{"id":1988,"date":"2021-04-09T18:26:58","date_gmt":"2021-04-09T16:26:58","guid":{"rendered":"http:\/\/passionschroniques.fr\/?p=1988"},"modified":"2021-04-09T18:26:59","modified_gmt":"2021-04-09T16:26:59","slug":"ivan-le-terrible","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=1988","title":{"rendered":"(I)VAN LE TERRIBLE"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/illustration82.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1989\" width=\"578\" height=\"536\" srcset=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/illustration82.jpg 220w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/illustration82-30x28.jpg 30w\" sizes=\"(max-width: 578px) 100vw, 578px\" \/><figcaption>Van the man, p\u00e9riode blues brothers avec chapeau, costard et lunettes, circa 2007<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Il est le seul de sa g\u00e9n\u00e9ration \u00e0 sortir encore des albums int\u00e9ressants, avec peut-\u00eatre Neil Young. Le dernier, <em>Three chords and the truth<\/em> (trois accords et la v\u00e9rit\u00e9), s\u2019\u00e9coute avec plaisir de bout en bout. 14 morceaux sign\u00e9s de lui o\u00f9 on retrouve presque le grand Van Morrison des ann\u00e9es 60 et 70. Sa voix puissante tenant \u00e0 la fois du mantra, du soliloque et du flamenco, son folk-jazz (il a invent\u00e9 l\u2019idiome) et son g\u00e9nie po\u00e9tique. Biographie express.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Ivan Morrison na\u00eet \u00e0 Belfast en septembre 1945 d\u2019une famille de protestants calvinistes. Tout le monde l\u2019appellera Van. Le p\u00e8re est ouvrier sur les chantiers navals et il part seul tenter sa chance aux \u00c9tats-Unis, d\u00e9laissant sa famille, ce que Van, \u00e2g\u00e9 de 7 ans, consid\u00e9rera comme un l\u00e2chage&nbsp;; un p\u00e8re qui rentrera la queue basse au bercail&nbsp;; le r\u00eave am\u00e9ricain n\u2019\u00e9tait pas fait pour lui. Il peut remercier toutefois ses parents de lui avoir donn\u00e9 les rudiments d\u2019une pratique musicale et, tr\u00e8s jeune, il va se familiariser avec l\u2019harmonica, la guitare et le saxophone. Adolescent, il devient une recrue pris\u00e9e des petites formations de Belfast encore partag\u00e9es entre rhythm\u2019n\u2019blues et Skiffle (une forme musicale rudimentaire inspir\u00e9e du country\u2019n\u2019western). Il \u00e9coute toutes les musiques populaires am\u00e9ricaines sur <em>Voice of America<\/em> (<em>Radio Free Europe<\/em>) et commence \u00e0 se passionner pour le blues et le jazz.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais le jeune Van a d\u00e9j\u00e0 de l\u2019ambition et il joint un groupe semi-professionnel du nom des Monarchs qui fera vite le circuit des grands ports allemands aux fins de distraire les forces d\u2019occupation am\u00e9ricaines encore en place. Les Monarchs sont pay\u00e9s en nature, en bi\u00e8res et parfois en rapports non tarif\u00e9s avec les prostitu\u00e9es associ\u00e9es aux clubs miteux o\u00f9 ils se produisent. Pour certains groupes, les Beatles par exemple, ces tourn\u00e9es hans\u00e9atiques constituent la voix royale pour le succ\u00e8s. Pas pour les Monarchs, qui finissent par se s\u00e9parer apr\u00e8s un seul 45 tours ignor\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Retour \u00e0 Belfast o\u00f9 Van cr\u00e9e son propre groupe, Them (Eux), avec quelques copains dont il ne serait pas utile de citer les noms tant la composition du groupe sera fluctuante. C\u2019est au Maritime Hotel de Belfast, un foyer pour officiers de marine, que Them fait ses armes, amenant un public de plus en plus nombreux en jouant des classiques du blues et du rhythm\u2019n\u2019blues, avec d\u00e9j\u00e0 quelques compositions personnelles dont les excellents \u00ab&nbsp;Story Of Them&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;Philosophy&nbsp;\u00bb qui para\u00eetront plus tard, sur des compilations.<\/p>\n\n\n\n<p>Them rencontre le producteur am\u00e9ricain Bert Berns et signe chez Decca, le label classique qui a loup\u00e9 les Beatles et accepte maintenant tout ce qui passe. Berns est d\u00e9j\u00e0 l\u2019auteur de quelques hits et il compose \u00ab&nbsp;Gloria&nbsp;\u00bb avec Van Morrison. Un classique de la pop music, sauf qu\u2019il faudra du temps pour en faire un hit alors que leur reprise du \u00ab&nbsp;Baby Please Don\u2019t Go&nbsp;\u00bb de Big Joe Williams se classe dans le Top 10. Them s\u2019inscrit dans le peloton de t\u00eate du British Beat et s\u2019installe \u00e0 Londres o\u00f9 les concerts houleux succ\u00e8dent aux scandales. Van et son acolyte Billy Harrison, le guitariste, se font une sp\u00e9cialit\u00e9 de donner des interviews provocatrices qui mettent les journalistes m\u00e2les sur les nerfs et laissent leurs cons\u0153urs au bord des larmes. Ils ont une r\u00e9putation de groupe sans concession, d\u00e9testant les snobs et le cirque du Swinging London, mal embouch\u00e9s et agressifs. De vrais m\u00e9chants, des voyous.<\/p>\n\n\n\n<p>Leur premier album (<em>The angry young them<\/em>) se vend bien, incluant d\u2019autres hits (\u00ab&nbsp;Mystic Eyes&nbsp;\u00bb) de leur cru, mais on remarque surtout la rudesse de leurs reprises des classiques de Jimmy Reed ou de John Lee Hooker. Ils sont \u00e0 rapprocher de ce Chuck\u2019n\u2019Bo (de Chuck Berry et Bo Diddley) qui font le succ\u00e8s des Pretty Things ou des Animals. <em>Them again <\/em>(Encore eux!) sort d\u00e9but 66 et l\u2019accueil est plus froid malgr\u00e9 quelques belles r\u00e9ussites comme cette reprise du \u00ab&nbsp;Don\u2019t Look Back&nbsp;\u00bb de John Lee Hooker ou du \u00ab&nbsp;It\u2019s All Over Now Baby Blue&nbsp;\u00bb de Dylan, sans parler de \u00ab&nbsp;I Can Only Give You Everything&nbsp;\u00bb (composition de leurs managers et producteurs Tom Scott et Pat Coulder), un uppercut musical qui fera un hit par les Troggs.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s une tourn\u00e9e am\u00e9ricaine et quelques concerts aux Whisky-A-Gogo de Los Angeles o\u00f9 Van s\u2019initie aux hallucinog\u00e8nes, le retour \u00e0 Londres est p\u00e9nible et l\u2019abus du LSD a conduit le leader de Them \u00e0 la d\u00e9pression. Ce ne sera pas la derni\u00e8re. Il quitte le groupe et laisse se multiplier les Them, chaque ex membre se sentant habiliter \u00e0 user de l\u2019appellation (\u00e7a donnera quand m\u00eame les Belfast Gypsies, le Them des fr\u00e8res Mc Auley, produits par Kim Fowley). Van Morrison s\u2019habille en dandy, picole, multiplie les frasques et lit assid\u00fbment son compatriote Yeats et tous les romantiques anglais. La m\u00e9tamorphose op\u00e8re et le chanteur rugueux devient po\u00e8te inspir\u00e9. C\u2019est le d\u00e9but de sa deuxi\u00e8me vie.<\/p>\n\n\n\n<p>Bert Berns a quitt\u00e9 Londres pour retrouver New York et y fonder Bang Records, un nouveau label pop. Van Morrison le contacte et lui chante au t\u00e9l\u00e9phone quelques mesures de \u00ab&nbsp;Brown Eyed Girl&nbsp;\u00bb, sa nouvelle composition. Van s\u2019en va l\u2019enregistrer \u00e0 New York et n\u2019entend plus parler de rien avant qu\u2019on lui annonce que le disque s\u2019est class\u00e9 \u00e0 la 8\u00b0 place du Billboard. Cette fois c\u2019est s\u00e9rieux.<\/p>\n\n\n\n<p>Bert Berns meurt d\u2019une crise cardiaque au moment o\u00f9 Van doit venir promouvoir son disque \u00e0 New York. L\u2019ex chanteur de Them s\u2019est amourach\u00e9 d\u2019une jeune fille en fleur du nom de Janet Planet et s\u2019installe avec elle dans la grosse pomme. Bang Records est en fait un label, comme Roulette et d\u2019autres, d\u00e9tenu par des pontes de la mafia qui ont vu le potentiel commercial de la pop music. Van Morrison veut les quitter, mais le couple subira des mesures de r\u00e9torsion de la part des sbires des patrons qui se disputent la succession. Un premier album solo sort chez Bang en 1967 (<em>Blow your mind<\/em>), avec notamment son hit et une chanson bouleversante, \u00ab&nbsp;T.B Sheets&nbsp;\u00bb qui \u00e9voque une amie morte de tuberculose. Van et Janet quittent New York et vont s\u2019\u00e9tablir \u00e0 Manchester (Massachusetts), avant Woodstock (\u00c9tat de New York o\u00f9 il fraie avec le Band d\u2019apr\u00e8s Dylan) puis d\u2019opter au final pour San Francisco (San Feliz exactement) et le soleil californien.<\/p>\n\n\n\n<p>Avec des musiciens de jazz, Van Morrison sort le fabuleux <em>Astral Weeks<\/em> pour Warner Bros. Un disque insens\u00e9 qui mettra du temps \u00e0 \u00eatre compris&nbsp;: m\u00e9lange subtil et ouat\u00e9 de folk et de jazz charriant une po\u00e9sie tellurique et lyrique aux multiples r\u00e9f\u00e9rences mystiques et \u00e9sot\u00e9riques. On est en septembre 1968 et le disque (avec des classiques de la pop que deviendront \u00ab&nbsp;Madame George&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;Sweet Thing&nbsp;\u00bb ou \u00ab&nbsp;Cypress Avenue&nbsp;\u00bb) fait de Van une sorte de barde hippie autour duquel un culte pa\u00efen commence \u00e0 prendre naissance. Il fascine, mais prend peur et en revient \u00e0 des albums au style plus classique, m\u00e9lange de blues et de country&nbsp;: <em>Moondance<\/em> (1969) avec le hit \u00e9ponyme, \u00ab&nbsp;<em>V.M, his band and <\/em><em>the street<\/em><em> choir<\/em> avec \u00ab&nbsp;Domino&nbsp;\u00bb (1970) <em>Tupelo honey <\/em>avec \u00ab&nbsp;Moonshine Whiskey&nbsp;\u00bb (1970) sont autant de succ\u00e8s m\u00e9rit\u00e9s mais, si les textes restent \u00e9blouissants, on serait en peine d\u2019y retrouver les fulgurances musicales d\u2019<em>Astral Weeks<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>On ne les retrouvera qu\u2019en 1972 avec <em>Saint-Dominic\u2019s preview<\/em>, un album presque parfait de bout en bout, de cet hommage \u00e0 Jackie Wilson (\u00ab&nbsp;Jackie Wilson Said&nbsp;\u00bb) \u00e0 une longue suite au lyrisme \u00e9chevel\u00e9 qui renoue avec le g\u00e9nie (si le mot n\u2019\u00e9tait galvaud\u00e9) po\u00e9tique du grand Van (\u00ab&nbsp;Listen To The Lion&nbsp;\u00bb).<\/p>\n\n\n\n<p>Quelques bonnes surprises encore avec <em>Hard nose the highway<\/em> (1973), le double live <em>It\u2019s too late to stop now<\/em> (1974) et cet autre album dont on ne le croyait plus capable, <em>Veedon fleece<\/em>, o\u00f9 Van continue son introspection psychique et son \u00ab&nbsp;steam of consciousness&nbsp;\u00bb rod\u00e9 par son compatriote James Joyce. Il aborde maintenant, m\u00eame si m\u00e9taphoriquement, la guerre civile irlandaise en d\u00e9plorant son incroyable violence mais sans jamais choisir son camp. Van Morrison a quand m\u00eame \u00e9t\u00e9 traumatis\u00e9 dans sa jeunesse par un pasteur protestant du nom de Ian Paisley qui se f\u00e9licitait de la mort du pape Jean XXIII en qui il voyait l\u2019ant\u00e9christ\u2026 Et puis, Van s\u2019est toujours senti li\u00e9 avec l\u2019Angleterre et son histoire. La politique le d\u00e9sesp\u00e8re. M\u00eame s\u2019il en parle peu, c\u2019est un mystique qui cherche un syncr\u00e9tisme parfait entre les religions r\u00e9v\u00e9l\u00e9es et les philosophies orientales, le tout saupoudr\u00e9 des croyances et mythologies celtes. Compliqu\u00e9. Surtout si on y ajoute un zeste de scientologie, n\u2019a-t-il pas d\u00e9di\u00e9 un de ces disques (s\u00fbrement le plus mauvais) \u00e0 Ron L. Hubbard, auteur m\u00e9diocre de science-fiction et pape de l\u2019\u00e9glise de scientologie. Van, en assoiff\u00e9 d\u2019absolu, se cherchera partout des gourous, m\u00eame si sa profession de foi sera longtemps <em>No guru, <\/em><em>no method, no teacher <\/em>(titre de l\u2019un de ses albums), il ne s\u2019en tournera pas moins vers l\u2019anthroposophie d\u2019un Rudolf Steiner, entre autres guides spirituels. Une nature tourment\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Van Morrison s\u2019efface peu \u00e0 peu avec des albums qui vont du moyen au m\u00e9diocre et il faut attendre <em>Irish heartbeat<\/em> (1988), enregistr\u00e9 avec ses potes des Chieftains, pour le voir revenir en force avec des classiques folk irlandais qu\u2019il chante avec conviction. C\u2019est loin d\u2019\u00eatre fini pour lui, et il va sortir r\u00e9guli\u00e8rement des albums rat\u00e9s et d\u2019autres fabuleux, comme ce<em>Enlightments <\/em>(1990), <em>Hymns to the silence<\/em><em>(1991) <\/em>ou encore le splendide <em>Magic Time<\/em> (2005). Van retourne \u00e0 Belfast en triomphateur, lui que la presse nord-irlandaise brocarde en parlant des \u00ab&nbsp;chiens fous&nbsp;\u00bb ingrats, le trio form\u00e9 par les fils prodigues du pays&nbsp;: Van bien s\u00fbr, George Best, ailier virevoltant de Manchester Utd, et un champion de billard du nom de John Higgins.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 noter que Van Morrison mettra toujours un point d\u2019honneur \u00e0 remettre au premier plan les idoles de son adolescence, collaborations avec Lonnie Donegan, Georgie Fame, Acker Bilck, Mose Allison, John Lee Hooker, Linda Gail Lewis (la s\u0153ur de Jerry Lee) ou encore Cliff Richard. Depuis quelques ann\u00e9es, il nous sort un album tous les six mois avec des reprises, des morceaux en public et des compositions nouvelles souvent inspir\u00e9es musicalement, m\u00eame si la po\u00e9sie \u00e9tincelante des grands albums n\u2019est plus vraiment l\u00e0. Van The Man, surnomm\u00e9 aussi par ses copains du Band Le cow-boy de Belfast, est bien parti pour \u00eatre le dernier des mohicans, le dernier des grands de son exceptionnelle g\u00e9n\u00e9ration toujours en exercice et, surtout, toujours passionnant.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019Irlande aura donn\u00e9 au monde Jonathan Swift, W.B Yeats, Oscar Wilde, James Joyce, Samuel Beckett&#8230;Et Van Morrison. \u00ab\u00a0Magic celtic\u00a0\u00bb Van, le dernier des bardes, le dernier proph\u00e8te.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour aller plus loin, je vous renvoie \u00e0 ma biographie (la seule en fran\u00e7ais sauf erreur) &nbsp;: <em><u><strong>Van Morrison \/ Quand le po\u00e8te saoul engueulait l\u2019univers<\/strong><\/u><\/em> (Camion Blanc &#8211; 2018)<\/p>\n\n\n\n<p><em>8 avril 2021<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il est le seul de sa g\u00e9n\u00e9ration \u00e0 sortir encore des albums int\u00e9ressants, avec peut-\u00eatre Neil Young. 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