ont perdu tout enthousiasme, et qu\u2019ils ne sont encore en vie que pour venger leurs morts.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est ensuite <em>Un Singe En Hiver<\/em> et le commencement de la mythologie Blondin. Chacun conna\u00eet maintenant Tigreville et ses deux ivrognes \u2013 un jeune homme qui ressemble \u00e0 l\u2019auteur et un vieux restaurateur le prenant en affection &#8211; qui tirent un feu d\u2019artifice sur une plage normande, comme en \u00e9cho \u00e0 la guerre et aux d\u00e9luges de feu. Sans parler de la corrida automobile, un sport insolite que Blondin pratiqua \u00e0 ses heures (comme les romantiques du XIX\u00b0, les hussards r\u00eavaient d\u2019Espagne). Verneuil en a fait un film que tout le monde a vu au moins une fois.<\/p>\n\n\n\n<p>Mythologie Blondin qui sera encore plus d\u00e9velopp\u00e9e avec le Tour de France et ses chroniques sportives dans <em>L\u2019\u00c9quipe<\/em>. Car Blondin n\u2019\u00e9crit quasiment plus apr\u00e8s la mort de son alter ego, Roger Nimier. Juste deux petits livres \u00e9crits en complicit\u00e9 avec Paul Guimard, l\u2019un des nombreux compagnons d\u2019\u00e9chapp\u00e9e \u00e9thylique (avec Albert Vidalie, Audouard, Pierre Chany&nbsp;; parfois Reggiani ou Bohringer et, plus rarement, Michel Audiard ou Ren\u00e9 Fallet). Des \u00e9chapp\u00e9es qui lui vaudront toujours le fameux paletot jaune.<\/p>\n\n\n\n<p>Blondin suit donc le tour, \u00ab&nbsp;sa maison, son manteau&nbsp;\u00bb, et y retrouve, en plus du sens de l\u2019\u00e9pop\u00e9e, des amiti\u00e9s ind\u00e9fectibles autour de nombreux \u00ab&nbsp;verres de contact&nbsp;\u00bb. Les anecdotes sont nombreuses et il faudrait chroniquer une autre biographie, celle de Jacques Augendre (1), pour se d\u00e9lecter des plus fameuses. Son alcoolisme est maintenant de notori\u00e9t\u00e9 publique et les nombreuses bagarres qu\u2019il provoque lui valent de fr\u00e9quenter les commissariats du sixi\u00e8me arrondissement. Car il peut \u00eatre d\u2019une douceur ang\u00e9lique avant de se transformer, sous l\u2019effet de l\u2019alcool, en teigneux col\u00e9rique, g\u00e9n\u00e9reux en coups de boule et peu avare en injures.<\/p>\n\n\n\n<p>Des commissariats qui lui donneront les premi\u00e8res pages de son <em>Monsieur Jadis<\/em> o\u00f9 Blondin d\u00e9vide le fil de sa vie \u00e0 partir d\u2019une mise au cabanon avec quelques hippies dont il partage le d\u00e9go\u00fbt pour cette soci\u00e9t\u00e9 mat\u00e9rialiste ainsi que l\u2019id\u00e9alisme et l\u2019esprit d\u2019aventure, m\u00eame si les paradis artificiels ne sont pas de m\u00eame nature. <em>Monsieur Jadis<\/em> est le roman le plus touchant de Blondin, son chant du cygne, et tout romancier qui se respecte devrait en lire quelques pages avant de se mettre au travail.<\/p>\n\n\n\n<p>Deux recueils de nouvelles et de chroniques plus tard (les excellents <em>Quatre Saisons<\/em> et <em>Certificats d\u2019\u00c9tude<\/em>), Blondin est \u00e0 sec c\u00f4t\u00e9 \u00e9criture et toujours \u00e0 flot dans les bars (bituriques aurait-il os\u00e9). Il se partage entre Linars (Haute-Vienne, patrie de ses anc\u00eatres et de Giraudoux ) et Saint-Germain. \u00c0 Linars, une librairie a ouvert ses portes sous la raison sociale de Monsieur Jadis&nbsp;; une librairie qui deviendra vite, on ne s\u2019en \u00e9tonnera pas, un bistrot o\u00f9 Antoine condescend parfois \u00e0 boire quelques verres avec ses admirateurs.<\/p>\n\n\n\n<p>On conna\u00eet la suite, des fonds de tiroir chez divers \u00e9diteurs, dont une fausse biographie \u2013 compilation (<em>Ma Vie Entre Mes Lignes<\/em>) et quelques floril\u00e8ges de ses chroniques sportives (<em>L\u2019Ironie Du Sport<\/em> ou <em>Le Tour de France En Quatre et Vingt Jours<\/em>). Blondin a laiss\u00e9 de c\u00f4t\u00e9 les fant\u00f4mes de l\u2019extr\u00eame-droite et il dit voter des deux mains pour Mitterrand, \u00ab&nbsp;quelqu\u2019un qui sait \u00e9crire&nbsp;\u00bb. Il livre encore quelques chroniques \u00e0 <em>L\u2019\u00c9quipe Magazine<\/em> et des critiques litt\u00e9raires sporadiques \u00e0 <em>Elle<\/em> ou \u00e0 <em>L\u2019Express<\/em>. Mais il boit de plus en plus, malgr\u00e9 quelques m\u00e9ritoires p\u00e9riodes d\u2019abstinence et sa sant\u00e9 se d\u00e9t\u00e9riore, m\u00eame s\u2019il ne mourra pas de ses abus \u00e9thyliques. Il a perdu ses dents apr\u00e8s ses cheveux et ressemble maintenant \u00e0 un \u00e9pouvantail farceur. La beaut\u00e9 de sa jeunesse s&rsquo;est d\u00e9finitivement enfuie, comme tout le reste.<\/p>\n\n\n\n<p>Rendons gr\u00e2ce \u00e0 Yvan Audouard d\u2019avoir pris sa plus belle plume (certaines phrases font justement penser \u00e0 celles de Blondin) pour avoir retrac\u00e9 \u00e0 gros traits toutes ces ann\u00e9es. La pr\u00e9cision biographique n\u2019est peut-\u00eatre pas au rendez-vous, mais on a ici restitu\u00e9e l\u2019atmosph\u00e8re d\u2019une \u00e9poque compl\u00e8tement r\u00e9volue o\u00f9 des bonshommes comme Blondin avaient encore droit de cit\u00e9. On sent Audouard au bord des larmes dans les derni\u00e8res pages sur son ami dont il accepte tout&nbsp;: les col\u00e8res, la violence, l\u2019orgueil&nbsp;; mais aussi la fid\u00e9lit\u00e9, l\u2019humour, la fantaisie et \u2013 le mot n\u2019est pas ici galvaud\u00e9 \u2013 le g\u00e9nie.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;L\u2019amiti\u00e9, il n\u2019y a que cela qui compte&nbsp;\u00bb, disait Blondin, et Audouard derri\u00e8re lui aura \u00e9t\u00e9 fid\u00e8le \u00e0 ce g\u00e9n\u00e9reux pr\u00e9cepte. Une amiti\u00e9 vraie et inconditionnelle qui peut donner tort \u00e0 Gide, lequel \u00e9crivait qu\u2019on ne fait pas de bonne litt\u00e9rature avec de bons sentiments. Les feux \u00e9teints de la nostalgie et la chaleur de l\u2019amiti\u00e9 donnent ici un tr\u00e8s grand livre, \u00e0 la hauteur de son h\u00e9ros, c\u2019est assez dire&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>(1) Blondin. La L\u00e9gende Du Tour. \u00c9ditions du Rocher. 2016.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>MONSIEUR JADIS EST DE RETOUR \/ ANTOINE BLONDIN par Yvan AUDOUARD. La table ronde \u2013 Fixot. Un bouquin que je cherchais depuis des ann\u00e9es, paru en 1994 et \u00e9puis\u00e9 depuis longtemps. Je l\u2019ai finalement trouv\u00e9 au fin fond d\u2019une biblioth\u00e8que municipale, comme quoi le service public a du bon. 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