{"id":2359,"date":"2021-11-11T18:21:25","date_gmt":"2021-11-11T17:21:25","guid":{"rendered":"http:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2359"},"modified":"2021-11-11T18:21:27","modified_gmt":"2021-11-11T17:21:27","slug":"notes-de-lecture-17","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2359","title":{"rendered":"NOTES DE LECTURE (17)"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>ALBERTO MORAVIA \u2013 L\u2019AMOUR CONJUGAL \u2013 Le livre de poche \/ Hachette<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/illustration144.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2361\" width=\"575\" height=\"575\" srcset=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/illustration144.jpg 260w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/illustration144-150x150.jpg 150w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/illustration144-30x30.jpg 30w\" sizes=\"(max-width: 575px) 100vw, 575px\" \/><figcaption>Alberto Pinchele, dit Moravia, en 1982. Photo Wikipedia<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>On conna\u00eet surtout Moravia pour les adaptations cin\u00e9matographiques de ses romans qui se sont succ\u00e9d\u00e9 sur plusieurs d\u00e9cennies. \u00c0 commencer par <em>Le m\u00e9pris<\/em> de Godard (1963), jusqu\u2019\u00e0 <em>L\u2019ennui<\/em> de C\u00e9dric Kahn (1998), en passant par <em>Le conformiste<\/em>, de Bertolucci (1970), et on en oublie.<\/p>\n\n\n\n<p>Au point de parfois faire oublier quel \u00e9crivain \u00e9tait Moravia. Anti-fasciste longtemps inqui\u00e9t\u00e9 par les sbires de Mussolini, ma\u00eetre des petites \u00e9tudes psychologiques pointilleuses et, surtout, entomologiste de cette bourgeoisie italienne mesquine et n\u00e9vros\u00e9e, produit du miracle \u00e9conomique de l\u2019apr\u00e8s-guerre. En cela, on pourrait le comparer \u00e0 un Antonioni ou \u00e0 un Pasolini tant son \u00e9criture est aussi cin\u00e9matographique, m\u00eame si les mots, la phrase et le style y jouent un r\u00f4le pr\u00e9pond\u00e9rant. Moravia m\u00eale \u00e0 plaisir sexe, psychanalyse et politique, un peu comme un Roger Vailland a pu le faire chez nous.<\/p>\n\n\n\n<p><em>L\u2019amour conjugal<\/em> ne compte s\u00fbrement pas parmi ses \u0153uvres les plus connues, ni m\u00eame les plus r\u00e9ussies. L\u2019histoire d\u2019un couple de petit-bourgeois en vacances dans une villa toscane, lui s\u2019essayant \u00e0 \u00e9crire un roman ou du moins une longue nouvelle (qui s\u2019appelle d\u2019ailleurs \u00e9galement <em>L\u2019amour conjugal<\/em>) et elle, jeune mari\u00e9e r\u00eaveuse et insatisfaite, qui finit par se donner au barbier Antonio qui d\u2019abord l\u2019effrayait. Mais les personnages de Moravia sont infiniment complexes et tout en eux se joue sur des d\u00e9tails, des failles minuscules \u00e0 travers lesquelles point le myst\u00e8re, le trouble et le d\u00e9sir. C\u2019est aussi la touche impressionniste de l\u2019auteur de nous laisser entrevoir ces soubassements de l\u2019entendement et de la conscience, en sp\u00e9l\u00e9ologue des \u00e2mes.<\/p>\n\n\n\n<p>On a donc ici un court roman qui a pour objet les myst\u00e8res de l\u2019amour et de la cr\u00e9ation. Le narrateur s\u2019impose la chastet\u00e9 avec son \u00e9pouse pour tout le temps qu\u2019il \u00e9crit son livre, attendu qu\u2019il est cens\u00e9 puiser dans cette \u00e9nergie sexuelle \u00e9conomis\u00e9e la force de l\u2019inspiration. Mais il perdra sur les deux tableaux&nbsp;: d\u00e9\u00e7u dans ses ambitions litt\u00e9raires &#8211; il trouve au final son roman mauvais &#8211; et dans son bonheur conjugal \u2013 puisqu\u2019il a surpris sa femme en train de le tromper. Mais est-ce bien la r\u00e9alit\u00e9, tant la confusion r\u00e8gne sur un homme tortur\u00e9 et anxieux, incapable de trouver un bonheur simple dans la situation privil\u00e9gi\u00e9e qui est la sienne.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est tout le talent de Moravia de nous maintenir dans un clair-obscur o\u00f9 rien ne para\u00eet vraiment r\u00e9el, comme dans un r\u00eave. Au final, le couple reste dans le non-dit et d\u00e9cide sagement de se laisser du temps, lui pour \u00e9crire et elle pour l\u2019aimer comme il veut l\u2019\u00eatre. Un roman qui traite du couple, de la trahison, de la jalousie, de l\u2019amour et, au final, de la v\u00e9rit\u00e9 des \u00eatres et des choses&nbsp;; au pays de la conscience en \u00e9veil et du doute permanent. Bienvenue en Moravie&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p><strong>HENRI LEFEBVRE \u2013 LE MARXISME<\/strong> \u2013 <strong>Que sais-je&nbsp;? Presses Universitaires de France.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>On trouve parfois de ces trucs dans les bo\u00eetes \u00e0 livres&nbsp;! Un vieux <em>Que sais-je<\/em> de 1948 consacr\u00e9 au marxisme par le grand Henri Lefebvre, l\u2019un des commentateurs les plus dou\u00e9s de Marx \u2013 avec Althusser \u2013 qui prendra ses distances avec le PCF et deviendra par la suite sociologue et urbaniste (voir l\u2019excellent <em>La r\u00e9volution urbaine<\/em>), apr\u00e8s un d\u00e9tour par la r\u00e9sistance et l\u2019enseignement. Cette chronique est surtout une occasion de parler de lui.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais pas seulement de lui, du grand barbu aussi. Dans ce petit livre, Lefebvre d\u00e9crit pr\u00e9cis\u00e9ment ce que veut Marx (et Engels) et ce qu\u2019est le marxisme qui trouve son origine dans la r\u00e9volution industrielle et la chute de la soci\u00e9t\u00e9 f\u00e9odale&nbsp;; dans la r\u00e9volution fran\u00e7aise pour l\u2019illustration historique de ce qu\u2019est la lutte des classes (la bourgeoisie supplantant la noblesse) et dans les conditions indignes faites au prol\u00e9tariat, nouvelle classe sociale des proscrits et des exploit\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais le marxisme n\u2019est pas un messianisme, et Lefebvre explique bien que Marx ne soutient pas le prol\u00e9tariat par piti\u00e9 ou par compassion, mais parce que c\u2019est la seule classe, par son nombre et sa connaissances des r\u00e9alit\u00e9s concr\u00e8tes et objectives du travail et des relations sociales, qui peut faire la r\u00e9volution.<\/p>\n\n\n\n<p>Lefebvre explique que Marx, apr\u00e8s sa critique de Feuerbach, arrive pour analyser les rapports \u00e9conomiques par la m\u00e9thode scientifique. Partant de Hegel (dont il retient surtout la pens\u00e9e dialectique), il distingue trois stades de pens\u00e9e \u00e0 d\u00e9passer par l\u2019analyse dialectique et le mat\u00e9rialisme scientifique&nbsp;: l\u2019\u00e9l\u00e9ment spontan\u00e9 (biologique, physiologique), l\u2019\u00e9l\u00e9ment r\u00e9fl\u00e9chi (la philosophie des lumi\u00e8res et la mont\u00e9e en puissance de la bourgeoisie et du capitalisme) et l\u2019\u00e9l\u00e9ment illusoire (le domaine des religions et de la m\u00e9taphysique). Et Lefebvre de d\u00e9cortiquer un \u00e0 un les concepts forg\u00e9s par le th\u00e9oricien&nbsp;: l\u2019ali\u00e9nation, l\u2019exploitation, le f\u00e9tichisme de la marchandise, la lutte des classes, la plus-value, la valeur, l\u2019accaparement des moyens de production, les dialectiques travail mort \u2013 travail vivant&nbsp;; travail \u2013 capital&nbsp;; bourgeoisie \u2013 prol\u00e9tariat&nbsp;; nature &#8211; humanit\u00e9\u2026 Une fois toutes les contradictions d\u00e9pass\u00e9es gr\u00e2ce \u00e0 la connaissance de l\u2019histoire et de la science et \u00e0 l\u2019action des individus conscients qui auront analys\u00e9 les rapports de production \u00e0 un moment historique donn\u00e9, le capitalisme vacillera pour donner naissance au socialisme, p\u00e9riode transitoire avant l\u2019av\u00e8nement du communisme, soci\u00e9t\u00e9 sans classes dans laquelle l\u2019individu pourra enfin d\u00e9velopper ses potentialit\u00e9s et satisfaire ses besoins dans la libert\u00e9. Marx \u2013 et Lefebvre avec lui \u2013 ne parlent pas d\u2019utopie &#8211; l\u2019utopie appartenant selon eux au domaine de la m\u00e9taphysique et des utopistes socialistes \u2013 mais de r\u00e9alit\u00e9s in\u00e9luctables issues de la n\u00e9cessit\u00e9 historique. Il serait facile de convoquer \u00e0 ce stade Staline, Mao, Pol-Pot et tant d\u2019autres grands humanistes, de mettre en garde contre l\u2019utopie fraternelle aboutissant aux soci\u00e9t\u00e9s totalitaires, mais le livre date de 1948, on l\u2019a dit, et Lefebvre nous met d\u00e9j\u00e0 en garde contre le socialisme r\u00e9el (les crimes de Staline ne sont pas encore tous connus). Il quittera le Parti dans les ann\u00e9es 1950 et deviendra l\u2019un des grands th\u00e9oriciens du freudo-marxisme, consid\u00e9rant la th\u00e9orie marxiste valable et pertinente, mais prenant trop peu en compte l\u2019humanit\u00e9 dans toute sa complexit\u00e9, ses d\u00e9sirs, ses pulsions, ses tendances irrationnelles, le \u00e7a ou le surmoi. D\u2019autres philosophes comme Lucien S\u00e8ve ou Alain Badiou ont contribu\u00e9 \u00e0 actualiser Marx, et \u00e0 d\u00e9montrer qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e8re du capitalisme mondialis\u00e9, de l\u2019informatique et du primat des questions \u00e9cologiques, sa philosophie restait pertinente pour comprendre le monde et pour le changer. Sans parler des Lordon, des Friot, des Zajec et de tous les philosophes qui osent se projeter dans l\u2019apr\u00e8s-capitalisme.<\/p>\n\n\n\n<p>Le barbu de Tr\u00eaves n\u2019a pas dit son dernier mot, et on a beau s\u2019\u00eatre toujours dit marxiste tendance Groucho et avoir baill\u00e9 \u00e0 toutes tentatives de lecture du <em>Capital<\/em>, cet essai facile \u00e0 lire nous dit en peu de mots l\u2019essentiel, \u00e0 savoir que le communisme est une lutte de tous temps et en tous lieux pour l\u2019\u00e9galit\u00e9, la justice et \u2013 aussi \u2013 la libert\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>PRIMO LEVI \u2013 LILITH (Nouvelles) \u2013 \u00e9ditions Einaudi \u2013 Liana Levi.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>De Primo Levi, on conna\u00eet bien s\u00fbr le magnifique <em>Si c\u2019est un homme<\/em>, \u00e0 la fois t\u00e9moignage et r\u00e9flexion sur les camps, la vie quotidienne \u00e0 Auschwitz o\u00f9 la n\u00e9gation de l\u2019humanit\u00e9, le triomphe du mal et de la barbarie. Comment survivre dans les pires conditions mat\u00e9rielles et morales&nbsp;? Comment survivre au milieu des morts, dans la violence et l\u2019abjection&nbsp;? N\u00e9 en 1919, il s\u2019est suicid\u00e9 en 1987, probablement victime, malgr\u00e9 sa carri\u00e8re d\u2019\u00e9crivain et une sorte de r\u00e9silience, du syndrome du survivant&nbsp;: se dire qu\u2019on a surv\u00e9cu alors que tant d\u2019autres sont morts, une culpabilit\u00e9 atroce qui vous ronge jusqu\u2019\u00e0 votre dernier souffle.<\/p>\n\n\n\n<p>Levi \u00e9tait chimiste de profession, et on sent sa passion pour les sciences dans ces nouvelles. Des nouvelles in\u00e9gales, de trois types&nbsp;: celles des camps et d\u2019Auschwitz regroup\u00e9es sous le nom g\u00e9n\u00e9rique de <em>Pass\u00e9 proche<\/em>, celles intitul\u00e9es <em>Futur ant\u00e9rieur<\/em> et une troisi\u00e8me partie, <em>Indicatif pr\u00e9sent.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Les 12 premi\u00e8res nouvelles, celles des camps, sont bouleversantes, l\u00e0 o\u00f9 Levi conjugue avec bonheur l\u2019atrocit\u00e9 \u00e9rig\u00e9e en mode de vie avec les mythes, les l\u00e9gendes juives et les textes sacr\u00e9s. Des personnages marquants qui gardent un fond d\u2019humanit\u00e9 dans des conditions abominables de survie. On retrouve l\u00e0 le souffle et la grandeur de <em>Si c\u2019est un homme<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Le reste est malheureusement bien en-dessous, avec des nouvelles \u00e0 la lisi\u00e8re du fantastique pour <em>Futur ant\u00e9rieur,<\/em> voire de la science-fiction. Un fantastique \u00e0 la Marcel Aym\u00e9, qui garde au moins un pied sur terre, mais cette autre douzaine de nouvelles est loin d\u2019avoir l\u2019impact et la force des premi\u00e8res, m\u00eame si on peut en appr\u00e9cier le disparate et le sens de l\u2019insolite, voire de l\u2019absurde.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 la fin, on trouve les 8 derni\u00e8res nouvelles de<em> Indicatif pr\u00e9sent<\/em>, et c\u2019est encore un nouveau genre que Levi nous propose. Des textes \u00e0 port\u00e9e plus philosophique, comme autant de chroniques sur l\u2019Italie contemporaine, mais la guerre, inoubliable et enracin\u00e9e, s\u2019invite souvent dans ces r\u00e9cits o\u00f9 l\u2019auteur d\u00e9voile sa passion pour la montagne, comme son compatriote Erri De Luca, dont il a la sagesse et la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Levi, De Luca, Moravia\u2026 C\u2019est la quinzaine italienne.<\/p>\n\n\n\n<p>Sinon, on a l\u2019habitude de ne jamais acheter \u2013 et encore moins de lire \u2013 le Goncourt, tant on se tamponne des go\u00fbts litt\u00e9raires des Eric-Emmanuel Schmitt et autres Pascal Bruckner (pour ne citer qu\u2019eux). On fera s\u00fbrement exception cette ann\u00e9e, tant le livre prim\u00e9 de Mohamed Mbougar Saar (<em>La plus secr\u00e8te m\u00e9moire des hommes<\/em>) semble se rapprocher de l\u2019univers de Bolano et de sa mystique de la litt\u00e9rature. On en parle la prochaine fois.<\/p>\n\n\n\n<p><em>8 novembre 2021<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>ALBERTO MORAVIA \u2013 L\u2019AMOUR CONJUGAL \u2013 Le livre de poche \/ Hachette On conna\u00eet surtout Moravia pour les adaptations cin\u00e9matographiques de ses romans qui se sont succ\u00e9d\u00e9 sur plusieurs d\u00e9cennies. \u00c0 commencer par Le m\u00e9pris de Godard (1963), jusqu\u2019\u00e0 L\u2019ennui de C\u00e9dric Kahn (1998), en passant par Le conformiste, de Bertolucci (1970), et on en&#8230;<\/p>\n<div class=\" [&hellip;]\"><a href=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2359\">Read More <i class=\"os-icon os-icon-angle-right\"><\/i><\/a><\/div>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2361,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[31,42],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2359"}],"collection":[{"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2359"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2359\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2363,"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2359\/revisions\/2363"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/2361"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2359"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2359"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2359"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}