{"id":2375,"date":"2021-11-26T17:02:50","date_gmt":"2021-11-26T16:02:50","guid":{"rendered":"http:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2375"},"modified":"2021-11-26T17:05:35","modified_gmt":"2021-11-26T16:05:35","slug":"au-nord-sang-et-or","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2375","title":{"rendered":"AU NORD, SANG ET OR !"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/illustration146.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2379\" width=\"576\" height=\"417\" srcset=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/illustration146.jpg 247w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/illustration146-30x22.jpg 30w\" sizes=\"(max-width: 576px) 100vw, 576px\" \/><figcaption>Les fr\u00e8res Lech en sang et or, des ann\u00e9es apr\u00e8s leur heure de gloire. Photo prise sur un site d\u00e9di\u00e9 au George Best de ches mines.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>V\u00e9ritable institution dans la r\u00e9gion, le Racing Club de Lens a longtemps incarn\u00e9 le football prolo, le club ouvrier ancr\u00e9 dans l\u2019histoire des mines et du charbon. Des g\u00e9n\u00e9rations de Polonais d\u2019abord, puis de Marocains ont port\u00e9 haut les couleurs (jaune et rouge, \u00ab&nbsp;sang&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;or&nbsp;\u00bb pour l\u2019h\u00e9raldique) du club. Avant la mondialisation du football et l\u2019arriv\u00e9e de vedettes internationales sous la houlette de Gervais Martel, des ann\u00e9es o\u00f9 le club perdra son \u00e2me et conna\u00eetra les affres de la Ligue 2. Mais Lens est remont\u00e9 il y a deux saisons, \u00e0 la faveur du Covid, et l\u2019\u00e9quipe propose \u00e0 nouveau un football offensif et chatoyant qui n\u2019est pas sans \u00e9voquer le Racing des grandes heures, dont il est question ici.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Il y a eu ce spectacle \u2013 <em>Stadium<\/em> &#8211; cette superbe pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre de Mohamed El Khatim sur le support\u00e9risme en g\u00e9n\u00e9ral et celui du Racing Club de Lens en particulier, avec une dramaturgie subtile parsem\u00e9e d\u2019interviews de supporters qui parlent toutes et tous de ferveur, d\u2019amour du maillot, de vies men\u00e9es au rythme des performances du club. De la joie la plus pure \u00e0 la tristesse la plus noire. C\u2019est un peu l\u2019illustration de la fameuse phrase de Bill Shankly, l\u2019entra\u00eeneur l\u00e9gendaire du Liverpool F.C, \u00e0 qui un journaliste avait demand\u00e9 si, selon lui, \u00ab&nbsp;le football \u00e9tait une question de vie et de mort&nbsp;?&nbsp;\u00bb. \u00ab&nbsp;C\u2019est beaucoup plus que \u00e7a&nbsp;\u00bb, s\u2019entendit-il r\u00e9pondre. Une histoire de dignit\u00e9, de d\u2019honneur, de fiert\u00e9 et d\u2019espoir pour des populations m\u00e9pris\u00e9es qui ont m\u00eal\u00e9 leur destin \u00e0 celui de leur \u00e9quipe f\u00e9tiche.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais revenons au Lens et au Bollaert (enceinte grosse d\u2019humanit\u00e9 o\u00f9, m\u00eame sans \u00eatre supporter de Lens, on ne peut que frissonner) de la fin des ann\u00e9es 1950 et du d\u00e9but des ann\u00e9es 1960, \u00e9poque o\u00f9 les mineurs polonais chaussent les crampons et conservent sur le terrain le bleu de chauffe qu\u2019ils rev\u00eataient \u00e0 la fosse. Leurs noms&nbsp;? Le gardien Arnold Sowinski et sa d\u00e9fense de fer, les Placzek, Bieganski, Polonia, Sillou, S\u00e9nac, sans oublier l\u2019ailier virevoltant Maryan Wisniewski qui sera le premier (avant Georges Lech) \u00e0 batifoler sur l\u2019aile avec virtuosit\u00e9 en \u00e9quipe de France. On se souvient d\u2019un France \u2013 Angleterre de 1963 o\u00f9 l\u2019attaquant lensois avait crucifi\u00e9 \u00e0 trois reprises l\u2019infortun\u00e9 Springett, alors portier anglois.<\/p>\n\n\n\n<p>Les couleurs du club \u00e9taient le jaune d\u2019or avec parements rouges et short (culotte comme on disait \u00e0 l\u2019\u00e9poque) noir, noir comme la houille. Les couleurs de la Catalogne aussi, rouge et jaune. Au fil des ann\u00e9es, les parements c\u00e9deront la place \u00e0 des rayures (rouges et jaunes toujours), avec un short qui passera parfois du noir au rouge. Mais assez parl\u00e9 chiffons.<\/p>\n\n\n\n<p>Les Lensois renvoient les anciens au vestiaire et se profilent, au milieu des ann\u00e9es 1960, en outsiders des grands du championnat de France, raflant les places d\u2019honneur derri\u00e8re les grosses cylindr\u00e9es, Saint-Etienne, Nantes et Monaco. Des petits nouveaux sont venus \u00e9toffer l\u2019effectif, et pas des moindres&nbsp;: Georges Lech (un peu le George Best fran\u00e7ais ou le nouveau Kopa), son fr\u00e8re Bernard, Richard Krawczyk dit Z\u00e9bulon qui entame une carri\u00e8re pro \u00e0 16 ans, H\u00e9d\u00e9\u2026 Tous d\u2019origine polonaise, encore, plus un duo d\u2019attaquant compos\u00e9 de Paul Courtin et du Marocain Ahmed Oudjani, premier maghr\u00e9bin \u00e0 fouler la pelouse de Bollaert, avant Ben Tahar et tant d\u2019autres car, \u00e0 la mine maintenant menac\u00e9e de fermeture, les Marocains venus en masse \u00e0 l\u2019appel des Houill\u00e8res sont venus remplacer les Polonais parfois repartis chez eux. C\u2019est par exemple le cas d\u2019Edward Gierek, qui prendra la pr\u00e9sidence du POUP (P.C polonais) et de son pays natal.<\/p>\n\n\n\n<p>Lens continue de s\u00e9duire par son jeu chatoyant tourn\u00e9 r\u00e9solument vers l\u2019offensive. L\u2019\u00e9quipe marque un peu plus qu\u2019elle n\u2019encaisse, mais n\u2019est pas adepte du 0-0. La philosophie est de se faire plaisir sur le terrain, de marquer au moins un but de plus que l\u2019adversaire et, surtout, de contenter un public en or qui scande le nom du club et encourage chaque joueur en les appelant par leurs pr\u00e9noms. Avec eux, le R.C Lens se sent pousser des ailes, mais les premi\u00e8res difficult\u00e9s financi\u00e8res apparaissent pour cause de la faible comp\u00e9titivit\u00e9 du charbon en France (on n\u2019en est pas encore \u00e0 parler d\u2019abandon d\u2019\u00e9nergies fossiles et de COP), mais des puits ferment et l\u2019argent rentre moins dans les caisses du club. Il faut vendre et Lens fait l\u2019actualit\u00e9 des transferts dans ces ann\u00e9es 1966 \u2013 1967.<\/p>\n\n\n\n<p>Taillandier (ex Racing) remplace le vieux Sowinski dans les buts. Georges Lech part tenter sa chance aux Am\u00e9riques, chez les Californiens d\u2019Oakland. Plus modestement, son fr\u00e8re va \u00e0 Nancy et Krawczyk le rejoint en Lorraine, \u00e0 Metz. Tous trois finiront leurs carri\u00e8res au Stade de Reims. Courtin se retrouve \u00e0 Nantes et Ahmed Oudjani suit S\u00e9nac au R.C Paris qui n\u2019en finit plus de d\u00e9cliner. Commencent les temps difficiles et les rel\u00e9gations en Deuxi\u00e8me division. Si au Nord c\u2019\u00e9tait les corons, les Lensois sont descendus de leur terril pour quelques saisons noires.<\/p>\n\n\n\n<p>Lens met quelque temps \u00e0 retrouver la premi\u00e8re division, mais \u00e7a valait le coup d\u2019attendre car l\u2019\u00e9quipe, entra\u00een\u00e9e par Sowinski, est du feu de dieu, avec les fils des premiers marocains descendus \u00e0 la fosse, Far\u00e8s Bousdira ou Ch\u00e9rif Oudjani, et des Polonais venus eux, de Pologne, pas du pays minier&nbsp;: Faber, Marx, Gregorczyk, Kaiser, Gadocha et Zurascek, et le grand blond avec deux chaussures noires, Daniel Leclercq &#8211; dit Le Druide &#8211; plus un milieu tr\u00e8s technique du nom de Elie. Le ch\u0153ur des supporters commence \u00e0 reprendre \u00ab&nbsp;Les Corons&nbsp;\u00bb de Bachelet \u00e0 chaque mi-temps et la ferveur est \u00e0 son comble, avec la sonnerie aux morts qui retentit quand \u00e7a va mal. Mais \u00e7a va plut\u00f4t bien, et Lens joue la finale de la Coupe de France contre l\u2019A.S Saint-Etienne en 1975, perdue 2-0, mais qui marquera le point de d\u00e9part d\u2019une s\u00e9rie de qualifications en Coupe d\u2019Europe (Coupe des vainqueurs de coupe ou Coupe de l\u2019UEFA) o\u00f9 les Lensois jouent souvent les trouble-f\u00eates, jusqu\u2019\u00e0 \u00e9liminer, dans les ann\u00e9es 1980, des gros poissons comme les Belges d\u2019Anderlecht, les Su\u00e9dois du FF Malmoe, Arsenal ou la Lazio.<\/p>\n\n\n\n<p>G\u00e9rard Houiller, ancien prof d\u2019Anglais et modeste entra\u00eeneur de Noeux-les-Mines en Ligue 2 (quasiment la maison de retraite du R.C Lens) prend les choses en main et Lens traverse tranquillement les ann\u00e9es 1980 avec, on l\u2019a vu, quelques bonnes fortunes en coupes d\u2019Europe. Le club est sponsoris\u00e9, comme le F.C Nantes, par <em>Europe 1<\/em> et le groupe Lagard\u00e8re et le public lensois est \u00e9lu le plus sportif de France. Avec Blanchard, Carri\u00e8re, Six, Vercruysse, ou Xuereb, l\u2019\u00e9quipe se renforce et pr\u00e9figure celle qui remportera le championnat (et \u00e9chouera de peu pour le doubl\u00e9 face au PSG, l\u2019ennemi devenu h\u00e9r\u00e9ditaire en coupe) en l\u2019an de gr\u00e2ce 1998 avec cette fois le druide, Daniel Leclercq, sur le banc.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est la dream team, avec Sikora, Wallemme, Deb\u00e8ve, Magnier, Dehu en d\u00e9fense&nbsp;; Ziani, Brunel, Camara, Blanchard au milieu&nbsp;: Smicer, Vairelles ou Foe en attaque. Lens \u00e9chouera \u00e0 remporter le championnat en 2002, \u00e0 un point de l\u2019Olympique Lyonnais, mais le club est d\u00e9j\u00e0 marqu\u00e9 par la m\u00e9galomanie de son pr\u00e9sident, Gervais Martel (un parvenu proche du F.N), qui va recruter loin dans un football mondialis\u00e9 n\u2019ayant plus rien \u00e0 voir avec les footeux des corons et des terrils et leurs valeurs. Avec lui, Lens perd un peu de son \u00e2me, sans gagner en puissance. Il gagne en tout cas la coupe Intertoto en 2005 contre La Corogne en finale, quand m\u00eame&nbsp;! (la coupe Intertoto se jouant l\u2019\u00e9t\u00e9 et \u00e9tant une sorte de consolante pour les clubs non qualifi\u00e9s pour les autres coupes d\u2019Europe, elle n\u2019existe plus depuis longtemps).<\/p>\n\n\n\n<p>Comment faire descendre une \u00e9quipe aussi brillante&nbsp;? Demandez \u00e0 Martel. \u00c0 sa d\u00e9charge, la plupart de la classe 1998 sont partis en Angleterre, les autres ont \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9s en Italie ou en Espagne. Martel a sorti le portefeuille pour acqu\u00e9rir des vedettes internationales, les Br\u00e9siliens Hilton, Eduardo Santos ou Jussi\u00e9, plus l\u2019Ivoirien Dindane ou le Serbe Kovacevic. Le druide a \u00e9t\u00e9 descendu de son ch\u00eane et c\u2019est la valse des entra\u00eeneurs, jusqu\u2019\u00e0 aller chercher Courbis\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Lens n\u2019en finit pas de descendre au classement et inaugure la d\u00e9cennie 2010 en Ligue 2. Apr\u00e8s une remont\u00e9e inesp\u00e9r\u00e9e en 2014, Martel s\u2019est acoquin\u00e9 pour renflouer les caisses aupr\u00e8s de l\u2019\u00e9tat gazier du Kazakhstan avec des maillots floqu\u00e9s de la capitale Astana. La redescente est fatale. Il lui faudra pas mal d\u2019ann\u00e9es pour se redresser et c\u2019est \u00e0 la faveur du Covid, en 2020, que l\u2019\u00e9quipe parvient \u00e0 se hisser en Ligue 1, se classant \u00e0 la deuxi\u00e8me place alors qu\u2019elle recommen\u00e7ait \u00e0 perdre tous ses matchs. Sauv\u00e9s par le gong&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>Sous la houlette de Franck Haise qui a remplac\u00e9 l\u2019ex pilier de d\u00e9fense Sikora puis Casanova puis Montagnier, Lens a recrut\u00e9 malin et s\u2019est class\u00e9 5\u00b0 la saison derni\u00e8re, surprise du championnat. Haise n\u2019est pas non plus un entra\u00eeneur r\u00e9put\u00e9, arriv\u00e9 l\u00e0 apr\u00e8s un parcours de joueur professionnel plut\u00f4t discret. Les Lensois d\u2019aujourd\u2019hui&nbsp;? Clauss, excellent milieu de terrain qu\u2019on a \u00e9t\u00e9 cherch\u00e9 \u00e0 Quevilly-Rouen apr\u00e8s un passage \u00e0 Bielefield (deuxi\u00e8me division allemande)&nbsp;; Sotoca l\u2019attaquant redoutable, titulaire \u00e0 Grenoble (Ligue 2)&nbsp;; Garbit du SM Caen&nbsp;; Katuka et Ganago, recrut\u00e9s \u00e0 Amiens tomb\u00e9 en Ligue 2 la m\u00eame ann\u00e9e que le Toulouse F.C auquel ils ont piqu\u00e9 Wesley Sa\u00efd, Corentin Jean, Yannick Cahuzac et le Colombien Machado. Plus une internationale souvent constitu\u00e9e avec des joueurs de deuxi\u00e8me division dans leur pays&nbsp;: l\u2019Autrichien Danso d\u2019Augsbourg ou l\u2019Argentin Medina du C.A Talleres. Seuls transferts un peu plus dispendieux, le Malien Ha\u00efdara, venu de Newcastle et l\u2019Ivoirien Fofana, d\u2019Udinese. Sans parler, pour respecter la tradition, du Polonais Frankowski qui \u00e9voluait au Chicago Fire. Le tout forme un amalgame aussi riche que disparate.<\/p>\n\n\n\n<p>Et tout \u00e7a \u00e7a fait d\u2019excellents lensois, pour parodier Maurice Chevalier. Avec un jeu \u00e0 trois d\u00e9fenseurs, un milieu tr\u00e8s technique et des attaquants r\u00e9alistes, l\u2019\u00e9quipe tourne et joue les trouble-f\u00eates dans le peloton de t\u00eate, avec un budget dix fois moindre que les gros. Un jeu toujours port\u00e9 sur l\u2019offensive qui rappelle aux supporters le grand Lens de 1997-1998 ou, aux plus anciens, celui du milieu des ann\u00e9es 1960.<\/p>\n\n\n\n<p>Je suis all\u00e9 une douzaine de fois \u00e0 Bollaert, souvent pour voir le Stade de Reims, et c\u2019est le seul endroit o\u00f9 je ne souhaitais pas voir Reims gagner, ne serait-ce que pour les jeunes supporters que je croisais la mine d\u00e9confite \u00e0 la gare, en cas de victoire inesp\u00e9r\u00e9e des Stadistes. J\u2019imaginais qu\u2019ils avaient plus besoin que moi d\u2019une victoire. C\u2019est aussi \u00e7a, la magie lensoise, et n\u2019y voyez nul r\u00e9gionalisme. Allez les Sang et or&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p><em>15 novembre 2021<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>V\u00e9ritable institution dans la r\u00e9gion, le Racing Club de Lens a longtemps incarn\u00e9 le football prolo, le club ouvrier ancr\u00e9 dans l\u2019histoire des mines et du charbon. 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