{"id":2090,"date":"2021-06-04T15:57:01","date_gmt":"2021-06-04T13:57:01","guid":{"rendered":"http:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2090"},"modified":"2021-06-04T15:57:03","modified_gmt":"2021-06-04T13:57:03","slug":"les-80-ans-de-dylan-forever-young","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2090","title":{"rendered":"LES 80 ANS DE DYLAN : FOREVER YOUNG!"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/illustration97.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2091\" width=\"576\" height=\"576\" srcset=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/illustration97.jpg 264w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/illustration97-150x150.jpg 150w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/illustration97-30x30.jpg 30w\" sizes=\"(max-width: 576px) 100vw, 576px\" \/><figcaption>Le Dylan qu&rsquo;on pr\u00e9f\u00e8re, tel qu&rsquo;en lui-m\u00eame enfin l&rsquo;\u00e9ternit\u00e9 le change<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Robert Zimmerman, plus connu sous l\u2019alias de Bob Dylan, a eu 80 ans le 24 mai dernier, soit un lundi de Pentec\u00f4te (la pr\u00e9cision n\u2019est pas anodine pour ce qui le concerne). L\u2019occasion, non de r\u00e9sumer son histoire (un livre de 1000 pages n\u2019y suffirait pas si on voulait \u00eatre un tant soit peu complet), mais d\u2019\u00e9grainer quelques souvenirs personnels de celui qui doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme l\u2019un des plus grands artistes du si\u00e8cle dernier, m\u00ealant les langages du blues, du folk et du rock pour en faire l\u2019axiome universel de la beaut\u00e9, de la r\u00e9volte et de la po\u00e9sie.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00c7a a commenc\u00e9 au printemps 1966, j\u2019avais 12 ans et demi et je venais de faire ma communion solennelle. Des gamins du quartier avaient punais\u00e9 une photo de Dylan sur un cageot de bois et ils jouaient aux fl\u00e9chettes sur son effigie. La photographie le repr\u00e9sentait en action lors du concert de l\u2019Olympia, avec les cheveux fous et le regard comme perdu dans un monde int\u00e9rieur inaccessible au commun des mortels. C\u2019est peut-\u00eatre ce que lui reprochaient ces jeunes d\u00e9tracteurs pour lesquels Dylan n\u2019\u00e9tait qu\u2019un poseur, un tordu qui voulait se donner des allures de po\u00e8te, un de ces beatniks crasseux mettant en p\u00e9ril la sant\u00e9 mentale de la jeunesse occidentale. Un p\u00e9d\u00e9 aussi. Je voyais \u00e0 peu pr\u00e8s \u00e0 qui j\u2019avais \u00e0 faire, mais je ne connaissais pas suffisamment le bonhomme pour prendre fait et cause en sa faveur.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019en savais un peu plus apr\u00e8s avoir lu le premier num\u00e9ro de <em>Rock &amp; Folk<\/em> o\u00f9 un d\u00e9nomm\u00e9 Jacques Vassal narrait l\u2019histoire d\u2019un jeune gars du Minnesota mont\u00e9 \u00e0 New York pour gratter la guitare devant des salles comme le Gaslight o\u00f9 se produisaient les \u00ab&nbsp;protest singers&nbsp;\u00bb, baladins critiques d\u2019une Am\u00e9rique du conformisme, de la peur du nucl\u00e9aire et de l\u2019anticommunisme. Puis c\u2019\u00e9tait ce fameux concert du festival de Newport o\u00f9 les folkeux l\u2019avaient vou\u00e9 aux g\u00e9monies quand il avait d\u00e9gain\u00e9 la guitare \u00e9lectrique. Puis ce concert de l\u2019Olympia en m\u00eame temps que ce double album appel\u00e9 myst\u00e9rieusement <em>Blonde On Blonde<\/em> (cigarettes, bi\u00e8re, femmes, autre chose?) et dont il se disait le plus grand bien.<\/p>\n\n\n\n<p>Sur ce m\u00eame concert, la une de <em>France Soir<\/em> annon\u00e7ait un article d\u2019un d\u00e9nomm\u00e9 Philippe Labro o\u00f9 il \u00e9tait question de \u00ab&nbsp;l\u2019Am\u00e9rique aux larges \u00e9paules de John Wayne&nbsp;\u00bb interpel\u00e9e par un folksinger, un beatnik histrion se r\u00e9clamant de Woody Guthrie et de Jack Kerouac. Et d\u2019imaginer un combat singulier entre les deux protagonistes, r\u00e9plique blanche des joutes pugilistiques entre le volatil et fac\u00e9tieux Cassius Clay et son rival de l\u2019\u00e9poque, l\u2019ours mal l\u00e9ch\u00e9 Sonny Liston.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019avais \u00e9cout\u00e9 \u00ab&nbsp;I Want You&nbsp;\u00bb sur <em>Salut Les Copains<\/em> et c\u2019\u00e9tait quasiment le seul titre que nous passait l\u2019animateur de l\u2019\u00e9poque, un d\u00e9nomm\u00e9 Jacques Monty, d\u00e9j\u00e0 ex chanteur de vari\u00e9t\u00e9. J\u2019en avais juste termin\u00e9 avec ma p\u00e9riode y\u00e9y\u00e9 et je d\u00e9couvrais \u00e0 peine les Beatles, les Stones et les Kinks. De Dylan, je ne connaissais que les reprises de chanteurs fran\u00e7ais ou francophones comme Hugues Aufray ou Greame Allwright. J\u2019avais des frissons et les larmes aux yeux quand j\u2019entendais les adaptations Aufray &#8211; Delano\u00eb, \u00ab&nbsp;vous qui philosophez tout le temps\u2026&nbsp;\u00bb pour \u00ab&nbsp;The Lonesome Death Of Attie Carroll&nbsp;\u00bb, et celles du n\u00e9o-z\u00e9landais me donnaient encore plus la chair de poule (\u00ab&nbsp;qui a tu\u00e9 Davey More&nbsp;?&nbsp;, qui est responsable et pourquoi est-il mort&nbsp;?&nbsp;\u00bb).<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 l\u2019\u00e9t\u00e9, je d\u00e9couvrais enfin la pop music apr\u00e8s m\u2019\u00eatre lass\u00e9 des adaptations fran\u00e7aises et des succ\u00e9dan\u00e9s. Seul Ronnie Bird, Antoine et Polnareff gardaient ma confiance. Dylan mais aussi les Byrds, les Beach Boys, le Lovin\u2019 Spoonful et tous les groupes anglais. Il m\u2019aurait fallu une dizaine de cerveaux pour tout capter et surtout tout retenir des titres, des noms, des villes, des compagnies de disques et des stations de radio ou de t\u00e9l\u00e9vision. J\u2019avais fait une premi\u00e8re ann\u00e9e d\u2019anglais, pas sp\u00e9cialement brillante, et je progressais en acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 en essayant de traduire des centaines de titres de chansons, avec l\u2019aide de mes fr\u00e8res un peu plus avanc\u00e9s que moi dans l\u2019\u00e9tude de la langue de Disra\u00ebli.<\/p>\n\n\n\n<p>De Dylan, on parlait de moins en moins. J\u2019avais lu dans un num\u00e9ro de <em>l\u2019Express<\/em>, hebdomadaire de r\u00e9f\u00e9rence auquel mon fr\u00e8re \u00e9tait abonn\u00e9, qu\u2019il avait eu un grave accident de moto et qu\u2019on ne le reverrait plus de sit\u00f4t. J\u2019en savais un peu plus dans mon <em>Salut Les Copains<\/em>, o\u00f9 un article expliquait qu\u2019il s\u2019\u00e9tait litt\u00e9ralement cass\u00e9 le cou mais, qu\u2019on se rassure, il venait de sortir de l\u2019h\u00f4pital et enregistrait avec le groupe qui l\u2019avait accompagn\u00e9 lors de sa derni\u00e8re tourn\u00e9e, \u00e0 savoir The Band, soit litt\u00e9ralement l\u2019orchestre.<\/p>\n\n\n\n<p>Je mettais cette pause \u00e0 profit pour m\u2019acheter une compilation. Le <em>Bob Dylan\u2019s Greatest Hits<\/em> paru chez CBS d\u00e9but 1967. Enfin j\u2019entendais la voix du proph\u00e8te, non plus celle de ses interpr\u00e8tes, de ses \u00e9pigones et de ses adaptateurs. Une voix nasillarde et abrasive, solennelle, qui semblait mouill\u00e9e d\u2019ironie, voire d\u2019acrimonie, avec des accents de sinc\u00e9rit\u00e9 bouleversants. Je connaissais la plupart des titres pour les avoir d\u00e9j\u00e0 entendus par Hugues Aufray en VF, mais l\u00e0, c\u2019\u00e9tait diff\u00e9rent. Une r\u00e9v\u00e9lation. L\u2019\u00e9vangile accord\u00e9 aux adolescents perturb\u00e9s. Une porte ouverte sur les les r\u00e9alit\u00e9s am\u00e9ricaines et un kal\u00e9idoscope bigarr\u00e9 de tous les r\u00eaves possibles d\u2019une g\u00e9n\u00e9ration pas encore perdue. Les mythes de l\u2019occident chr\u00e9tien subvertis par un jeune homme surdou\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 la braderie de Lille, je tombais incidemment sur un livre \u00e9crit par lui, <em>Tarantula<\/em>, traduit et adapt\u00e9 par un certain Dashiell Hedayat qui, pour donner un \u00e9quivalent d\u2019un grand critique litt\u00e9raire am\u00e9ricain, parlait de Bertrand Poireau et P\u00eache. Tout \u00e9tait du m\u00eame tonneau. C\u2019\u00e9tait en tout cas aussi dr\u00f4le et enlev\u00e9 que les notes de pochette d\u00e9lirantes de ses albums&nbsp;; toutes ces \u00ab&nbsp;outline epitaphs&nbsp;\u00bb que je me faisais traduire par monsieur Delangue, le bien nomm\u00e9, mon professeur d\u2019anglais. Celui qui \u00e9tait habitu\u00e9 \u00e0 se rendre aux \u00c9tats-Unis, c\u00f4toyant des r\u00e9actionnaires r\u00e9publicains (pl\u00e9onasme?) pour qui Dylan \u00e9tait l\u2019homme \u00e0 abattre, comme ces gamins qui le jouaient aux fl\u00e9chettes. Une unanimit\u00e9 qui rappelait vaguement le Christ en croix et la passion.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019apprenais un peu plus tard la mort du mentor de Dylan, Woody Guthrie, et, deux ans plus tard, celle de Jack Kerouac en lisant un num\u00e9ro de<em> Best<\/em> qui titrait sur la disparition de Brian Jones. Les deux l\u00e9gendes sur lesquelles s\u2019\u00e9tait construite toute la sc\u00e8ne du folk s\u2019effondraient discr\u00e8tement et Dylan allait devoir rena\u00eetre encore. Apr\u00e8s les compilations, j\u2019\u00e9tais pass\u00e9 aux albums originaux avec le <em>John Wesley Harding<\/em> de 1968 et le <em>Nashville Skyline <\/em>de l\u2019ann\u00e9e suivante, recommand\u00e9 par le <em>Pop Music Revolution<\/em>, catalogue CBS comment\u00e9 par Philippe Paringaux. Deux disques un peu d\u00e9cevants compar\u00e9s \u00e0 l\u2019aune des pr\u00e9c\u00e9dents, ceux d\u2019avant la chute, mais Dylan revenait comme un Johnny Cash en costume vanille sur la sc\u00e8ne de l\u2019\u00eele de Wight et le grand festival de Woodstock s\u2019\u00e9tait mont\u00e9 autour de ses terres.<\/p>\n\n\n\n<p>Un article d\u2019<em>Actuel<\/em> parlait des poubelles de Dylan qui \u00e9taient syst\u00e9matiquement pass\u00e9es en revue par un new-yorkais inventeur d\u2019une nouvelle science&nbsp;: la dylanologie. Une nouvelle branche des sciences humaines qui ambitionnait de tout savoir et de tout comprendre sur les univers apparents et cach\u00e9s de Bob Dylan. Et de passer en revue ses textes en y pointant la moindre allusion aux saintes \u00e9critures ou \u00e0 des cultes \u00e9sot\u00e9riques. Une vraie activit\u00e9 de parano\u00efaque qui dessinait les contours d\u2019une nouvelle religion, avec un dieu terrestre \u00e0 port\u00e9e de fans.<\/p>\n\n\n\n<p>Une deuxi\u00e8me \u00e9clipse eut lieu en 1972, apr\u00e8s des albums de plus en plus dispensables. J\u2019en \u00e9tais presque \u00e0 leur pr\u00e9f\u00e9rer les adaptations fran\u00e7aises de Serge Kerval. \u00ab&nbsp;George Jackson&nbsp;\u00bb avait repris fi\u00e8rement le flambeau, une chanson sur un prisonnier membre des Black panthers mort en d\u00e9tention. On croyait au grand retour du Dylan politique circa 1963 \u2013 1964. Mais on allait vite d\u00e9chanter. Il revenait l\u2019ann\u00e9e suivante avec une flop\u00e9e d\u2019albums \u00e0 moiti\u00e9 convaincants mais, surtout, il apparaissait dans le <em>Pat Garrett et Billy The Kid<\/em>, un film de Peckinpah ou, sous le nom d\u2019Alias, on le voyait trier des bo\u00eetes de conserve. La musique \u00e9tait de lui, et ce sublime \u00ab&nbsp;Knockin\u2019 On Heaven\u2019s Door&nbsp;\u00bb qui prouvait au monde entier que la voix ne s\u2019\u00e9tait pas tue. Que tout pouvait recommencer.<\/p>\n\n\n\n<p>Et de fait, cet excellent <em>Blood on the tracks<\/em> qui signifiait que dieu n\u2019\u00e9tait pas mort, tout simplement. Puis <em>Desire<\/em>, m\u00eame si plus conforme aux canons du rock-business. Un film fleuve, <em>Renaldo et Clara<\/em> et une folle tourn\u00e9e, la <em>Rolling Thunder Review<\/em> avec des compagnons de route allant de Roger Mc Guinn \u00e0 Mick Ronson en passant par Emmylou Harris. Bref, un tourbillon o\u00f9 Dylan se perdait en m\u00eame temps qu\u2019il nous perdait, comme pour masquer un manque devenu chronique d\u2019inspiration.<\/p>\n\n\n\n<p>Dylan sur sc\u00e8ne. Je garde le souvenir d\u2019un concert d\u00e9cevant Porte de Pantin en 1978, puis d\u2019un autre exceptionnel d\u2019intensit\u00e9 au festival de Torhout en 1989, puis \u00e0 Reims, \u00e0 nouveau Paris et le th\u00e9\u00e2tre de la Monnaie \u00e0 Bruxelles o\u00f9 il apparaissait en desperado barbichu massacrant m\u00e9thodiquement tous ses hymnes, comme pris d\u2019une crise soudaine pulsion suintant la haine de soi, ou la jubilation masochiste.<\/p>\n\n\n\n<p>Entre temps, on avait eu droit au Dylan \u00e9vang\u00e9liste de <em>Slow train coming, <\/em>avec Herv\u00e9 Muller qui \u00e9crivait dans <em>Rock &amp; Folk<\/em> qu\u2019il fallait se mettre \u00e0 la place d\u2019un gars qui dispose d\u2019autant de temps. Pourquoi pas se tourner vers la religion&nbsp;? D\u2019autant que de \u00ab&nbsp;The Times They Are A Changin\u2019&nbsp;\u00bb \u00e0 \u00ab&nbsp;All Along The Watchtower&nbsp;\u00bb, ce n\u2019\u00e9tait pas la premi\u00e8re fois qu\u2019il faisait des clins d\u2019\u0153il appuy\u00e9s \u00e0 la sainte bible et aux t\u00e9moins de J\u00e9hovah.<\/p>\n\n\n\n<p>Muller qui, avec Jacques Vassal, Fran\u00e7ois Ducray et Philippe Manoeuvre, avait sorti un livre sur lui dans la collection <em>Rock &amp; Folk Albin Michel<\/em>. Mais c\u2019est plut\u00f4t du c\u00f4t\u00e9 des am\u00e9ricains que je lisais la vie et l\u2019\u0153uvre de l\u2019ex g\u00e9nie&nbsp;: les \u00e9vangiles selon Anthony Scaduto, Greil Marcus ou Robert Shelton&nbsp;; hors concours les longs papiers de Philippe Garnier, celui dont les rapports ambivalents avec Dylan \u00e9taient les plus proches des n\u00f4tres.<\/p>\n\n\n\n<p>Et puis plus rien ou un album passable de temps en temps, un film de Scorcese, un prix Nobel de litt\u00e9rature et un bouquin o\u00f9 notre homme prouve aussi qu\u2019il sait \u00e9crire. Il faut dire qu\u2019il sait tout faire. Le probl\u00e8me est qu\u2019on attend plus grand-chose de lui et qu\u2019on s\u2019en souvient encore tous les 24 mai, pour calculer vite fait l\u2019\u00e2ge qu\u2019il a. Toujours jeune, qu\u2019il chantait\u2026 Tu parles&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p><em>31 mai 2021<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Robert Zimmerman, plus connu sous l\u2019alias de Bob Dylan, a eu 80 ans le 24 mai dernier, soit un lundi de Pentec\u00f4te (la pr\u00e9cision n\u2019est pas anodine pour ce qui le concerne). 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