{"id":2416,"date":"2021-12-11T19:41:57","date_gmt":"2021-12-11T18:41:57","guid":{"rendered":"http:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2416"},"modified":"2021-12-11T19:41:59","modified_gmt":"2021-12-11T18:41:59","slug":"notes-de-lecture-19","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2416","title":{"rendered":"NOTES DE LECTURE (19)"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>THEODORE STURGEON \u2013 <em>LA SORCI\u00c8RE DU MARAIS<\/em> (Nouvelles) \u2013 Les belles lettres.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"540\" height=\"312\" src=\"http:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/illustration152.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2418\" srcset=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/illustration152.jpeg 540w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/illustration152-300x173.jpeg 300w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/illustration152-30x17.jpeg 30w\" sizes=\"(max-width: 540px) 100vw, 540px\" \/><figcaption>Theodore Sturgeon &#8211; portrait de l&rsquo;artiste avec un rat sur le dos.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;Il y a chez Theodore Sturgeon une profonde haine de la r\u00e9alit\u00e9. C\u2019est pourquoi il est un si bon guide du fantastique&nbsp;\u00bb.<\/em> G\u00e9rard Klein. Nous ne parlons pas ici de l\u2019animateur de radio qui eut son heure de gloire dans les ann\u00e9es 1960 \u2013 1970, mais du grand G\u00e9rard Klein, certainement le plus grand auteur fran\u00e7ais du genre.<\/p>\n\n\n\n<p>Du genre, quel genre exactement&nbsp;? Tant Sturgeon d\u00e9route, \u00e0 la lisi\u00e8re de la science-fiction et du fantastique, deux genres pour lesquels il est aussi dou\u00e9. On conna\u00eet (ou on devrait conna\u00eetre) ses romans&nbsp;: <em>Cristal qui songe,<\/em> <em>Killdozer <\/em>ou <em>Les plus qu\u2019humains<\/em>, trois \u0153uvres majeures de la science-fiction am\u00e9ricaine o\u00f9 tous ses th\u00e8mes sont pr\u00e9sents&nbsp;: l\u2019anormalit\u00e9, la monstruosit\u00e9, l\u2019\u00e9cologie, l\u2019enfance et la pr\u00e9dation capitaliste.<\/p>\n\n\n\n<p>On a ici 9 nouvelles, les 5 premi\u00e8res, les moins int\u00e9ressantes, penchent du c\u00f4t\u00e9 du fantastique avec tout le catalogue du gothique&nbsp;: sorcellerie, vaudou, f\u00e9tichisme et autres bizarreries dont un chat criminel qui parle et une fille pas tout \u00e0 fait vierge qui voit la licorne et en meurt. Ne manquent que les vampires et les fant\u00f4mes. Mais l\u00e0 n\u2019est pas l\u2019essentiel et c\u2019est dans les derni\u00e8res nouvelles, de science-fiction celles-l\u00e0, que Sturgeon se montre \u00e0 son meilleur.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans <em>La peur est une affaire<\/em>, un homme qui pr\u00e9tend avoir vu des extraterrestres se transforme en gourou et re\u00e7oit la visite d\u2019un v\u00e9ritable extraterrestre sous forme d\u2019hologramme, lequel lui demande de revenir sur les contre-v\u00e9rit\u00e9s qu\u2019il ass\u00e8ne dans ses best-sellers. <em>L\u2019homme qui apprit \u00e0 aimer<\/em> conte l\u2019histoire d\u2019un jeune hippie qui a r\u00e9ussi \u00e0 bricoler une sorte de moteur bas\u00e9 sur le mouvement perp\u00e9tuel, lequel rend inutile le p\u00e9trole. Sa d\u00e9couverte lui fait fr\u00e9quenter les hautes sph\u00e8res et il abandonne ses id\u00e9aux comme finalement son invention pour ne pas bouleverser les grands \u00e9quilibres. M\u00eame chose pour <em>Le dossier Verity<\/em>, ou un chercheur d\u00e9couvre un rem\u00e8de contre le cancer gr\u00e2ce aux exp\u00e9rimentations botaniques d\u2019un vieux beatnik, mais le rem\u00e8de a des effets hallucinog\u00e8nes et les trusts pharmaceutiques font liti\u00e8re d\u2019une invention qui causerait leur perte. D\u2019une dr\u00f4lerie f\u00e9roce.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Case et le r\u00eaveur<\/em> est une longue nouvelle \u2013 un court roman \u2013 qui d\u00e9crit le voyage spatio-temporel d\u2019un aviateur ou d\u2019un spationaute qui a mis en pratique les th\u00e9ories d\u2019Einstein sur l\u2019espace-temps. Il a trouv\u00e9 la mort et un extraterrestre le ressuscite et lui fait revivre un grand amour \u00e0 travers le temps. Po\u00e9tique, voire lyrique. Enfin, <em>Le scalpel d\u2019Occam, <\/em>plus confuse<em>, <\/em>\u00e9voque l\u2019autopsie d\u2019un milliardaire \u2013 dit le patron \u2013 que deux fr\u00e8res veulent faire passer, de m\u00eame que son second d\u00e9c\u00e9d\u00e9 un peu plus t\u00f4t, pour des extraterrestres. Ils veulent prouver \u00e0 un citoyen am\u00e9ricain mod\u00e8le que <em>\u00ab&nbsp;la cupidit\u00e9 et la n\u00e9gligence suffisent largement pour d\u00e9truire cette plan\u00e8te&nbsp;\u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Le monde de Sturgeon (1918 \u2013 1985) est d\u00e9ment et il s\u2019est toujours revendiqu\u00e9 de lointaines origines ha\u00eftiennes (d\u2019une famille nomm\u00e9e Waldo qui aurait donn\u00e9 le mot vaudou). Il change de nom et doit prendre celui de son beau-p\u00e8re qui le tyrannise, d\u2019o\u00f9 cette passion pour l\u2019enfance et la fuite dans le merveilleux. Il place ses premi\u00e8res nouvelles dans des revues sp\u00e9cialis\u00e9es et devient dans les ann\u00e9es 1950 l\u2019un des p\u00e8res de la science-fiction moderne.<\/p>\n\n\n\n<p>Klein toujours&nbsp;: <em>\u00ab&nbsp;un beau jour, vous tombez sur un livre de Theodore Sturgeon\u2026 \/ \u2026 Et voil\u00e0 que vous basculez dans un autre monde, celui qui s\u2019\u00e9tend au-dehors de l\u2019humain, ou celui que composent toutes les formes de cristaux songeurs&nbsp;\u00bb. <\/em>Sturgeon n\u2019a pas le style d\u2019un Bradbury mais il a l\u2019imagination d\u00e9lirante d\u2019un Phil K. Dick et l\u2019attention aux grandes questions philosophiques et contemporaines d\u2019un J.G Ballard, d\u2019un Norman Spinrad ou d\u2019un Robert Silverberg. Un scientifique, un philosophe et, surtout, un magicien.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>TREVANIAN \u2013 <em>INCIDENT \u00c0 TWENTY-MILE<\/em> \u2013 Gallmeister.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les fid\u00e8les lecteurs de cette chronique connaissent bien Trevanian comme auteur de polar, mais il s\u2019agit ici de western, si on peut en parler comme d\u2019un genre litt\u00e9raire. Ce n\u2019est pas par hasard qu\u2019il cite John Ford ou Sergio Leone dans une courte d\u00e9dicace.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est le ressort narratif de bien des westerns&nbsp;: une bande de hors-la-loi qui vient terroriser une petite ville et ses habitants. La petite ville, c\u2019est Twenty-Mile en 1898, une ville-champignon devenue ville-fant\u00f4me o\u00f9 quelques mineurs forent encore pour extraire du minerai, encore appel\u00e9 \u00ab&nbsp;fool\u2019s gold&nbsp;\u00bb, l\u2019or des fous. Ils descendent en ville tous les samedis soirs. La ville, c\u2019est donc Twenty-Mile Wyoming, au bord des montagnes, le Wyoming de Craig Johnson. Les hors-la-loi, Lieder, un tueur psychopathe \u00e9loquent \u00e9vad\u00e9 du p\u00e9nitencier de Laramie, qui ne parle que de puret\u00e9 de la race am\u00e9ricaine et d\u2019\u00e9limination des \u00e9trangers parasites \u2013 juifs de pr\u00e9f\u00e9rence \u2013 et des bureaucrates de Washington. Les deux autres&nbsp;? Un gros d\u00e9bile fornicateur et son mignon, un gamin falot et vicieux.<\/p>\n\n\n\n<p>Il y a aussi les personnages pittoresques du village, dont un couple d\u2019homosexuels form\u00e9 par un Indien Cherokee et un vieil instituteur f\u00e9ru de lettres latines, une famille d\u2019immigr\u00e9s su\u00e9dois chass\u00e9e d\u2019une secte protestante pour adult\u00e8re, une autre famille de juifs new-yorkais partis vers l\u2019ouest, le propri\u00e9taire du saloon et ses filles plus un pasteur-pr\u00e9dicateur alcoolique rong\u00e9 par la culpabilit\u00e9 et un barbier poitrinaire \u00e0 perruque mani\u00e9r\u00e9. Et le jeune Matthew, un petit gars du Nebraska doux comme un agneau venu chercher du travail \u00e0 Twenty-Mile apr\u00e8s avoir tu\u00e9 son p\u00e8re alcoolique qui battait sa m\u00e8re (ce qu\u2019on d\u00e9couvre \u00e0 la fin). Du travail, il en trouve, des petits boulots que lui confient les habitants de la ville, en le payant des clopinettes. Il se donne pour toute la cit\u00e9 dans une abn\u00e9gation absolue et en devient le larbin. Matthew, adorable de na\u00efvet\u00e9 et de g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9, qui surprend par ses r\u00e9flexions profondes, son aptitude \u00e0 rendre service, ses affects joyeux et aussi ses zones d\u2019ombre.<\/p>\n\n\n\n<p>Avec la bouffonnerie, le cynisme et l\u2019ironie d\u2019un Charles Williams dans sa saga des <em>Ploucs <\/em>c\u00f4t\u00e9 style,on se trouve bien dans l\u2019univers de Jim Thompson et de ses <em>1275 \u00e2mes<\/em> (<em>Coup de torchon<\/em> pour le cin\u00e9ma), avec une m\u00eame figure de l\u2019humiliation et du m\u00e9pris qui prend des airs christiques. C\u2019est bien s\u00fbr lui qui sera le h\u00e9ros et nettoiera la ville avec le fusil de chasse de feu son p\u00e8re, et il sera tent\u00e9 de devenir sh\u00e9rif pour de bon et de faire payer \u00e0 ses concitoyens leur l\u00e2chet\u00e9 et leur veulerie durant l\u2019invasion, avant de se raviser et de passer d\u00e9finitivement de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9, au pays de ses r\u00eaves o\u00f9 r\u00e8gne son h\u00e9ros litt\u00e9raire, un cow-boy intr\u00e9pide du nom du Ringo Kid.<\/p>\n\n\n\n<p>Sur la situation peut para\u00eetre banale, le r\u00e9cit ne l\u2019est point, pas plus que la description des personnages, la conduite de l\u2019intrigue et les expressions savoureuses. C\u2019est magistral de bout en bout, riche de personnages inoubliables dont certains sont port\u00e9s sur la bont\u00e9 et d\u2019autres, par contraste, enclins au mal. Un western m\u00e9taphysique sur lequel plane l\u2019ombre de Freud.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la derni\u00e8re partie, et en guise d\u2019\u00e9pilogue, Trevanian raconte la gen\u00e8se du roman, tout ce qui a contribu\u00e9 \u2013 les lieux et les gens \u2013 \u00e0 ce qu\u2019il l\u2019\u00e9crive et c\u2019est tout aussi passionnant.<\/p>\n\n\n\n<p>On connaissait et on appr\u00e9ciait le Trevanian auteur de polar, mais on retrouve ici son humour, sa ma\u00eetrise du r\u00e9cit et ses talents impressionnants de conteur. L\u2019auteur myst\u00e9rieux dont on ne sait rien, ou pas grand-chose est en tout cas un immense \u00e9crivain.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>GEORGES SIMENON \u2013<em> MAIGRET ET SON MORT<\/em> \u2013 Les presses de la cit\u00e9.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Ce vieux Simenon, personnage controvers\u00e9 mais vrai prodige de la litt\u00e9rature, tant en qualit\u00e9 qu\u2019en quantit\u00e9. Un ultra-lib\u00e9ral avant la lettre et exil\u00e9 fiscal, qui aura d\u00e9fendu son fr\u00e8re, n\u00e9o-nazi rexiste, jusqu\u2019au bout et se vantait de s\u2019offrir une prostitu\u00e9e par jour. Une maraude par jour et point n\u2019est besoin de m\u00e9decin, aurait pu dire Rabelais. Plut\u00f4t un triste sire, on le voit.<\/p>\n\n\n\n<p>Parmi les quelques 200 Maigret, celui-l\u00e0, trouv\u00e9 dans une bo\u00eete \u00e0 livres. <em>Maigret et son mort<\/em>, quelqu\u2019un qui l\u2019avait harcel\u00e9 au t\u00e9l\u00e9phone au motif que des tueurs le poursuivaient et qui demandait sa protection. Maigret se reproche de n\u2019avoir pas pris l\u2019appel suffisamment au s\u00e9rieux et il s\u2019en veut, culpabilis\u00e9 par la mort de cet homme dont il porte le fardeau tout au long de l\u2019enqu\u00eate. C\u2019est devenu son mort et il ne le laissera \u00e0 personne.<\/p>\n\n\n\n<p>La d\u00e9pouille a \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9e Place de la Concorde, comme si on voulait que tout le monde la d\u00e9couvre. Apr\u00e8s enqu\u00eate, la victime tenait un bistrot pr\u00e8s des quais de Bercy avec son \u00e9pouse, Nine que, d\u2019apr\u00e8s les appels t\u00e9l\u00e9phoniques, Maigret \u00e9tait cens\u00e9 conna\u00eetre. Il avait vaguement connu une Nine (Aline) \u00e0 Cannes, il y a longtemps. Maigret est perplexe. Avec son \u00e9quipe, il planque et fait rouvrir le bistrot avec un couple de proprios factices issus de la police judiciaire. Le pi\u00e8ge fonctionne et, apr\u00e8s bien des d\u00e9tours, Maigret se lance \u00e0 la poursuite de criminels tch\u00e9coslovaques sp\u00e9cialis\u00e9s dans l\u2019extorsion de fonds dans des fermes isol\u00e9es de Picardie, avec la vieille m\u00e9thode des chauffeurs du XIX\u00b0 si\u00e8cle. Le mort de Maigret \u00e9tait tomb\u00e9 accidentellement sur leur chef, sur un champ de courses.<\/p>\n\n\n\n<p>On suit la progression de l\u2019enqu\u00eate avec int\u00e9r\u00eat, avec tout l\u2019\u00e9ventail des m\u00e9thodes polici\u00e8res&nbsp;: surveillance des gares et des routes, rafles dans les cland\u00e9s et les meubl\u00e9s, fichiers, interrogatoires, indics, filatures\u2026 Tout y est. Mais l\u2019int\u00e9r\u00eat d\u2019un Maigret va bien au-del\u00e0 de \u00e7a. Tout est dans l\u2019atmosph\u00e8re, de tabac de pipe, de bi\u00e8res au comptoir, des choucroutes de brasserie, de chaussettes \u00e0 clou, de concierges, de petits truands, de prostitu\u00e9es\u2026 Atmosph\u00e8re de cette France de l\u2019apr\u00e8s-guerre, des ann\u00e9es 1950 qui revient par bouff\u00e9es nostalgiques au fil des pages corn\u00e9es qu\u2019on tourne \u00e0 toute vitesse.<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;<\/em><em>Il avait plus tout le dimanche&nbsp;\u00bb<\/em>, c\u2019est par exemple par cette phrase que commence <em>Maigret et l\u2019homme du banc<\/em>, et toute sa magie est dans le son qu\u2019elle rend et dans l\u2019image qu\u2019elle renvoie&nbsp;: un lundi matin brumeux o\u00f9 on se remet p\u00e9niblement au travail. C\u2019est du grand art, c\u2019est du Simenon&nbsp;; quelqu\u2019un qui, quoi qu\u2019il e\u00fbt pu \u00eatre, connaissait les hommes, les mots et cette chienne de vie.<\/p>\n\n\n\n<p><em>11 d\u00e9cembre 2021<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>THEODORE STURGEON \u2013 LA SORCI\u00c8RE DU MARAIS (Nouvelles) \u2013 Les belles lettres. \u00ab&nbsp;Il y a chez Theodore Sturgeon une profonde haine de la r\u00e9alit\u00e9. C\u2019est pourquoi il est un si bon guide du fantastique&nbsp;\u00bb. G\u00e9rard Klein. 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