{"id":1993,"date":"2021-04-10T20:33:54","date_gmt":"2021-04-10T18:33:54","guid":{"rendered":"http:\/\/passionschroniques.fr\/?p=1993"},"modified":"2021-04-10T21:23:45","modified_gmt":"2021-04-10T19:23:45","slug":"notes-de-lecture-8","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=1993","title":{"rendered":"NOTES DE LECTURE (8)"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>PHILIP K. DICK \u2013 SUBSTANCE MORT \u2013 Folio SF<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;S\u2019il y a eu un \u00ab&nbsp;p\u00e9ch\u00e9&nbsp;\u00bb, il aura consist\u00e9 en ce que ces gens voulaient continuer \u00e9ternellement de prendre du bon temps. Ils ont \u00e9t\u00e9 punis pour cela. Mais, je le r\u00e9p\u00e8te, le ch\u00e2timent fut d\u00e9mesur\u00e9&nbsp;\u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>On a d\u00e9j\u00e0 parl\u00e9 ici de Philip K. Dick et voil\u00e0 ce que l\u2019on peut trouver en appendice de ce livre. S\u2019ensuivent les pr\u00e9noms (une quinzaine) des \u00ab&nbsp;p\u00e9cheurs&nbsp;\u00bb en question que l\u2019auteur a connus, morts, atteints de psychose ou de l\u00e9sions c\u00e9r\u00e9brales permanentes.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Substance mort<\/em> est l\u2019un des derniers Dick (sorti en France en 1977), et il n\u2019\u00e9marge pas \u00e0 la speculative fiction habituelle et follement inspir\u00e9e de l\u2019auteur. On serait plus proche de chez Burroughs, avec autant sinon plus de parano\u00efa. Le livre commence sur une sc\u00e8ne entre burlesque et path\u00e9tique&nbsp;: un cam\u00e9 qui passe son temps \u00e0 chasser des pucerons imaginaires et qui finit \u00e0 l\u2019asile. Tout est du m\u00eame tonneau dans ce roman o\u00f9 Dick se penche sur les \u00e9clop\u00e9s des hallucinog\u00e8nes et des drogues dures, toutes et tous largu\u00e9s, la cervelle cram\u00e9e et r\u00e9duits \u00e0 l\u2019\u00e9tat d\u2019\u00e9paves uniquement guid\u00e9es par le manque. C\u2019est le San Francisco post-hippie des ann\u00e9es 70 et l\u2019envers du d\u00e9cor, le r\u00eave devenu cauchemar. On sent le v\u00e9cu.<\/p>\n\n\n\n<p>On suit trois personnages, sortes de pieds nickel\u00e9s ou plus exactement Freak brothers de la came, toujours \u00e0 proposer des deals par l\u2019interm\u00e9diaire de leur copine (elle-m\u00eame junkie), \u00e0 mettre au point des combines et \u00e0 planquer leur dope dans les endroits domestiques les plus improbables. Un univers qui lorgne plut\u00f4t vers Crumb, mais l\u00e0 o\u00f9 on entre vraiment dans la cosmogonie de Dick, c\u2019est quand il nous d\u00e9crit les technologies de surveillance et d\u2019espionnage des personnages par des agents du FBI dont un flic infiltr\u00e9 charg\u00e9 de fournir des rapports sur les drogu\u00e9s &#8211; dont lui-m\u00eame &#8211; dans un cas d\u2019\u00e9cole de schizophr\u00e9nie. Mais, nous explique Dick le plus s\u00e9rieusement du monde, la substance M coup\u00e9e avec l\u2019h\u00e9ro\u00efne a pour effet d\u2019inverser les deux h\u00e9misph\u00e8res du cerveau et de provoquer ce type de d\u00e9doublements de personnalit\u00e9. Et tout est \u00e0 l\u2019avenant dans cet univers cauchemardesque o\u00f9 les hippies devenus junkies n\u2019ont plus qu\u2019\u00e0 survivre comme des cafards dans les anfractuosit\u00e9s des cit\u00e9s, \u00e9pi\u00e9s par la police et vomis par les \u00ab&nbsp;straights&nbsp;\u00bb, les gens normaux.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est loin d\u2019\u00eatre son meilleur livre et les descriptions techniques \u2013 on se croirait parfois dans le film de Coppola post Watergate, <em>La Conversation secr\u00e8te<\/em> -, comme les dialogues entre les personnages, sont souvent trop longs. Mais on retrouve le g\u00e9nial Dick quand son infiltr\u00e9 finit lui aussi en h\u00f4pital psychiatrique avec pour sp\u00e9cialit\u00e9 de nettoyer les chiottes \u2013 \u00e0 sa demande \u2013 et qu\u2019il croise un compagnon de mis\u00e8re qui lui r\u00e9v\u00e8le avoir vu Dieu qu\u2019il d\u00e9crit comme une averse d\u2019\u00e9tincelles multicolores formant le rideau d\u2019une cascade \u00e0 travers laquelle il a vu une \u00eele paradisiaque plong\u00e9e dans l\u2019obscurit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est au d\u00e9tour de telles descriptions que Dick r\u00e9appara\u00eet comme un arc-en-ciel&nbsp;; Dick le m\u00e9taphysicien, le visionnaire, le mystique, l\u2019enchanteur, le g\u00e9nie pour tout dire. Jamais loin de la folie et du d\u00e9lire.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>JULIEN GRACQ \u2013 LA LITT\u00c9RATURE \u00c0 L\u2019ESTOMAC \u2013 Jos\u00e9 Corti<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>On a d\u00e9j\u00e0 pu dire ici ce qu\u2019on pense de cet immense \u00e9crivain qu\u2019est Julien Gracq. Ce n\u2019est pas au romancier qu\u2019on a affaire avec ce livre, mais avec un pol\u00e9miste redoutable qui nous gratifie d\u2019un court pamphlet ou, si l\u2019on veut, une longue lettre ouverte de 70 pages. Le tout dans une langue parfaite, un style \u00e9blouissant.<\/p>\n\n\n\n<p><em>La litt\u00e9rature \u00e0 l\u2019estomac<\/em> est sorti en 1950, et Gracq pointe d\u00e9j\u00e0 les travers du cirque litt\u00e9raire et de la r\u00e9ception des livres par le public et la critique. Pour lui, on ne sait plus lire, on ne lit plus et les auteurs bombard\u00e9s \u00e0 vie \u00ab&nbsp;grands \u00e9crivains&nbsp;\u00bb, se r\u00e9partissent selon des coteries de la r\u00e9publique des lettres qui ressortissent plus \u00e0 la politique qu\u2019\u00e0 la litt\u00e9rature. <em>Le Figaro litt\u00e9raire<\/em> a ses auteurs, <em>Les lettres fran\u00e7aises<\/em> les siens dans une gu\u00e9rilla id\u00e9ologique o\u00f9 les \u0153uvres p\u00e8sent de moins en moins. Aragon contre Mauriac. On pense \u00e0 Benda et \u00e0 sa <em>Trahison des clercs<\/em>. On ne sert plus la cr\u00e9ation, on d\u00e9fend des positions.<\/p>\n\n\n\n<p>Gracq a raison quand il nous dit qu\u2019un auteur fran\u00e7ais qui publie un roman \u00e0 succ\u00e8s doit sans cesse recommencer et, sous la pression de son \u00e9diteur, en sortir un tous les ans, jusqu\u2019\u00e0 sa mort&nbsp;; alors qu\u2019un \u00e9crivain am\u00e9ricain peut changer de m\u00e9tier et orienter sa vie ailleurs. Les guerres entre \u00e9diteurs, les prix litt\u00e9raires, les m\u00e9dias ont remplac\u00e9 les salons litt\u00e9raires d\u2019antan et il s\u2019agit de parier sur les auteurs en fonction de la puissance de leurs \u00e9chos m\u00e9diatis\u00e9s. Il ne s\u2019agit plus de les lire. La peur, non d\u2019une faute de go\u00fbt ou d\u2019un enthousiasme suspect, mais de rater le train en marche. Il y a du moraliste, du La Bruy\u00e8re chez ce Gracq-l\u00e0.<\/p>\n\n\n\n<p>Que ne dirait-il pas aujourd\u2019hui, alors que ce sont les m\u00e9dias et en premier lieu la t\u00e9l\u00e9vision qui font les \u00e9crivains en fonction de crit\u00e8res (physique, notori\u00e9t\u00e9, liens familiaux, \u00ab&nbsp;bon client&nbsp;\u00bb\u2026) qui n\u2019ont pas toujours grand-chose \u00e0 voir avec l\u2019\u00e9criture. \u00c0 l\u2019heure o\u00f9 les sujets choisis sont plus importants que le style ou l\u2019imaginaire. \u00c0 l\u2019heure o\u00f9 la documentation fait tout. \u00c0 l\u2019heure o\u00f9 tout est voyeurisme, copinage et putasserie. Le pauvre Gracq pourrait muscler aujourd\u2019hui son pamphlet finalement presque anodin, \u00e0 moins qu\u2019il ne d\u00e9faille d\u2019une crise cardiaque ou ne tombe en d\u00e9pression. Il n\u2019avait pas connu la litt\u00e9rature \u00e0 l\u2019esbroufe.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>GEORGES PERROS \u2013 L\u2019OCCUPATION ET AUTRES TEXTES \u2013 Joseph K.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/illustration83.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1994\" width=\"576\" height=\"417\" srcset=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/illustration83.jpg 304w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/illustration83-300x217.jpg 300w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/illustration83-30x22.jpg 30w\" sizes=\"(max-width: 576px) 100vw, 576px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Je connais Georges Perros par Antoine Blondin, lui qui le citait si souvent dans ses \u0153uvres non romanesques. Un gage de confiance. J\u2019avais d\u00e9j\u00e0 lu ses <em>Papiers coll\u00e9s<\/em>, fragments po\u00e9tiques, courtes nouvelles, aphorismes, souvenirs\u2026 Un bric-\u00e0-brac dont le disparate r\u00e9jouit et qui fait penser \u00e0 ces cahiers d\u2019\u00e9coliers o\u00f9 on m\u00e9lange all\u00e8grement toute sorte de mati\u00e8re et toute sorte d\u2019\u00e9criture.<\/p>\n\n\n\n<p><em>L\u2019Occupation <\/em>est une courte nouvelle, l\u2019histoire d\u2019un ancien prisonnier qui croit avoir \u00e9pous\u00e9 une Allemande \u00e0 la lib\u00e9ration et se demande si elle a vraiment exist\u00e9, ou s\u2019il ne l\u2019a pas plut\u00f4t tu\u00e9e. Le ton est donn\u00e9 o\u00f9 l\u2019absurde s\u2019invite plus souvent qu\u2019\u00e0 son tour.<\/p>\n\n\n\n<p>On a aussi une longue nouvelle appel\u00e9e ironiquement <em>Gardavu<\/em>, r\u00e9cit d\u00e9sopilant d\u2019une garde \u00e0 vue prise au second degr\u00e9, en toute ironie. On a aussi des po\u00e8mes, s\u00fbrement pas ce qu\u2019il a fait de mieux dans le genre, des chroniques de t\u00e9l\u00e9vision qu\u2019il a tenu vers la fin de sa vie pour la <em>N.R.F<\/em>, des souvenirs d\u2019enfance touchants, une lettre au p\u00e8re (comme Kafka), des aper\u00e7us politiques et quelques descriptions f\u00e9roces de ses contemporains. Perros devait plut\u00f4t \u00eatre un gentil, mais avec des moments de fureur et des haines tenaces.<\/p>\n\n\n\n<p>Et puis il y a surtout des aphorismes dont certains feraient presque passer Cioran pour un gai luron. Un d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9 mais sans m\u00e9lodrame et sans le moindre romantisme. Du d\u00e9sespoir au naturel, sans posture.<\/p>\n\n\n\n<p>On a donc un patchwork cousu avec talent et dont la constante est une langue parfaite, \u00e0 la grammaire ambitieuse et au vocabulaire choisi. Pas \u00e9tonnant que Blondin l\u2019aimait si bien, cet ancien acteur et saltimbanque admirateur de Jouvet et de G\u00e9rard Philipe rattrap\u00e9 sur le tard par les d\u00e9mons de l\u2019\u00e9criture.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais Perros n\u2019a jamais voulu \u00eatre un romancier. C\u2019est l\u2019un de ces po\u00e8tes \u2013 philosophes \u00e0 ranger dans la cat\u00e9gorie rare des Vialatte ou des Queneau. Un irr\u00e9gulier.<\/p>\n\n\n\n<p>Il a fait \u00e9diter tous ses livres chez des petits \u00e9diteurs bretons, de Quimper de pr\u00e9f\u00e9rence, des \u00e9ditions soign\u00e9es et originales qui correspondaient bien \u00e0 sa mani\u00e8re, m\u00e9lange d\u2019\u00e9l\u00e9gance, de style et de loufoquerie.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>LAURENT PETITMANGIN \u2013 CE QU\u2019IL FAUT DE NUIT \u2013 La manufacture de livres<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Ce bouquin, un ami me l\u2019a mis dans les mains. \u00ab&nbsp;Tiens, toi qui tiens des notes de lecture&nbsp;!&nbsp;\u00bb. Il doit se figurer que j\u2019ai une tribune\u2026 Tu parles, c\u2019est trop d\u2019honneur. D\u2019autant que je ne suis pas tr\u00e8s \u00e0 l\u2019aise avec les nouveaut\u00e9s. J\u2019ai tendance \u00e0 laisser le temps faire son \u0153uvre. Trop de livres r\u00e9cents me tombent des mains et je joue souvent les pisse-froids de service quand des copains me les recommandent.<\/p>\n\n\n\n<p>Rien de tel ici. Un grand roman, un roman social qu\u2019on aimerait port\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9cran par un Ken Loach ou les Dardenne. \u00c7a aurait inspir\u00e9 aussi un Sautet, le Sautet du \u00ab\u00a0Mauvais fils\u00a0\u00bb avec Dewaere. L\u2019histoire est simple\u00a0: un p\u00e8re courage qui \u00e9l\u00e8ve ses deux fils apr\u00e8s la mort de leur m\u00e8re. Des notations justes sur le boulot (il est cheminot), le militantisme dans une section PS qui n\u2019y croit plus, l\u2019a\u00een\u00e9 au foot le dimanche matin, le petit qui travaille bien \u00e0 l\u2019\u00e9cole&#8230; Et le souvenir de l\u2019\u00e9pouse, de la m\u00e8re qui obs\u00e8de tout le monde. Et puis, pendant que le petit va poursuivre ses \u00e9tudes gr\u00e2ce \u00e0 un copain d\u2019un milieu plus ais\u00e9 qui le prend sous son aile, l\u2019a\u00een\u00e9 commence \u00e0 frayer avec des jeunes fachos et c\u2019est le drame qu\u2019on ne va pas raconter.<\/p>\n\n\n\n<p>Mine de rien, il y a tout dans ce petit livre : le d\u00e9clin industriel, le ch\u00f4mage qui se profile, les zones p\u00e9riurbaines abandonn\u00e9es, la confusion politique, le militantisme qui se d\u00e9lite, l&rsquo;espoir rabougri&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>Dans un style \u00e0 l\u2019\u00e9conomie, sans fioritures et au service du r\u00e9cit, Petitmangin, dont c\u2019est le premier roman, nous bouleverse par la simplicit\u00e9 m\u00eame de son livre. C\u2019est du roman \u00e0 l\u2019anglo-saxonne par un auteur humble, qui sait nous \u00e9mouvoir sans jamais tomber dans le m\u00e9lodrame et qui ne se regarde pas \u00e9crire. On referme ce livre presque en larmes, en se demandant comment fait ce type pour nous secouer \u00e0 ce point avec une histoire dont la banalit\u00e9 pourrait rebuter, sans artifices aucun. Puisqu\u2019on est en Lorraine (toute la famille supporte le FC Metz), on pense \u00e0 Didier \u00c9ribon, \u00e0 un auteur comme \u00c9douard Louis ou \u00e0 une Annie Ernaux. Une belle sensibilit\u00e9 qui affleure sans jamais se hisser du col, en toute simplicit\u00e9. Une simplicit\u00e9 que n\u2019atteint pas qui veut, et on pense aussi aux \u00e9crits d\u2019un John Fante ou d\u2019un Bukowski, coulant tellement de source qu\u2019on se serait cru capable d\u2019en faire autant. Sans que personne n\u2019y arrive jamais, sauf \u00e0 en faire de p\u00e2les imitations.<\/p>\n\n\n\n<p>Allez, ce bouquin, je me le garde. Fallait pas me donner \u00e7a. Et je le classe dans ma biblioth\u00e8que, bien cal\u00e9 entre Georges P\u00e9rec et Ren\u00e9-Victor Pilhes. Venez me le chercher, tiens&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p><em>10 avril 2021<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>PHILIP K. DICK \u2013 SUBSTANCE MORT \u2013 Folio SF \u00ab&nbsp;S\u2019il y a eu un \u00ab&nbsp;p\u00e9ch\u00e9&nbsp;\u00bb, il aura consist\u00e9 en ce que ces gens voulaient continuer \u00e9ternellement de prendre du bon temps. Ils ont \u00e9t\u00e9 punis pour cela. Mais, je le r\u00e9p\u00e8te, le ch\u00e2timent fut d\u00e9mesur\u00e9&nbsp;\u00bb. On a d\u00e9j\u00e0 parl\u00e9 ici de Philip K. 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