{"id":2243,"date":"2021-09-19T15:49:56","date_gmt":"2021-09-19T13:49:56","guid":{"rendered":"http:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2243"},"modified":"2021-09-19T15:49:58","modified_gmt":"2021-09-19T13:49:58","slug":"notes-de-lecture-14","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2243","title":{"rendered":"NOTES DE LECTURE (14)"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>DON WINSLOW &#8211; CORRUPTION \u2013 Harper Collins noir<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>On quitte la fronti\u00e8re mexicaine, la DEA, les cartels et les narcos pour le pav\u00e9 new-yorkais. North Manhattan, \u00e0 la lisi\u00e8re de Harlem o\u00f9 Denny Malone et ses \u00e9quipiers terrorisent les gros bonnets de la drogue et les trafiquants d\u2019armes. Avec leurs indics et leurs affid\u00e9s, ils essaient de faire r\u00e9gner un semblant d\u2019ordre dans la jungle urbaine.<\/p>\n\n\n\n<p>Une \u00e9quipe compos\u00e9e d\u2019arch\u00e9types de flics new-yorkais&nbsp;: l\u2019Irlandais Malone, l\u2019Italien Russo, le Noir am\u00e9ricain Monty et le Juif Levine. L\u2019un de leurs coll\u00e8gues vient de mourir apr\u00e8s une planque chez un baron de la came et c\u2019est peu dire qu\u2019ils en ont gros, comme on dit \u00e0 Groland.<\/p>\n\n\n\n<p>Toutes les histoires et anecdotes racont\u00e9es ici, nous dit l\u2019auteur \u00e0 la fin de l\u2019ouvrage, ont \u00e9t\u00e9 recueillies par son habituel associ\u00e9 et Winslow les a mises en sc\u00e8ne, disons mises en ligne avec le brio qu\u2019on lui conna\u00eet.<\/p>\n\n\n\n<p>Malone, le charismatique et bouillant sergent, qui entra\u00eene son \u00e9quipe dans les coups les plus durs et les plus pendables (planques, vols, rackets et jusqu\u2019au meurtre) contre les deux clans de barons de l\u2019h\u00e9ro\u00efne qui se sont partag\u00e9s le quartier&nbsp;: les latinos ou les Dominicains, soit la bande de Carlos Castillo et les Noirs am\u00e9ricains de Devon Carter. Les Domos sont prot\u00e9g\u00e9s par des ripoux d\u2019une autre brigade et ils ont commis le meurtre atroce d\u2019une famille noire avec des gosses assassin\u00e9s dans leur lit. Malone d\u00e9cide de les faire payer et de confondre l\u2019\u00e9quipe de corrompus.<\/p>\n\n\n\n<p>Avant d\u2019\u00eatre lui-m\u00eame rattrap\u00e9 par la corruption. Il a juste encaiss\u00e9 quelques dollars pour avoir orient\u00e9 un dealer vers un avocat. La routine, comme les notes de restaurant ou de boxon qui passent \u00e0 l\u2019as. Sauf qu\u2019il a les affaires internes d\u2019abord, puis le FBI sur le dos. On lui demande de donner quelques noms sinon c\u2019est la prison et la saisie de ses biens. Comment on en arrive l\u00e0&nbsp;? Un pas apr\u00e8s l\u2019autre, nous dit Winslow. D\u2019abord les ripoux de l\u2019autre \u00e9quipe, puis ses propres coll\u00e8gues qu\u2019il espionne avec des micros scotch\u00e9s au corps. Il a honte, mais il survit.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c9videmment, tout cela finit mal et Malone s\u2019aper\u00e7oit vite que tous ceux qui le poussent au d\u00e9shonneur sont au moins aussi pourris que lui&nbsp;: politiques, \u00e9lus, journalistes, avocats\u2026 On conna\u00eet la chanson. Il suivra ses propres r\u00e8gles et finira en beaut\u00e9, apr\u00e8s avoir \u00e9limin\u00e9 tous ses adversaires et nettoyer la ville. Car c\u2019est Malone, le genre de h\u00e9ros m\u00e2le alpha qui a toujours domin\u00e9 tout le monde. C\u2019est un peu l\u00e0 que \u00e7a coince, et Winslow nous sature d\u2019exploits virils, de coups d\u2019\u00e9clat, d\u2019actes h\u00e9ro\u00efques et de hauts faits d\u2019arme avec un certain go\u00fbt pour le fric, la r\u00e9ussite, les marques, le luxe. L\u00e0 o\u00f9 le h\u00e9ros de la trilogie mexicaine avait ses faiblesses et ses c\u00f4t\u00e9s attachants, Malone est un Clint Eastwood (celui d\u2019inspecteur Harry bien s\u00fbr) puissance 4 et, sur 600 pages, \u00e7a devient un peu limite.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais bon, c\u2019est Winslow, et c\u2019est le meilleur raconteur d\u2019histoire du moment. Son style est abrupt, lapidaire et ses fictions sont hyperr\u00e9alistes. On va pas lui demander, en plus, d\u2019\u00eatre de gauche et de faire dans le social&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p><strong>THOMAS WOLFE \u2013 LOOK HOMEWARD ANGEL (Une histoire de la vie ensevelie)<\/strong> \u2013 <strong>Barbillat.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/illustration119.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2245\" width=\"576\" height=\"722\" srcset=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/illustration119.jpg 190w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/illustration119-24x30.jpg 24w\" sizes=\"(max-width: 576px) 100vw, 576px\" \/><figcaption>Thomas Wolfe en 1937. Portrait de l&rsquo;artiste avec son ombre. <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Thomas Wolfe &#8211; \u00e0 ne pas confondre avec son presque homonyme Tom Wolf ex chroniqueur subtil de la contre-culture am\u00e9ricaine devenu un cynique reaganien \u2013 n\u2019est pas l\u2019\u00e9crivain am\u00e9ricain le plus connu en France, et c\u2019est dommage. Il a \u00e9t\u00e9 encens\u00e9 aussi bien que par Joyce, Faulkner ou Philip Roth que par les \u00e9crivains de la Beat generation, Kerouac et Cassidy en t\u00eate.<\/p>\n\n\n\n<p>Il aura \u00e9crit quatre longs romans dans sa courte vie (1899 \u2013 1939), dont celui-ci, paru en 1929 avec des titres fluctuant au fil des \u00e9ditions (<em>Aux sources du fleuve<\/em>, <em>Que l\u2019ange regarde de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9<\/em> ou encore <em>L\u2019ange exil\u00e9<\/em>). Le titre vient d\u2019un vers du po\u00e8te anglais John Milton.<\/p>\n\n\n\n<p>Un roman dense qui part dans mille directions et vous hante, ne vous l\u00e2che plus. Une chronique familiale qui d\u00e9bouche sur une prodigieuse vision de l\u2019Am\u00e9rique, une p\u00e9n\u00e9trante vision de l\u2019humanit\u00e9. La saga des Gant avec le patriarche Oliver, ivrogne truculent d\u00e9\u00e7u dans ses ambitions professionnelles, sa femme Eliza, une \u00c9cossaise femme d\u2019affaire mais peu attentive aux autres qui fait prosp\u00e9rer son petit commerce de location de logement. La fille, Helen, qui s\u2019efforce de sauver l\u2019honneur de la famille pour finalement abandonner dans les larmes et les j\u00e9r\u00e9miades. Puis les fils, Luke l\u2019a\u00een\u00e9, Steve, Ben, Grover (qui mourra en bas \u00e2ge) et Eugene, le personnage central qu\u2019on devine \u00eatre l\u2019auteur ; Asheville, son village natal de Georgie, prenant ici le nom de Altamont.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 quoi bon raconter l\u2019histoire de la famille, de ses \u00e9lans d\u2019amour, de haine, de ses ranc\u0153urs et de ses drames, de sa geste. Qu\u2019on se contente de savoir que la m\u00e8re profitera de l\u2019exposition universelle de Saint-Louis pour ouvrir une pension de famille, Dixieland, dont plusieurs locataires sont d\u00e9crits, comme un \u00e9pitom\u00e9 de la vie am\u00e9ricaine. Le p\u00e8re tentera sa chance en Californie. Ben vendra des journaux avant de mourir d\u2019une pneumonie, Luke s\u2019engagera dans la marine apr\u00e8s un beau mariage, Helen \u00e9pousera un fils de famille et le couple ira s\u2019enterrer un peu plus loin.<\/p>\n\n\n\n<p>Quant \u00e0 Eugene, on le suit depuis ses brillants d\u00e9buts \u00e0 l\u2019\u00e9cole communale jusqu\u2019\u00e0 l\u2019universit\u00e9 et une probable entr\u00e9e \u00e0 Harvard o\u00f9 il est cens\u00e9 devenir journaliste ou \u00e9crivain. C\u2019est bien s\u00fbr Thomas Wolfe dont l\u2019immense sensibilit\u00e9 et l\u2019intelligence exceptionnelle font un monstre incompris de tous. Un ange bless\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Comme pour la bible, la premi\u00e8re partie est consacr\u00e9e au p\u00e8re, la seconde au fils et la derni\u00e8re au Saint-Esprit si on veut bien consid\u00e9rer que Eugene Gant et ses d\u00e9lires po\u00e9tico-mystiques peuvent en tenir lieu. Une bible am\u00e9ricaine \u00e9crite par un demi-dieu de la litt\u00e9rature dont les longues phrases cisel\u00e9es rappellent Flaubert. Un Flaubert qui aurait du souffle et ne craindrait pas la distance.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais on aurait tort de s\u2019arr\u00eater \u00e0 l\u2019intrigue, tant les merveilles contenues dans ce roman sont ailleurs, une description de l\u2019Am\u00e9rique depuis la guerre de S\u00e9cession jusqu\u2019\u00e0 la fin de la premi\u00e8re guerre mondiale, avec une galerie de personnages \u00e9tonnants, tous dignes d\u2019int\u00e9r\u00eat \u00e0 leur mani\u00e8re. Des descriptions pr\u00e9cises de paysages s\u2019accordant avec les \u00e9tats d\u2019\u00e2me, les doutes et les r\u00eaveries d\u2019Eugene, le gamin miraculeux qui deviendra un excentrique \u00e0 demi-fou.<\/p>\n\n\n\n<p>On a du mal \u00e0 rendre compte d\u2019un tel roman tant son foisonnement et sa richesse sont infinis. Wolfe est l\u2019inspirateur de la g\u00e9n\u00e9ration perdue des Dos Passos, Miller, Hemingway ou Fitzgerald aussi bien que celui de la Beat generation. Qu\u2019il suffise de dire que, l\u00e0 o\u00f9 on cherche depuis des ann\u00e9es le \u00ab&nbsp;grand roman am\u00e9ricain&nbsp;\u00bb chez Norman Mailer, William Styron, John Irving ou Philip Roth, c\u2019est bien chez Wolfe qu\u2019il convient de chercher, et du c\u00f4t\u00e9 de ce roman en particulier.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00c9MILE AJAR \/ ROMAIN GARY \u2013 LA VIE DEVANT SOI <\/strong>\u2013<strong> Mercure de France<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est l\u2019une des histoires les plus pris\u00e9es du cirque litt\u00e9raire parisien. Un d\u00e9nomm\u00e9 \u00c9mile Ajar, illustre inconnu, qui obtient le Goncourt en 1975 avec ce livre. Pour les m\u00e9dias, Ajar se verra incarn\u00e9 par Paul Pavlovitch, un parent de Gary dont on apprendra peu de temps apr\u00e8s qu\u2019il est l\u2019auteur du roman sous cet alias. Gary mettra fin \u00e0 ses jours cinq ans apr\u00e8s. Fin de l\u2019histoire o\u00f9 un \u00e9crivain reconnu et c\u00e9l\u00e9br\u00e9 a voulu s\u2019assurer qu\u2019on ne le congratulait pas seulement pour son nom et son glorieux pass\u00e9. \u00ab&nbsp;Vanit\u00e9 des vanit\u00e9s&nbsp;\u00bb, se serait \u00e9cri\u00e9 l\u2019Eccl\u00e9siaste.<\/p>\n\n\n\n<p>Romain Gary, pilote de chasse pendant la seconde guerre mondiale, r\u00e9sistant puis diplomate et ambassadeur de France un peu partout dans le monde, jusqu\u2019\u00e0 Los Angeles. En Californie o\u00f9 il rencontre l\u2019actrice Jean Seberg qui sympathise avec les activistes du Black Panther Party. Gary \u00e9pousera toutes les causes des activistes am\u00e9ricains et sera jusqu\u2019\u00e0 sa tragique fin un combattant de la libert\u00e9, un antiraciste forcen\u00e9 et un \u00e9corch\u00e9 vif indompt\u00e9. Il aurait pu devenir une sorte de baron du Gaullisme version culturelle, \u00e0 la Malraux, mais son but \u00e9tait bien au-del\u00e0, vers l\u2019infini.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019histoire est connue. Madame Rosa est une vieille Juive qui a \u00e9chapp\u00e9 \u00e0 la mort dans les camps de concentration. Elle h\u00e9berge des \u00ab&nbsp;fils de pute&nbsp;\u00bb au sens strict&nbsp;; elle prend des enfants de prostitu\u00e9es en pension pour leur \u00e9viter l\u2019assistance publique. Parmi eux, un enfant surdou\u00e9 pr\u00e9nomm\u00e9 Mohammed (Momo), un gosse \u00e0 l\u2019intelligence aigu\u00eb et \u00e0 la sensibilit\u00e9 rare. Le roman s\u2019attache \u00e0 d\u00e9crire finement les rapports affectifs entre Rosa et Momo, au fur \u00e0 mesure que la sant\u00e9 de la premi\u00e8re se d\u00e9grade et que le second fait ses premi\u00e8res exp\u00e9riences et d\u00e9couvre autour de lui la vacherie du monde.<\/p>\n\n\n\n<p>On se r\u00e9gale du langage de Momo (c\u2019est lui qui raconte), et de ses maladresses \u00e0 l\u2019\u00e9crit, pataqu\u00e8s, expressions mal comprises et tics de langage. Gary a r\u00e9ussi cette prouesse de se mettre dans la peau d\u2019un gamin de 10 ans (ou de 14 ans car son p\u00e8re am\u00e8nera \u00e0 Rosa des papiers d\u2019identit\u00e9 et il fera un bon de quatre ans). Les personnages secondaires&nbsp;: Monsieur Hamil avec le <em>Coran <\/em>dans une main et <em>L<\/em><em>es <\/em><em>mis\u00e9rables <\/em>de Victor Hugo dans l\u2019autre, le Docteur Kantz, vieux m\u00e9decin juif humaniste, Monsieur Diss le patron africain du bistrot de la rue Bisson, Lola le travesti s\u00e9n\u00e9galais ancien boxeur professionnel, Mamadou le \u00ab&nbsp;proxyn\u00e8te&nbsp;\u00bb (dixit Momo), Madame Nadine l\u2019amie protectrice qui double des films dans un cin\u00e9ma ou encore les autres enfants de Madame Rosa\u2026 Tous sont aussi truculents que color\u00e9s, tous bouillonnant de vie, de compassion et d\u2019espoir. Les derni\u00e8res pages sont touchantes, quand Momo accompagne les derniers jours de Madame Rosa pour respecter sa promesse de ne pas la laisser mourir \u00e0 l\u2019h\u00f4pital.<\/p>\n\n\n\n<p>On a beau ne pas \u00eatre un inconditionnel de Gary, de ses <em>Racines du ciel<\/em> ou de ses <em>Promesses de l\u2019aube<\/em>, ce roman attachant est un pr\u00e9cis d\u2019humanisme dont on ne peut s\u2019emp\u00eacher de terminer la lecture en pleurant comme un veau (fa\u00e7on de parler, dirait Momo qui n\u2019a jamais vu un veau pleurer). Un livre exceptionnel, \u00ab&nbsp;comme j\u2019ai l\u2019honneur&nbsp;\u00bb (dixit Momo) et qui \u00ab&nbsp;d\u00e9fend la libert\u00e9 des peuples \u00e0 disposer d\u2019eux-m\u00eames&nbsp;\u00bb (Momo encore), soit l\u2019avortement pour les vieux (ou euthanasie) et aussi la libert\u00e9 du suicide, comme Gary la mettra en pratique.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Vieillir, catastrophe&nbsp;!, \u00e7a ne m\u2019arrivera jamais&nbsp;\u00bb, dira-t-il \u00e0 une journaliste. Le 2 d\u00e9cembre 1980, on le retrouve mort, \u00e0 66 ans, une balle de Smith et Wesson dans la bouche et une myst\u00e9rieuse lettre sur son bureau o\u00f9 il \u00e9crit que son geste \u00ab&nbsp;n\u2019a rien \u00e0 voir avec Jean Seberg&nbsp;\u00bb (elle-m\u00eame suicid\u00e9e un an plus t\u00f4t, en 1979). Ce qui s\u2019appelle savoir faire une fin.<\/p>\n\n\n\n<p><em>10 septembre 2021<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>DON WINSLOW &#8211; CORRUPTION \u2013 Harper Collins noir On quitte la fronti\u00e8re mexicaine, la DEA, les cartels et les narcos pour le pav\u00e9 new-yorkais. North Manhattan, \u00e0 la lisi\u00e8re de Harlem o\u00f9 Denny Malone et ses \u00e9quipiers terrorisent les gros bonnets de la drogue et les trafiquants d\u2019armes. 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