{"id":2013,"date":"2021-04-24T16:56:34","date_gmt":"2021-04-24T14:56:34","guid":{"rendered":"http:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2013"},"modified":"2021-04-24T16:56:35","modified_gmt":"2021-04-24T14:56:35","slug":"nouvelle-avec-procol-harum","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2013","title":{"rendered":"NOUVELLE AVEC PROCOL HARUM"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/illustration86.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2014\" width=\"578\" height=\"822\" srcset=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/illustration86.jpg 298w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/illustration86-211x300.jpg 211w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/illustration86-21x30.jpg 21w\" sizes=\"(max-width: 578px) 100vw, 578px\" \/><figcaption>Dessin de couverture de Daniel Grardel pour la biographie de Procol Harum. Quand la mer rime avec cimeti\u00e8re, l&rsquo;esprit Procol.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>En juin 1967, je passais brillamment le certificat d\u2019\u00e9tudes, l\u2019\u00e9preuve reine bien qu\u2019un peu galvaud\u00e9e. C\u2019est peut-\u00eatre pour \u00e7a que nous avions eu le succ\u00e8s modeste. Point de pistolets \u00e0 p\u00e9tards ou de cocardes tricolores. Nos ma\u00eetres nous mettaient en garde contre tout d\u00e9bordement de joie voisine de la liesse populaire qui n\u2019avait plus cours que dans les classes de fin d\u2019\u00e9tudes primaires, ces b\u00e9otiens, disaient-ils, chair \u00e0 usine \u2013 en temps de paix \u2013 pour lesquels ils ne cachaient pas leur m\u00e9pris.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019acad\u00e9mie nous gratifiait encore d\u2019un dictionnaire \u00ab&nbsp;tout en un&nbsp;\u00bb lourd \u00e0 porter, de l\u2019ouverture d\u2019un livret de caisse d\u2019\u00e9pargne avec dessus la modique somme de 10 francs, pour amorcer et nous inculquer les valeurs de l\u2019\u00e9pargne et, enfin, d\u2019un voyage en autocar d\u2019une journ\u00e9e dans un parc d\u2019attraction du Pas De Calais situ\u00e9 non loin de la c\u00f4te.<\/p>\n\n\n\n<p>Beaucoup d\u2019\u00e9l\u00e8ves avaient d\u00e9clin\u00e9 l\u2019invitation. Mon p\u00e8re, pour qui le certif\u2019 comptait beaucoup \u2013 le grand dipl\u00f4me \u00e0 la gloire de l\u2019industrie et du commerce avait marqu\u00e9 le couronnement de sa scolarit\u00e9 \u00e0 lui \u2013 tenait \u00e0 ce que je fus du voyage. Et je ne pouvais rien lui refuser.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est ainsi qu\u2019en cette belle journ\u00e9e de juin, au petit matin, une noria d\u2019autocars quittaient la grand place de Tourcoing pour se remplir de laur\u00e9ats \u00e0 Roubaix, \u00e0 Lille et dans chaque ville \u00e9tape. Nous v\u00eemes monter des \u00e9l\u00e8ves plus \u00e2g\u00e9s que nous et dont l\u2019enthousiasme et la joie formaient contraste avec notre retenue de petits lyc\u00e9ens aux airs sup\u00e9rieurs appel\u00e9s \u00e0 d\u2019autres succ\u00e8s pour lesquels le certif\u2019 n\u2019\u00e9tait que la survivance d\u2019un rite la\u00efc obsol\u00e8te. On nous avait assez r\u00e9p\u00e9t\u00e9 que nous valions tellement mieux. \u00c9taient-ce cette r\u00e9serve et ces sourires en coin \u00e9chang\u00e9s devant ces escogriffes d\u00e9cor\u00e9s et braillards&nbsp;? Ou nos conversations d\u2019oursons savants o\u00f9 il \u00e9tait question de la guerre des 6 jours et d\u2019une possible guerre mondiale, par le jeu des alliances&nbsp;? Toujours est-il que ces derniers nous avaient pris en grippe et, dans leur patois, ils s\u2019adressaient \u00e0 nous de fa\u00e7on inamicale et dans des termes fleuris qui ne laissaient planer aucun doute sur leur hostilit\u00e9 \u00e0 notre endroit.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 Arras, le car \u00e9tait plein et nous nous faisions encore plus petits, d\u00e9sormais en compl\u00e8te inf\u00e9riorit\u00e9 num\u00e9rique devant des coqs de village agressifs qui entonnaient maintenant des chansons paillardes, nous lan\u00e7aient des bras d\u2019honneur et tiraient des plans ing\u00e9nieux pour pr\u00e9parer l\u2019abordage de quelques cars de filles (la mixit\u00e9 n\u2019\u00e9tait pas admise) qui \u00e9taient du voyage.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous f\u00fbmes amen\u00e9s \u00e0 en d\u00e9coudre lors d\u2019un arr\u00eat prolong\u00e9 du car \u00e0 Saint-Pol sur Ternoise, dont la petite place \u00e9tait envahie par un march\u00e9 aux bestiaux. Les rustres lanc\u00e8rent la poursuite au milieu des b\u00e9taill\u00e8res des maquignons et de leurs impassibles bovins. Ils \u00e9taient sur leur terrain. Plusieurs d\u2019entre nous se virent rappel\u00e9s avec violence, \u00e0 coups de pied et \u00e0 coups de t\u00eate, \u00e0 une animalit\u00e9 qui n\u2019avait plus cours dans notre petit monde scolaire d\u2019encre et de papier tout entier consacr\u00e9 aux choses de l\u2019esprit. Totalement aseptis\u00e9. Je ne dus personnellement qu\u2019\u00e0 ma vitesse de course d\u2019\u00e9chapper \u00e0 la ross\u00e9e qui ne fut d\u2019ailleurs pas \u00e0 sens unique, puisqu\u2019un agresseur \u2013 Goliath de ferme entour\u00e9 de Davids boutonneux \u2013 paya pour les autres et fut mis \u00e0 terre et rou\u00e9 de coups de pied. La sc\u00e8ne barbare et d\u2019une rare bestialit\u00e9 m\u2019amena \u00e0 penser que la violence s\u2019apprenait vite.<\/p>\n\n\n\n<p>Comme une arm\u00e9e en d\u00e9route, le petit groupe que nous formions regagna le car et, pour montrer aux barbares que nous ne leur c\u00e9dions rien sur le plan de la violence comme sur celui de la virilit\u00e9, nous profit\u00e2mes du voisinage d\u2019un car de filles pour les regarder avec effronterie, leur envoyer des baisers de la main et faire mine de les enlacer. Les autres, mal remis du traquenard qui avait meurtri un des leurs, nous lan\u00e7aient des regards mauvais et se crurent oblig\u00e9s d\u2019ench\u00e9rir devant les filles en faisant des gestes obsc\u00e8nes ne cachant rien de leurs intentions lubriques.<\/p>\n\n\n\n<p>Un surveillant finit non sans mal par r\u00e9tablir une sorte de coexistence pacifique entre les deux groupes rivaux et c\u2019est \u00e0 demi endormis que nous arriv\u00e2mes tous enfin au parc de Bagatelle, pr\u00e8s de Berck Plage. Durant tout le voyage, j\u2019avais entendu \u00e0 la radio, et \u00e0 plusieurs reprises, un disque o\u00f9 le son majestueux d\u2019un orgue accompagnait en majest\u00e9 le lamento d\u2019une voix chaude tout au long d\u2019une m\u00e9lodie sublime. C\u2019est, obs\u00e9dant, ce qui me tint lieu de bande-son durant cette apr\u00e8s-midi suppos\u00e9e r\u00e9cr\u00e9ative. Cet air que j\u2019avais dans la t\u00eate, ce n\u2019est qu\u2019un peu plus tard que je sus qu\u2019il s\u2019agissait du \u00ab&nbsp;A Whiter Shade Of Pale&nbsp;\u00bb de Procol Harum. Ce n\u2019est que bien plus tard que j\u2019apprendrai tout des rapports entre ce groupe et la po\u00e9sie romantique anglaise , entre ce groupe et la musique baroque du XVII\u00b0 si\u00e8cle&nbsp;; ce groupe qui tissait des liens intemporels entre nos adolescences tourment\u00e9es et Lord Byron, Coleridge, Keats, Bach ou Haendel. Mais j\u2019\u00e9tais tellement loin de ces choses, cette apr\u00e8s-midi l\u00e0, perdu entre des attractions foraines et des jeux qui donnaient \u00e0 l\u2019endroit les airs d\u2019un Disneyland m\u00e2tin\u00e9 de Las Vegas du Pas De Calais maritime.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019aussi loin que je me souvenais, les f\u00eates foraines et les ducasses (comme on disait par ici) m\u2019avaient toujours d\u00e9prim\u00e9. D\u00e9ambulant seul maintenant sur un tapis de confettis, les oreilles pleines des flonflons lancinants et, surtout, les narines satur\u00e9es des effluves de graillon et de confiserie \u00e9c\u0153urante, j\u2019en \u00e9tais r\u00e9duit \u00e0 tuer le temps \u2013 \u00f4 combien long \u2013 en faisant le quatri\u00e8me au baby-foot, seule distraction pour laquelle je montrais quelques dispositions.<\/p>\n\n\n\n<p>Un peu plus tard et voyant l\u2019heure fatidique et tant attendue du retour approcher, je quittai le champ de foire pour marcher vers le parking o\u00f9 nous attendaient les cars, loin de la foule et de ses remugles et, malgr\u00e9 les \u00e9chos assourdis de musette, de chants, de rires et de cris, je m\u2019allongeai tranquillement dans un pr\u00e9 avec les grandes orgues de la chanson entendue \u00e0 la radio dont je m\u2019effor\u00e7ais de reconstituer le motif dans ma t\u00eate.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est dans cette position que mon attention fut attir\u00e9e par un cri strident suivi de sanglots qui semblaient venir de la lisi\u00e8re d\u2019un petit bois voisin. Je m\u2019y pr\u00e9cipitai, mu par la curiosit\u00e9 plus que par le d\u00e9sir de porter secours. L\u00e0, je vis une fille blonde un peu boulotte qui pleurait, le corsage grand ouvert sur une poitrine encore haletante et la jupe retrouss\u00e9e jusqu\u2019\u00e0 la taille, ce qui rendait visible un panty rose d\u00e9chir\u00e9. Les parties visibles de son corps \u00e9taient couvertes de bleus et elle avait d\u00fb lutter contre un ou plusieurs agresseurs, maintenant disparus. Elle tentait de se relever avec peine et je d\u00e9cidai de lui venir en aide.<\/p>\n\n\n\n<p>Me voyant, ses cris redoubl\u00e8rent d\u2019intensit\u00e9 et me tint\u00e8rent aux oreilles d\u2019une fa\u00e7on plus agressive encore que les tristes flatulences de la f\u00eate. Son visage, plut\u00f4t quelconque, \u00e9tait tordu de douleur et elle criait au secours, comme si j\u2019avais pu \u00eatre un violeur de la derni\u00e8re heure d\u00e9sireux de parachever l\u2019\u0153uvre de chair commenc\u00e9e par d\u2019autres. Effray\u00e9, je m\u2019\u00e9loignais d\u2019elle et courus signaler l\u2019incident aux repr\u00e9sentants en goguette de l\u2019institution scolaire, occup\u00e9s maintenant \u00e0 battre le rappel. L\u2019un d\u2019eux m\u2019accompagna dans les fourr\u00e9s et releva pr\u00e9cautionneusement la fille redevenue inerte. Il me demanda de m\u2019\u00e9carter et d\u2019appeler ses coll\u00e8gues. On me posa des tas de questions sur l\u2019\u00e9v\u00e9nement de la journ\u00e9e dont tout le monde parlait sans savoir&nbsp;; l\u2019\u00e9v\u00e9nement auquel j\u2019\u00e9tais m\u00eal\u00e9 \u00e0 mon corps d\u00e9fendant, \u00e9clabouss\u00e9, macul\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e2me de sang, de boue et de souillure.<\/p>\n\n\n\n<p>Puis les cars repartirent et je ne vis plus la fille, probablement hospitalis\u00e9e, et j\u2019entendais \u00e0 nouveau cette chanson miraculeuse dont les accents m\u00e9lancoliques \u00e9voquaient en moi le souvenir de cette fille au sortir de l\u2019enfance brutalis\u00e9e, violent\u00e9e. C\u2019\u00e9tait la voix du pr\u00e9sident Rosko qui annon\u00e7ait encore le tube dans le cadre de son \u00e9mission <em>Minimax<\/em>, sur RTL. Toute cette journ\u00e9e me repassait dans la t\u00eate, en acc\u00e9l\u00e9r\u00e9, avec ces sc\u00e8nes de brutalit\u00e9, de violence, d\u2019animalit\u00e9 et de sexe. Par-dessus tout \u00e7a, ces flonflons obsc\u00e8nes et cette odeur \u00e0 vomir.<\/p>\n\n\n\n<p>Le soir, \u00e0 peine descendu du car, j\u2019achetais le 45 tours apr\u00e8s avoir donn\u00e9 quelques laborieuses indications sur la m\u00e9lodie au vendeur et je m\u2019achetais un paquet de <em>Flash<\/em>. Avant de me coucher et apr\u00e8s avoir racont\u00e9 ma journ\u00e9e \u00e0 mes parents, sans rien mentionner de l\u2019incident sordide qui provoquait en moi autant de r\u00e9pulsion que de d\u00e9sir coupable, je fumais une dizaine de cigarettes en \u00e9coutant mon disque dans une d\u00e9risoire tentative d\u2019exorciser ce souvenir obs\u00e9dant. Bien s\u00fbr, je n\u2019y parvenais pas et je finis par pleurer \u00e0 mon tour, comme pour me solidariser si peu que ce soit de la fille, \u00e0 distance, parcouru par le m\u00eame d\u00e9go\u00fbt et la m\u00eame conscience douloureuse de la cruaut\u00e9 d\u2019un monde qui n\u2019\u00e9tait plus celui de notre enfance. Je finis quand m\u00eame par m\u2019endormir apr\u00e8s avoir rang\u00e9 le disque dans sa pochette et enregistr\u00e9 mentalement le nom des auteurs (Brooker \u2013 Reid) qu\u2019il me faudrait graver dans ma m\u00e9moire au milieu de tant d\u2019autres noms, ces mots infiniment plus doux et s\u00e9curisants que la rugueuse r\u00e9alit\u00e9 des choses.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019appris \u00e0 la rentr\u00e9e par mon professeur de latin que le nom du groupe aurait d\u00fb \u00eatre en fait \u00ab&nbsp;Procul Harum&nbsp;\u00bb, qui signifiait \u00ab&nbsp;au-del\u00e0 de ces choses&nbsp;\u00bb, et le vieux pitre d\u2019en d\u00e9duire que ces jeunes godelureaux \u00e9taient plus dou\u00e9s pour la chansonnette que pour les langues mortes.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Au-del\u00e0 de ces choses&nbsp;\u00bb, pensai-je. Exactement l\u00e0 o\u00f9 j\u2019avais envie d\u2019\u00eatre.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Nouvelle actualis\u00e9e le 13 avril 2021. Elle figure en pr\u00e9face de ma biographie du groupe<\/em> : Procol Harum. Histoire de marins, de fant\u00f4mes, de dandys et de vieux rhum<em> (\u00e9ditions Camion Blanc \u2013 <\/em>2016<em>).<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En juin 1967, je passais brillamment le certificat d\u2019\u00e9tudes, l\u2019\u00e9preuve reine bien qu\u2019un peu galvaud\u00e9e. C\u2019est peut-\u00eatre pour \u00e7a que nous avions eu le succ\u00e8s modeste. Point de pistolets \u00e0 p\u00e9tards ou de cocardes tricolores. 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