{"id":2270,"date":"2021-10-02T19:15:22","date_gmt":"2021-10-02T17:15:22","guid":{"rendered":"http:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2270"},"modified":"2021-10-02T19:42:14","modified_gmt":"2021-10-02T17:42:14","slug":"notes-de-lecture-15","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2270","title":{"rendered":"NOTES DE LECTURE (15)"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>STANILAS LEM &#8211; SOLARIS \u2013 Pr\u00e9sence du futur \/ Deno\u00ebl<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Un peu de science-fiction, une fois n\u2019est pas coutume. Avec Stanilas Lem, un Polonais \u00e0 la fois \u00e9crivain, m\u00e9decin, biologiste, cybern\u00e9ticien, philosophe et cybern\u00e9ticien. Ce qui s\u2019appelle un homme complet et d\u00e9passe largement la d\u00e9finition de \u00ab&nbsp;l\u2019honn\u00eate homme&nbsp;\u00bb du XVIII\u00b0 si\u00e8cle.<\/p>\n\n\n\n<p>On conna\u00eet, ou plut\u00f4t on croit conna\u00eetre, le roman gr\u00e2ce \u00e0 deux adaptations cin\u00e9matographiques&nbsp;: le superbe<em> Solaris<\/em> d\u2019Andr\u00e9i Tarkovski en 1972 et, plus pr\u00e8s de nous, le pas si terrible <em>Solaris<\/em> de Steven Soderbergh, un petit malin d\u2019Hollywood, avec l\u2019impayable George Clooney, en 2002. Presque 20 ans quand m\u00eame\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Solaris ou la plan\u00e8te qui rend fou. Une plan\u00e8te qui tourne autour de deux soleils, un rouge et un bleu, recouverte d\u2019un immense oc\u00e9an protoplasmique dont la nature intrigue les chercheurs. Un super cerveau&nbsp;? Une entit\u00e9 malveillante&nbsp;? Le n\u00e9ant \u00e0 l\u2019\u00e9tat liquide&nbsp;? Le roman se limite \u00e0 quatre personnages&nbsp;: Kelvin, le h\u00e9ros, qui revoit sur la plan\u00e8te Solaris une femme \u2013 Harey \u2013 qu\u2019il a aim\u00e9e et qui s\u2019est suicid\u00e9e par sa faute, croit-il. Il y a aussi le physicien Sartorius au comportement inqui\u00e9tant, et le cybern\u00e9ticien Snaut, qui pilote les op\u00e9rations de recherche sur la plan\u00e8te sauvage.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019oc\u00e9an aurait la capacit\u00e9 de capter les pens\u00e9es et les r\u00eaves des chercheurs et de recr\u00e9er des formes d\u2019\u00eatres qu\u2019ils ont ch\u00e9ri. Il joue ainsi de leur culpabilit\u00e9, de leurs \u00e9motions et de leurs r\u00eaveries en les faisant douter de la r\u00e9alit\u00e9. Ainsi de la femme qui revit dans l\u2019esprit du narrateur, Kelvin.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est question aussi d\u2019un certain Gabarian, mort alors qu\u2019il tentait de percer le myst\u00e8re, mais il reviendra vivant dans l\u2019esprit des protagonistes, recr\u00e9e par l\u2019oc\u00e9an&nbsp;? Ou pas vraiment mort&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Lem consacre aussi de longs chapitres \u00e0 toutes les \u00e9tudes qui ont \u00e9t\u00e9 men\u00e9es sur Solaris, avec les r\u00e9cits valid\u00e9s, les textes apocryphes, ceux mis \u00e0 l\u2019index\u2026 Il semble \u00e9tablir un parall\u00e8le avec les saintes \u00e9critures, les proph\u00e8tes, les \u00e9vang\u00e9listes et les p\u00e8res de l\u2019\u00e9glise.<\/p>\n\n\n\n<p>Tout cela est passionnant, m\u00eame si on peut peiner sur les longues digressions scientifiques des diff\u00e9rentes \u00e9coles, mais le propos est autant philosophique que m\u00e9taphysique et traite aussi bien de la nature, du cosmos, de la m\u00e9taphysique et de la place de l\u2019homme dans l\u2019univers.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est de la \u00ab&nbsp;speculative&nbsp;\u00bb fiction comme on savait la faire dans les ann\u00e9es 1960 \u2013 1970 (l\u2019\u00e9dition originale est de 1961), qui d\u00e9laisse les robots et les vaisseaux spatiaux pour les sciences humaines vues \u00e0 travers le prisme du futur. \u00c7a se lit presque d\u2019une traite et on a l\u2019impression de se sentir plus intelligent une fois le livre ferm\u00e9. L\u2019impression seulement, faut pas r\u00eaver. Encore que ce bouquin superbe nous y invite.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>JOSEPH KESSEL \u2013 LE LION \u2013 Folio Gallimard<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>On conna\u00eet trop la figure h\u00e9ro\u00efque de Joseph \u00ab&nbsp;Jef&nbsp;\u00bb Kessel, aventurier, aviateur, grand reporter, \u00e9crivain et acad\u00e9micien. Sanctifi\u00e9 h\u00e9ros de son vivant, pour le dire autrement. Le bonhomme a les traits boucan\u00e9s de l\u2019aventurier et l\u2019aur\u00e9ole d\u2019un h\u00e9ro de roman.<\/p>\n\n\n\n<p>On n\u2019oublie pas non plus que Kessel a fait partie des mousquetaires (ils \u00e9taient 4 en fait, comme les vrais) correspondants de guerre du <em>France Soir<\/em> de Pierre Lazareff, avec Henri de Turenne, Lucien Bodart ou Jean Lart\u00e9guy. C\u2019\u00e9tait, il est vrai, dans les ann\u00e9es 50 et Kessel a bourlingu\u00e9 (comme disait son ami Cendrars), en Isra\u00ebl au moment de la cr\u00e9ation de l\u2019\u00c9tat, en Afghanistan, en Birmanie et, bien s\u00fbr, en Afrique orientale.<\/p>\n\n\n\n<p>Le genre chasse en Afrique constitue un pan de la litt\u00e9rature \u00e0 lui tout seul. Avant Kessel, des auteurs, et non des moindres, y ont sacrifi\u00e9. Citons pour m\u00e9moire Hemingway ou Conrad. D\u2019illustres devanciers, encore qu\u2019on pr\u00e9f\u00e8re de beaucoup le second au premier.<\/p>\n\n\n\n<p>Soit l\u2019Afrique, le Kenya, le Kilimandjaro. Un baroudeur propri\u00e9taire d\u2019une r\u00e9serve de chasse &#8211; Bullitt &#8211; sa femme qui a le mal du pays, leurs serviteurs rompus \u00e0 la savane et aux b\u00eates sauvages, et la petite Patricia, leur fille, qui sera le personnage principal avec le narrateur, lequel se confond avec l\u2019auteur.<\/p>\n\n\n\n<p>Patricia qui entretient des rapports presque charnels avec un lion nomm\u00e9 King, qu\u2019elle a recueilli tout petit. Ses parents veulent lui faire quitter la brousse et la placer dans un pensionnat \u00e0 Nairobi, mais elle pr\u00e9f\u00e8re sa libert\u00e9 aux milieu des b\u00eates et des guerriers Massa\u00ef.<\/p>\n\n\n\n<p>Le narrateur est fascin\u00e9 par cette fillette qui transcende les r\u00e8gnes animaux et humains pour communier avec la cr\u00e9ation toute enti\u00e8re. C\u2019est souvent \u00e9mouvant, m\u00eame si le style a un peu vieilli. Et \u00e7a pose surtout la question de nos rapports avec les animaux, les b\u00eates, nos inf\u00e9rieurs.<\/p>\n\n\n\n<p>Le romancier de <em>Belle de jour<\/em>, de <em>La passante du sans souci<\/em> ou de <em>L\u2019arm\u00e9e des ombres<\/em> (et d\u2019une cinquantaine d\u2019autres romans), a du m\u00e9tier, du style et d\u00e9ploie son talent au long de ces 250 pages denses pour un roman bien construit dont on se surprend \u00e0 tourner les pages aussi vite.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est professionnel, talentueux, sans surprises. Sans g\u00e9nie non plus, mais bon. On peut pr\u00e9f\u00e9rer les ambigu\u00eft\u00e9s, les raffinements et la complexit\u00e9 de <em>Belle de jour<\/em>, par exemple, mais Kessel fait partie de ces hommes \u00e0 la stature l\u00e9gendaire dont la vie est encore plus importante que l\u2019\u0153uvre.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>WILLIAM BOYLE \u2013 LE T\u00c9MOIN SOLITAIRE &#8211; Gallmesteir<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est la nouvelle \u00e9toile montante du polar am\u00e9ricain, annonc\u00e9 \u00e0 son de trompe par les Gu\u00e9rif, Raynal et compagnie, tous les directeurs de collection fran\u00e7ais.<\/p>\n\n\n\n<p>Un engouement qui n\u2019est pas sans raison. William Boyle vient de Brooklyn o\u00f9 il a \u00e9t\u00e9 g\u00e9rant d\u2019un magasin de disques. Il vit maintenant \u00e0 Oxford (Mississippi). C\u2019est \u00e0 peu pr\u00e8s tout ce qu\u2019on sait de lui et il faudra lire ses romans pour le conna\u00eetre mieux.<\/p>\n\n\n\n<p>Pas qu\u2019ils soient autobiographiques, non, mais ils en disent long sur Brooklyn, quelque part entre Gravesend et Bensonhurst&nbsp;; un Brooklyn qu\u2019il nous fait d\u00e9couvrir et on marche avec lui dans cette partie de New York o\u00f9 tous ses personnages ont des noms \u00e0 consonance italienne.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 commencer par Amy Falconetti (comme l\u2019actrice ayant incarn\u00e9 <em>Jeanne d\u2019Arc<\/em> dans le film de Dreyer, est-ce un hasard&nbsp;?). Une ancienne party girl, lesbienne, qui est entr\u00e9e en religion en s\u2019occupant de petites vieilles d\u00e9laiss\u00e9es au nom de la paroisse de Ste Mary.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle suit le fils de l\u2019une de ses pensionnaires, Vincent, qui essaie de la remplacer aupr\u00e8s de sa m\u00e8re. Son comportement est suspect et elle s\u2019amuse \u00e0 le filer, plus par d\u00e9s\u0153uvrement que par curiosit\u00e9. C\u2019est l\u00e0 qu\u2019elle assiste \u00e0 son assassinat. Elle est persuad\u00e9e que le meurtrier ne l\u2019a pas vue et va m\u00eame jusqu\u2019\u00e0 emporter l\u2019arme du crime, un couteau qu\u2019elle cache dans son r\u00e9frig\u00e9rateur.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle se trompe. S\u2019ensuit une \u00ab&nbsp;b\u00e9chamel infernale&nbsp;\u00bb, comme aurait dit Audiard, \u00e0 base de vol de bijoux, de haine p\u00e8re \/ fils et d\u2019adult\u00e8re. D\u2019autant que, pour embrouiller le tout, le p\u00e8re d\u2019Amy, qui l\u2019a abandonn\u00e9e toute jeune, refait surface et qu\u2019il sera m\u00eal\u00e9 \u00e0 l\u2019histoire.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais plus que l\u2019histoire, c\u2019est encore le style et l\u2019\u00e9tude des personnages qui sont \u00e0 retenir. Notamment le portrait de la petite Amy, jeune femme en qu\u00eate de r\u00e9demption qui finira par se d\u00e9cider \u00e0 vivre sa vie avec l\u2019argent en poche, sans vergogne, apr\u00e8s avoir jet\u00e9 \u00e0 la mer les cendres de son d\u00e9funt p\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Un roman qui vous happe, o\u00f9 l\u2019auteur fait preuve de plein de bont\u00e9 pour ses personnages et vous entra\u00eene avec lui dans un Brooklyn de l\u00e9gende o\u00f9 circule, impassible et brinquebalant, le m\u00e9tro a\u00e9rien. Brooklyn avec ses italiens qui ont fui la mis\u00e8re, ses irlandais qui ont fui la faim ou ses juifs d\u2019Europe centrale qui ont fui les pogroms. On aurait envie d\u2019y aller et de voir sur place les endroits d\u00e9crits. C\u2019est aussi cela que les grands romans incitent \u00e0 faire. \u00ab&nbsp;Brooklyn by the sea&nbsp;\u00bb, comme chantait Mort Schuman. On pense \u00e0 lui comme on pense aussi au regrett\u00e9 Hubert Selby Jr.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019autres h\u00e9ros de Brooklyn en attente de r\u00e9surrection.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>VISION ET PRI\u00c8RE (ET AUTRES PO\u00c8MES) \u2013 DYLAN THOMAS \u2013 Po\u00e9sie Gallimard<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/illustration127-1024x614.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2272\" width=\"579\" height=\"346\" srcset=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/illustration127-1024x614.jpg 1024w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/illustration127-300x180.jpg 300w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/illustration127-2048x1229.jpg 2048w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/illustration127-2000x1200.jpg 2000w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/illustration127-1600x960.jpg 1600w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/illustration127-1200x720.jpg 1200w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/illustration127-900x540.jpg 900w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/illustration127-600x360.jpg 600w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/illustration127-30x18.jpg 30w\" sizes=\"(max-width: 579px) 100vw, 579px\" \/><figcaption>Le po\u00e8te en costume et gilet dans la verte nature galloise (on suppose)<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Un peu de po\u00e9sie pour changer. Et quelle&nbsp;! L\u2019\u00c9cosse a Robert Burns, l\u2019Irlande a William Butler Yeats et le Pays de Galles a Dylan Thomas, le barde des terrils et des vertes prairies.<\/p>\n\n\n\n<p>Encore que sa po\u00e9sie ne soit pas vraiment tellurique ou panth\u00e9iste, comme celle des deux autres. Non, Dylan Thomas est un barde obscur au langage po\u00e9tique \u00e9tincelant, mais il faut souvent relire au moins trois fois ses po\u00e8mes pour y trouver quelque sens. Il a l\u2019herm\u00e9tisme d\u2019un Mallarm\u00e9 &#8211; participant de cette mystique de la po\u00e9sie \u2013 en m\u00eame temps que la phrase directement issue de l\u2019inconscient, semblable en cela \u00e0 Tristan Tzara ou \u00e0 certains surr\u00e9alistes, Crevel en t\u00eate.<\/p>\n\n\n\n<p>Plusieurs po\u00e8mes de ces recueils parlent m\u00e9taphoriquement de son fr\u00e8re jumeau mort-n\u00e9, et c\u2019est ce qui semble avoir d\u00e9clench\u00e9 en lui ces vertiges existentiels qui donnent ces fulgurances po\u00e9tiques nous laissant souvent pantois, avec l\u2019analogie entre le ventre qui porte l\u2019enfant et la tombe.<\/p>\n\n\n\n<p>Dylan (Bob) a pris son pseudonyme du po\u00e8te gallois, et ce n\u2019est pas un hasard quand on se penche sur sa prosodie et ses th\u00e8mes r\u00e9currents dont la religion et le mysticisme, m\u00eame si lui n\u2019a pas la t\u00eate politique et encore moins sociale.<\/p>\n\n\n\n<p>Dylan Thomas est mort \u00e0 New York o\u00f9 il donnait souvent des lectures, compl\u00e8tement alcoolique, \u00e0 39 ans. Son <em>Portrait de l\u2019artiste en jeune chien<\/em> (titre inspir\u00e9 par Joyce) nous avait d\u00e9j\u00e0 marqu\u00e9. Ses po\u00e8mes sont d\u2019une beaut\u00e9 troublante qui tient de la magie verbale, faisant na\u00eetre des images venues du fin fond de l\u2019imaginaire, des profondeurs de l\u2019\u00e2me. Un po\u00e8te voyant, cha\u00eenon manquant entre Rimbaud et les po\u00e8tes de la Beat Generation. Un g\u00e9nie du verbe aux celtitudes in\u00e9branlables dont seul l\u2019alcool pouvait avoir raison.<\/p>\n\n\n\n<p><em>27 septembre 2021<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>STANILAS LEM &#8211; SOLARIS \u2013 Pr\u00e9sence du futur \/ Deno\u00ebl Un peu de science-fiction, une fois n\u2019est pas coutume. Avec Stanilas Lem, un Polonais \u00e0 la fois \u00e9crivain, m\u00e9decin, biologiste, cybern\u00e9ticien, philosophe et cybern\u00e9ticien. 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