{"id":2040,"date":"2021-05-07T17:05:01","date_gmt":"2021-05-07T15:05:01","guid":{"rendered":"http:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2040"},"modified":"2021-05-07T17:05:03","modified_gmt":"2021-05-07T15:05:03","slug":"les-kinks-une-nostalgie-chronique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2040","title":{"rendered":"LES KINKS, UNE NOSTALGIE CHRONIQUE"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"845\" height=\"627\" src=\"http:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/illustration90.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-2042\" srcset=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/illustration90.png 845w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/illustration90-300x223.png 300w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/illustration90-768x570.png 768w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/illustration90-600x445.png 600w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/illustration90-30x22.png 30w\" sizes=\"(max-width: 845px) 100vw, 845px\" \/><figcaption>Les Kinks en 1966, avec les fr\u00e8res Davies \u00e0 gauche<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Le documentaire de Christophe Conte sur les Kinks, pass\u00e9 r\u00e9cemment sur Arte (<em>les trouble-f\u00eates du rock anglais<\/em>) a remis le groupe tant soit peu dans l\u2019actualit\u00e9. Pas question ici de retracer leur histoire, c\u2019est d\u00e9j\u00e0 fait dans un livre \u00e9crit avec mon ami Jacques Vincent (1), mais le pr\u00e9texte, l\u2019occasion, de se rem\u00e9morer ces ann\u00e9es o\u00f9 je suis devenu un Kink Fanatik. Une bouff\u00e9e de nostalgie en parfaite harmonie avec ce qu\u2019aura \u00e9t\u00e9 ce groupe exceptionnel.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00ab&nbsp;You Really Got Me&nbsp;\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>On se demandait souvent, dans la cour de r\u00e9cr\u00e9ation, qui venait en troisi\u00e8me position derri\u00e8re les Beatles et les Rolling Stones. \u00c7a se bousculait au portillon entre Hollies, Who, Yardbirds et autres Animals. Je ne comprenais pas pourquoi on parlait des Biteuls, prononciation contraire \u00e0 toute lecture acad\u00e9mique telle qu\u2019on nous l\u2019avait enseign\u00e9e. Quant aux Kinks, les plus anglophiles de mes camarades traduisaient \u00e7a par \u00ab&nbsp;les rois&nbsp;\u00bb, sauf qu\u2019il y avait deux \u00ab&nbsp;k&nbsp;\u00bb et que l\u2019explication ne tenait pas. Leur \u00ab&nbsp;You Really Got Me&nbsp;\u00bb s\u2019\u00e9tait class\u00e9 n\u00b01 et je ne n\u2019avais pas encore eu l\u2019occasion d\u2019entendre ce riff assassin et cette plong\u00e9e apocalyptique dans le chaos sonore. J\u2019avais 10 ans et tout le temps de d\u00e9couvrir les Kinks.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00ab&nbsp;So Mystifying&nbsp;\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Un an plus tard, le grand fr\u00e8re d\u2019un copain avait mis le disque sur un vieux Teppaz. C\u2019\u00e9tait encore les Kinks, et il avait coll\u00e9 au mur de sa chambre une photo d\u2019eux sur fond de tissu \u00e9cossais. Le chanteur avait cet air sarcastique de fin renard. On aurait dit John Steed, le h\u00e9ros de <em>Chapeau melon et bottes de cuir<\/em>, avec une perruque. Le guitariste lui ressemblait \u2013 j\u2019appris par la suite que c\u2019\u00e9tait son fr\u00e8re \u2013 mais avec les cheveux encore plus longs et un petit air voyou. Le bassiste semblait l\u2019incarnation du mod tel qu\u2019on se les imaginait ici&nbsp;: veste de chasse, chemise \u00e0 jabot et regard plein de morgue. Le batteur faisait un peu pi\u00e8ce rapport\u00e9e, pas vraiment \u00e0 la hauteur avec ses cheveux en p\u00e9tard et son sourire niais. Ils avaient la r\u00e9putation d\u2019\u00eatre mal embouch\u00e9s et de se battre entre eux sur sc\u00e8ne (et ailleurs). \u00c0 c\u00f4t\u00e9 d\u2019eux, les Beatles passaient pour de gentils gar\u00e7ons et les Stones pour des faux durs. C\u2019\u00e9tait leur l\u00e9gende.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00ab&nbsp;Set Me Free&nbsp;\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Dans le hit-parade de <em>Salut Les Copains<\/em> (vers l\u2019\u00e9t\u00e9 1965), le titre se tra\u00eenait en bas de classement et le journal pr\u00e9sentait les groupes anglais dont on reparlerait demain. Les Kinks \u00e9taient photographi\u00e9s sur un quai de la Tamise, \u00e0 cheval sur une sorte de canon ou bombarde avec des d\u00e9froques de dandys \u00e0 la Dickens. Dentelles et jabot. L\u2019article \u00e9voquait aussi une tourn\u00e9e am\u00e9ricaine estivale qui s\u2019\u00e9tait mal pass\u00e9e et le groupe \u00e9tait interdit de tourn\u00e9e aux \u00c9tats-Unis pendant trois ans, \u00ab&nbsp;pour conduite non professionnelle&nbsp;\u00bb. D\u00e9cid\u00e9ment, de dr\u00f4les de pistolets.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00ab&nbsp;A Well-respected Man&nbsp;\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est cette fois une cousine qui m\u2019avait fait d\u00e9couvrir cette version anglaise d\u2019une chanson que j\u2019attribuais na\u00efvement \u00e0 Petula Clark (\u00ab&nbsp;Un jeune homme bien&nbsp;\u00bb). C\u2019\u00e9tait bien Ray Davies, le chanteur, qui en \u00e9tait l\u2019auteur et, plus \u00e2g\u00e9e que moi, Annie m\u2019avait traduit les paroles en insistant sur l\u2019humour et la d\u00e9rision (je ne connaissais pas le mot) de ces couplets qui \u00e9taient une charge contre les classes moyennes britanniques et leur conformisme. Annie m\u2019avait longuement parl\u00e9 du contenu social de la chanson et avait pouss\u00e9 la comparaison avec Bob Dylan et ce qu\u2019elle appelait les \u00ab&nbsp;protest-singers&nbsp;\u00bb. En tout cas, ces gars-l\u00e0 me plaisaient de plus en plus.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00ab&nbsp;Sunny Afternoon&nbsp;\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Je savais maintenant un peu d\u2019anglais et on s\u2019\u00e9tait amus\u00e9s, \u00e0 l\u2019\u00e9cole, \u00e0 traduire la chanson, celle qu\u2019on entendait partout et qui disputait avec James Brown et Frank Sinatra les premi\u00e8res places des hit-parades de cet \u00e9t\u00e9-l\u00e0. La \u00ab&nbsp;big fat mama&nbsp;\u00bb d\u00e9signait en fait la reine, nous avait souffl\u00e9 notre professeur d\u2019anglais \u2013 madame Prouvost &#8211; et elle avait ajout\u00e9 que cette petite merveille m\u00e9lodique \u00e9tait une satire de l\u2019aristocratie anglaise d\u00e9class\u00e9e condamn\u00e9e \u00e0 mod\u00e9rer son train de vie en pestant contre les imp\u00f4ts et les taxes. Elle avait parl\u00e9 d\u2019un La Bruy\u00e8re pop \u00e0 propos de Ray Davies. J\u2019avais appr\u00e9ci\u00e9 la formule. Elle avait ajout\u00e9 que Kink voulait dire tordu au sens inverti. Homosexuel quoi.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00ab&nbsp;Dandy&nbsp;\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Il y avait aussi une version par Herman\u2019s Hermits, mais celle-l\u00e0 \u00e9tait bien meilleure. \u00ab&nbsp;Dandy, you\u2019re alright&nbsp;!\u00bb s\u2019\u00e9gosillait Ray \u00e0 la fin, comme pour conclure \u00e0 l\u2019arrach\u00e9 sa profession de foi. Le dandy avan\u00e7ait seul, il n\u2019avait pas besoin de sympathie et il resterait c\u00e9libataire. Un auto-portrait&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019\u00e9tait l\u2019une des figures de sa galerie de portraits, avec l\u2019homme respectable, le suiveur de mode et la fin de race h\u00e9doniste. Bien avant Lola, Powerman, Mister Flash, Johnny Thunder le brigand bien aim\u00e9, le Vicaire, le Clochard et tant d\u2019autres. L\u2019Angleterre des Kinks, celle d\u2019Oscar Wilde, de Thackeray ou de Thomas Hardy.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00ab&nbsp;Dead End Street&nbsp;\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;What are we living for&nbsp;? \/ An appartment on the second floor&nbsp;\u00bb. En d\u00e9cembre 1966, j\u2019entendais souvent ce titre sur <em>Radio Caroline<\/em> et je repensais \u00e0 la dimension sociale des chansons de Ray Davies, sur laquelle on avait d\u00e9j\u00e0 attir\u00e9 mon attention.&nbsp;Une voix tra\u00eenante, des cuivres et encore une m\u00e9lodie magique, minimale et sublime \u00e0 la fois. La BBC avait interdit un petit film promotionnel o\u00f9 les gaillards mettaient en sc\u00e8ne un enterrement pour rire. Une classe ouvri\u00e8re condamn\u00e9e \u00e0 vivre et \u00e0 mourir dans l\u2019impasse. De la satire sociale qui ne se prenait pas au s\u00e9rieux. C\u2019\u00e9tait bien leur genre.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00ab&nbsp;Waterloo Sunset&nbsp;\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Terry pour Terence Stamp et Julie pour Julie Christie. C\u2019est ce que Ray Davies avait confi\u00e9 dans une interview dans la presse musicale anglaise. \u00ab&nbsp;Everyday I look at the world from my window&nbsp;\u00bb. Ray le moraliste amer observait donc le monde depuis sa fen\u00eatre, sans tendresse pour ses contemporains. Mais ce couple d\u2019amoureux de la gare de Waterloo avait le don de l\u2019\u00e9mouvoir. Des ch\u0153urs s\u00e9raphiques sur une m\u00e9lodie subtile et sophistiqu\u00e9e. J\u2019\u00e9tais devenu un fanatik et j\u2019allais pour la premi\u00e8re fois \u00e0 Londres pour un voyage scolaire. On descendait \u00e0 Victoria station, pas \u00e0 Waterloo. J\u2019\u00e9tais d\u00e9\u00e7u.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00ab&nbsp;Lola&nbsp;\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Sans notre attachement ind\u00e9fectible au groupe, on aurait pu oublier totalement les Kinks ces deux derni\u00e8res ann\u00e9es. Tous les groupes anglais prenaient le tournant psych\u00e9d\u00e9lique et eux en \u00e9taient rest\u00e9s aux pubs et \u00e0 la bi\u00e8re. Ils n\u2019avaient pas fait Monterey et encore moins Woodstock ou Wight. Leurs deux albums pr\u00e9c\u00e9dents, l\u2019\u00e9cologiste et nostalgique <em>Village Green Preservation Society<\/em> comme l\u2019anticolonialiste et tr\u00e8s politique <em>Arthur (or the decline and fall of the British empire)<\/em> s\u2019\u00e9taient ramass\u00e9s et il avait fallu beaucoup de go\u00fbt et de constance pour leur rester fid\u00e8le. Les concept-albums avaient remplac\u00e9 les hits et les pop stars se piquaient de r\u00e9f\u00e9rences culturelles.<\/p>\n\n\n\n<p>Et puis il y avait eu ce hit inesp\u00e9r\u00e9 qui les repla\u00e7ait en premi\u00e8re division. L\u2019histoire de la rencontre avec un travesti et du trouble qui en r\u00e9sultait. Un plaidoyer pour la tol\u00e9rance. \u00c0 part \u00e7a, le bassiste, Pete Quaife, avait suivi sa petite amie au Danemark et c\u2019est John Dalton, un ancien mineur de fond, qui tenait la basse. Les Kinks venaient de la classe ouvri\u00e8re et ne l\u2019oubliaient pas.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00ab&nbsp;Strangers&nbsp;\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Avec ce vers ind\u00e9passable d\u00fb au g\u00e9nie involontaire de Dave&nbsp;: \u00ab&nbsp;mais si je vis trop vieux j\u2019ai bien peur de mourir&nbsp;\u00bb. \u00ab&nbsp;Strangers on this road we are one \/ we are not two we are one&nbsp;\u00bb. Une chanson que j\u2019avais choisie pour la bande-son de mon mariage, en plein accord avec mon \u00e9pouse. D\u00e9j\u00e0, j\u2019avais tenu \u00e0 ce qu\u2019on m\u2019ach\u00e8te \u00ab&nbsp;Sunny Afternoon&nbsp;\u00bb (le EP) pour ma communion solennelle. Il faudrait que j\u2019en trouve une autre pour mon enterrement.<\/p>\n\n\n\n<p>Ray, \u00e9ternel nostalgique, regrettera ensuite les angry young men, les teddy boys, Johnny And The Hurricanes, les trains \u00e0 vapeur, la Hammer film, Clement Attlee ou le cricket, dans le d\u00e9sordre.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00ab&nbsp;Cellulo\u00efd Heroes&nbsp;\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La nostalgie des ann\u00e9es 50 et des mythologies hollywoodiennes avaient donn\u00e9 naissance au Rock d\u00e9cadent&nbsp;: platform-boots, velours, satin et maquillage. Depuis deux ans, les Kinks pouvaient enfin tourner aux USA et y triompher avec un subtil m\u00e9lange d\u2019\u00e9l\u00e9gance et de vulgarit\u00e9. Ray semblait se foutre du public et aspergeait les premiers rangs avec le jet de ses canettes de bi\u00e8re quand Dave multipliait frasques et fac\u00e9ties. John Gossling avait rejoint le groupe aux claviers et les Kinks \u00e9taient maintenant chez RCA apr\u00e8s avoir rompu des lances avec le staff de Pye records, les Larry Page, Shel Talmy, Robert Wace et Greenville Collins de leur premi\u00e8re \u00e9poque en \u00e9tant rest\u00e9s outr\u00e9s. The moneygoround.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Everybody\u2019s in showbiz, and everybody\u2019s a star&nbsp;\u00bb, chante Ray \u00e0 tue-t\u00eate, et les h\u00e9ros de cellulo\u00efd ne meurent jamais vraiment. Les Kinks au cin\u00e9ma avant les Kinks \u00e0 l\u2019op\u00e9ra. Les ventes sont en chute libre et RCA finira par leur dire qu\u2019ils sont dans le show-business, pas dans le \u00ab&nbsp;talent&nbsp;\u00bb business. On ne saurait \u00eatre plus clair. Cela n\u2019emp\u00eache pas les derniers fanatiks de les suivre dans tous leurs d\u00e9placements, comme des supporters d\u2019une \u00e9quipe de football. J\u2019en \u00e9tais.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00ab&nbsp;Rock\u2019n\u2019roll Fantasy&nbsp;\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Une demi-douzaine d\u2019op\u00e9ras rock plus tard (<em>Preservation Act 1, Act 2, A soap opera, Schoolboys in disgrace<\/em><em>)<\/em>, les Kinks signent pour Arista et en reviennent parfois \u00e0 la \u00ab&nbsp;bonne chanson&nbsp;\u00bb ch\u00e8re \u00e0 Verlaine. Des albums rock FM qui n\u2019ont plus les charmes d\u2019antan et, sans pr\u00e9venir, des retours en gr\u00e2ce comme ce \u00ab&nbsp;Rock\u2019n\u2019roll Fantasy&nbsp;\u00bb qui suinte de nostalgie et de m\u00e9lancolie.<\/p>\n\n\n\n<p>Ray pleure sa jeunesse enfouie et peste contre le cirque pop et ses animaux tristes, d\u2019o\u00f9 toute subversion et toute r\u00e9volte sont d\u00e9sormais absentes. Le punk s\u2019est efforc\u00e9 de balayer tout \u00e7a, mais le show-biz, \u00e0 l\u2019instar du capitalisme, r\u00e9cup\u00e8re tout. Ne reste plus qu\u2019\u00e0 vivre dans un monde de chim\u00e8res et de fantaisie. On y est si bien.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00ab&nbsp;Did Ya&nbsp;\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Et une derni\u00e8re pour la route, qui figure sur <em>Phobia<\/em>, leur dernier album studio en 1993, et qui prouve que les fr\u00e8res Davies en avaient encore sous le pied. On a pu les voir, la m\u00eame ann\u00e9e \u00e0 la f\u00eate de <em>l\u2019Humanit\u00e9<\/em> o\u00f9 ils s\u2019\u00e9taient d\u00e9j\u00e0 produits en 1974. L\u2019un de leurs derniers tours de piste, de leurs derniers concerts qui n\u2019\u00e9taient souvent que joyeux bordel, avec des moments de gr\u00e2ce.<\/p>\n\n\n\n<p>30 ans de Kinks\u2026 Ce fut un d\u00e9licieux moment.<\/p>\n\n\n\n<p>(1)&nbsp;: <em>Les Kinks \u2013 Histoire d\u2019une nostalgie chronique<\/em> \u2013 Didier Delinotte et Jacques Vincent 1993 chez Parall\u00e8les (\u00e9puis\u00e9), r\u00e9\u00e9dit\u00e9 en version augment\u00e9e chez Camion Blanc en 2016.<\/p>\n\n\n\n<p><em>3 mai 2021<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le documentaire de Christophe Conte sur les Kinks, pass\u00e9 r\u00e9cemment sur Arte (les trouble-f\u00eates du rock anglais) a remis le groupe tant soit peu dans l\u2019actualit\u00e9. 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