{"id":2369,"date":"2021-11-11T18:49:29","date_gmt":"2021-11-11T17:49:29","guid":{"rendered":"http:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2369"},"modified":"2021-11-11T18:49:31","modified_gmt":"2021-11-11T17:49:31","slug":"t-v-eye","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2369","title":{"rendered":"T.V EYE"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"800\" height=\"497\" src=\"http:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/illustration145.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2371\" srcset=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/illustration145.jpg 800w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/illustration145-300x186.jpg 300w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/illustration145-768x477.jpg 768w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/illustration145-600x373.jpg 600w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/illustration145-30x19.jpg 30w\" sizes=\"(max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><figcaption>Programme de <em>Bouton rouge<\/em> (f\u00e9vrier 1968) d\u00e9coup\u00e9 dans un vieux T\u00e9l\u00e9 7 jours (site Gonza\u00ef).<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Apr\u00e8s la presse sp\u00e9cialis\u00e9e et la radio, passons \u00e0 la t\u00e9l\u00e9 pour un dernier passage en revue. Le rock a mis longtemps \u00e0 avoir une fen\u00eatre \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision fran\u00e7aise. D\u2019Albert Raisner, qu\u2019on peut consid\u00e9rer comme le pionnier, jusqu\u2019aux cha\u00eenes sp\u00e9cialis\u00e9es actuelles, un petit tour \u2013 nostalgique comme toujours \u2013 sur ces \u00e9tranges lucarnes qui parfois nous montraient et nous faisaient entendre nos pop stars favorites. Lors, nos yeux ne faisaient plus qu\u2019un avec l\u2019image renvoy\u00e9e par l\u2019\u00e9cran de notre t\u00e9l\u00e9viseur. \u00ab&nbsp;Got a T.V eye on you&nbsp;!\u00bb, comme hurlait Iggy Pop.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Tout commence \u00e0 l\u2019automne 1963 avec l\u2019harmoniciste du trio Raisner, Albert de son pr\u00e9nom. Les \u00e9missions, dans le droit fil de <em>Salut les copains<\/em> (le magazine et l\u2019\u00e9mission de radio), sont enregistr\u00e9es au Moulin de la galette et des jeunes gens des deux sexes entourent l\u2019animateur et ses invit\u00e9s dans une sorte de petit cirque o\u00f9 la piste accueille les \u00e9toiles. Des chanteurs et chanteuses y\u00e9y\u00e9 pour la plupart, et parfois quelques bonnes surprises avec des actualit\u00e9s venues de Londres o\u00f9 on peut voir les Beatles \u00e0 leur descente d\u2019h\u00e9licopt\u00e8re ou les Rolling Stones hyst\u00e9risant les petites filles. Entre chaque s\u00e9quence, Albert Raisner nous joue un petit air d\u2019harmonica et tout le monde est content. Rien de bien m\u00e9chant cela dit, c\u2019est encore l\u2019ORTF et le ministre de l\u2019information, parfois alert\u00e9 par Mme Yvonne De Gaulle, veille. C\u2019est <em>\u00c2ge tendre et t\u00eate de bois<\/em>, d\u2019apr\u00e8s le titre d\u2019une chanson de B\u00e9caud, qui va durer jusqu\u2019en 1966, jusqu\u2019au cr\u00e9puscule des idoles y\u00e9y\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1967, on aura aussi dans le genre Rosko, le pr\u00e9sident, dans une \u00e9mission qui se veut plus r\u00e9solument rock, <em>Start<\/em>, pr\u00e9sent\u00e9e avec Annick Beauchamp. Elle sera remplac\u00e9e par Drucker et son lamentable <em>Tilt<\/em>, sur ordre de tante Yvonne que les harangues et la vantardise de l\u2019am\u00e9ricain indisposaient.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 la m\u00eame \u00e9poque, on a aussi <em>Dim Dam Dom<\/em>, de Daisy de Galard (la femme d\u2019Hector, directeur du <em>Nouvel Observateur<\/em>), toujours sur la deuxi\u00e8me cha\u00eene. Pas vraiment rock, mais on peut y voir quand m\u00eame les Who en studio enregistrer leur \u00ab&nbsp;Pictures Of Lily&nbsp;\u00bb ou encore les Bee Gees dans les rues de Londres chantant leur \u00ab&nbsp;Holiday&nbsp;\u00bb. Pas si mal.<\/p>\n\n\n\n<p>Toujours sur l\u2019ORTF, c\u2019est Pierre Latt\u00e8s qui prend la suite avec <em>Bouton rouge<\/em>. La premi\u00e8re a lieu \u00e0 l\u2019automne 1966 et n\u2019a gu\u00e8re de points communs avec <em>\u00c2ge tendre<\/em>, et Latt\u00e8s n\u2019est pas Raisner. Plut\u00f4t un intello passionn\u00e9 de son et de jazz. Son \u00e9mission est produite par les directeurs des programmes de l\u2019\u00e9poque, Andr\u00e9 Harris et Alain de S\u00e9douy, et on peut y voir, la premi\u00e8re ann\u00e9e, les Yardbirds, le Jefferson Airplane ou Ronnie Bird mis en sc\u00e8ne par Philippe Garrel. La deuxi\u00e8me saison sera encore plus riche, avec Pink Floyd, Soft Machine, Julie Driscoll et Brian Auger, John Mayall, Zappa ou Beefheart, d\u2019autant que Latt\u00e8s n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 convoquer des vieux bluesmen de passage \u00e0 Paris, comme Champion Jack Dupree ou T. Bone Walker. La formule est simple&nbsp;: un groupe en studio, pas de spectateurs et Latt\u00e8s qui triture ses consoles et manipule la table de mixage. Il sera aussi producteur, notamment pour le Gong de David Allen (<em>Camembert \u00e9lectrique<\/em>), et devra mettre un terme \u00e0 son \u00e9mission en Mai 1968, apr\u00e8s un coup de torchon sur la t\u00e9l\u00e9vision donn\u00e9 par une nouvelle direction aux ordres (de Peyrefitte).<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le m\u00eame genre, on aura <em>Forum Musiques <\/em>qui prendra la suite, sur la m\u00eame cha\u00eene, en octobre 1968. Cette fois ils sont deux&nbsp;: Philippe Koechlin, r\u00e9dacteur en chef de <em>Rock &amp; Folk<\/em>, et Philippe Paringaux, le rock-critique qui monte du m\u00eame journal. Comme Latt\u00e8s, les deux amis adorent Pink Floyd et Zappa qu\u2019ils invitent, mais ils font aussi place au Blues Boom (Ten Years After, Fleetwood Mac ou Chicken Chack), avec un certain go\u00fbt pour la vari\u00e9t\u00e9 pop d\u2019un Polnareff ou d\u2019un Dutronc.<\/p>\n\n\n\n<p>Philippe Koechlin, cofondateur de <em>Rock &amp; Folk<\/em>, pr\u00e9sentera seul <em>Tous en sc\u00e8ne<\/em>, une \u00e9mission sur la deuxi\u00e8me cha\u00eene, \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1960, avec pas mal de vari\u00e9t\u00e9s fran\u00e7aises mais aussi des groupes de rock, dont Led Zeppelin, en 1969, dont ce fut la premi\u00e8re apparition en France. La direction sifflera la fin de la r\u00e9cr\u00e9ation lorsqu\u2019un invit\u00e9 sur le plateau fera une blague vaseuse sur la religion le jour de P\u00e2ques 1970. On ne rit pas (pas encore) avec \u00e7a \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision et l\u2019\u00e9glise est encore puissante avec ses relais de bigotes et de p\u00e8res la pudeur. Le pauvre Koechlin (et Maurice Dumay le producteur) sont mis \u00e0 l\u2019index et leur sympathique \u00e9mission doit plier les gaules.<\/p>\n\n\n\n<p>Patrice Blanc-Francard (dit aussi Franc-Ringard ou Blanc-Canard) n\u2019a pas attendu les d\u00e9m\u00eal\u00e9s de Koechlin avec la calotte pour pr\u00e9senter les premiers num\u00e9ros de <em>Pop 2<\/em>, \u00e0 l\u2019automne 1969, l\u00e0 aussi sur la deuxi\u00e8me cha\u00eene. L\u2019\u00e9mission est produite par Claude Ventura et Maurice Dumay (encore lui) et on peut y voir un Blanc-Francard nonchalant pr\u00e9senter ses invit\u00e9s d\u2019une voix tra\u00eenante, l\u2019air un peu endormi. Il est affubl\u00e9 d\u2019un bonnet viss\u00e9 sur sa longue chevelure et de lunettes de premier de la classe. On se demande toujours, \u00e0 le voir, si l\u2019herbe n\u2019\u00e9tait pas un peu trop forte.<\/p>\n\n\n\n<p>On commence par les actualit\u00e9s o\u00f9 on peut voir le meilleur du rock de l\u2019\u00e9poque&nbsp;: les Beatles, ensemble ou s\u00e9par\u00e9s, les Rolling Stones, les Kinks, les Who, Dylan et quelques escapades en Californie. Sur le plateau, on peut voir successivement tous les groupes du rock progressif (Pink Floyd, Soft Machine, Zappa, Beefheart), mais aussi du rock plus grand public, \u00e0 commencer par Led Zeppelin, Procol Harum, les Byrds, Rod Stewart et les Faces, Jethro Tull ou les Pretty Things (souvent film\u00e9s \u00e0 la Taverne de l\u2019Olympia). La revue de presse est un grand moment, ainsi que l\u2019interview, surtout quand Blanc-Francard se fait vertement tancer par un Captain Beefheart ombrageux qui trouve ses questions intrusives&nbsp;: \u00ab&nbsp;are you from the CIA&nbsp;?&nbsp;\u00bb. Le grand moment de <em>Pop 2 <\/em>sera ce concert du Velvet Underground (ou plut\u00f4t Lou Reed, John Cale et Nico) au Bataclan en 1972, suivi des interviews de Yves Adrien, Jean-Pierre Lentin et Paul Alessandrini. <em>Pop 2<\/em> prendra fin dans le chaos sonore (sonique?) et la confusion pour un dernier num\u00e9ro, en janvier 1973, consacr\u00e9 au MC5 en concert au Bataclan. Les Hell\u2019s angels parisiens envahissent la sc\u00e8ne, le public vocif\u00e8re contre eux, la police tape dans le tas et le groupe semble s\u2019en foutre royalement, attendant patiemment son cachet pour se procurer sa dose d\u2019h\u00e9ro\u00efne. Triste, pour un groupe \u00e9tincelant qui vit l\u00e0 ses derni\u00e8res heures. C\u2019en est fini de <em>Pop 2<\/em> et des pr\u00e9sentations hilarantes de Blanc-Francard sortant parfois d\u2019un wagon d\u00e9saffect\u00e9, d\u2019une bouche de m\u00e9tro ou d\u2019une d\u00e9charge publique. De n\u2019importe o\u00f9 autant dire, mais son \u00e9mission n\u2019\u00e9tait pas n\u2019importe quoi. \u00ab&nbsp;Salut, c\u2019est <em>Pop 2&nbsp;\u00bb<\/em>, comme il disait en introduction.<\/p>\n\n\n\n<p>On retrouve Pierre Latt\u00e8s pour <em>Rockenstock<\/em>, sur la premi\u00e8re cha\u00eene, qui ne deviendra TF1 qu\u2019en janvier 1975. On est ici en 1973, soit juste au moment de l\u2019arr\u00eat d\u00e9finitif de <em>Pop 2<\/em>. L\u2019heure est au rock d\u00e9cadent et au Hard-rock, et Latt\u00e8s fait venir Bowie, Mott The Hoople, Roxy Music, les New York Dolls c\u00f4t\u00e9 Glam rock, plus Led Zep, Deep Purple, Black Sabbath ou Grand Funk c\u00f4t\u00e9 hard. L\u2019\u00e9mission est sobre et Latt\u00e8s se montre rarement, pr\u00e9f\u00e9rant s\u2019effacer devant ses invit\u00e9s. En \u00e9ternel amateur de jazz, il fait aussi bonne place au rock progressif et symphonique, avec Yes, ELP, Genesis ou Van Der Graaf Generator, sans oublier l\u2019\u00e9cole de Canterbury (soit les fils de la machine molle) et le jazz-rock avec Mc Laughlin, Weather Report, Corryel, Correa, Jarrett et consorts.<\/p>\n\n\n\n<p>Son concurrent de l\u2019\u00e9poque n\u2019est plus sur la deuxi\u00e8me cha\u00eene, mais sur la troisi\u00e8me. Un d\u00e9nomm\u00e9 Arnaud Leys, inconnu au bataillon, qui propose dans son \u00e9mission <em>Melody <\/em>des concerts d\u2019une dur\u00e9e quasiment compl\u00e8te, et on se souvient en particulier d\u2019une bonne heure consacr\u00e9e \u00e0 King Crimson p\u00e9riode <em>Starless <\/em>et d\u2019une autre avec<em> <\/em>Robert Wyatt p\u00e9riode <em>Rock bottom.<\/em> Un grand bonheur.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Antenne 2<\/em> est lanc\u00e9e en janvier 1975 et Jacques Chancel et Marcel Julian ont mitonn\u00e9 la grille des programmes durant l\u2019\u00e9t\u00e9 1974. Michel Lancelot est pr\u00e9pos\u00e9 aux vari\u00e9t\u00e9s, comme on dit encore \u00e0 l\u2019\u00e9poque, et il fait venir un ancien cameraman de <em>5 Colonnes \u00e0 la une<\/em>, Freddy Hausser, pour <em>Juke-box<\/em>, une \u00e9mission consacr\u00e9e au rock qui ne laissera pas un souvenir imp\u00e9rissable.<\/p>\n\n\n\n<p>Toujours sur <em>Antenne 2<\/em>, Antoine de Caunes fera <em>Chorus <\/em>sans rien de notable non plus, sauf que son \u00e9mission pr\u00e9figure les <em>Rapido<\/em> et autres <em>Enfants du rock<\/em> dont il sera la cheville ouvri\u00e8re. De Caunes adore Springsteen, nul ne l\u2019ignore, et il nous r\u00e9gale de Punk-rock et de New wave avec ses favoris, Elvis Costello, les Ramones, Talking Heads ou Clash. On est quand m\u00eame preneurs.<\/p>\n\n\n\n<p>Venons-en justement \u00e0 ces <em>Enfants du rock<\/em>, \u00e9mission produite par Pierre Lescure avec Patrice Blanc-Francard et film\u00e9e par Don Kent. C\u2019est d\u2019abord Bernard Lenoir qui, dans <em>Rockline<\/em>, nous donne des nouvelles de Londres, puis viennent les actualit\u00e9s et le concert pr\u00e9sent\u00e9s par De Caunes (<em>Houba Houba<\/em>) avant le <em>Sex machine<\/em> des comp\u00e8res Man\u0153uvre et Dionnet et, en fin de programme, un baisser de rideau avant-gardiste (<em>Haute tension)<\/em> consacr\u00e9 d\u00e9j\u00e0 \u00e0 l\u2019Electro et \u00e0 la vid\u00e9o. Le tout entre 21h et minuit tous les samedis soirs. Le rock est maintenant jug\u00e9 d\u2019int\u00e9r\u00eat public.<\/p>\n\n\n\n<p>Et c\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment l\u00e0 o\u00f9 \u00e7a se corse. Avec l\u2019arriv\u00e9e de <em>MTV <\/em>et des cha\u00eenes sp\u00e9cialis\u00e9es, tout est devenu rock ou plut\u00f4t, plus rien ne l\u2019est. Le rock a perdu tout pouvoir subversif. On peut maintenant voir aussi bien Madonna que Michael Jackson ou Prince avec les hardos californiens de Van Halen ou les rappeurs de Public Enemy, le tout pr\u00e9sent\u00e9 par des bateleurs qui se mettent en avant et dont la modestie n\u2019est pas le fait. Il faut avoir de l\u2019estomac pour appr\u00e9cier tout ce chambard et on pr\u00e9f\u00e8re \u00e9couter des disques. D\u2019autant que la radio n\u2019est pas plus int\u00e9ressante (voir article pr\u00e9c\u00e9dent).<\/p>\n\n\n\n<p>Ce seront ensuite les robinets \u00e0 clips sur le mod\u00e8le <em>MTV<\/em> et les cha\u00eenes sp\u00e9cialis\u00e9es dans ce qu\u2019il est d\u00e9sormais convenu d\u2019appeler la \u00ab&nbsp;culture pop&nbsp;\u00bb, <em>Canal Jimmy<\/em> et autres. M\u00eame si <em>Canal +<\/em> (je veux parler du <em>Canal<\/em> \u00ab&nbsp;impertinent&nbsp;\u00bb des Lescure et De Greef, pas de celui du triste Bollor\u00e9) de son c\u00f4t\u00e9 et surtout <em>Arte<\/em> entretiennent la flamme. <em>Arte<\/em> surtout, avec les \u00e9missions de Olivier Cachin ou de Martin Messonnier dans les ann\u00e9es 1990, sans parler des biographies du samedi soir consacr\u00e9es aux l\u00e9gendes de la pop et du rock, lesquelles font h\u00e9las trop souvent place aux commentaires et interviews des \u00ab&nbsp;hommes qui ont vu l\u2019ours&nbsp;\u00bb au d\u00e9triment des documents d\u2019archives et des concerts d\u2019\u00e9poque. Mais l\u2019intention y est.<\/p>\n\n\n\n<p>Voil\u00e0, encore une fois, on aura s\u00fbrement oubli\u00e9 des choses par ci par l\u00e0, mais l\u2019essentiel y est. L\u00e0 o\u00f9 le rock a tout de suite eu droit de cit\u00e9 \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision dans les pays anglo-saxons avec les \u00e9missions de la <em>BBC<\/em> et de <em>Granada TV <\/em>et plus tard de<em> Channel 4<\/em> telles <em>Ready steady go&nbsp;!,<\/em> <em>Thank you lucky star<\/em> et <em>Top of the pops<\/em>, ou les shows t\u00e9l\u00e9vis\u00e9s am\u00e9ricains de Ed Sullivan et des deux Dick (Cavett et Carson), le rock en France a toujours d\u00fb passer par la petite porte, souvent \u00e0 des heures indues pour un public exigeant, tout le contraire de ce qu\u2019on peut encore voir maintenant sous l\u2019\u00e9tiquette pop.<\/p>\n\n\n\n<p>Et terminons avec cette citation de Ian Hunter et Mott The Hoople, fichu combo londonien de haute m\u00e9moire&nbsp;: \u00ab&nbsp;I get T. Rex when I need TV&nbsp;\u00bb. \u00ab&nbsp;All the young dudes carry the news&nbsp;&#8230;\u00bb (air connu).<\/p>\n\n\n\n<p><em>2 novembre 2021<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s la presse sp\u00e9cialis\u00e9e et la radio, passons \u00e0 la t\u00e9l\u00e9 pour un dernier passage en revue. Le rock a mis longtemps \u00e0 avoir une fen\u00eatre \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision fran\u00e7aise. D\u2019Albert Raisner, qu\u2019on peut consid\u00e9rer comme le pionnier, jusqu\u2019aux cha\u00eenes sp\u00e9cialis\u00e9es actuelles, un petit tour \u2013 nostalgique comme toujours \u2013 sur ces \u00e9tranges lucarnes qui&#8230;<\/p>\n<div class=\" [&hellip;]\"><a href=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2369\">Read More <i class=\"os-icon os-icon-angle-right\"><\/i><\/a><\/div>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2371,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[38,33],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2369"}],"collection":[{"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2369"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2369\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2373,"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2369\/revisions\/2373"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/2371"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2369"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2369"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2369"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}