{"id":1957,"date":"2021-03-27T16:59:32","date_gmt":"2021-03-27T15:59:32","guid":{"rendered":"http:\/\/passionschroniques.fr\/?p=1957"},"modified":"2021-03-27T16:59:33","modified_gmt":"2021-03-27T15:59:33","slug":"mc5-linsurrection-sonique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=1957","title":{"rendered":"MC5: L\u2019INSURRECTION SONIQUE"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/illustration75.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1958\" width=\"575\" height=\"813\" srcset=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/illustration75.jpg 300w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/illustration75-212x300.jpg 212w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/illustration75-21x30.jpg 21w\" sizes=\"(max-width: 575px) 100vw, 575px\" \/><figcaption>La couverture, photo Lena Sinclair, grand merci \u00e0 elle<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>On a d\u00e9j\u00e0 parl\u00e9 ici du MC5, ce gang de Detroit inventeur du heavy metal comme du punk-rock et activiste politique. Juste un petit rappel \u00e0 l\u2019occasion de la sortie du livre que Manuel Rabasse et moi lui consacrons chez Camion Blanc. Et si vous ne pouvez pas l\u2019acheter, volez-le, brothers and sisters&nbsp;!<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Un groupe incomparable, n\u00e9 \u00e0 Lincoln Park (Michigan), faubourg ouvrier de Motor city, l\u00e0 o\u00f9 les Big three sortent des mod\u00e8les de bagnoles standardis\u00e9s mont\u00e9s par des ouvriers souvent d\u2019origine immigr\u00e9e, chicanos et noirs venus du sud profond. Les syndicats sont l\u00e0 pour maintenir la paix sociale \u00e0 coup d\u2019augmentations de salaires et seules les revendications des ouvriers blancs sont prises en compte. Un cauchemar industriel dans l\u2019Am\u00e9rique du Maccarthysme, des peurs nucl\u00e9aires et de l\u2019hyper consommation. Motor city, une ville o\u00f9 les \u00e9meutes sont fr\u00e9quentes quand les quartiers noirs s\u2019insurgent contre les exactions polici\u00e8res racistes. Celle de 1967 restera comme la plus spectaculaire, apr\u00e8s Watts (Los Angeles) et Newark (New-Jersey).<\/p>\n\n\n\n<p>Wayne Kramer et Fred \u00ab&nbsp;Sonic&nbsp;\u00bb Smith, les deux guitaristes, se rodent dans des formations amateurs avant de fusionner leurs groupes respectifs et d\u2019y adjoindre Rob Tyner, po\u00e8te beatnik fan de jazz moderne et des tous premiers Rolling Stones, et Dennis \u00ab&nbsp;machine gun&nbsp;\u00bb Thompson, batteur m\u00e9tronome en rupture de ban. Michael Davis, le bassiste de fortune, suivra, lui qui a longtemps gratt\u00e9 la guitare en folksinger dans les rues de New York.<\/p>\n\n\n\n<p>On est \u00e0 Detroit, la ville de Tamla Motown et de John Lee Hooker. Le MC5 va \u00e9ructer des classiques du rock\u2019n\u2019roll et des standards du rhythm\u2019n\u2019blues avant d\u2019inventer un idiome de bruit et de fureur \u00e0 base de free-jazz, de m\u00e9tal lourd et de psych\u00e9d\u00e9lisme. Il seront parmi les pionniers de la sc\u00e8ne de Detroit avec les Rationals, Mitch Ryder et les Detroit Wheels, Ted Nugent et les Amboy Dukes. Viendront plus tard le Bob Seger System, Iggy et les Stooges, SRC, Up, Alice Cooper et les Frost. Une orgie de sons pour une jeunesse rebelle, nouveaux barbares de la cit\u00e9 d\u2019acier et de feu.<\/p>\n\n\n\n<p>Le MC5 va pouvoir \u00e9lire r\u00e9sidence, d\u00e8s l\u2019automne 1966, \u00e0 la Grande Ballroom, un dancing transform\u00e9 en salle de concert. C\u2019est Russ Gibb, un ancien disc-jockey d\u2019une station de Detroit, qui s\u2019inspire du Fillmore de Bill Graham \u00e0 San Francisco et chaperonne le groupe \u00e0 ses d\u00e9buts. Un d\u00e9but de notori\u00e9t\u00e9 locale et deux singles aux tirages limit\u00e9s, et il faudra l\u2019entr\u00e9e en jeu de John Sinclair pour faire d\u00e9coller un groupe d\u00e9j\u00e0 r\u00e9put\u00e9 provocateur et bruitiste.<\/p>\n\n\n\n<p>Sinclair est un po\u00e8te post-beatnik, agitateur professionnel et th\u00e9oricien r\u00e9volutionnaire. En bon trotskiste, il a ses strat\u00e9gies et consid\u00e8re la jeunesse comme une classe sociale d\u2019o\u00f9 viendra l\u2019\u00e9meute d\u2019abord et la r\u00e9volution ensuite. Il fonde les White Panthers sur le mod\u00e8le des Yippies new-yorkais et des Black Panthers et c\u2019est Huey P. Newton lui-m\u00eame qui aurait dit&nbsp;: \u00ab&nbsp;si des blancs veulent faire comme nous, qu\u2019ils se fassent appeler les White Panthers&nbsp;!\u00bb. Pas tomb\u00e9 dans l\u2019oreille d\u2019un sourd.<\/p>\n\n\n\n<p>Le MC5 investit le si\u00e8ge du White Panther Party, la workshop (comme Warhol avait sa factory \u00e0 New York), et l\u2019association artistique Trans Love Energies fond\u00e9e par Sinclair se met au service des productions du groupe. Sinclair tient aussi une rubrique de jazz dans divers journaux new-yorkais (<em>Downbeat<\/em> et le <em>Village Voice<\/em>), et il va se servir de ses tribunes pour mettre New York \u00e0 l\u2019heure du MC5. Le groupe s\u2019est fait remarquer \u00e0 la tumultueuse convention d\u00e9mocrate de Chicago en ao\u00fbt 1968 et m\u00eame Norman Mailer en est rest\u00e9 sur le cul. 7 activistes sont arr\u00eat\u00e9s et traduits en justice. \u00c0 l\u2019\u00e9poque, tous leurs concerts se terminent en \u00e9meutes et la police comme le FBI les a \u00e0 l\u2019\u0153il.<\/p>\n\n\n\n<p>Par le producteur et journaliste Danny Fields, venu les \u00e9couter \u00e0 Detroit, les gens d\u2019Elektra, la compagnie de Jac Holzman, ont vent du fumet de scandale \u00e9manant du groupe et Bruce Botnik vient les enregistrer dans leur antre de la Ballroom. Ce sera <em>Kick out the jams<\/em>, leur premier album (live) en f\u00e9vrier 1969, \u00e9poustouflant chaos sonore qui figure parmi les plus grands albums en public de tous les temps. Mais le fameux \u00ab&nbsp;kick out the jams motherfuckers&nbsp;!&nbsp;\u00bb (envoyez la pur\u00e9e, bande d\u2019encul\u00e9s&nbsp;!) fait scandale et le disque est boycott\u00e9 par les plus grands disquaires de Detroit. Le staff d\u2019Elektra panique et veut faire enregistrer au groupe une autre version, avec un \u00ab&nbsp;brothers and sisters&nbsp;\u00bb \u00e0 la place de l\u2019exhortation obsc\u00e8ne. Une version \u00e9galement enregistr\u00e9e sur sc\u00e8ne. Sinclair et le groupe font bloc et Elektra finit par virer ces mauvais coucheurs non professionnels.<\/p>\n\n\n\n<p>Toujours gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019entregent de Fields, c\u2019est maintenant Atlantic, le label des fr\u00e8res Ertegun et de Jerry Wexler, qui s\u2019int\u00e9resse \u00e0 eux. Le magazine <em>Rolling Stone<\/em>, sous la plume de Jon Landau, les couvre de louanges et c\u2019est le m\u00eame Landau qui va produire leur deuxi\u00e8me album, <em>Back in the USA<\/em>, lequel para\u00eet en janvier 1970. Les membres du groupe posent en dandys \u00e9lectriques au dos de la pochette et de superbes compositions pop ont remplac\u00e9 la lave en fusion du premier album. Deux reprises de Chuck Berry et Little Richard et 9 morceaux o\u00f9 la puissance brute le dispute \u00e0 la finesse m\u00e9lodique. Malheureusement, l\u2019album ne se vend pas et Atlantic commence \u00e0 les bouder.<\/p>\n\n\n\n<p>Ils font scandale \u00e0 New York o\u00f9, invit\u00e9s \u00e0 se produire au Fillmore East, ils sont pris au milieu d\u2019un violent conflit entre Bill Graham et un gang d\u2019activistes anarcho-situationnistes baptis\u00e9 les Motherfuckers. Le groupe est arriv\u00e9 en Limousine apr\u00e8s avoir d\u00een\u00e9 au Max\u2019s Kansas City et la fureur r\u00e9volutionnaire a fait place au dandysme coca\u00efn\u00e9, au grand dam de Sinclair. Une bagarre \u00e9clate sur le trottoir et les centaines de singles promotionnels jonchent le sol.<\/p>\n\n\n\n<p>Lors d\u2019une tourn\u00e9e en Californie, le groupe passe la nuit au poste pour possessions et usage de stup\u00e9fiants et une photo t\u00e9moignant de leurs frasques sexuelles fait les choux gras de la presse \u00e0 scandale. Pire, il se dit que certains membres du MC5 s\u2019adonnent maintenant \u00e0 l\u2019h\u00e9ro\u00efne. Sinclair, apr\u00e8s un proc\u00e8s retentissant, est emprisonn\u00e9 pour deux sticks de marijuana que lui a refil\u00e9 un indicateur du FBI. Le groupe avait d\u00e9j\u00e0 l\u00e2ch\u00e9 son manager historique sous la pression de Fields et de Landau qui souhaitaient moins de politique et plus de musique (comprendre plus de hits).<\/p>\n\n\n\n<p>Mais leur position chez Atlantic n\u2019en est pas renforc\u00e9e pour autant et l\u2019album <em>High time<\/em>, en juillet 1971, sera le dernier pour le label. Si le groupe retrouve par moments la hargne des d\u00e9buts, les compositions sont loin d\u2019avoir le lustre des albums pr\u00e9c\u00e9dents. Le disque se vend mal, comme les autres et, apr\u00e8s d\u2019incessants changements de manager, Atlantic les cong\u00e9die.<\/p>\n\n\n\n<p>Si l\u2019Angleterre d\u00e9couvre le hard-rock, la jeunesse am\u00e9ricaine, elle, ne jure que par le folk-rock et le country-rock. L\u00e0-bas, l\u2019heure du MC5 est pass\u00e9e. Le MC5 et les groupes de Detroit sont d\u00e9laiss\u00e9s dans leur pays et l\u2019Angleterre est pr\u00eate \u00e0 redorer leur blason. Mick Farren, leader des Deviants et \u00e9minent critique du <em>New Musical Express<\/em>, organise pour eux une mini-tourn\u00e9e en Grande-Bretagne et Ronan O\u2019Rahilly, fondateur de <em>Radio Caroline<\/em>, les prend sous son aile. Le m\u00eame O\u2019Rahilly qui leur fera enregistrer trois titres pour la bande originale de <em>Gold<\/em>, un film qu\u2019il produit et qui sort d\u00e9but 1972. Un navet se voulant avant-gardiste o\u00f9 le MC5 partage la bande son avec David Mac Williams, entre autres.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est ensuite la France pour une tourn\u00e9e au printemps 1972 o\u00f9 on peut les voir au Piblokto de Dourges (62). Le groupe ne vit plus sur le m\u00eame pied, d\u00e9cim\u00e9 par l\u2019h\u00e9ro\u00efne et accompagn\u00e9 en permanence par un cort\u00e8ge mortif\u00e8re de Hell\u2019s Angels. Ils commencent \u00e0 enregistrer ce qui devait \u00eatre un nouvel album au ch\u00e2teau d\u2019H\u00e9rouville, mais le disque, <em>Thunder Express<\/em>, ne sera pas commercialis\u00e9 et ressortira sous forme de bootleg apr\u00e8s leur s\u00e9paration qui intervient le dernier jour de d\u00e9cembre 1972 apr\u00e8s un concert houleux au Bataclan, en novembre, et un dernier tour de piste d\u00e9sastreux le soir de la Saint-Sylvestre \u00e0 la Ballroom. Entre temps, Thompson est parti se faire d\u00e9sintoxiquer, Davis s\u2019est fait virer pour ses addictions et Tyner a envoy\u00e9 promen\u00e9 tout le monde pour se consacrer \u00e0 sa vie de famille. Seuls Kramer et Smith ont tenu le groupe \u00e0 bout de bras les derniers temps, avec des comparses dont les noms changent au gr\u00e9 des tourn\u00e9es. Seule bonne nouvelle, Sinclair a \u00e9t\u00e9 lib\u00e9r\u00e9 et, apr\u00e8s avoir fond\u00e9 le Rainbow\u2019s People Party, un mouvement intersectionnel avant la lettre, il s\u2019\u00e9tablira \u00e0 Amsterdam. La r\u00e9conciliation avec le groupe prendra du temps et le MC5 n\u2019a pu participer au grand concert de soutien \u00e0 Sinclair du 10 d\u00e9cembre 1971 (Le Freedom Rallye), avec Lennon en vedette. Lena Sinclair comme Dave, le fr\u00e8re, n\u2019en veulent pas.<\/p>\n\n\n\n<p>La seconde partie du livre \u00e9voque les carri\u00e8res solo et les biographies des membres du groupe apr\u00e8s la dissolution, apr\u00e8s le split. Des histoires de r\u00e9demption tardive qui confinent parfois au sordide. Tyner meurt d\u2019une crise cardiaque en 1991 apr\u00e8s avoir tent\u00e9 de ressusciter le MC5 \u00e0 lui tout seul. Kramer fera de longues ann\u00e9es de prison pour usage et possession d\u2019h\u00e9ro\u00efne avant de faire une carri\u00e8re solo plus qu\u2019honorable. Smith fondera le Sonic\u2019s Rendez-vous Band avant de convoler en justes noces avec son homonyme Patti Smith, grande po\u00e9tesse du rock. Quant \u00e0 Davis et Thompson, ils s\u2019illustreront au sein des groupes des fr\u00e8res Asheton (ex Stooges) comme Destroy All Monsters ou New Order, des combos cultivant l\u2019art de la provocation et du mauvais go\u00fbt.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Manuel Rabasse<\/strong> est l\u2019auteur de cette passionnante seconde partie et il s\u2019appuie sur des t\u00e9moignages de personnages ayant v\u00e9cu dans cette sc\u00e8ne de Detroit dans les ann\u00e9es 60 et 70, notamment sur Rebecca \u00ab&nbsp;Becky&nbsp;\u00bb Tyner, la veuve de Rob Tyner ou sur Lena Sinclair, fid\u00e8le compagne de John. M\u00eame si l\u2019ouvrage s\u2019est document\u00e9 sur plusieurs biographies d\u2019auteurs am\u00e9ricains et sur l\u2019autobiographie de Wayne Kramer, il n\u2019a donc rien d\u2019une biographie de seconde main et s\u2019appuie sur un mat\u00e9riel nouveau et original. La discographie du groupe est impressionnante de pr\u00e9cision (et d\u2019\u00e9rudition).<\/p>\n\n\n\n<p>La premi\u00e8re biographie en fran\u00e7ais de ce groupe sous-estim\u00e9 pr\u00e9curseur du heavy metal et du punk-rock. Un groupe o\u00f9 certains sont morts, d\u2019autres sont devenus fous, mais o\u00f9 personne n\u2019a trahi.<\/p>\n\n\n\n<p><em><u><strong>MC5 \/ Une insurrection sonique \u2013 Camion Blanc \u2013 30 \u20ac Manuel Rabasse et Didier Delinotte<\/strong><\/u><\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>25 mars 2021<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>On a d\u00e9j\u00e0 parl\u00e9 ici du MC5, ce gang de Detroit inventeur du heavy metal comme du punk-rock et activiste politique. 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