{"id":2168,"date":"2021-07-04T20:07:58","date_gmt":"2021-07-04T18:07:58","guid":{"rendered":"http:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2168"},"modified":"2021-07-04T20:08:01","modified_gmt":"2021-07-04T18:08:01","slug":"sweet-gene-vincent","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2168","title":{"rendered":"SWEET GENE VINCENT"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"945\" height=\"561\" src=\"http:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/illustration110.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2170\" srcset=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/illustration110.jpg 945w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/illustration110-300x178.jpg 300w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/illustration110-768x456.jpg 768w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/illustration110-900x534.jpg 900w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/illustration110-600x356.jpg 600w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/illustration110-30x18.jpg 30w\" sizes=\"(max-width: 945px) 100vw, 945px\" \/><figcaption>Le couronnement de Elvis Presley vu par Guy Peelaert. On remarquera l&rsquo;absence de Gene Vincent, excus\u00e9, en m\u00eame temps que Jerry Lee, Buddy Holly, Chuck Berry, Little Richard et Bo Diddley. \u00c7a fait beaucoup&#8230; Seul Cochran est pr\u00e9sent, au milieu des roitelets.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>\u00ab&nbsp;Sweet Gene Vincent&nbsp;\u00bb, c\u2019est ainsi que le chanteur anglais Ian Dury lui rendait hommage dans les ann\u00e9es 70. 1971 n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 qu\u2019un mill\u00e9sime funeste pour Jim Morrison, l\u2019ann\u00e9e a aussi vu dispara\u00eetre Eugene Vincent Craddock, en octobre. Les blousons noirs parisiens l\u2019avaient surnomm\u00e9 affectueusement G\u00e9g\u00e8ne, comme les loubards appelleront Lou Reed Loulou. Histoire tortueuse d\u2019un marin v\u00e9t\u00e9ran de la guerre de Cor\u00e9e devenu une idole du rock\u2019n\u2019roll avant de sombrer dans l\u2019oubli, l\u2019alcool et le bouddhisme zen. Martyr cuirophile au romantisme noir et \u00e0 la casquette bleue.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e9j\u00e0, sa date de naissance est douteuse et l\u2019erreur persistante d\u2019un officier de l\u2019\u00e9tat civil emp\u00eachera toujours de savoir si Gene Vincent Craddock est n\u00e9 un 11 ou un 17 f\u00e9vrier. Il est s\u00fbr, en revanche, qu\u2019il s\u2019agit bien de l\u2019ann\u00e9e 1935 et que le lieu de naissance est Norfolk, un port de Virginie, la Virginie rest\u00e9e conf\u00e9d\u00e9r\u00e9e pendant la guerre de S\u00e9cession alors que sa voisine occidentale faisait justement s\u00e9cession pour rester au nombre des \u00c9tats de l\u2019Union.<\/p>\n\n\n\n<p>Son p\u00e8re est un militaire qui surveille l\u2019avanc\u00e9e des Uboats allemands pendant la guerre alors que sa m\u00e8re tient un commerce d\u2019alimentation. L\u2019enfant grandit dans les rues de Norfolk et il se passionne pour les musiques populaires du Sud, Hillbilly, Bluegrass, Country\u2019n\u2019western. On l\u2019appelle d\u00e9j\u00e0 le Screamin\u2019 Kid, \u00e0 cause de sa manie de hurler \u00e0 tue-t\u00eate et en permanence des classiques dixies. Mais sa palette s\u2019est \u00e9largie avec le blues et le gospel.<\/p>\n\n\n\n<p>Il interrompt une scolarit\u00e9 laborieuse pour s\u2019engager dans les marines en 1952 et, mineur, ses parents doivent signer une d\u00e9charge pour accomplir son v\u0153u. Les gu\u00e9rillas communistes, aid\u00e9es par l\u2019URSS de Staline et la Chine de Mao pour une fois d\u2019accord, viennent taquiner les arm\u00e9es stationn\u00e9es \u00e0 la fronti\u00e8re du Sud, et c\u2019est le grand conflit de la guerre froide qui durera 3 ans. Gene est r\u00e9quisitionn\u00e9 mais, contrairement \u00e0 la l\u00e9gende, il participera peu aux combats et sa jambe raide aura pour origine l\u2019accident avec sa moto Triumph, achet\u00e9e avec sa prime de r\u00e9engagement. On pense devoir l\u2019amputer, mais il s\u2019en tirera avec une armature en fer et une r\u00e9forme d\u00e9finitive.<\/p>\n\n\n\n<p>Son s\u00e9jour \u00e0 l\u2019h\u00f4pital lui aura permis d\u2019\u00e9crire quelques chansons m\u00ealant des influences country et rhythm\u2019n\u2019blues devant beaucoup au succ\u00e8s d\u2019un petit gars de Memphis du nom d\u2019Elvis Presley. Il a ouvert la br\u00e8che dans laquelle vont foncer toute une g\u00e9n\u00e9ration de chanteurs blancs et noirs parmi lesquels notre Gene, Eddie Cochran, Jerry Lee Lewis, Chuck Berry, Little Richard Penniman, Buddy Holly, Carl Perkins, Bill Haley, Roy Orbison et autres Bo Diddley. Le rock\u2019n\u2019roll est n\u00e9 et sa naissance daterait de l\u2019an de gr\u00e2ce 1952, quand le disc-jockey Alan Freed emploie pour la premi\u00e8re fois le mot magique.<\/p>\n\n\n\n<p>Parmi les chansons \u00e9crites sur son lit de douleur, \u00ab&nbsp;Be-Bop-A-Lula&nbsp;\u00bb qu\u2019il interpr\u00e8te avec un groupe baptis\u00e9 The Virginians lors d\u2019un concours de chant \u00e0 Norfolk, et un membre du jury est un disc-jockey de la radio locale WCMS, Sheriff Tex Davis qui deviendra son manager et \u00e9crira des chansons avec lui. Davis croit tenir son poulain, celui qui rivalisera avec Elvis. Il emm\u00e8ne Gene en studio avec un nouveau groupe comprenant le guitariste Cliff \u00ab&nbsp;Galopin&nbsp;\u00bb Gallup. La formation est baptis\u00e9e les Blue Caps, en r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l\u2019\u00e9ternelle casquette bleue port\u00e9e par le benjamin du groupe, Dickie Harrell (15 ans), mais aussi \u00e0 la casquette bleue dont se coiffe Ike Eisenhower durant ses parties de golf. Trois titres sont enregistr\u00e9s, dont le fameux \u00ab&nbsp;Race With The Devil&nbsp;\u00bb avec bien s\u00fbr \u00ab&nbsp;Be-Bop-A-Lula&nbsp;\u00bb, et Davis fait parvenir la bande \u00e0 Ken Nelson, directeur artistique chez Capitol.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 4 mai 1956, le groupe est invit\u00e9 \u00e0 r\u00e9enregistrer la d\u00e9mo et quelques autres titres \u00e0 Nashville. Eugene Vincent Craddock devient Gene Vincent tout court, \u00abAnd his Blue Caps&nbsp;\u00bb. Un premier simple extrait des sessions sort un mois plus tard, avec <em>Woman Love<\/em> en face A. Tr\u00e8s peu de passages radio et aucun succ\u00e8s avant que les animateurs radio ne se d\u00e9cident \u00e0 passer la face B, ce \u00ab&nbsp;Be-Bop-A-Lula&nbsp;\u00bb qu\u2019on estime plus dansant. Bient\u00f4t succ\u00e8s plan\u00e9taire pour ce rockabilly \u00e9pileptique. Un premier album, <em>Bluejean <\/em><em>b<\/em><em>op<\/em> est enregistr\u00e9 dans la foul\u00e9e, dans le conditions du live et \u00ab&nbsp;Race With The Devil&nbsp;\u00bb sort pour prouver au monde que Gene Vincent n\u2019a pas qu\u2019un seul hit sous le pied. Une tourn\u00e9e am\u00e9ricaine s\u2019ensuit en septembre, mais plusieurs membres des Blue Caps, dont Cliff Gallup, rendent leur tablier et tout le monde repart en studio. Le single \u00ab&nbsp;Bluejean Bop&nbsp;\u00bb sort fin septembre, et c\u2019est \u00e0 cette \u00e9poque qu\u2019est tourn\u00e9e la s\u00e9quence du film de Frank Tashlin <em>La blonde et moi<\/em>, avec Jayne Mansfield et Tom Ewell. M\u00eame si Cochran, le kid de Bells garden (Californie) et Little Richard, la p\u00eache de Georgie, tiennent la vedette c\u00f4t\u00e9 rocker, Gene peut placer son \u00ab&nbsp;Be Bop A Lula&nbsp;\u00bb qui contamine la jeunesse d\u2019une Am\u00e9rique endormie dans le paradis d\u2019op\u00e9rette technicolor des ann\u00e9es 50. Suppli\u00e9 par Nelson et Davis, Gallup accepte de reveniret d\u2019enregistrer le deuxi\u00e8me album, <em>Gene Vincent and the blue caps<\/em>, qui sortira en 1957. La guitare acoustique et la contrebasse ont \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9s par la basse et la guitare \u00e9lectrique. Gallup est, avec Scotty Moore (et Chuck Berry), le plus grand guitariste de rock\u2019n\u2019roll et ses soli sont mortels. L\u2019ann\u00e9e voit le d\u00e9part de Sheriff Tex Davis et Gene Vincent souffre de plus en plus de sa jambe malade. Une tourn\u00e9e au Canada n\u2019en a pas moins lieu, mais c\u2019est au Howard Miller Show de Chicago qu\u2019il triomphe avec 30000 personnes et un disque d\u2019or remis pour \u00abBe-Bop-A-Lula&nbsp;<em>\u00bb<\/em>. Il est au sommet, aussi brillant chanteur que songwriter et homme de sc\u00e8ne, mais le ciel va s\u2019obscurcir.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Lotta Lovin\u2019&nbsp;\u00bb, enregistr\u00e9 dans les studios Capitol, n\u2019a pas le succ\u00e8s escompt\u00e9, de nouveaux d\u00e9parts affectent les Blue Caps, et un Gene Vincent caract\u00e9riel en serait la raison, de m\u00eame que son divorce d\u2019avec Ruth Ann Hand et sa s\u00e9paration d\u2019avec Davis. Il part en tourn\u00e9e en Australie avec son pote Eddie Cochran et Little Richard. Les rockers aux antipodes. Il passe au <em>Ed Sullivan Show<\/em> en novembre et convoque les Blue Caps rescap\u00e9s pour l\u2019enregistrement de son troisi\u00e8me album, en d\u00e9cembre 1957.<\/p>\n\n\n\n<p>Sorti en mars 1958, l\u2019album est \u00e0 consid\u00e9rer comme l\u2019un des plus grands disques du genre&nbsp;: <em>Gene Vincent rocks and the blue caps roll&nbsp;! <\/em>C\u2019est tout \u00e0 fait \u00e7a&nbsp;: un Gene Vincent en \u00e9tat de gr\u00e2ce qui d\u00e9roule ses hymnes d\u2019\u00e9ternel adolescent tortur\u00e9 tandis que l\u2019orchestre envoie des b\u00e2tons de dynamite \u00e0 faire se remuer des statues. C\u2019est encore un succ\u00e8s et Gene se remarie avec Darlene Hicks, l\u2019une de ses fans, mais tout va aller de travers. \u00ab&nbsp;Baby Blue&nbsp;\u00bb se ramasse alors qu\u2019il fera un succ\u00e8s en France et, m\u00eame si \u00ab&nbsp;Say Mama&nbsp;\u00bb, en novembre de la m\u00eame ann\u00e9e, le remet en selle, les Blue Caps n\u2019existent plus apr\u00e8s un dernier enregistrement, <em>A Gene Vincent Record Date<\/em>, sorti en 1959 et o\u00f9 il se murmure que c\u2019est l\u2019ami Cochran qui tient la basse. L\u2019album fait un flop ainsi que les deux suivants, (<em>Sounds like Gene Vincent<\/em> et <em>Crazy times<\/em> sortis respectivement en 1959 et 1960) pass\u00e9s inaper\u00e7us. Les roucouleurs crant\u00e9s du College rock ont d\u00e9j\u00e0 pris la place des rockers dans le c\u0153ur des teenagers. L\u2019Am\u00e9rique puritaine se r\u00e9jouit du naufrage du rock\u2019n\u2019roll et accueille avec des sourires mielleux les Fabian, Frankie Avalon, Del Shannon, Dion et autres chanteurs de charme. C\u2019est la mal\u00e9diction des rockers.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est en Europe, en d\u00e9cembre 1959, que Gene Vincent va tenter de ressusciter. Quelques rockers anglais comme Tommy Steele, Marty Wilde ou Billy Fury perp\u00e9tuent la l\u00e9gende. En plus des concerts, le producteur Jack Good l\u2019invite dans son \u00e9mission <em>Boys meet girls<\/em> o\u00f9 il appara\u00eet tout en cuir avec m\u00e9daillon, comme Brando dans<em> l\u2019\u00c9quip\u00e9e sauvage<\/em>. Le 15 d\u00e9cembre, des fauteuils sont cass\u00e9s en son honneur \u00e0 l\u2019Olympia. D\u00e9j\u00e0 oubli\u00e9 par une Am\u00e9rique \u00e0 m\u00e9moire de li\u00e8vre, G\u00e9g\u00e8ne est, dans la vieille Europe, couronn\u00e9 dauphin d\u2019un roi exil\u00e9 en Allemagne pour cause de service militaire.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e9but janvier 1960, Cochran vient le rejoindre en Angleterre o\u00f9 la mort avait aussi fait le d\u00e9placement. Il meurt le 17 avril dans l\u2019accident du taxi qui les emmenait de Londres \u00e0 la c\u00f4te, \u00e0 Bath. Gene s\u2019en sort avec une clavicule et des c\u00f4tes cass\u00e9es, plus l\u2019\u00e9tat de sa jambe qui empire. Rescap\u00e9 par miracle de l\u2019accident, il demeurera inconsolable de la mort de son ami et portera toujours un gant de cuir noir en souvenir. Un deuxi\u00e8me divorce et un troisi\u00e8me mariage plus tard, il reprend les concerts en Angleterre et enregistre une deuxi\u00e8me version de \u00ab&nbsp;Be-Bop-A-Lula&nbsp;\u00bb, mill\u00e9sime 1962. C\u2019est encore en France qu\u2019il a le plus de succ\u00e8s et les Chaussettes comme les Chats s\u2019en r\u00e9clament.<\/p>\n\n\n\n<p>Balay\u00e9 par la vague pop &#8211; le Merseybeat des Beatles et le Surf rock des Beach Boys &#8211; Gene Vincent voit son contrat avec Capitol r\u00e9sili\u00e9. Il a des probl\u00e8mes avec le fisc et ses disques ne font plus recette, ce qui l\u2019oblige \u00e0 donner des concerts de plus en plus minables, comme ce passage au Club des aigles, un cercle de motards de Mouscron (Belgique).<\/p>\n\n\n\n<p>Il signe pour de petits labels dont Kama Sutra ou Buddah Records, et clame, sans qu\u2019on sache bien si c\u2019est s\u00e9rieux, qu\u2019il s\u2019est converti au bouddhisme zen. Nonobstant l\u2019apartheid, il entame une tourn\u00e9e en Afrique du Sud en 1964 et y trouve sa quatri\u00e8me femme, la chanteuse Jackie Frisco. Il est devenu alcoolique et abuse des analg\u00e9siques et autres antidouleurs plus ou moins opiac\u00e9s. Seule la France, patrie des rockers maudits, pense encore \u00e0 lui.<\/p>\n\n\n\n<p>Divine surprise en 1966, avec cet inesp\u00e9r\u00e9 <em>Bird Doggin\u2019 <\/em>et son path\u00e9tique<em> <\/em>\u00ab&nbsp;Love Is A Bird&nbsp;\u00bb, un album du feu de dieu aux couleurs presque psych\u00e9d\u00e9liques. Son chant du cygne avant un dernier <em>The way the world turned blue<\/em> en 1970 et, post mortem, ce <em>Rock\u2019n\u2019roll heroes<\/em> chez Big Beat en 1982, enregistrements de la BBC d\u2019\u00e9poque (d\u00e9but ann\u00e9es 60) avec une face Vincent et une face Cochran et des notes de pochette sign\u00e9es de \u00ab&nbsp;Monsieur&nbsp;\u00bb Eddy Mitchell.<\/p>\n\n\n\n<p>Sur la pochette de son dernier opus, il appara\u00eet le visage bouffi, les cheveux morts et le regard \u00e9teint. Il souffre de plus en plus, envoie promener tout le monde et n\u2019accepte plus la compagnie que de ses bouteille et ses pilules. On n\u2019ose m\u00eame plus parler de come-back et on s\u2019appr\u00eate d\u00e9j\u00e0 \u00e0 \u00e9crire sa l\u00e9gende. Apr\u00e8s une derni\u00e8re tourn\u00e9e calamiteuse en France en juin 1970 o\u00f9 le path\u00e9tique le dispute au ridicule, il meurt le 12 octobre 1971 d\u2019une h\u00e9morragie stomacale. Lou\u00e9 soit Saint Eugene, com\u00e9dien, h\u00e9ros rock\u2019n\u2019roll et martyr.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Le 25 juin 2021<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab&nbsp;Sweet Gene Vincent&nbsp;\u00bb, c\u2019est ainsi que le chanteur anglais Ian Dury lui rendait hommage dans les ann\u00e9es 70. 1971 n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 qu\u2019un mill\u00e9sime funeste pour Jim Morrison, l\u2019ann\u00e9e a aussi vu dispara\u00eetre Eugene Vincent Craddock, en octobre. Les blousons noirs parisiens l\u2019avaient surnomm\u00e9 affectueusement G\u00e9g\u00e8ne, comme les loubards appelleront Lou Reed Loulou. 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