{"id":1922,"date":"2021-02-27T20:47:59","date_gmt":"2021-02-27T19:47:59","guid":{"rendered":"http:\/\/passionschroniques.fr\/?p=1922"},"modified":"2021-02-27T20:48:01","modified_gmt":"2021-02-27T19:48:01","slug":"ubik-k-dick","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=1922","title":{"rendered":"UBIK K. DICK"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"650\" height=\"939\" src=\"http:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/illustration68.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1923\" srcset=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/illustration68.jpg 650w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/illustration68-208x300.jpg 208w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/illustration68-623x900.jpg 623w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/illustration68-415x600.jpg 415w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/illustration68-21x30.jpg 21w\" sizes=\"(max-width: 650px) 100vw, 650px\" \/><figcaption>Phil Dick, ann\u00e9es 70<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Le mot g\u00e9nie a toujours \u00e9t\u00e9 galvaud\u00e9, mais s\u2019il est quelqu\u2019un qui ne l\u2019a pas usurp\u00e9, c\u2019est bien Philip Kendry Dick, auteur de science-fiction am\u00e9ricain et v\u00e9ritable visionnaire. Romans et nouvelles se sont succ\u00e9d\u00e9 des ann\u00e9es 50 aux ann\u00e9es 70, transcendant un genre jusque-l\u00e0 confin\u00e9 aux robots et \u00e0 l\u2019exploration de l\u2019espace. Dick y fait montre d\u2019une imagination vertigineuse comme d\u2019une ma\u00eetrise parfaite de la narration. Retour sur la vie et l\u2019\u0153uvre du ma\u00eetre de la speculative fiction \u00e0 l\u2019occasion de la sortie r\u00e9cente de l\u2019int\u00e9grale de ses nouvelles.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>45 romans et 121 nouvelles. Philip Kindred (ou Kendry) Dick aura \u00e9t\u00e9 un marathonien de l\u2019\u00e9criture. S\u2019il est surtout connu du grand public par des adaptations cin\u00e9matographiques qui ne lui rendent pas toujours justice (<em>Minority Report<\/em>, <em>Total Recall<\/em>, <em>Blade Runner<\/em> ou <em>The Truman Show<\/em> qui reprend quelques \u00e9l\u00e9ments de ses livres), Dick est la figure de proue des auteurs de la speculative fiction (celle des Silverberg, Brunner, Zelazny ou Ballard), cette SF qui d\u00e9laisse les espaces intersid\u00e9raux pour s\u2019int\u00e9resser aux sciences humaines et \u00e0 l\u2019avenir de l\u2019humanit\u00e9. C\u2019est de la psychiatrie fiction ou de la sociologie fiction, selon.<\/p>\n\n\n\n<p>Sur les pages 4 de couverture de la plupart de ses romans publi\u00e9s en poche chez <em>J\u2019ai Lu<\/em> (Flammarion), on le pr\u00e9sente toujours comme l\u2019\u00e9l\u00e8ve d\u2019Anthony Boucher, un obscur auteur de SF aujourd\u2019hui oubli\u00e9. L\u2019\u00e9l\u00e8ve avait d\u00e9pass\u00e9 le ma\u00eetre et Dick, dont l\u2019imagination a toujours \u00e9t\u00e9 proprement d\u00e9lirante, a \u00e9crit les plus belles pages de la science-fiction am\u00e9ricaine.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est n\u00e9 \u00e0 Chicago en 1928, et les troubles de sa personnalit\u00e9, qui se manifesteront tr\u00e8s t\u00f4t, sont souvent mis sur le compte de sa jumelle fant\u00f4me, Jane, morte sous-aliment\u00e9e. Il reprochera toujours \u00e0 ses parents, des fonctionnaires du minist\u00e8re de l\u2019agriculture, leur n\u00e9gligence coupable.<\/p>\n\n\n\n<p>Des parents qui vont divorcer au d\u00e9but des ann\u00e9es 30 et sa m\u00e8re l\u2019emm\u00e8ne en Californie, \u00e0 Berkeley, o\u00f9 il restera toute sa vie. Adolescent, il se passionne pour l\u2019op\u00e9ra et la musique classique et d\u00e9vore les \u0153uvres compl\u00e8tes de Lovecraft et d\u2019Edgar Poe. C\u2019est la litt\u00e9rature fantastique qui l\u2019attire, plus que les grandes plumes de la SF que sont d\u00e9j\u00e0 A.E Van Vogt ou Isaac Asimov.<\/p>\n\n\n\n<p>Alors qu\u2019il commence des \u00e9tudes philosophiques \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Berkeley, il est renvoy\u00e9 pour sympathies communistes \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 triomphe le maccarthysme. Il devra gagner sa vie en devenant programmateur d\u2019une radio de San Francisco en m\u00eame temps qu\u2019il se fait embaucher comme vendeur dans un magasin de disques. Des d\u00e9buts modestes.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais il a d\u00e9j\u00e0 beaucoup \u00e9crit, pr\u00e9sentant ses premi\u00e8res nouvelles, datant du d\u00e9but des ann\u00e9es 40, \u00e0 divers journaux dont la <em>Berkeley Gazette<\/em> qui le publie en premier. C\u2019est l\u2019\u00e9poque o\u00f9 il souffre de vertiges et est diagnostiqu\u00e9 une premi\u00e8re fois schizophr\u00e8ne, m\u00eame si on reviendra par la suite sur la qualification de troubles mentaux qu\u2019il conna\u00eet depuis l\u2019enfance. Suivent un premier mariage en 1948 et un deuxi\u00e8me deux ans plus tard avec une \u00e9g\u00e9rie gauchiste fich\u00e9e par le FBI. Un agent lui proposera de surveiller sa femme\u2026 Les mariages, les naissances et les divorces vont se succ\u00e9der toute sa vie et les personnages m\u00e2les de ses romans sont souvent domin\u00e9s par des femmes autoritaires qui les infantilisent et font d\u2019eux des asociaux inhib\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Pouss\u00e9 par son \u00e9pouse, il \u00e9crit ses premiers romans au d\u00e9but des ann\u00e9es 50 et ce n\u2019est pas de la science-fiction&nbsp;: des romans de jeunesse aux titres bizarres comme <em>Humpty Dumpty \u00e0 Oakland<\/em>, <em>L\u2019homme qui avait toutes ses dents exactement semblables<\/em> ou encore <em>La voix de l\u2019asphalte&nbsp;<\/em>; autant de livres non publi\u00e9s qui para\u00eetront longtemps apr\u00e8s sa mort. Rien de renversant cela dit, mais d\u00e9j\u00e0 des personnages de perdants exclus du r\u00eave am\u00e9ricain et un regard critique sur l\u2019Am\u00e9rique des ann\u00e9es 50, celle du Maccarthysme, du consum\u00e9risme, de la peur nucl\u00e9aire et du confort moderne o\u00f9 chacun est cens\u00e9 pouvoir r\u00e9ussir \u00e0 condition de le vouloir. C\u2019est \u00e0 partir de <em>Loterie solaire<\/em> (1955) que Dick choisit la science-fiction, un genre qu\u2019il va transcender, qu\u2019il va pousser jusqu\u2019au vertige m\u00e9taphysique et ce qu\u2019on appellera la parano\u00efd fiction, dont il sera le mod\u00e8le. Ce n\u2019est plus les immensit\u00e9s infinies de l\u2019espace qui intriguent, mais l\u2019homme lui-m\u00eame et les circonvolutions de son esprit, ses sens, de son \u00e2me.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est son premier roman publi\u00e9 et il s\u2019inspire de la th\u00e9orie des jeux avec de simples citoyens tir\u00e9s au sort pour gouverner les pays du monde. Visionnaire. Dick \u00e9crit beaucoup, passant ses nuits \u00e0 sa table de travail en ingurgitant force amph\u00e9tamines qui le conduisent \u00e0 la d\u00e9pression. Des d\u00e9pressions qu\u2019il conna\u00eetra toute sa vie et, dans une interview \u00e0 <em>Actuel <\/em>(1974), il dira que le meilleur moyen d\u2019en gu\u00e9rir est de nettoyer les chiottes. Soit.<\/p>\n\n\n\n<p>Re divorce en 1958 et remariage, cette fois le bon, croit-on, avec Anne Rubinstein qui a d\u00e9j\u00e0 trois filles et va lui donner une autre. Le succ\u00e8s se refuse \u00e0 lui et il se croit victime d\u2019un complot visant \u00e0 annihiler ses efforts. Apr\u00e8s le schizophr\u00e8ne, c\u2019est le parano\u00efaque qui commence \u00e0 poindre. En fait, l\u2019\u00e2ge d\u2019or de la science-fiction est pass\u00e9 et les romans de Dick sont trop subtils, trop profonds pour le grand public. Il faudra attendre l\u2019\u00e9mergence du mouvement hippie pour qu\u2019il connaisse ses premiers succ\u00e8s de librairie et puisse vivre de sa plume. Nouveau divorce et nouvelle d\u00e9pression en 1964. Il est persuad\u00e9 que sa femme veut le tuer\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Sa femme qui l\u2019a pourtant incit\u00e9 \u00e0 \u00e9crire <em>Le ma\u00eetre du haut ch\u00e2teau<\/em>, une uchronie o\u00f9 Allemands et Japonais ont remport\u00e9 la seconde guerre mondiale et ont fait des populations des nations alli\u00e9es leurs esclaves. Le roman intrigue et la presse est bonne. Le public suit pour la premi\u00e8re fois. On est en 1962 et Dick va sortir deux romans par an en moyenne, jusqu\u2019\u00e0 sa mort en 1982.<\/p>\n\n\n\n<p>Avec lui, Descartes et Kant peuvent revoir leurs concepts et la r\u00e9alit\u00e9 devient une valeur toute relative. Qu\u2019est-ce qui distingue le vrai du faux, le r\u00e9el du r\u00eave, l\u2019humain du robot, qu\u2019est-ce qui est humain et qui ne l\u2019est pas&nbsp;? Dick, s\u2019inspirant de la gnose et des p\u00e8res de l\u2019\u00e9glise, nous fait douter de tout et surtout de nous-m\u00eames. Il jongle avec ces notions comme une otarie avec un ballon, jusqu\u2019au vertige, jusqu\u2019au malaise.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans <em>Le temps d\u00e9sarticul\u00e9<\/em>, un homme se retrouve projet\u00e9 dix ans en arri\u00e8re \u00e0 la suite d\u2019un accident d\u2019automobile et peut pr\u00e9dire l\u2019avenir, mais ses pr\u00e9dictions modifient le futur. Dans <em>Message de frolix 8<\/em>, les caf\u00e9s servent tranquillisants et anti-d\u00e9presseurs alors que l\u2019alcool est prescrit m\u00e9dicalement. Dans <em>Les clans de la lune alphane<\/em>, les habitants sont des psychotiques rejet\u00e9s de la terre et s\u00e9par\u00e9s en tribus suivant leur pathologie. Dans <em>Simulacres<\/em>, le jumeau fant\u00f4me revient par la t\u00e9l\u00e9pathie, un th\u00e8me omnipr\u00e9sent avec les r\u00e9pliquants, les \u00ab&nbsp;sp\u00e9ciaux&nbsp;\u00bb (comprendre d\u00e9biles) ou les andro\u00efdes. Dans <em>Ubik<\/em>, consid\u00e9r\u00e9 par beaucoup comme son chef-d\u2019\u0153uvre, des savants sont recrut\u00e9s par Runciter, chef d\u2019une entreprise de protection contre les t\u00e9l\u00e9pathes afin de s\u00e9curiser les installations lunaires d\u2019un richissime homme d\u2019affaires contre toute intrusion psychique. La mission est un pi\u00e8ge et Runciter est victime d\u2019un attentat. <em>\u00ab&nbsp;Je suis vivant et vous \u00eates morts&nbsp;\u00bb<\/em>, tel est le message de Runciter envoy\u00e9 \u00e0 des savants dont la sant\u00e9 se d\u00e9t\u00e9riore au fil des communications de l\u2019au-del\u00e0. Tel est aussi le titre d\u2019une excellente biographie de Dick par Emmanuel Carr\u00e8re (<em>Le Seuil<\/em> 1993) . Mais \u00e0 quoi bon r\u00e9sumer des intrigues se distinguant par leur complexit\u00e9 et leur sophistication. L\u2019univers de Dick est rempli de chausse-trappes, de pi\u00e8ges, de faux-semblants et de simulacres. On y laisse sa raison \u00e0 force de se battre pour sa survie. Un cauchemar sid\u00e9ral d\u2019o\u00f9 on ne se r\u00e9veille pas. Pascal et ses espaces inanim\u00e9s sont perdus aux confins de l\u2019absurde et du mysticisme&nbsp;; pas tr\u00e8s loin de Carl Jung ou de Samuel Beckett.<\/p>\n\n\n\n<p>Remariage en 1964 avec une nouvelle naissance, encore une fille, mais Dick, de plus en plus asocial, n\u2019accepte pas que son \u00e9pouse se pique de l\u2019entra\u00eener dans la haute soci\u00e9t\u00e9 californienne et dans sa vie mondaine. Auteur \u00e0 succ\u00e8s, il fraie pourtant avec le mouvement hippie naissant et milite contre la guerre du Vietnam. Au d\u00e9but des ann\u00e9es 70, sa femme le quitte en emmenant leur fille et il ouvre sa maison \u00e0 tous les \u00e9clop\u00e9s du r\u00eave hippie. C\u2019est quasiment une secte comme il en existe des tas en Californie. Mais Dick n\u2019est pas Manson et ses intentions sont g\u00e9n\u00e9reuses. C\u2019est maintenant les hallucinog\u00e8nes et les drogues dures qui ont droit de cit\u00e9 et son \u00e9tat mental se d\u00e9t\u00e9riore. Il essaie de se faire interner, mais l\u2019institution psychiatrique ne veut pas de lui, le trouvant plut\u00f4t en forme physiquement et sujet \u00e0 l\u2019auto-apitoiement.<\/p>\n\n\n\n<p>Sa parano\u00efa se renforce quand il est victime d\u2019un cambriolage dont il accuse tour \u00e0 tour la CIA et le KGB. Il part s\u2019installer \u00e0 Vancouver apr\u00e8s une conf\u00e9rence et y tente de se suicider par une absorption massive de tranquillisants. Il se fait d\u00e9sintoxiquer et retourne \u00e0 Santa Ana (Californie) o\u00f9 des fans recommencent \u00e0 frapper \u00e0 sa porte. Il en \u00e9pousera une, Tessa, et recommencera \u00e0 \u00e9crire apr\u00e8s des ann\u00e9es d\u2019oisivet\u00e9 et de souffrance. C\u2019est la p\u00e9riode, milieu des ann\u00e9es 70, o\u00f9 la France le d\u00e9couvre et o\u00f9 son nom est un s\u00e9same pour sa coterie d\u2019admirateurs. Il est invit\u00e9 \u00e0 Metz pour un congr\u00e8s de science-fiction et il a cette r\u00e9plique incroyable qui n\u2019a pas cess\u00e9 de diviser les ex\u00e9g\u00e8tes&nbsp;: <em>\u00ab&nbsp;si vous trouvez ce monde mauvais, vous devriez en voir quelques autres&nbsp;\u00bb<\/em>. Des mondes cauchemardesques qu\u2019il a s\u00fbrement visit\u00e9s \u00e0 la faveur de ses prises de LSD.<\/p>\n\n\n\n<p>La fin de sa vie est un calvaire. Il est victime d\u2019hallucinations et se dit en proie \u00e0 des envies de meurtre et \u00e0 des pulsions sadiques. Sa folie naturelle s\u2019est aggrav\u00e9e par les cocktails chimiques qu\u2019il ing\u00e8re au quotidien. Il se r\u00e9fugie dans le mysticisme, et enseigne \u00e0 ses derniers adeptes que ce monde n\u2019est pas r\u00e9el et qu\u2019il leur faut d\u00e9couvrir une r\u00e9alit\u00e9 sup\u00e9rieure. Il entame un cycle mystique avec <em>SIVA<\/em> (qui met en sc\u00e8ne Richard Nixon) ou <em>Ex\u00e9g\u00e8se<\/em>, soit 8000 pages de notes \u00e9crites depuis son plus jeune \u00e2ge sur ses visions et et des r\u00e9v\u00e9lations le confortant dans ses d\u00e9lires mystiques.<\/p>\n\n\n\n<p>Philip K. Dick meurt le 18 f\u00e9vrier 1982 d\u2019un AVC alors qu\u2019il commen\u00e7ait \u00e0 percevoir les droits pour les adaptations cin\u00e9matographiques de ses romans. Mais l\u2019homme intranquille ne serait jamais devenu un riche auteur combl\u00e9 percevant ses confortables royalties.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s sa mort, il est devenu un mythe pour ses millions de lecteurs, une internationale souterraine. Un auteur culte, une sorte de dieu jouant aux d\u00e9s avec la r\u00e9alit\u00e9 et la perception que peuvent en avoir les humains \u00e0 travers leurs pauvres sens et leur raison limit\u00e9e. Une sorte de dieu dont, \u00e0 l\u2019instar de l\u2019autre, le royaume n\u2019\u00e9tait pas de ce monde.<\/p>\n\n\n\n<p>Phil Dick, un pur g\u00e9nie, un fou furieux.<\/p>\n\n\n\n<p><em><u><strong>Presque tous ses romans des ann\u00e9es 50-60 (les meilleurs) ont paru en poche chez J\u2019ai Lu \/ Flammarion.<\/strong><\/u><\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em><u><strong>Philip K. DICK \u2013 Nouvelles compl\u00e8tes \u2013 Gallimard &#8211; Quarto<\/strong><\/u><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>19 f\u00e9vrier 2021<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le mot g\u00e9nie a toujours \u00e9t\u00e9 galvaud\u00e9, mais s\u2019il est quelqu\u2019un qui ne l\u2019a pas usurp\u00e9, c\u2019est bien Philip Kendry Dick, auteur de science-fiction am\u00e9ricain et v\u00e9ritable visionnaire. Romans et nouvelles se sont succ\u00e9d\u00e9 des ann\u00e9es 50 aux ann\u00e9es 70, transcendant un genre jusque-l\u00e0 confin\u00e9 aux robots et \u00e0 l\u2019exploration de l\u2019espace. 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