{"id":1802,"date":"2020-12-30T18:27:49","date_gmt":"2020-12-30T17:27:49","guid":{"rendered":"http:\/\/passionschroniques.fr\/?p=1802"},"modified":"2020-12-31T15:25:15","modified_gmt":"2020-12-31T14:25:15","slug":"notes-de-lecture-4","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=1802","title":{"rendered":"NOTES DE LECTURE (4)"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>JOURNAL D\u2019ANDRES FAVA \u2013 Julio CORTAZAR \u2013 Deno\u00ebl.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/12\/AVT_Julio-Cortzar_133.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1810\" width=\"581\" height=\"325\" srcset=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/12\/AVT_Julio-Cortzar_133.jpeg 300w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/12\/AVT_Julio-Cortzar_133-30x17.jpeg 30w\" sizes=\"(max-width: 581px) 100vw, 581px\" \/><figcaption>Cortazar, un visage qui voyage entre le Ch\u00e9 et Anthony Quinn.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Je connais finalement peu de choses de Cortazar, surtout ses nouvelles et ce <em>Marelle<\/em>, qui a servi de base au sc\u00e9nario du magnifique film d\u2019Antonioni <em>Blow Up <\/em>(1967)<em>, <\/em>l\u2019une des plus grandes r\u00e9ussites cin\u00e9matographiques de ces riches ann\u00e9es 60, embl\u00e9matique de ses interrogations, de ses angoisses, de ses mythologies et de ses f\u00e9tiches. On y voit notamment les Yardbirds ex\u00e9cuter un terrible \u00ab&nbsp;Stroll On&nbsp;\u00bb (version apocryphe de \u00ab&nbsp;The Train Kept A- Rollin\u2019&nbsp;\u00bb) sur la sc\u00e8ne du Marquee Club et le personnage principal &#8211; Dave Hemmings &#8211; se saisir d\u2019un morceau de la guitare fracass\u00e9e de Jeff Beck&nbsp;comme un morceau de la vraie croix.<\/p>\n\n\n\n<p>Cortazar est argentin et a baign\u00e9 dans l\u2019atmosph\u00e8re de ses illustres pr\u00e9d\u00e9cesseurs, au premier rang desquels Jorge Luis Borg\u00e8s, mais aussi Sabato ou Bioy Casar\u00e8s. C\u2019est ce qu\u2019on a pu appeler le baroque sud-am\u00e9ricain, avec son cort\u00e8ge de labyrinthes, de fant\u00f4mes, de textes sacr\u00e9s et de jeux d\u2019esprit, l\u00e0 o\u00f9 tout se m\u00e9lange&nbsp;: le pass\u00e9 et le futur, les morts et les vivants, la r\u00e9alit\u00e9 et la fiction.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Le journal d\u2019Andres Fava<\/em> ressemble \u00e0 un journal qu\u2019aurait pu tenir l\u2019auteur. Un double de fiction qui nous parle intelligemment de litt\u00e9rature, de la condition humaine, de po\u00e9sie, d\u2019art et de musique. Cortazar s\u2019en est servi pour son roman <em>L\u2019Examen<\/em>&nbsp;: des id\u00e9es, des th\u00e8mes, des annotations qui en font le brouillon d\u2019une \u0153uvre foisonnante, pour l\u2019essentiel \u00e0 venir.<\/p>\n\n\n\n<p>On y fait souvent r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 Mallarm\u00e9, \u00e0 William Blake, \u00e0 Gide, \u00e0 Michaux ou \u00e0 Sartre. Plus quelques po\u00e8tes argentins obscurs mais qu\u2019on a envie de d\u00e9couvrir. Cortazar, apr\u00e8s Mallarm\u00e9, participe de cette mystique de la po\u00e9sie consistant \u00e0 d\u00e9couvrir l\u2019or des mots derri\u00e8re les monceaux de verroterie que sont les langues parl\u00e9es, les usages courants du langage. Comme des musiciens ont cherch\u00e9 la note ultime, jusqu\u2019\u00e0 la folie. Il est en cela le cousin d\u2019Am\u00e9rique d\u2019un Roland Barthes ou d\u2019un Roger Caillois.<\/p>\n\n\n\n<p>En plus de la po\u00e9sie et de sa mystique, il y a la philosophie et toute une r\u00e9flexion originale sur notre rapport aux mots, aux choses, \u00e0 l\u2019amour, aux id\u00e9es, aux morts et \u00e0 la morale. Une sorte de Foucault latino-am\u00e9ricain plus inspir\u00e9 par les mystiques chr\u00e9tiens et les pr\u00e9-socratiques que par les philosophes des lumi\u00e8res.<\/p>\n\n\n\n<p>Tel est Cortazar, d\u2019une richesse inou\u00efe et d\u2019une vaste \u00e9rudition, jouant en magicien, en prestidigitateur, avec les id\u00e9es et les mots sans jamais oublier le lecteur, sans jamais omettre d\u2019\u00eatre passionnant.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Il est presque infini&nbsp;\u00bb, disait le critique Albert Thibaudet \u00e0 propos de James Joyce&nbsp;; pourquoi presque&nbsp;?, serait-on tent\u00e9 d\u2019ajouter \u00e0 propos de Julio Cortazar. Un infini de gr\u00e2ce et de beaut\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>BARBE BLEUE \u2013 Max FRISCH \u2013 Gallimard.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>De Max Frisch, \u00e9crivain suisse de langue allemande, on connaissait ce <em>Homo Faber<\/em>, lequel d\u00e9crivait \u00e0 la pointe s\u00e8che un ing\u00e9nieur et homme d\u2019affaires toujours entre deux avions, entre l\u2019Europe et l\u2019Am\u00e9rique du Sud. L\u00e0 o\u00f9 tout sentiment semblait exclu dans un univers mat\u00e9rialiste de flux commerciaux, de moyens de transport, de conseils d\u2019administration et de contrats, il finissait par reconna\u00eetre sa fille dans l\u2019un de ces a\u00e9roports devenu sa r\u00e9sidence secondaire.<\/p>\n\n\n\n<p>Tout diff\u00e9rent est ce <em>Barbe Bleue<\/em>, du m\u00eame titre que le conte de Perrault. Le docteur Schaad, m\u00e9decin taciturne et maniaque ayant sombr\u00e9 dans l\u2019alcoolisme, est accus\u00e9 d\u2019avoir assassin\u00e9 (\u00e9trangl\u00e9 avec l\u2019une de ses cravates) sa sixi\u00e8me \u00e9pouse, Rosalinde, une demi-mondaine qui se prostituait pour quelques connaissances du temps de son mariage avec Schaad.<\/p>\n\n\n\n<p>La septi\u00e8me femme de Barbe bleue vient t\u00e9moigner \u00e0 la barre, comme toutes ses autres \u00e9pouses, familles et t\u00e9moins directs ou indirects. Car c\u2019est un roman en forme d\u2019interrogatoire que l\u2019on peut lire presque d\u2019une traite, comme ces films de tribunal qui ont fait nagu\u00e8re les belles heures d\u2019Hollywood.<\/p>\n\n\n\n<p>Un roman policier aussi, polar m\u00e9taphysique o\u00f9 la culpabilit\u00e9 pr\u00e9sum\u00e9e du docteur Schaad n\u2019est finalement pas le principal ressort dramatique. Non, coupable ou innocent (il sera finalement acquitt\u00e9 mais ira se d\u00e9noncer dans le commissariat de son village natal apr\u00e8s son proc\u00e8s, l\u2019auteur laissant le lecteur d\u00e9cider), l\u2019important r\u00e9side dans le clair-obscur autour de ce personnage tortur\u00e9 et anxieux. C\u2019est donc \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de lui-m\u00eame que se niche l\u2019int\u00e9r\u00eat de l\u2019enqu\u00eate, de la qu\u00eate.<\/p>\n\n\n\n<p>Schaad est bien dans la ligne des personnages de Frisch, quelqu\u2019un qui jouit d\u2019une profession lui conf\u00e9rant du prestige et vit dans le confort avec des passions simples comme le billard ou la g\u00e9ologie. C\u2019est pourtant un homme malheureux, pris de vertige devant le vide de son existence et incapable de communiquer avec les autres. Un \u00eatre asocial et tourment\u00e9, psycho-rigide et parano\u00efaque. L\u2019homme moderne, en fait, semble nous souffler Frisch, le produit d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 mat\u00e9rialiste et consum\u00e9riste sans \u00e2me et sans joie, d\u00e9sert\u00e9e par la gr\u00e2ce.<\/p>\n\n\n\n<p>Grave mais non d\u00e9nu\u00e9e d\u2019ironie mauvaise et d\u2019humour \u00e0 froid, l\u2019\u0153uvre de Max Frisch retient l\u2019attention par sa vision d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e de l\u2019humanit\u00e9. Il est certainement l\u2019un des plus grands romanciers de langue allemande, \u00e0 placer aux c\u00f4t\u00e9s des Alfred Doblin, Thomas Mann et autres Bertold Brecht, qui l\u2019a beaucoup inspir\u00e9. Un sp\u00e9l\u00e9ologue de l\u2019\u00e2me humaine, litt\u00e9ralement obs\u00e9d\u00e9 par l\u2019\u00e9chec, l\u2019errance, les relations hommes \u2013 femmes et, peut-\u00eatre surtout, l\u2019inad\u00e9quation permanente entre l\u2019identit\u00e9 des individus, leurs r\u00eaves, leurs tentatives pour rechercher le bonheur et l\u2019implacabilit\u00e9, la brutalit\u00e9 des soci\u00e9t\u00e9s modernes.<\/p>\n\n\n\n<p>Si Max Frisch peut aussi se rattacher \u00e0 Camus, \u00e0 Sartre et \u00e0 l\u2019existentialisme, on trouve parfois sa trace dans certains films de Wim Wenders, dans l\u2019expressionnisme allemand ou dans le kraut-rock d\u00e9sincarn\u00e9 de Kraftwerk. L\u00e0 o\u00f9 l\u2019on prend conscience de l\u2019absurdit\u00e9 de la condition humaine.<\/p>\n\n\n\n<p>Une belle post\u00e9rit\u00e9 pour un \u00e9crivain pr\u00e9cieux et r\u00e9solument moderne.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>UN BEAU T\u00c9N\u00c9BREUX \u2013 Julien GRACQ &#8211; Jos\u00e9 Corti.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>Un beau t\u00e9n\u00e9breux<\/em> n\u2019est peut-\u00eatre pas le meilleur roman de Julien Gracq. On peut lui pr\u00e9f\u00e9rer<em> Le Rivage des Syrtes<\/em>, prix Goncourt (refus\u00e9) en 1951 ou <em>Un balcon en for\u00eat<\/em>, qui a donn\u00e9 un film magnifique de Michel Mitrani. Le premier est proche du <em>D\u00e9sert des tartares<\/em>, de Dino Buzzatti, le second \u00e9voque la dr\u00f4le de guerre v\u00e9cue par des soldats dans une for\u00eat des Ardennes.<\/p>\n\n\n\n<p>Gracq est un \u00e9crivain pr\u00e9cieux dans tous les sens du terme. Un styliste, un stendhalien. Un style d\u2019une sombre beaut\u00e9 servi par un vocabulaire pr\u00e9cis. Un virtuose de la plume. Son \u00e9criture \u00e9l\u00e9gante \u00e9voque aussi bien un Blondin \u2013 fors l\u2019humour et qui se regarderait un peu \u00e9crire \u2013 ou ces surr\u00e9alistes tardifs que sont les Andr\u00e9 Hardelet, Andr\u00e9 Dhotel ou Ren\u00e9-Louis Desfor\u00eats. Ce n\u2019est pas pour rien qu\u2019on lui doit un essai sur Andr\u00e9 Breton, ni que son premier roman, <em>Le ch\u00e2teau d\u2019Argol<\/em>, empruntait au fantastique et lorgnait du c\u00f4t\u00e9 de Lautr\u00e9amont.<\/p>\n\n\n\n<p>Un style nimb\u00e9 de myst\u00e8re et souvent touch\u00e9 par la gr\u00e2ce. Parmi toutes les r\u00e9f\u00e9rences d\u00e9j\u00e0 cit\u00e9es, on doit bien s\u00fbr convoquer Proust, car le merveilleux travail de Gracq consiste aussi \u00e0 \u00e9voquer l\u2019indicible, le fugace, le subreptice. Des romans intelligents, peut-\u00eatre trop.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Un beau t\u00e9n\u00e9breux<\/em>, c\u2019est l\u2019histoire \u2013 sous forme du journal tenu par l\u2019un d\u2019eux \u2013 d\u2019une demi-douzaine de plaisanciers dans un h\u00f4tel luxueux de Bretagne, l\u2019h\u00f4tel des vagues. Une travers\u00e9e de l\u2019\u00e9t\u00e9, de fin juin \u00e0 fin septembre, o\u00f9 des hommes et des femmes jeunes, cultiv\u00e9es et riches s\u2019adonnent aux intrigues amoureuses comme ils jouent aux \u00e9checs, au golf ou au tennis.<\/p>\n\n\n\n<p>Le beau t\u00e9n\u00e9breux, c\u2019est Allan, un personnage dosto\u00efevskien venu ici pour apporter le trouble et la confusion. Aussi beau que t\u00e9n\u00e9breux justement &#8211; d\u2019une intelligence diabolique et d\u2019une sensibilit\u00e9 morbide &#8211; il se pla\u00eet \u00e0 s\u00e9duire pour pousser ses conqu\u00eates au d\u00e9sespoir comme il passe ses soir\u00e9es \u00e0 perdre volontairement sa fortune sur le tapis vert. Il est venu l\u00e0 pour finir en beaut\u00e9 et seule la mort le passionne.<\/p>\n\n\n\n<p>On a donc une succession de pages d\u2019un journal, de monologues int\u00e9rieurs et de dialogues dans un d\u00e9sordre ma\u00eetris\u00e9 qui pr\u00e9figure le nouveau roman et les constructions biscornues d\u2019une Duras ou d\u2019un Robbe-Grillet. Le roman est sorti en 1945 chez Jos\u00e9 Corti, l\u2019\u00e9diteur historique des surr\u00e9alistes, et la guerre n\u2019est pas loin&nbsp;; le personnage qui tient le journal se souvenant sporadiquement de ses ann\u00e9es de combat et, surtout de captivit\u00e9. C\u2019est ce que Gracq met de lui dans son roman, toujours avec d\u00e9licatesse et pudeur.<\/p>\n\n\n\n<p>Julien Gracq, r\u00e9put\u00e9 \u00e9crivain difficile, est devenu apr\u00e8s sa mort \u2013 quasi centenaire, en 2007 \u2013 une institution des lettres fran\u00e7aises. Les plus grands auteurs de l\u2019\u00e9poque, les Pierre Michon ou Pierre Bergougnoux, savent d\u2019ailleurs ce qu\u2019ils doivent \u00e0 Louis Poirier, modeste professeur de g\u00e9ographie de province, alias Julien Gracq, styliste hors pair, \u00e0 la fois po\u00e8te, philosophe et moraliste.<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00c9crit le 21 d\u00e9cembre 2020<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>JOURNAL D\u2019ANDRES FAVA \u2013 Julio CORTAZAR \u2013 Deno\u00ebl. 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