{"id":2329,"date":"2021-10-30T18:31:22","date_gmt":"2021-10-30T16:31:22","guid":{"rendered":"http:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2329"},"modified":"2021-10-30T18:31:24","modified_gmt":"2021-10-30T16:31:24","slug":"notes-de-lecture-16","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2329","title":{"rendered":"NOTES DE LECTURE (16)"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>JOSEPH CONRAD \u2013 UN PARIA DES \u00ceLES \u2013 Autrement<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Conrad est ce qu\u2019on appelle un \u00e9crivain prodige, ou prodigieux. &nbsp;Josef Teodore Konrad Korzeniowski est n\u00e9 en Ukraine, d\u2019une famille de la noblesse polonaise. Il apprend le fran\u00e7ais dans la cellule familiale puis l\u2019anglais au lyc\u00e9e et il adoptera la langue de Shakespeare pour \u00e9crire ses romans. Une gageure.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Le paria des \u00eeles <\/em>se place dans une trilogie incluant <em>La folie Almayer<\/em> (son premier roman) et <em>Rescousse<\/em>, l\u2019un des derniers. \u00c0 chaque fois, des histoires de n\u00e9gociants et marins n\u00e9erlandais venus se perdre dans l\u2019une des milliers d\u2019\u00eeles de l\u2019actuelle Indon\u00e9sie. C\u2019est ici Makassar. M\u00eame si Conrad est peut-\u00eatre plus connu pour<em> Lord Jim<\/em> (mis en sc\u00e8ne par Raoul Walsh) ou encore pour <em>Au coeur des t\u00e9n\u00e8bres<\/em>, longue nouvelle qui donnera le <em>Apocalypse now <\/em>de Coppola (sauf que le Vietnam a remplac\u00e9 le fleuve Congo), cette trilogie est beaucoup plus repr\u00e9sentative de son \u0153uvre.<\/p>\n\n\n\n<p>Soit un marin-n\u00e9gociant n\u00e9erlandais, Peter Willems, le paria (outcast), qui, \u00e0 la suite d\u2019un vol (\u00ab&nbsp;d\u2019un emprunt&nbsp;\u00bb, pr\u00e9tend-il) est rejet\u00e9 par sa communaut\u00e9 et doit frayer avec les indig\u00e8nes, autochtones des tribus insulaires ou des marchands arabes venus s\u2019enrichir en exploitant les ressources locales.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est Lingard, un riche capitaine de vaisseau hollandais, qui a signifi\u00e9 sa disgr\u00e2ce \u00e0 Willems, et son adjoint, Almayer, a ex\u00e9cut\u00e9 l\u2019ordre. Des personnages qu\u2019on retrouve dans les trois romans.<\/p>\n\n\n\n<p>Willems a \u00e9pous\u00e9 la fille que Lingard a eue avec une autochtone, mais son exil lui fait se rapprocher des indig\u00e8nes et notamment de A\u00efssa, la fille d\u2019un chef tribal dont il tombe \u00e9perdument amoureux. Il en perd tout jugement, toute dignit\u00e9 et tout sens de ses int\u00e9r\u00eats pour devenir une brute sentimentale guid\u00e9e par ses seuls d\u00e9sirs et sa soif de vengeance. On se doute que tout cela finira mal. L\u2019illusion fera place \u00e0 la triste r\u00e9alit\u00e9 d\u2019un homme seul et proscrit, et \u00e0 l\u2019amour succ\u00e9dera la haine.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais l\u2019histoire n\u2019est pas si importante et l\u2019originalit\u00e9 de ce livre r\u00e9side d\u2019abord dans sa construction. Un peu comme chez Faulkner ou Dos Passos, chaque chapitre est racont\u00e9 du point de vue d\u2019un personnage et \u00e0 des \u00e9poques diff\u00e9rentes, bousculant ainsi la chronologie lin\u00e9aire. Une \u00e9criture magnifique aussi, dans une langue apprise. Et ce qui frappe le plus est la vision que Conrad a de la nature humaine, sans illusion aucune et compl\u00e8tement d\u00e9sabus\u00e9 par des pantins anim\u00e9s qui, lorsqu\u2019ils ne sont pas men\u00e9s par leurs int\u00e9r\u00eats, le sont par leurs d\u00e9sirs et leurs pulsions, transform\u00e9s en animaux tristes sans aucune prise sur les \u00e9v\u00e9nements. C\u2019est le cas de Willems, mais c\u2019est aussi celui, \u00e0 des degr\u00e9s moindres, de tous les personnages perdus dans une jungle aussi luxuriante, touffue et mena\u00e7ante que le sont leurs esprits tourment\u00e9s et malades.<\/p>\n\n\n\n<p>En sp\u00e9l\u00e9ologue de l\u2019\u00e2me humaine et en styliste hors-pair, aussi \u00e0 l\u2019aise dans les dialogues que dans les descriptions des couleurs du ciel ou de la nature, Conrad nous emporte dans son monde et nous y laisse encore apr\u00e8s avoir referm\u00e9 son livre. Nous y laisse tristes et d\u00e9sillusionn\u00e9s, pour longtemps.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>HENRY-DAVID THOREAU &#8211; WALDEN OU LA VIE DANS LES BOIS \u2013 Spiritualit\u00e9s vivantes &#8211; Albin Michel.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>On se r\u00e9gale \u00e0 la lecture des 100 premi\u00e8res pages, soit le long chapitre intitul\u00e9 \u00ab&nbsp;\u00e9conomie&nbsp;\u00bb, et c\u2019est bien de cela qu\u2019il s\u2019agit. Un trait\u00e9 d\u2019\u00e9conomie visant \u00e0 \u00e9liminer tous nos faux besoins pour en arriver \u00e0 l\u2019essentiel. On croirait un vieux philosophe du XIX\u00b0 si\u00e8cle qui aurait lu \u00e0 la fois Ivan Illich et Jacques Ellul. Le mot d\u00e9croissance n\u2019avait pas \u00e9t\u00e9 invent\u00e9, pas plus que celui d\u2019\u00e9cologie.<\/p>\n\n\n\n<p>Walden est le nom d\u2019une for\u00eat dans les environs de Concord (Massachusetts), et Thoreau a pass\u00e9 deux ans \u00e0 y vivre dans une cabane, au milieu des animaux et des v\u00e9g\u00e9taux, entre 1845 et 1847. Ce livre est la chronique de sa vie sauvage et solitaire dans les bois.<\/p>\n\n\n\n<p>Un vieux moraliste, plut\u00f4t, qui cite \u00e0 tous bouts de champ les philosophes grecs, romains ou les po\u00e8tes romantiques anglais. On retrouve Milton, Caton ou Hom\u00e8re \u00e0 chaque coin de page. L\u2019avouerai-je, on s\u2019ennuie par la suite et on peine \u00e0 finir ces 430 pages o\u00f9 on se situe \u00e0 mi-chemin entre le Nature writing et les trait\u00e9s de botanique ou de zoologie.<\/p>\n\n\n\n<p>Thoreau est le p\u00e8re de la d\u00e9sob\u00e9issance civile, et il a \u00e9crit sur ce th\u00e8me (1). Gandhi ou Mandela le citaient beaucoup. Mais Thoreau, qui fut condamn\u00e9 \u00e0 la prison pour avoir refus\u00e9 de payer ses imp\u00f4ts, serait plus un individualiste, voire un libertarien, allergique \u00e0 toute forme d\u2019autorit\u00e9 comme \u00e0 toute sorte d\u2019organisation. C\u2019est respectable, mais \u00e7a n\u2019en fait pas l\u2019anarchiste qu\u2019on \u00e9voque parfois. Mais l\u2019\u00e9merveillement devant la nature, m\u00eame parsem\u00e9 de riches consid\u00e9rations philosophiques, a ses limites. Comme disait un humoriste, \u00ab&nbsp;ah, vous aimez la nature&nbsp;? Eh bien vous n\u2019\u00eates pas rancunier&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est d\u2019abord un Am\u00e9ricain, comme l\u2019\u00e9taient les premiers colons venus d\u2019Europe, souvent des membres pers\u00e9cut\u00e9s de sectes protestantes en Grande-Bretagne ou aux Pays-Bas. Mais on est heureux, apr\u00e8s avoir referm\u00e9 le livre, de retrouver la conflictualit\u00e9, les rapports sociaux, la politique et la culture. La civilisation, autant dire, loin d\u2019un vieux phraseur pontifiant qu\u2019une traduction approximative ne sert pas. C\u2019est ce qui s\u2019appelle une descente en r\u00e8gle, la queue et les deux oreilles, normal pour un Thoreau. Allez, restons positifs, on retiendra les 115 premi\u00e8res pages.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><em>(1)&nbsp;: Thoreau &#8211; La d\u00e9sob\u00e9issance civile \u2013 Mille et une nuits \u2013 1999<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>STEFAN ZWEIG \u2013 LE MONDE D\u2019HIER \u2013 Souvenirs d\u2019un Europ\u00e9en \u2013 Le livre de poche.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/illustration139.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-2331\" width=\"579\" height=\"515\" srcset=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/illustration139.png 216w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/illustration139-30x27.png 30w\" sizes=\"(max-width: 579px) 100vw, 579px\" \/><figcaption>Stefan Zweig en 1912, photo Wikipedia, l&rsquo;encyclop\u00e9die en ligne \u00e0 qui l&rsquo;on doit tant.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Autant dire tout de suite que je tiens Zweig pour l\u2019un des plus grands \u00e9crivains tous genres et toutes \u00e9poques confondues. J\u2019aime \u00e0 la fois le romancier, le dramaturge, le nouvelliste et le biographe. Surtout le nouvelliste, et je consid\u00e8re que des textes comme <em>La confusion des sentiments<\/em> ou <em>24 heures de la vie d\u2019une femme<\/em> sont parmi les plus beaux et les plus \u00e9mouvants qui soient. Dans l\u2019exercice exigeant de la nouvelle, Zweig n\u2019a d\u2019\u00e9gaux que Tchekhov, Maupassant ou l\u2019am\u00e9ricain Raymond Carver.<\/p>\n\n\n\n<p>Avec ce livre, c\u2019est l\u2019historien qui parle dans ce qui se veut sa biographie, mais Zweig est bien trop modeste pour nous raconter sa vie, f\u00fbt-elle de grand \u00e9crivain c\u00e9l\u00e8bre, et c\u2019est de l\u2019histoire de l\u2019Europe en toile de fond de ses lignes de vie qu\u2019il nous entretient. De son enfance \u00e0 son suicide, en 1941 l\u2019ann\u00e9e o\u00f9 il \u00e9crit ce livre, Zweig nous parle en fait du d\u00e9clin de l\u2019Europe et de l\u2019id\u00e9e europ\u00e9enne depuis l\u2019Empire austro-hongrois des Habsbourg jusqu\u2019\u00e0 la seconde guerre mondiale. En historien, en humaniste et en pacifiste, il l\u00e8ve souvent le rideau sur les coulisses o\u00f9 se trament les \u00e9v\u00e9nements en mettant des coups de projecteur sur les hommes d\u2019\u00c9tat, les conseillers, les banquiers, les intrigants et les aventuriers qui conduisent aux d\u00e9sastres. Il se d\u00e9sole de ce qu\u2019est devenue l\u2019Autriche \u2013 Hongrie vassalis\u00e9e par l\u2019Allemagne, d\u00e9nonce l\u2019absurdit\u00e9 d\u2019une premi\u00e8re guerre mondiale qui n\u2019est possible que par un stupide jeu d\u2019alliance et il d\u00e9crit ces tristes ann\u00e9es d\u2019apr\u00e8s-guerre en Allemagne autant qu\u2019en Autriche. Malheur aux vaincus&nbsp;! Et de ne pas trop s\u2019\u00e9tonner des p\u00e9rils fascistes qui montent, cons\u00e9quences d\u2019un trait\u00e9 de Versailles inique qui rencontre dans ce moment historique l\u2019\u00e8re des foules et de la technique. Mille fois on a racont\u00e9 la mont\u00e9e du nazisme, mais Zweig en fait un r\u00e9cit bouleversant&nbsp;: la barbarie haineuse qui s\u2019attaque \u00e0 l\u2019esprit, sous toutes ses formes.<\/p>\n\n\n\n<p>Zweig sent monter le fascisme et le totalitarisme \u2013 il n\u2019a aucune complaisance pour le communisme et en per\u00e7oit d\u2019embl\u00e9e les d\u00e9rives staliniennes &#8211; et il combat de sa plume et de ses activit\u00e9s diplomatiques tout ce qui peut asservir et opprimer les individus, et surtout les classes populaires. Avec des consciences de l\u2019Europe comme Romain Rolland, Henri Barbusse ou Paul Val\u00e9ry, il travaille \u00e0 l\u2019union des peuples et combat les tendances totalitaires et autoritaires \u00e0 l\u2019\u0153uvre. Pour une Europe f\u00e9d\u00e9ratrice et fraternelle. Mais toutes ces consciences humanistes ne parviennent pas \u00e0 enrayer la mont\u00e9e du fascisme en Allemagne ou en Italie, et le pire advient. D\u00e8s 1933, Zweig est banni en Allemagne et ses livres sont br\u00fbl\u00e9s comme d\u00e9cadents et juifs. Il ne survivra pas \u00e0 cette mise \u00e0 l\u2019index et \u00e0 cette Europe devenue folle qui c\u00e8de \u00e0 ses d\u00e9mons. Apr\u00e8s un s\u00e9jour londonien o\u00f9 il c\u00f4toie Freud se mourant d\u2019un cancer de la m\u00e2choire, il s\u2019exile au Br\u00e9sil \u2013 comme Bernanos de qui il est poche \u2013 et se suicide l\u00e0-bas, \u00e0 Petropolis (\u00e9tat de Rio), comme ces sto\u00efciens romains dans l\u2019antiquit\u00e9. Sans drame, sans peur et sans crainte, on imagine.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais c\u2019est aussi un riche document d\u2019histoire litt\u00e9raire, o\u00f9 on suit les emballements de Zweig, ses d\u00e9couvertes et ses longues amiti\u00e9s avec ceux qu\u2019il admire&nbsp;: Arthur Schnitzler, Emile Verhaeren, Rainer Marie Rilke ou encore Romain Rolland, figure omnipr\u00e9sente dans ces pages et \u00e9crivain tellement oubli\u00e9 aujourd\u2019hui.<\/p>\n\n\n\n<p>On dit souvent qu\u2019un \u00e9crivain est quelqu\u2019un qui parle du monde \u00e0 partir de lui-m\u00eame, alors qu\u2019un romancier a besoin de la fiction pour parler du monde. Ainsi, Proust, Miller, C\u00e9line ou Kerouac seraient des \u00e9crivains quand Faulkner, Bernanos ou Melville seraient des romanciers. Pour ne citer que les plus grands. Et puis il y a cette cat\u00e9gorie rare d\u2019auteurs \u00e0 la fois \u00e9crivains et romanciers, comme Kafka ou Dosto\u00efevski. Stefan Zweig est de ceux-l\u00e0. Un g\u00e9nie litt\u00e9raire au style \u00e9l\u00e9gant et pr\u00e9cis, qui retravaillait ses manuscrits pour, de 1000 pages, en garder \u00e0 peine 200. Un g\u00e9nie litt\u00e9raire avec, encore plus rare, une immense bont\u00e9 qui \u00e9claire chaque page.<\/p>\n\n\n\n<p><em>23 octobre 2021<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>JOSEPH CONRAD \u2013 UN PARIA DES \u00ceLES \u2013 Autrement Conrad est ce qu\u2019on appelle un \u00e9crivain prodige, ou prodigieux. &nbsp;Josef Teodore Konrad Korzeniowski est n\u00e9 en Ukraine, d\u2019une famille de la noblesse polonaise. 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