{"id":1931,"date":"2021-03-13T16:01:10","date_gmt":"2021-03-13T15:01:10","guid":{"rendered":"http:\/\/passionschroniques.fr\/?p=1931"},"modified":"2021-03-20T19:13:04","modified_gmt":"2021-03-20T18:13:04","slug":"lawrence-ferlinghetti-100-ans-de-poesie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=1931","title":{"rendered":"LAWRENCE FERLINGHETTI: 100 ANS DE PO\u00c9SIE"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"1024\" height=\"440\" src=\"http:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/illustration70-1024x440.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1932\" srcset=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/illustration70-1024x440.jpg 1024w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/illustration70-300x129.jpg 300w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/illustration70-768x330.jpg 768w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/illustration70-900x386.jpg 900w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/illustration70-600x258.jpg 600w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/illustration70-30x13.jpg 30w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/illustration70.jpg 1048w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption>Beat Generation, Ferlinghetti \u00e0 droite (photo L&rsquo;humanit\u00e9)<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong><em>\u00ab&nbsp;Je ne vivais pas comme eux. Je n\u2019ai jamais fait la route. J\u2019\u00e9tais un homme mari\u00e9, respectable&nbsp;\u00bb<\/em>, a souvent dit Ferlinghetti, pourtant consid\u00e9r\u00e9 comme le dernier des po\u00e8tes beatniks. Po\u00e8te, \u00e9diteur et libraire &#8211; fondateur de la librairie City lights books \u00e0 San Francisco &#8211; Ferlinghetti vient de mourir \u00e0 pr\u00e8s de 103 ans. Si vieux qu\u2019on avait fini par le croire immortel. Dans la fraternit\u00e9 beat, c\u2019est moins le po\u00e8te qu\u2019on retiendra que le parrain bienveillant, se sachant (un peu) moins dou\u00e9 que les autres mais leur assurant assise mat\u00e9rielle et stabilit\u00e9.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Si on veut bien oublier les \u00e9pigones (Neal Cassady, Michael Mc Clure, Peter Orlovsky ou Philip Kaufman), les trois mousquetaires de la Beat generation \u00e9taient quatre, comme toujours.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019abord William Seward Burroughs, le plus vieux (n\u00e9 en 1914), pass\u00e9 des r\u00e9cits autobiographiques sur l\u2019univers des cam\u00e9s \u00e0 un langage \u00e9clat\u00e9, dissonant et d\u00e9structur\u00e9 transcendant pour le sublimer l\u2019univers de la science-fiction o\u00f9 il est d\u00e9j\u00e0 question d\u2019Internet, de virus, de pand\u00e9mie, de surveillance et, surtout, de parano\u00efa.<\/p>\n\n\n\n<p>Jack Kerouac, d\u2019origine canadienne et fier de ses anc\u00eatres bretons, r\u00e9ussit \u00e0 faire publier<em> <\/em><em>Sur la route<\/em> en 1957. Le livre des origines, une odyss\u00e9e moderne dans l\u2019Am\u00e9rique de l\u2019apr\u00e8s-guerre confite dans le confort mat\u00e9riel, la peur nucl\u00e9aire et le Maccarthysme. Allen Ginsberg, lui, s\u2019inspire du barde du New-Jersey, William Carlos Williams, pour vomir cette m\u00eame Am\u00e9rique et chanter l\u2019amour sous toutes ses formes, la paix universelle et les philosophies orientales, gravant, tel Mo\u00efse, les tables de la loi du mouvement hippie.<\/p>\n\n\n\n<p>Et puis il y avait Gregory Corso, qui se comparait \u00e0 Caruso, le rossignol milanais, avec des po\u00e8mes rythm\u00e9s comme des mesures de jazz bop sur la bombe, son enfance italienne ou l\u2019apocalypse.<\/p>\n\n\n\n<p>Ferlinghetti va permettre \u00e0 tout ce monde interlope de cam\u00e9s, de vagabonds, de mystiques ou d\u2019anciens taulards d\u2019exister, m\u00eame si son \u0153uvre propre n\u2019est pas \u00e0 n\u00e9gliger. Son histoire familiale est complexe. Il na\u00eet en 1919 \u00e0 Yonkers, une petite ville de l\u2019\u00e9tat de New York, dans une famille d\u2019immigr\u00e9s italiens au nom am\u00e9ricanis\u00e9 de Ferling. Son p\u00e8re, Carlo, meurt peu avant sa naissance et sa m\u00e8re, Clemence, une juive n\u00e9e aux Pays-Bas et ayant v\u00e9cu aux Iles Vierges, ne s\u2019en remettra pas. Elle est intern\u00e9e deux ans apr\u00e8s sa venue au monde et c\u2019est une tante \u00e0 qui il \u00e9choit la charge d\u2019\u00e9lever le gamin, l\u2019emmenant avec elle en France, \u00e0 Strasbourg.<\/p>\n\n\n\n<p>Adolescent, il rentre aux \u00c9tats-Unis et s\u2019inscrit \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Chapel Hill, en Caroline du nord, avant d\u2019\u00eatre appel\u00e9 sous les drapeaux o\u00f9 il combat dans le corps des marines pendant la seconde guerre mondiale. On le voit, une biographie un peu atypique pour ce beatnik qui n\u2019a jamais revendiqu\u00e9 l\u2019appellation. Mais, apr\u00e8s tout, Kerouac a bien \u00e9t\u00e9 dans la marine marchande. Michel Audiard a d\u00e9j\u00e0 dit la propension des marins \u00e0 faire des phrases\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Ferlinghetti va devenir un pacifiste convaincu apr\u00e8s avoir vu de pr\u00e8s les ravages de la bombe atomique \u00e0 Nagasaki. Il quitte l\u2019arm\u00e9e et revient au pays finir ses \u00e9tudes de lettres \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Columbia avant de retourner en France, \u00e0 Paris, pour suivre des cours \u00e0 la Sorbonne et rencontrer les po\u00e8tes qu\u2019il admire. Il y d\u00e9crochera un doctorat en litt\u00e9rature compar\u00e9e et y rencontre sa future femme, Selden Kirby-Smith, petite fille d\u2019un g\u00e9n\u00e9ral sudiste. Il se lie d\u2019amiti\u00e9 avec Pr\u00e9vert et d\u00e9couvre la po\u00e9sie surr\u00e9aliste d\u2019Artaud, de Soupault et de Breton qui seront les r\u00e9v\u00e9lateurs de sa vocation de po\u00e8te.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c9ternel retour aux \u00c9tats-Unis au d\u00e9but des ann\u00e9es 50 o\u00f9 il gagne modestement sa vie en donnant des cours de fran\u00e7ais tout en s\u2019essayant \u00e0 la critique litt\u00e9raire. Avec Peter D. Martin, il ouvre une librairie \u00e0 San Francisco o\u00f9 il a entendu dire qu\u2019une vie culturelle intense bouillonnait sous l\u2019influence des po\u00e8tes beat et du jazz cool dit aussi West coast. Ce sera City lights book, raison sociale tir\u00e9e du titre du film de Chaplin. Autre changement notable, Lawrence Ferling retrouve le patronyme de ses anc\u00eatres et se fera d\u00e9sormais appeler Lawrence Monsanto Ferlinghetti.<\/p>\n\n\n\n<p>Librairie et maison d\u2019\u00e9dition, puisque Ferlinghetti publie les po\u00e8mes d\u2019Allen Ginsberg dont <em>Howl<\/em>, ce qui leur vaudra un proc\u00e8s pour obsc\u00e9nit\u00e9 et \u00e9loge de l\u2019homosexualit\u00e9. Un proc\u00e8s ridicule qui fera de <em>Howl<\/em> un best-seller et de City lights une solide maison d\u2019\u00e9dition pour le mouvement beat, ses romanciers et ses po\u00e8tes. Mieux, il est l\u2019un des premiers \u00e0 adopter le format poche avec la collection des Pocket Poets et sa librairie devient le lieu de rendez-vous de toute la \u00ab&nbsp;faune asociale&nbsp;\u00bb (Kerouac dixit) compos\u00e9e de militants libertaires, fous hallucin\u00e9s, po\u00e8tes vagabonds, peintres et musiciens. Autant d\u2019individus en rupture constituant le cauchemar de l\u2019Am\u00e9rique puritaine et conformiste de ces temps o\u00f9 l\u2019ordre r\u00e8gne encore sous la f\u00e9rule d\u2019Eisenhower et des galonn\u00e9s de la guerre froide.<\/p>\n\n\n\n<p>City Lights, autant qu\u2019une librairie, devient un lieu culturel avec salle de projection, ateliers th\u00e9\u00e2tre, jeux, m\u00e9diath\u00e8que. D\u2019autres \u00e9tablissements de ce genre s\u2019inspireront du mod\u00e8le en Europe, comme le Paradiso d\u2019Amsterdam. Il y aura aussi une revue, <em>City Lights Press<\/em>, o\u00f9 Ferlinghetti s\u2019efface souvent pour publier les jeunes po\u00e8tes auxquels il croit. C\u2019est presque un sacerdoce.<\/p>\n\n\n\n<p>Politiquement, Ferlinghetti dira toujours que l\u2019heure de l\u2019anarchie, l\u2019humanit\u00e9 \u00e9tant ce qu\u2019elle est, n\u2019a pas encore sonn\u00e9 et il se d\u00e9crivait avec r\u00e9alisme comme un social-d\u00e9mocrate, admirateur des politiques sociales des pays nordiques d\u2019Europe. De telles convictions feraient de lui, \u00e0 l\u2019heure actuelle, un social-tra\u00eetre conspu\u00e9 par le ch\u0153ur des gauchistes. Mais on est encore dans les ann\u00e9es 50 et la d\u00e9ferlante hippie va bient\u00f4t engloutir ce qui reste du mouvement beatnik.<\/p>\n\n\n\n<p>Sous l\u2019\u00e9gide de City lights book, il a r\u00e9\u00e9dit\u00e9 <em>Sur la route<\/em> de son ami Jack Kerouac et plusieurs de ses autres romans, et \u00e9dite toujours les recueils de po\u00e9sie de Ginsberg ou de Corso. De plus, il fait conna\u00eetre au jeune public am\u00e9ricain les surr\u00e9alistes et les dada\u00efstes qu\u2019il traduit lui-m\u00eame. Ses premi\u00e8res \u0153uvres sont publi\u00e9es par ses soins d\u00e8s la fin des ann\u00e9es 50 et les titres de ses deux premiers recueils disent tout de l\u2019immense po\u00e8te qu\u2019il est aussi&nbsp;: <em>Pictures of a gone world <\/em>(Images d\u2019un monde disparu) ou <em>A coney island of the mind<\/em> (Un coney island de l\u2019esprit)&nbsp;; un po\u00e8te du quotidien, de la fraternit\u00e9 et de l\u2019insolite, loin du lyrisme, des outrances et de la violence verbale de ses amis. Au total, 16 recueils de po\u00e8mes parus de 1955 \u00e0 2007, dont une dizaine traduits en fran\u00e7ais chez des petits \u00e9diteurs ayant pour la plupart mis la cl\u00e9 sous la porte. Seule <em>La vie vagabonde \u2013 carnets de route 1960 \u2013 2010<\/em> \u2013 a \u00e9t\u00e9 \u00e9dit\u00e9 au Seuil et est encore trouvable.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le San Francisco des ann\u00e9es 60, Ferlinghetti sera un phare et une boussole pour tous les naufrag\u00e9s du r\u00eave hippie, cette jeunesse am\u00e9ricaine venue des grandes m\u00e9tropoles de l\u2019est, du nord et du Midwest qui va se retrouver en 1967 pour l\u2019\u00e9t\u00e9 de l\u2019amour, ses love in et ses festivals pop. Les Diggers de Emmett Grogan servent la soupe populaire, Ken Kesey et ses Merry Pranksters partent pour leurs \u00e9pop\u00e9es pour rire dans leur bus multicolore (Cassady est au volant) et les communaut\u00e9s artistiques comme la Troupe Theatre ou la Family Hog animent les rues. Au Fillmore, Bill Graham programme les groupes de la sc\u00e8ne californienne, \u00e0 commencer par le Jefferson Airplane et le Grateful Dead, et Lawrence Ferlinghetti vient parfois y faire une lecture de po\u00e9sie. Il a laiss\u00e9 des enregistrements sonores o\u00f9 il se livre \u00e0 l\u2019exercice, avec humour et brio. Sa librairie est un lieu de sociabilit\u00e9 o\u00f9 les jeunes peuvent rester des journ\u00e9es \u00e0 lire sans qu\u2019on leur conseille d\u2019acheter quoi que ce soit. Pas le genre de la maison, Ferlinghetti n\u2019a rien d\u2019un marchand.<\/p>\n\n\n\n<p>Le r\u00eave hippie prendra fin en 1969 avec la Manson Family et le concert funeste des Rolling Stones \u00e0 Altamont (un circuit automobile dans la banlieue de San Francisco), mais Ferlinghetti, lucide, a toujours pris ses distances avec les th\u00e9oriciens du LSD et les agitateurs professionnels.<\/p>\n\n\n\n<p>Il sera aussi un activiste, pr\u00eat \u00e0 livrer toutes les batailles, des droits civiques \u00e0 la guerre du Vietnam, de Cuba aux Black Panthers, des manifestations et happening pacifistes au Mai 68 parisien o\u00f9 il sera de passage. Ses derni\u00e8res interviews donn\u00e9es \u00e0 des journalistes fran\u00e7ais vilipenderont Sarkozy et la manif pour tous. Centenaire mais pas g\u00e2teux.<\/p>\n\n\n\n<p>On regrettera le personnage d\u2019ours d\u00e9bonnaire chauve comme un genou et \u00e0 la barbe fournie dont le bon regard amical attirait spontan\u00e9ment la sympathie. On regardera \u00e0 cet \u00e9gard avec attention cette photographie o\u00f9, v\u00eatu d\u2019une sorte de djellaba, il regarde avec bienveillance mais un rien d\u2019ironie les trois comp\u00e8res qui lui font face, tous avec des mines de conspirateurs et des visages ferm\u00e9s. Il s\u2019agit en l\u2019occurrence de Bob Dylan, de Allen Ginsberg et de Michael Mc Clure.<\/p>\n\n\n\n<p>Ferlinghetti n\u2019\u00e9tait pas vraiment de leur monde et \u00e7a se voyait bien. \u00c0 la c\u00e9l\u00e9brit\u00e9, aux trompettes de la renomm\u00e9e, \u00e0 la gloire et aux bruits du monde, il a pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 la discr\u00e9tion au service exclusif des autres. Les lumi\u00e8res de la ville peuvent s\u2019\u00e9teindre, puisque aussi bien, l\u2019esprit g\u00e9n\u00e9reux et solaire de Lawrence Ferlinghetti rallumera les \u00e9toiles, selon le v\u0153u d\u2019Apollinaire.<\/p>\n\n\n\n<p><em>5 mars 2021<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab&nbsp;Je ne vivais pas comme eux. Je n\u2019ai jamais fait la route. J\u2019\u00e9tais un homme mari\u00e9, respectable&nbsp;\u00bb, a souvent dit Ferlinghetti, pourtant consid\u00e9r\u00e9 comme le dernier des po\u00e8tes beatniks. Po\u00e8te, \u00e9diteur et libraire &#8211; fondateur de la librairie City lights books \u00e0 San Francisco &#8211; Ferlinghetti vient de mourir \u00e0 pr\u00e8s de 103 ans. 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