{"id":2394,"date":"2021-11-26T17:49:02","date_gmt":"2021-11-26T16:49:02","guid":{"rendered":"http:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2394"},"modified":"2021-11-26T17:49:03","modified_gmt":"2021-11-26T16:49:03","slug":"notes-de-lecture-18","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2394","title":{"rendered":"NOTES DE LECTURE (18)"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>MIKHA\u00cfL BOULGAKOV \u2013 MONSIEUR DE MOLI\u00c8RE \/ LA CABALE DES D\u00c9VOTS <\/strong>\u2013 Pavillons \/ Robert Laffont.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/illustration148.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2396\" width=\"579\" height=\"768\" srcset=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/illustration148.jpg 220w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/illustration148-23x30.jpg 23w\" sizes=\"(max-width: 579px) 100vw, 579px\" \/><figcaption>Boulgakov en 1928, avant les tracasseries de Staline ? Wikipedia.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Par l\u2019auteur du g\u00e9nial <em>Ma\u00eetre et Marguerite<\/em> et de <em>La garde blanche<\/em>, une biographie romanc\u00e9e de Jean-Baptiste Poquelin dit Moli\u00e8re, n\u00e9 tapissier du roi, charge que l\u2019on se transmet de p\u00e8re en fils.<\/p>\n\n\n\n<p>Boulgakov \u00e9voque donc la vie et l\u2019\u0153uvre de Moli\u00e8re dans un style \u00e9tincelant, m\u00eal\u00e9 de pr\u00e9ciosit\u00e9 et de tournures d\u2019\u00e9poque. C\u2019est aussi brillant que passionnant. Les premi\u00e8res pages ressemblent au <em>Capitaine Fracasse<\/em>, de Th\u00e9ophile Gautier, soit une troupe de th\u00e9\u00e2tre qui cherche fortune en province avec des liens d\u2019amiti\u00e9 qui se nouent et des amours qui surviennent. Ne manque qu\u2019un S\u00e9gonzac. C\u2019est l\u2019Illustre th\u00e9\u00e2tre, moqu\u00e9 par les professionnels de l\u2019H\u00f4tel de Bourgogne, la compagnie du roi. Les com\u00e9diennes et com\u00e9diens apparaissent au fil des chapitres, les uns quittant la troupe et les autres y entrant avec toujours les m\u00eames piliers&nbsp;: Moli\u00e8re, Madeleine puis Armande B\u00e9jart, Du Croisy et La Grange, dit \u00ab&nbsp;registre&nbsp;\u00bb parce qu\u2019il tient le registre du voyage des com\u00e9diens, autant dire de l\u2019\u00e9pop\u00e9e, car c\u2019en est une.<\/p>\n\n\n\n<p>Les \u0153uvres se suivent et on passe des pi\u00e8ces m\u00e9connues de Corneille aux chefs-d\u2019\u0153uvre de Moli\u00e8re, aux classiques. Il est le Shakespeare fran\u00e7ais. Les d\u00e9vots n\u2019appr\u00e9cient que peu son <em>Tartuffe<\/em> (recr\u00e9\u00e9 sous le titre de <em>L\u2019i<\/em><em>mpost<\/em><em>eur<\/em>), pas plus que les m\u00e9decins son <em>Malade imaginaire <\/em>ou les courtisanes ses<em>P<\/em><em>r\u00e9cieuses ridicules, <\/em>mais Moli\u00e8re a de puissants protecteurs, dont Mazarin, les Princes de Cond\u00e9, de Conti et Philippe d\u2019Orl\u00e9ans, et gagne la confiance du roi qui ne c\u00e8de pas \u00e0 ceux qui se plaignent am\u00e8rement de ses outrances, de son impi\u00e9t\u00e9 ou de son ironie. Autant de f\u00e2cheux qui ne manquent pas de se reconna\u00eetre dans chacun de ses personnages, souvent \u00e0 raison. Le roi est son cousin et le despote estime dans sa haute sagesse que la satire a droit de cit\u00e9. On donne \u00e0 sa troupe le Palais-royal.<\/p>\n\n\n\n<p>Il copine avec Racine (pour mieux se f\u00e2cher avec lui plus tard), avec Boileau, La Fontaine et le vieux Corneille \u00e0 qui il doit tant. Les plus grands esprits de sa g\u00e9n\u00e9ration. Il met les rieurs de son c\u00f4t\u00e9 et mouche les f\u00e2cheux qui finiront pas l\u2019user. Moli\u00e8re vieillit, \u00e9pouse Armande B\u00e9jart (s\u0153ur ou fille de Madeleine, on ne sait pas trop et on parle d\u2019inceste), laquelle le fera vite cocu avant qu\u2019il ne tombe malade, cacochyme et d\u00e9prim\u00e9. Hypocondrie disent en ch\u0153ur les m\u00e9dicastres, ce qui ne l\u2019emp\u00eache pas de mourir d\u2019h\u00e9morragie interne apr\u00e8s un malaise durant une repr\u00e9sentation de son <em>Malade imaginaire<\/em>. Contrairement \u00e0 ce que veut la l\u00e9gende, il n\u2019est pas mort sur les planches.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais ce qui fait tout l\u2019int\u00e9r\u00eat de ce r\u00e9cit est bien s\u00fbr les rapports qu\u2019entretient le cr\u00e9ateur avec le pouvoir. Moli\u00e8re et Louis XIV comme Boulgakov et Staline. Le roi indique avec parcimonie et par des signes discrets son enthousiasme ou son courroux, et toute la cour suit, suspendue \u00e0 ses souveraines mimiques. Il peut vous porter au pinacle par une esquisse de sourire ou vous mettre plus bas que terre sur un mauvais rictus. Pour Boulgakov, c\u2019est pire encore, avec un dictateur cynique et matois qui joue avec lui au chat et \u00e0 la souris, tant\u00f4t bienveillant et tant\u00f4t cruel.<\/p>\n\n\n\n<p><em>La cabale des d\u00e9vots<\/em> est une pi\u00e8ce en quatre actes, encore plus moli\u00e9resque que du Moli\u00e8re. On retrouve la cour, le roi, les m\u00e9decins, les f\u00e2cheux et les d\u00e9vots. Le vieux Moli\u00e8re est pers\u00e9cut\u00e9 par tous et, \u00e0 la fin de sa vie, malade, cocufi\u00e9 par Armande (avec le jeune Zachary Moiron, dernier \u00e0 rejoindre la troupe), maudit par Madeleine devenue confite en d\u00e9votion et boud\u00e9 par le pouvoir, il s\u2019\u00e9teint dans la m\u00e9lancolie et l\u2019amertume. Rideau. C\u2019est dr\u00f4le, \u00e0 la limite du burlesque, enlev\u00e9 et toujours sur un rythme haletant. Boulgakov aurait-il pu \u00eatre un Moli\u00e8re sovi\u00e9tique&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 un \u00e9crivaillon se proposant d\u2019\u00e9crire une \u00e9pitaphe pour Moli\u00e8re, le Grand Cond\u00e9 lui r\u00e9pond, apr\u00e8s avoir lu le court texte : \u00ab&nbsp;je vous remercie. Mais j\u2019eusse pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 que ce f\u00fbt lui qui compos\u00e2t la v\u00f4tre&nbsp;\u00bb. Ah ces r\u00e9pliques grand si\u00e8cle&nbsp;! C\u2019est qu\u2019on savait causer, en ce temps-l\u00e0.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>MOHAMED MBOUGAR SARR \u2013 LA PLUS SECR\u00c8TE M\u00c9MOIRE DES HOMMES<\/strong> \u2013 Philippe Rey \/ Jimsaan.<\/p>\n\n\n\n<p>On avait dit la fois derni\u00e8re qu\u2019on parlerait du Goncourt&nbsp;; chose promise, chose due. Apr\u00e8s Nicolas Mathieu, qui aurait cru que j\u2019aurais pu un jour lire, et surtout appr\u00e9cier, un prix Goncourt, souvent l\u2019expression achev\u00e9e de la litt\u00e9rature la plus acad\u00e9mique qui soit, la plus conforme aux go\u00fbts bourgeois, avec moult descriptions chiad\u00e9es, personnages pittoresques, dialogues enlev\u00e9s et vocabulaire choisi. Rien de tout cela avec Sarr.<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;\u2026 Mais l\u00e0 r\u00e9side toute la beaut\u00e9 de l\u2019enfance&nbsp;: elle existe pour \u00eatre trahie, et cette trahison est la naissance de la nostalgie, le seul sentiment qui permette, un jour peut-\u00eatre, \u00e0 l\u2019extr\u00e9mit\u00e9 de la vie, de retrouver la puret\u00e9 de la jeunesse&nbsp;\u00bb<\/em>. On peut dire que ce genre de phrases \u2013 on aurait pu en citer d\u2019autres \u2013 vous pose un \u00e9crivain. Je dirais surtout qu\u2019elle me touche et qu\u2019elle est un \u00e9pitom\u00e9 fulgurant de ce que des gens comme moi, \u00e0 travers leurs passions, ont toujours cherch\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019histoire est connue et beaucoup de critiques litt\u00e9raires l\u2019ont d\u00e9j\u00e0 g\u00e2ch\u00e9e, comme on dit&nbsp;: un jeune \u00e9crivain s\u00e9n\u00e9galais, universitaire, s\u2019\u00e9prend d\u2019un livre \u00e9crit par Elimane, un \u00e9crivain mythique de son pays, <em>Le labyrinthe de l\u2019inhumain<\/em>. L\u2019auteur est une \u00e9nigme vivante, fascinant et charismatique, une sorte d\u2019ombre projet\u00e9e avec magie sur les gens qu\u2019il a c\u00f4toy\u00e9. Le jeune \u00e9crivain se lance dans la qu\u00eate de cet homme dont le seul roman, paru \u00e0 la fin des ann\u00e9es 30, a \u00e9t\u00e9 accueilli par des \u00e9loges (<em>\u00ab&nbsp;un Rimbaud noir&nbsp;\u00bb<\/em>), avant d\u2019\u00eatre d\u00e9cri\u00e9e pour plagiat et de faire scandale dans la r\u00e9publique des lettres d\u2019avant-guerre, une guerre qui enterrera toute cette histoire.<\/p>\n\n\n\n<p>De Paris \u00e0 Amsterdam et de Dakar \u00e0 Buenos-Aires, c\u2019est cette qu\u00eate qui nous est cont\u00e9e avec maestria par un r\u00e9cit \u00e0 plusieurs voix et d\u2019une construction savante. Un roman-monde qui parle \u00e0 la fois de l\u2019Afrique contemporaine et ancestrale, de la Shoah, du colonialisme et, surtout de la litt\u00e9rature et de la po\u00e9sie dans tout ce qu\u2019elles peuvent avoir de mystiques, d\u2019absolu.<\/p>\n\n\n\n<p>On pense parfois \u00e0 un Faulkner pour la virtuosit\u00e9, mais c\u2019est bien s\u00fbr \u00e0 Roberto Bolano (cit\u00e9 en exergue et auquel le roman doit son beau titre), que ce livre magistral renvoie. Il est d\u2019ailleurs troublant de rapprocher les intrigues de <em>2666<\/em> et de ce roman. L\u00e0 o\u00f9 un groupe d\u2019\u00e9tudiants europ\u00e9ens enqu\u00eatait sur un \u00e9crivain allemand mythifi\u00e9 dont le petit-fils se r\u00e9v\u00e9lera un serial-killer \u00e0 la fronti\u00e8re mexicaine, Sarr prend pour point de d\u00e9part une pl\u00e9iade d\u2019\u00e9crivains africains de Paris dont la propre ni\u00e8ce de T.C Elimane &#8211; l\u2019auteur maudit &#8211; et le narrateur reconstitue dans la fr\u00e9n\u00e9sie une arch\u00e9ologie litt\u00e9raire oubli\u00e9e, un r\u00e9cit prodigieux o\u00f9 il ira au bout de lui-m\u00eame avec l\u2019aide des monologues entrecrois\u00e9s de personnages ayant connu les protagonistes. Les livres maudits abondent dans la litt\u00e9rature, \u00e0 commencer par le Necronomicon d\u2019Abdul Al Azred qui revient souvent dans les romans de H.P Lovecraft. De m\u00eame, on peut contester certains r\u00e9cits annexes pas tr\u00e8s utiles \u00e0 la narration comme ces suicides de critiques litt\u00e9raires qui n\u2019ont pas compris le livre, ou ce c\u00e9nacle litt\u00e9raire de Buenos-Aires o\u00f9 on croise, outre Elimane, Ernesto Sabato ou Witold Gombrowicz, tous trois li\u00e9s \u00e0 une po\u00e9tesse ha\u00eftienne qui n\u2019est autre que l\u2019amante de la ni\u00e8ce qui raconte le plus secret de l\u2019histoire. Comme l\u2019Afrique des mages et des sorciers qui fait un peu clich\u00e9. Tout cela peut para\u00eetre un peu cousu de fil blanc, mais le roman populaire est rempli de ces hasards objectifs ou de ces co\u00efncidences. Alors on marche.<\/p>\n\n\n\n<p>Qu\u2019importe, tel qu\u2019il est, le roman est captivant, remarquablement \u00e9crit et plein de digressions philosophiques sur la litt\u00e9rature, l\u2019amour, la filiation, l\u2019exil, la fid\u00e9lit\u00e9, la cr\u00e9ation, le pass\u00e9 et l\u2019avenir de l\u2019humanit\u00e9. Tous ces th\u00e8mes abord\u00e9s en po\u00e8te, autant avec une immense sensibilit\u00e9 litt\u00e9raire qu\u2019avec une puissance de pens\u00e9e magistrale.<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;<\/em><em>Finalement, l\u2019\u0153uvre voyage<\/em><em>irr\u00e9m\u00e9diablement seule dans l\u2019immensit\u00e9. Et un jour l\u2019\u0153uvre meurt, comme meurent toutes les choses, comme le soleil s\u2019\u00e9teindra, et la terre, et le syst\u00e8me solaire et la galaxie et la plus secr\u00e8te m\u00e9moire des hommes&nbsp;\u00bb<\/em>. Roberto Bolano, <em>Les d\u00e9tectives sauvages<\/em>. Un vertige m\u00e9taphysique indicible dont ce roman approche l\u2019insondable myst\u00e8re. Un Bolano n\u00e8gre.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>JULES SUPERVIELLE \u2013 L\u2019ENFANT DE LA HAUTE MER \u2013 <\/strong>Gallimard \/ Le livre de poche.<\/p>\n\n\n\n<p>Supervielle fait partie, avec Isidore Ducasse et Jules Laforgue, de ces po\u00e8tes d\u2019origines pyr\u00e9n\u00e9ennes n\u00e9s et grandis \u00e0 Montevideo (Uruguay). La passionnante biographie de Jean-Jacques Lefr\u00e8re sur Lautr\u00e9amont (1) explique le pourquoi et le comment de ces curieux mouvements migratoires.<\/p>\n\n\n\n<p>De Supervielle, je connaissais une pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre qui ne doit plus se jouer depuis longtemps, <em>Le voleur d\u2019enfants<\/em>, et le po\u00e8te et dramaturge nous gratifie ici de 8 nouvelles, de 8 contes plut\u00f4t, au-del\u00e0 du fantastique, tenant \u00e0 la fois de la f\u00e9erie et du merveilleux.<\/p>\n\n\n\n<p>Seuls deux contes \u00e9chappent au genre, ceux justement \u2013 est-ce un hasard \u2013 situ\u00e9s en Am\u00e9rique latine avec <em>Ra<\/em><em>n<\/em><em>i<\/em>, un vieil indien qui triomphe de ses ennemis apr\u00e8s avoir d\u00e9cid\u00e9 de ne plus s\u2019alimenter, et surtout le dernier, <em>La piste et la mare<\/em>, o\u00f9 un marchand turc vend ses marchandises au pays des Gauchos et est jet\u00e9 dans un \u00e9tang apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 assassin\u00e9 par le propri\u00e9taire de l\u2019estancia qu\u2019il visite. C\u2019est un chien qui, l\u2019ayant vu faire, l\u2019a d\u00e9nonc\u00e9 aux gendarmes.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9l\u00e9ment aquatique est d\u2019ailleurs omnipr\u00e9sent chez Supervielle, que ce soit avec <em>L\u2019enfant de la haute mer<\/em> o\u00f9 une petite fille habite une rue constamment immerg\u00e9e ou <em>L\u2019inconnue de la <\/em><em>Seine<\/em> o\u00f9 une noy\u00e9e re\u00e7oit d\u2019un personnage appel\u00e9 Le vieux mouill\u00e9 son apprentissage des fonds marins.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Le b\u0153uf et l\u2019\u00e2ne de la cr\u00e8che<\/em> fait parler ces animaux f\u00e9tiches de la nativit\u00e9 qu\u2019on n\u2019entend jamais, avec beaucoup de tendresse pour ce pauvre b\u0153uf qui se meurt dans la cr\u00e8che apr\u00e8s l\u2019exode. <em>Les boiteux du ciel<\/em> met en sc\u00e8ne un couple qui n\u2019a pas su se parler de son vivant et se retrouve au ciel, dans un univers cotonneux fait d\u2019abstraction o\u00f9 seul l\u2019amour peut encore faire revivre. <em>La jeune fille \u00e0 la voix de violon <\/em>nous parle d\u2019une enfant qui, comme le titre l\u2019indique, \u00e9met les sons d\u2019un violon lorsqu\u2019elle est aim\u00e9e et retrouve une voix normale quand, devenue femme, elle ne s\u2019illusionne plus sur l\u2019amour.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, <em>Les suites d\u2019une course<\/em>, le conte le plus drolatique qui voit un cavalier devenir cheval apr\u00e8s une course folle \u00e0 travers Paris, depuis l\u2019hippodrome de Longchamp. Toujours dans cette veine fantasmagorique, entre r\u00eaverie, go\u00fbt de l\u2019absurde et m\u00e9lancolie. Loin des fulgurances cruelles du Comte de Lautr\u00e9amont ou du symbolisme d\u2019un Laforgue, ses compatriotes, mais avec une infinie tendresse qui finit par \u00e9mouvoir.<\/p>\n\n\n\n<p>(1) <em>Lautr\u00e9amont <\/em>\u2013 Jean-Jacques Lefr\u00e8re \u2013 Flammarion.<\/p>\n\n\n\n<p><em>19 novembre 2021<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>MIKHA\u00cfL BOULGAKOV \u2013 MONSIEUR DE MOLI\u00c8RE \/ LA CABALE DES D\u00c9VOTS \u2013 Pavillons \/ Robert Laffont. Par l\u2019auteur du g\u00e9nial Ma\u00eetre et Marguerite et de La garde blanche, une biographie romanc\u00e9e de Jean-Baptiste Poquelin dit Moli\u00e8re, n\u00e9 tapissier du roi, charge que l\u2019on se transmet de p\u00e8re en fils. 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