{"id":2406,"date":"2021-12-11T19:16:47","date_gmt":"2021-12-11T18:16:47","guid":{"rendered":"http:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2406"},"modified":"2021-12-11T19:16:49","modified_gmt":"2021-12-11T18:16:49","slug":"tim-buckley-lange-blesse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2406","title":{"rendered":"TIM BUCKLEY : L\u2019ANGE BLESS\u00c9"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/illustration150.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2408\" width=\"585\" height=\"825\" srcset=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/illustration150.jpg 300w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/illustration150-213x300.jpg 213w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/illustration150-21x30.jpg 21w\" sizes=\"(max-width: 585px) 100vw, 585px\" \/><figcaption>Art work, Didier Janeault, merci \u00e0 lui.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>On a d\u00e9j\u00e0 eu l\u2019occasion de parler du grand Tim Buckley ici, avec la pr\u00e9face d\u2019un livre \u00e0 para\u00eetre. Ce livre vient de sortir, et son titre est aussi celui de cet article. Ange, parce qu\u2019il en avait la beaut\u00e9 et la gr\u00e2ce&nbsp;; bless\u00e9 parce que sa vie familiale puis sa vie d\u2019artiste est pleine de l\u2019indiff\u00e9rence, de l\u2019insatisfaction et du m\u00e9pris qu\u2019il a rencontr\u00e9. De ses d\u00e9buts sur sc\u00e8ne avec les Bohemians \u00e0 sa mort par overdose une nuit de l\u2019\u00e9t\u00e9 1975, une br\u00e8ve histoire de Tim Buckley, aussi baptis\u00e9 le marin des \u00e9toiles.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019enfant de la Saint-Valentin na\u00eet le 14 f\u00e9vrier 1947 \u00e0 Washington D.C. Au hasard du parcours de ses parents, d\u2019un p\u00e8re new-yorkais et d\u2019une m\u00e8re qui partage avec avec son mari des origines irlandaises. Parlons plut\u00f4t du p\u00e8re, qui aura une influence capitale dans la vie et l\u2019\u0153uvre de son fils. Tim Buckley senior s\u2019est engag\u00e9 dans l\u2019aviation et est de tous les combats de la seconde guerre mondiale sur le front europ\u00e9en. Une unit\u00e9 d\u2019\u00e9lite mais qui ne rend pas les hommes invuln\u00e9rables, puisque le p\u00e8re Buckley revient avec une balle log\u00e9e dans la t\u00eate et il subit une tr\u00e9panation lui laissant une petite plaque de m\u00e9tal viss\u00e9e \u00e0 m\u00eame le cr\u00e2ne. D\u00e8s lors, il ne contr\u00f4le plus ses humeurs et souffre de psychose maniaco-d\u00e9pressive. Un cingl\u00e9 pas ordinaire, puisqu\u2019il sera l\u2019un des premiers am\u00e9ricains \u00e0 s\u2019int\u00e9resser aux philosophies orientales sous influence du pacifisme radical et de la Beat Generation. Comme quoi l\u2019U.S Air force m\u00e8ne \u00e0 tout, \u00e0 condition d\u2019en sortir.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019enfance du po\u00e8te se d\u00e9roule \u00e0 Amsterdam, une localit\u00e9 de l\u2019\u00c9tat de New York. Apr\u00e8s la naissance d\u2019une fille, la famille quitte la c\u00f4te est pour s\u2019\u00e9tablir en Californie, l\u00e0 o\u00f9 a \u00e9t\u00e9 construit le premier Disneyland, \u00e0 Anaheim (Comt\u00e9 d\u2019Orange). Le soleil de la Californie n\u2019a pas vraiment eu d\u2019effets sur la sant\u00e9 du p\u00e8re, qui s\u2019enfonce dans la parano\u00efa et a soif de reconnaissance sociale, lui qui ne trouve plus d\u2019emploi que dans le gardiennage, par respect pour ses \u00e9tats de service. La m\u00e8re doit pourvoir aux besoins du m\u00e9nage et son mari voit cela comme une humiliation de plus. Les disputes entre le p\u00e8re et le fils sont de plus en plus fr\u00e9quentes, jusqu\u2019au jour o\u00f9 ils se battent dans leur garage et o\u00f9 le p\u00e8re lui dit qu\u2019il maudit le jour o\u00f9 son fils est n\u00e9. Tim s\u2019en souviendra pour le texte d\u2019une chanson. En attendant, il \u00e9coute beaucoup Hank Williams pour la Country\u2019n\u2019western et Miles Davis pour le jazz tout en lisant les po\u00e8tes romantiques anglais et Walt Whitman. Sa voix exceptionnelle couvre 5 octaves, dit-on, comme un chanteur d\u2019op\u00e9ra.<\/p>\n\n\n\n<p>Car il commence \u00e0 \u00e9crire et, surtout, \u00e0 gratter la guitare dans des clubs de la baie de Los Angeles qui veulent bien l\u2019engager. \u00c0 Anaheim, il s\u2019est li\u00e9 d\u2019amiti\u00e9 avec un po\u00e8te pacifiste et occasionnellement batteur, Larry Beckett, et avec un bassiste du nom de Jim Fielder, futur Mothers of Invention de Zappa, Buffalo Springfield et Blood Sweat &amp; Tears. Ce sont d\u2019abord les Harlequins Three, sur le mod\u00e8le du Kingston Trio puis, avec un guitariste, les Bohemians qui se produisent au Troubadour de Los Angeles qui vient de voir le triomphe des Byrds et la naissance de la sc\u00e8ne Folk-rock avec les Turtles, les Mamas and Papas et autres Sonny &amp; Cher. Viendront Love et le Buffalo Springfield, l\u2019ann\u00e9e d\u2019apr\u00e8s. Los Angeles avant San Francisco, l\u2019Acide rock, le Fillmore et les premiers hippies. Le Swinging London doit en rabattre et la pop music a trouv\u00e9 son havre en Californie. L\u2019Angleterre reprendra ses droits \u00e0 la faveur du Blues boom, \u00e0 l\u2019automne 1967, quand le r\u00eave hippie aura tourn\u00e9 au cauchemar.<\/p>\n\n\n\n<p>Beckett \u00e9crit des po\u00e8mes et Buckley compose les musiques. \u00c0 eux deux, ils ont d\u00e9j\u00e0 une douzaine de chansons dont la plupart figurent sur le premier album \u00e9ponyme du chanteur, paru en septembre 1966. C\u2019est Herb Cohen, un patron de bo\u00eete de nuit ancien baroudeur et organisateur de concerts qui a fait signer Buckley chez Straight, une maison d\u2019\u00e9dition musicale adoss\u00e9e au label Bizarre o\u00f9 s\u00e9vit Zappa et ses Mothers. C\u2019est Jimmy Carl Black, \u00ab&nbsp;the indian of the group&nbsp;\u00bb qui a fait se rencontrer Buckley, Beckett et Cohen, mais Cohen ne d\u00e9borde pas d\u2019affection pour Beckett et le contrat chez Elektra &#8211; la marque folk new-yorkaise qui entend se convertir au rock &#8211; est sign\u00e9 par Buckley seul. Exit Beckett et Fielder, exit les Bohemians.<\/p>\n\n\n\n<p>Entre temps, Buckley a \u00e9pous\u00e9 Mary Guibert et, apr\u00e8s une premi\u00e8re grossesse nerveuse, elle a bien mis au monde un gar\u00e7on pr\u00e9nomm\u00e9 Jeff, que le p\u00e8re ne reconna\u00eetra pas, parti maintenant en tourn\u00e9e \u00e0 New York avec sa nouvelle girl-friend, Jainie Goldstein. En pleine floraison hippie, Buckley part \u00e0 l\u2019est et y rencontre le staff de Elektra et Lee Underwood, qui sera son guitariste attitr\u00e9, un musicien plut\u00f4t port\u00e9 sur le jazz. Au fil des tourn\u00e9es dans l\u2019est, il int\u00e9grera \u00e0 son groupe le percussionniste Carter Collins. Mais Collins n\u2019est pas encore l\u00e0 quand sort le sublime <em>Goodbye and hello<\/em>, en octobre 1967, un album magistral o\u00f9 la po\u00e9sie romantique et m\u00e9di\u00e9vale de Beckett \u00e9pouse les m\u00e9lodies sophistiqu\u00e9es et stup\u00e9fiantes de beaut\u00e9 de Buckley. Il signe ici ses plus belles chansons&nbsp;: \u00ab&nbsp;Goodbye And Hello&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;I Never Asked To Be A Mountain&nbsp;\u00bb ou encore \u00ab&nbsp;No One Can Sing The War&nbsp;\u00bb. Le disque est consid\u00e9r\u00e9 comme un chef-d\u2019\u0153uvre de la rock music, \u00e0 mettre sur le m\u00eame plan que le <em>Astral weeks<\/em> de Van Morrison ou le <em>Forever changes <\/em>de Love.<\/p>\n\n\n\n<p>Retour \u00e0 Los Angeles, \u00e0 Venice plus pr\u00e9cis\u00e9ment, o\u00f9 Buckley, Underwood et leurs copines vivent en communaut\u00e9, pas trop press\u00e9s de refaire un disque malgr\u00e9 les exhortations de Cohen. Ils jouent parfois au Troubadour, pour amener un peu d\u2019argent liquide. Ils repartent pour une tourn\u00e9e dans l\u2019est et recrutent cette fois John Miller \u00e0 la basse et David Friedman au vibraphone. Leur tourn\u00e9e passe par l\u2019Angleterre avec passage \u00e0 la BBC pour une <em>Peel session<\/em> et des concerts avec des membres de Pentangle ou de Fairport Convention. Les recrues ne sont pas pr\u00e9sents \u00e0 Londres, mais ils sont bien l\u00e0 en studio pour l\u2019enregistrement du deuxi\u00e8me album, <em>Happy \/ Sad<\/em>, qui sort en avril 1969. Encore une splendeur avec cette fois de longs titres inspir\u00e9s par le jazz moderne, Coltrane, Mingus et Miles Davis. Buckley se dit musicien de jazz et montre son aversion contre le cirque pop, au grand dam de Cohen qui aimerait pouvoir mettre un hit \u00e0 son actif. On remarque en tout cas l\u2019absence de Beckett, vir\u00e9 poliment par Buckley et qui partira \u00e0 l\u2019arm\u00e9e, \u00e9chappant de peu au Vietnam. Buckley lit beaucoup Garcia Lorca, Kafka, Joseph Conrad et Thomas Wolfe et il \u00e9crit ses textes, plus dans une veine rythmique hallucin\u00e9e qu\u2019en alexandrins acad\u00e9miques.<\/p>\n\n\n\n<p>Lorsque les bandes de <em>Lorca<\/em> parviennent \u00e0 Elektra, le label refuse de les sortir et, pour faire patienter, Buckley r\u00e9unit des chutes de studio de la p\u00e9riode 1966 \u2013 1967 pour l\u2019excellent <em>Blue Afternoon<\/em>, qu\u2019il fait para\u00eetre chez Straight Records, l\u2019un des labels Cohen \u2013 Zappa avec Bizarre. <em>Lorca<\/em> n\u2019attend pas longtemps, sorti en mai 1970 et qui surprend par son inventivit\u00e9 et son originalit\u00e9, m\u00eame si tout n\u2019est pas totalement r\u00e9ussi. <em>Lorca <\/em>est en fait un brouillon pour son chef-d\u2019\u0153uvre,<em> Starsailor<\/em>, qui sort en d\u00e9cembre de la m\u00eame ann\u00e9e. Buckley et Underwood ont beaucoup \u00e9cout\u00e9 la musique contemporaine des Ligeti et Pendericki, de m\u00eame qu\u2019ils se sont convertis au Free-jazz. Le groupe s\u2019est enrichi d\u2019un musicien atypique, John Balkin, ayant p\u00e9n\u00e9tr\u00e9 lui aussi aux arcanes de la musique contemporaine.<em> Starsailor<\/em>, c\u2019est la musique des sph\u00e8res, une sorte de m\u00e9lop\u00e9e intersid\u00e9rale o\u00f9 la voix \u2013 instrument de Buckley s\u2019\u00e9chappe dans la folie. Le public ne suit pas et Cohen est d\u00e9concert\u00e9. Le marin des \u00e9toiles n\u2019a plus qu\u2019\u00e0 rentrer \u00e0 quai apr\u00e8s une travers\u00e9e de l\u2019espace.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e9\u00e7u et incompris, Buckley se r\u00e9fugie dans l\u2019alcool et la drogue sous l\u2019influence d\u2019un \u00e9tudiant en musicologie de l\u2019UCLA, Richard Keeling. Il se s\u00e9pare de Jainie et \u00e9pouse en seconde Judy Berjot-Sutcliffe, une sorte de Zelda Fitzgerald hippie dont il adopte le fils Taylor. C\u2019est l\u2019\u00e9poque o\u00f9 Mary Guibert va r\u00e9appara\u00eetre dans sa vie avec leur fils Jeff, pour une br\u00e8ve rencontre. Buckley rate des concerts et n\u2019enregistre rien en 1971, r\u00eavant d\u2019adapter en musique des \u0153uvres litt\u00e9raires.<\/p>\n\n\n\n<p>Il se f\u00e2che avec Cohen et Zappa le prend sur son nouveau label, DiscReet. Sous la f\u00e9rule d\u2019un vieux requin, Jerry Goldstein, il enregistre<em> Greetings from L.A<\/em> (1972), puis<em> Sefronia<\/em> l\u2019ann\u00e9e suivante sous la houlette cette fois de Denny Randell, un personnage de la m\u00eame farine. Deux disques m\u00e9diocres o\u00f9 le Funk et la Soul ont r\u00e9trograd\u00e9 les hardiesses au magasin des accessoires. Mais on n\u2019a pas tout vu, et <em>Look at the fool<\/em>, en 1974, est si pitoyable qu\u2019on se demande si le titre est \u00e0 prendre au second degr\u00e9. L\u2019ange s\u2019est englu\u00e9 dans un sirop funky \u00e9c\u0153urant. Pire, les rares titres sign\u00e9s par d\u2019autres, chose inhabituelle, sont meilleurs que les siens, comme ce \u00ab&nbsp;Martha&nbsp;\u00bb de Tom Waits ou \u00ab&nbsp;Dolphins&nbsp;\u00bb de Fred Neil sur <em>Sefronia<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Il a un peu tourn\u00e9 au cin\u00e9ma, mais a rat\u00e9 les principaux r\u00f4les d\u2019<em>Injun Fender<\/em>, du belge Robert Cordier, et surtout celui de Woody Guthrie dans la biographie de Hal Ashby, <em>Bound for glory<\/em>. On ne le verra que sur un film \u00e0 la sortie confidentielle, <em>Why<\/em>, o\u00f9 il joue un batteur d\u00e9pressif embringu\u00e9 dans une th\u00e9rapie de groupe. Un r\u00f4le \u00e0 sa mesure.<\/p>\n\n\n\n<p>La suite est connue. Apr\u00e8s quelques concerts au Max\u2019s Kansas City et des retrouvailles avec le public du Troubadour, le nouveau groupe de Buckley, sans Underwood et avec des musiciens sans \u00e2me, entame une tourn\u00e9e dans le Midwest et au Texas. Au sortir d\u2019un concert \u00e0 Dallas, Buckley rentre chez lui accompagn\u00e9 par Jeff Ehrlich, un ex Electric Prunes. Il demande \u00e0 faire un d\u00e9tour au domicile de Richard Keeling et on a compris ce qu\u2019il venait y faire. Apr\u00e8s une prise d\u2019h\u00e9ro\u00efne, c\u2019est comateux qu\u2019il est raccompagn\u00e9 chez lui o\u00f9, malgr\u00e9 les secours, il s\u2019\u00e9teint dans la nuit, le 29 juin 1975. La chute de l\u2019ange dans l\u2019enfer des drogues dures. Pour l\u2019anecdote, Keeling sera condamn\u00e9 \u00e0 quelques mois de prison et Underwood lira un po\u00e8me de Dylan Thomas lors de l\u2019enterrement.<\/p>\n\n\n\n<p>Mort \u00e0 28 ans, m\u00eame pas le privil\u00e8ge de faire partie du clan des 27, avec Brian Jones, Jim Morrison, Jimi Hendrix, Janis Joplin et Kurt Cobain. Goodbye Tim, et hello Jeff, mais c\u2019est une autre histoire.<\/p>\n\n\n\n<p><em>29 novembre 2021<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>On a d\u00e9j\u00e0 eu l\u2019occasion de parler du grand Tim Buckley ici, avec la pr\u00e9face d\u2019un livre \u00e0 para\u00eetre. Ce livre vient de sortir, et son titre est aussi celui de cet article. 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