{"id":2389,"date":"2021-11-26T17:40:05","date_gmt":"2021-11-26T16:40:05","guid":{"rendered":"http:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2389"},"modified":"2021-11-26T17:40:07","modified_gmt":"2021-11-26T16:40:07","slug":"neil-the-loner-young-un-voyage-dans-le-passe","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2389","title":{"rendered":"NEIL \u00abTHE LONER\u00bb YOUNG : UN VOYAGE DANS LE PASS\u00c9"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/ILLUSTRATION148.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2391\" width=\"576\" height=\"576\" srcset=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/ILLUSTRATION148.jpeg 250w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/ILLUSTRATION148-150x150.jpeg 150w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/ILLUSTRATION148-30x30.jpeg 30w\" sizes=\"(max-width: 576px) 100vw, 576px\" \/><figcaption>Neil Young d&rsquo;hier et d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. La m\u00eame courroie de guitare. Forever young ? <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Alors qu\u2019il vient de f\u00eater ses 76 ans (mon scorpion favori), Neil Young sort un nouvel album studio (<em>Barn<\/em>) apr\u00e8s quantit\u00e9s d\u2019archives, chutes de studio, versions alternatives et live in\u00e9dits&nbsp;: quasiment trois albums par an. Le dernier album studio remontait \u00e0 2019 et le vieux solitaire \u00e9voque le monde de l\u2019apr\u00e8s pand\u00e9mie dans son nouvel opus&nbsp;. Neil Young est devenu citoyen am\u00e9ricain cette ann\u00e9e et le natif de Toronto (Ontario) pourra ainsi contrecarrer les projets de retour de Donald Trump. Portrait de l\u2019artiste \u00e0 travers les ans (<em>a <\/em><em>journey through the past)<\/em>.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;I used to be a folksinger&nbsp;\u00bb est une phrase, un vers de \u00ab&nbsp;The Loner&nbsp;\u00bb, cette merveilleuse chanson qui figure sur son premier album. Elle dit tout de ses d\u00e9buts difficiles o\u00f9 le natif de Toronto gratte la guitare dans Sunset Strip (Los Angeles) et y honore ses premiers engagements. La l\u00e9gende veut que Young soit entr\u00e9 ill\u00e9galement aux \u00c9tats-Unis et que son v\u00e9hicule d\u2019emprunt, un corbillard, ait crois\u00e9 la route des futurs Buffalo Springfield coinc\u00e9s dans un embouteillage. Si la l\u00e9gende le veut&#8230; Dans les ann\u00e9es 1963 \u2013 1964, le jeune Young est \u00e0 la t\u00eate de deux groupes de coll\u00e8ge, The Squires et Mynah Birds, auteurs d\u2019un single chacun pass\u00e9s tous deux inaper\u00e7us.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est donc la pr\u00e9histoire, avant la naissance du Buffalo Springfield, en 1966, r\u00e9union improbable de trois Canadiens de Toronto (Neil Young, Bruce Palmer le bassiste et Dewey Martin le batteur) et de deux musiciens venus du Sud et du Midwest : Steve Stills, de la Nouvelle-Orl\u00e9ans et Richie Furay de Yellow Springs (Ohio). Pas un Californien pour un combo bas\u00e9 dans la cit\u00e9 des anges o\u00f9 ils sont souvent engag\u00e9s au Whisky A Gogo, une salle ouverte par un ancien flic du LAPD, et connaissent un petit succ\u00e8s avec \u00ab&nbsp;For What It\u2019s Worth&nbsp;\u00bb, leur premier single qui fait allusion aux \u00e9meutes de Sunset Strip o\u00f9, en octobre 1966, la police, sous la pression des commer\u00e7ants de la ville, entend d\u00e9gager les hippies du quartier et y rencontrent une r\u00e9sistance inattendue. <em>\u00ab&nbsp;<\/em><em>Il se passe quelque chose ici, je ne sais pas exactement quoi. Il y a un type avec un revolver l\u00e0-bas qui me dit que j\u2019ai int\u00e9r\u00eat \u00e0 faire gaffe&nbsp;\u00bb.<\/em> Air connu. Le riff de guitare et le solo sont inoubliables, et la chanson, de Steve Stills, magique. Le premier album est d\u2019ailleurs un coup de ma\u00eetre, et Neil Young y signe d\u00e9j\u00e0 quelques compositions r\u00e9v\u00e9latrices de son style, tels \u00ab&nbsp;Out Of My Mind&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;Burned&nbsp;\u00bb ou \u00ab&nbsp;Flying On The Ground Is Wrong&nbsp;\u00bb. Mais ce n\u2019est qu\u2019un d\u00e9but.<\/p>\n\n\n\n<p>Les brumes opiac\u00e9es ont pr\u00e9sid\u00e9 \u00e0 la cr\u00e9ation du deuxi\u00e8me album, <em>Buffalo Springfield Again<\/em>, produit par Jack Nitzche, sorcier du son et \u00e9mule de Phil Spector. Une centaine de musiciens et groupes sont cit\u00e9s comme influences et Neil nous offre, sur la premi\u00e8re face, deux de ses plus magistrales compositions&nbsp;: \u00ab&nbsp;Mr Soul&nbsp;\u00bb \u00e0 tendance Rhythm\u2019n\u2019blues (d\u00e9di\u00e9 respectueusement aux femmes du Whisky A Gogo) et l\u2019a\u00e9rien \u00ab&nbsp;Expecting To Fly&nbsp;\u00bb, dont la m\u00e9lancolie pourrait faire pleurer la terre enti\u00e8re. \u00ab&nbsp;Broken Arrow&nbsp;\u00bb figure sur la seconde face et c\u2019est peut-\u00eatre ce qu\u2019il a fait de mieux, m\u00e9lodie sublime, changements de rythmes, collages sonores et haute teneur lysergique. Un bijou. La pochette montre le groupe haut dans le ciel, mais de nombreuses querelles opposent Stills et Young et le groupe est au bord de la rupture. Neil Young s\u2019en va pour produire le <em>Forever Changes<\/em> de Love (plus grand album pop jamais enregistr\u00e9), mais la bande d\u2019Arthur Lee ne le prend pas au s\u00e9rieux et il retourne piteusement dans un combo qui a eu son heure de gloire au festival pop de Monterey.<\/p>\n\n\n\n<p>Pas pour longtemps car le Buffalo sort son dernier album au printemps 1968, Palmer, embastill\u00e9 pour possession de stup\u00e9fiants, s\u2019est vu remplac\u00e9 par Jim Fielder puis par Jim Messina \u00e0 la basse et Neil Young, qui signe l\u00e0 le poignant \u00ab&nbsp;I Am A Child&nbsp;\u00bb et le superbe \u00ab&nbsp;On The Way Home&nbsp;\u00bb est sur le d\u00e9part, remplac\u00e9 les derniers temps par son homonyme Rusty Young, joueur de pedal-steel guitare. <em>Last Time Around<\/em> n\u2019a cependant pas les attraits des deux premiers albums, les compositions de Richie Furay ont toujours \u00e9t\u00e9 faiblardes et celles de Steve Stills sont cette fois d\u00e9cevantes. Stills va rejoindre David Crosby et Graham Nash via les Super sessions de CBS (avec Al Kooper et Michael Bloomfield quand m\u00eame)&nbsp;; Furay va fonder le m\u00e9diocre Poco&nbsp;; Messina forme un duo avec Kenny Loggins et Martin retrouve sa place de batteur de studio \u00e0 L.A.<\/p>\n\n\n\n<p>Young est pr\u00eat pour une carri\u00e8re solo qu\u2019il entame avec un premier album \u00e9ponyme, sorti \u00e0 l\u2019automne 1968 (le 12 novembre, jour de son 23\u00b0 anniversaire) chez Reprise, une sous-marque de Warner Bros, avec un autoportrait crayonn\u00e9 pour la pochette. De \u00ab&nbsp;The Emperor of Wyoming&nbsp;\u00bb (un train de l\u00e9gende) \u00e0 \u00ab&nbsp;Last Trip To Tulsa&nbsp;\u00bb, un disque \u00e0 haute teneur nostalgique qui parle d\u2019une Am\u00e9rique fantasm\u00e9e o\u00f9 l\u2019aventure \u00e9tait permise sous le vent de la libert\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est cependant <em>Everybody knows this is nowhere <\/em>(mai 1969) qui va le consacrer en artiste solo, bien qu\u2019il se soit constitu\u00e9 un groupe du feu de dieu, Crazy Horse<em>. <\/em>Deux longues ballades country-rock heurt\u00e9es de 10 minutes (\u00ab&nbsp;Down By The River&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;Cowgirl In The Sand&nbsp;\u00bb) sur chaque fin de face r\u00e9v\u00e8lent somptueusement ce qui sera son style&nbsp;: des \u00e9clairs \u00e9lectriques de guitare et une voix comme des pleurs d\u2019enfant. M\u00e9lancolie et nostalgie.<\/p>\n\n\n\n<p>Invit\u00e9 par Steve Stills \u00e0 participer \u00e0 l\u2019aventure Crosby, Stills &amp; Nash (Crosby ex Byrds et Nash ex Hollies), il rejoint le \u00ab&nbsp;super groupe&nbsp;\u00bb \u00e0 la fin de la d\u00e9cennie et c\u2019est <em>D\u00e9j\u00e0 vu<\/em> en juin 1970 avec deux titres exceptionnels encore&nbsp;: \u00ab&nbsp;Helpless&nbsp;\u00bb aux accents de violon verlainiens, et le d\u00e9chirant \u00ab&nbsp;Country Girl&nbsp;\u00bb. La pochette nous montre les protagonistes photographi\u00e9s en l\u00e9gendes du Far west, couleur s\u00e9pia. En ao\u00fbt 1969, le trio l\u2019avait d\u00e9j\u00e0 invit\u00e9 \u00e0 Woodstock o\u00f9 il reste dans la p\u00e9nombre et refuse d\u2019\u00eatre film\u00e9, mena\u00e7ant les cameramen de sa guitare, devenue arme offensive par destination. Mais Young n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 \u00e0 l\u2019aise dans un groupe et il faussera vite compagnie \u00e0 ses pairs apr\u00e8s un single de l\u00e9gende, \u00ab&nbsp;Ohio&nbsp;\u00bb, au riff martial, qui parle de la r\u00e9pression d\u2019\u00c9tat (la garde nationale) d\u2019une manifestation estudiantine contre les men\u00e9es de l\u2019arm\u00e9e am\u00e9ricaine au Cambodge, sur le campus de Kent State (Ohio). <em>\u00ab&nbsp;<\/em><em>Nixon et ses soldats de plomb sont venus.&nbsp;\/ On <\/em><em>a \u00e9t\u00e9 <\/em><em>finalement accul\u00e9s \/ <\/em><em>cet \u00e9t\u00e9 j\u2019entends <\/em><em>ces tambours \/ 4 morts dans l\u2019Ohio&nbsp;\u00bb.<\/em><em> <\/em>Un hit, mais l\u00e0 n\u2019\u00e9tait pas le but. Neil Young d\u00e9montre magistralement que sa po\u00e9sie peut \u00eatre tr\u00e8s politique.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est aussi le cas pour \u00ab&nbsp;Southern Man&nbsp;\u00bb, sur l\u2019album suivant (<em>After the goldrush<\/em> \u2013 septembre 1970), une charge contre les rednecks racistes du Sud. 10 chansons qui rel\u00e8vent \u00e0 la fois de l\u2019intime et de l\u2019universel, d\u2019une vision de l\u2019Am\u00e9rique vue au prisme du pass\u00e9 o\u00f9 se croisent chercheurs d\u2019or, desperados et bateaux \u00e0 vapeur qui remontent le Mississippi. Les couleurs s\u00e9pia du pass\u00e9 conviennent \u00e0 un Neil Young pas \u00e0 l\u2019aise dans son \u00e9poque. Un dernier live d\u2019adieux de CSN&amp;Y au carrefour de leurs destin\u00e9es (<em>4 way street<\/em>) et chacun reprend sa libert\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Harvest<\/em> (mars 1972) est encore plus r\u00e9v\u00e9lateur de ces \u00e9tats d\u00e9pressifs et de ces bouff\u00e9es de nostalgie, avec le classique \u00ab&nbsp;Heart Of Gold&nbsp;\u00bb, mais aussi une nouvelle charge contre le Sud raciste (\u00ab&nbsp;Alabama&nbsp;\u00bb), une belle chanson sur la vieillesse (\u00ab&nbsp;Old Man&nbsp;\u00bb) et une drug-song dissuasive (\u00ab&nbsp;The Needle And The Damage Done&nbsp;\u00bb). D\u2019aucuns reprochent \u00e0 Neil son format chansons plus confortable que ses longs d\u00e9rapages \u00e9lectriques d\u2019antan, d\u2019autant que les compositions faiblissent pour <em>Times fade away<\/em> (1973) en partie en public et <em>On the beach<\/em> (1974) qui font suite \u00e0 une compilation qui servira de bande son \u00e0 un documentaire sur sa d\u00e9j\u00e0 riche carri\u00e8re (<em>A journey through the past<\/em>).<\/p>\n\n\n\n<p>Le Cheval fou a chang\u00e9 de cavaliers : Danny Whitten est mort d\u2019une overdose en 1972 et Nils Lofgren parti tenter sa chance en solo, mais la rel\u00e8ve est assur\u00e9e avec Frank Sampedro, guitare-h\u00e9ros flamboyant, en plus des piliers Billy Talbot et Ralph Molina. Les amateurs de coma \u00e9lectrique et d\u2019\u00e9pilepsie sonique se verront rassur\u00e9s avec les deux albums suivants&nbsp;: <em>Tonight\u2019s The Night<\/em> en 1975 et surtout<em> Zuma <\/em>l\u2019ann\u00e9e suivante. Un album encore tr\u00e8s politique avec \u00ab&nbsp;Cortez The Killer&nbsp;\u00bb, qui \u00e9voque la cruaut\u00e9 des conquistadors \u00e0 rapprocher des colons am\u00e9ricains massacreurs d\u2019indiens. Pour l\u2019anecdote, le disque est interdit dans Espagne franquiste. En 1978, il interpr\u00e8te \u00ab&nbsp;Helpless&nbsp;\u00bb avec Joni Mitchell (l\u2019\u00e9ternelle fianc\u00e9e) et le Band pour le film de Scorcese <em>The last waltz<\/em>. Pour le cin\u00e9ma, il va composer de nombreuses musiques pour Jim Jarmusch ou Jonathan Demme, entre autres.<\/p>\n\n\n\n<p>Il faut bien dire que les ann\u00e9es suivantes n\u2019ont rien de folichon, et Neil Young semble se mettre \u00e0 l\u2019abri de l\u2019orage punk qui tonne. Il faut attendre <em>Rust never sleeps<\/em> et surtout <em>Live rust<\/em>, \u00e0 a fin des ann\u00e9es 1970, pour retrouver quelque chose du grand Neil.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais la p\u00e9riode n\u2019est pas des plus fastes. Neil grossit, retir\u00e9 dans les faubourgs cossus de L.A. Entre quelques reformations de CSN&amp;Y, il pond des albums m\u00e9diocres (live et studio) et se r\u00e9pand en interviews \u00e0 teneur r\u00e9actionnaire o\u00f9 il va jusqu\u2019\u00e0 soutenir publiquement Reagan. On nous l\u2019a chang\u00e9. La coca\u00efne, ou l\u2019alcool&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p><em>Freedom<\/em>, en 1989, remet les pendules \u00e0 l\u2019heure et c\u2019est l\u2019ann\u00e9e o\u00f9 les g\u00e9ants se r\u00e9veillent apr\u00e8s un long sommeil (Dylan, Van Morrison, Lou Reed ou Leonard Cohen). Les deux versions \u2013 acoustique et \u00e9lectrique \u2013 de son \u00ab&nbsp;Rockin\u2019 In The Free World&nbsp;\u00bb sont bouleversantes d\u2019intensit\u00e9. Neil is back&nbsp;! <em>Ragged Glory<\/em>, l\u2019ann\u00e9e suivante, est du m\u00eame tonneau et <em>Harvest moon <\/em>(1992) nous ram\u00e8ne vers des rivages plus temp\u00e9r\u00e9s. Mais il serait vain de vouloir \u00e0 toutes fins dissocier le baladin folk-rock du poss\u00e9d\u00e9 \u00e9lectrique proto-hard. Ce sont les deux faces d\u2019une m\u00eame m\u00e9daille.<\/p>\n\n\n\n<p>Le vieil enfant ne prend pas de repos, sortant un album par an et nous livrant ses archives, de riches tr\u00e9sors in\u00e9dits qu\u2019il nous d\u00e9voile progressivement. En 2015, ce sont les <em>Monsanto years<\/em> qui nous prouvent que Neil Young est toujours engag\u00e9 en \u00e9pousant toutes les causes \u00e9cologiques, en soutenant les tribus sioux s\u2019opposant au projet de gazoduc de Standing rock (l\u2019album <em>Peace trail<\/em> en 2016) et en appelant au boycott de la cha\u00eene Starbrucks, empoisonneuse aux O.G.M made in Monsanto rebaptis\u00e9 Bayer.<\/p>\n\n\n\n<p>Jusqu\u2019\u00e0 cet album, <em>Barn<\/em>, sorti tout r\u00e9cemment et qui prouve qu\u2019il en a encore sous la semelle, \u00e0 bient\u00f4t 80 ans. Voil\u00e0, on vous l\u2019a fait courte (j\u2019aurais tant aim\u00e9 \u00e9crire un livre sur lui, mais c\u2019est d\u00e9j\u00e0 fait). Forever young&nbsp;! (facile, mais le titre \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 pris pour Dylan). Sur sc\u00e8ne, j\u2019ai vu plusieurs fois Neil Young, \u00e0 Paris (Porte de Pantin), \u00e0 Torhout ou \u00e0 Lille et, \u00e0 chaque fois, j\u2019en suis ressorti dans un \u00e9tat second, commotionn\u00e9 apr\u00e8s avoir subi les sortil\u00e8ges syncop\u00e9s du chaman \u00e9lectrique.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est le dernier des grands, dans le dernier carr\u00e9 o\u00f9 il si\u00e8ge avec Dylan, Van Morrison et John Cale, comme autant de h\u00e9ros d\u00e9j\u00e0 l\u00e9gendaires ancr\u00e9s \u00e0 tout jamais au plus profond de nos vies.<\/p>\n\n\n\n<p><em>21 novembre 2021<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Alors qu\u2019il vient de f\u00eater ses 76 ans (mon scorpion favori), Neil Young sort un nouvel album studio (Barn) apr\u00e8s quantit\u00e9s d\u2019archives, chutes de studio, versions alternatives et live in\u00e9dits&nbsp;: quasiment trois albums par an. 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