{"id":2432,"date":"2022-01-07T18:16:58","date_gmt":"2022-01-07T17:16:58","guid":{"rendered":"http:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2432"},"modified":"2022-01-07T18:17:00","modified_gmt":"2022-01-07T17:17:00","slug":"notes-de-lecture-20","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2432","title":{"rendered":"NOTES DE LECTURE (20)"},"content":{"rendered":"\n<p><em><u><strong>ROBERT A. HEINLEIN \u2013 \u00c9TOILES GARDE \u00c0 VOUS&nbsp;! &#8211; J\u2019ai Lu.<\/strong><\/u><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Curieux roman que ce classique de la science-fiction, paru en 1959 et visionnaire, pour le moins qu\u2019on puisse en dire. Si, comme on sait, toute pr\u00e9vision est difficile surtout en ce qui concerne l\u2019avenir, Heinlein se lance et n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 nous d\u00e9crire le monde, ou plut\u00f4t l\u2019univers, \u00e0 la fin de notre si\u00e8cle, 100 ans apr\u00e8s une guerre atomique qui a d\u00e9truit la terre.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 l\u2019\u00e9poque, en 1987, l\u2019axe \u00c9tats-Unis \u2013 Angleterre \u2013 URSS se battait contre la Chine et l\u2019arme atomique avait \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e. Le trait\u00e9 de New-Delhi avait mis fin aux hostilit\u00e9s, mais l\u2019humanit\u00e9 \u00e9tait r\u00e9duite \u00e0 des hordes ultra-violentes qui terrorisaient les cit\u00e9s. L\u2019arm\u00e9e avait mis bon ordre \u00e0 tout cela, les militaires coalis\u00e9s de tous les pays ayant acc\u00e9d\u00e9 au pouvoir politique. Ils sont les seuls citoyens de ce monde terrifiant et, \u00e0 ce titre, b\u00e9n\u00e9ficient seuls du droit de vote&nbsp;; les civils \u00e9tant condamn\u00e9s \u00e0 raser les murs et \u00e0 rester cantonn\u00e9s aux t\u00e2ches de production.<\/p>\n\n\n\n<p>Un univers terrifiant, en tout cas pour nous, pas sp\u00e9cialement pour Heinlein dont la philosophie &#8211; ou celle du narrateur mais on le sent pr\u00e9sent \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s \u2013 est une glorification des valeurs militaristes (fraternit\u00e9 d\u2019arme, loyaut\u00e9, h\u00e9ro\u00efsme) qui prennent le pas sur les notions humanistes d\u2019\u00e9galit\u00e9, de solidarit\u00e9, de justice. La loi et l\u2019ordre, et surtout pas les bon sentiments d\u00e9mocratiques et encore moins les utopies libertaires. En cela, Heinlein, qu\u2019on dit libertarien, a tout d\u2019un fasciste pour qui la force et la brutalit\u00e9 triompheront toujours de la raison, de la morale et de l\u2019esth\u00e9tique.<\/p>\n\n\n\n<p>Pourquoi donc parler d\u2019un tel livre, pas vraiment notre tasse de th\u00e9&nbsp;? C\u2019est un livre de pol\u00e9mologie \u2013 fiction ou, si on pr\u00e9f\u00e8re, un roman de guerre de l\u2019\u00e8re post-atomique. C\u2019est l\u2019histoire de Johnny Rico et de son parcours militaire au sein de l\u2019infanterie spatiale, les Starship troopers, le titre original et celui du film par ailleurs m\u00e9diocre qui en a \u00e9t\u00e9 tir\u00e9 par Paul Verhoeven.<\/p>\n\n\n\n<p>Pass\u00e9 un premier chapitre qui narre une sc\u00e8ne de guerre hallucinante, on a droit \u00e0 l\u2019ascension du soldat Rico, de sa pr\u00e9paration militaire \u00e0 ses plus hauts faits d\u2019arme qui lui valent du galon. Ce qui est saisissant, c\u2019est qu\u2019au fur et \u00e0 mesure que le r\u00e9cit se d\u00e9roule, on apprend que le monde a \u00e9t\u00e9 d\u00e9truit suite \u00e0 la bataille perdue de Buenos-Aires contre des arm\u00e9es de punaises devenues g\u00e9antes et monstrueuses apr\u00e8s des radiations atomiques. Le th\u00e9\u00e2tre de cette guerre est l\u2019univers entier, toutes plan\u00e8tes confondues, et les batailles peuvent aussi \u00eatre livr\u00e9es contre des arachnides ou des squelettes. Rico monte en grade et n\u2019oublie jamais les pr\u00e9ceptes de son vieux professeur, un d\u00e9nomm\u00e9 Dubois qui figure l\u2019un des personnages les plus int\u00e9ressants du livre.<\/p>\n\n\n\n<p>Heinlein, qui \u00e9tait lui-m\u00eame promis \u00e0 une grande carri\u00e8re militaire avant de tomber gravement malade, s\u2019est recycl\u00e9 dans la science-fiction et son r\u00e9cit, malgr\u00e9 quelques longueurs et descriptions techniques d\u2019armements un peu lassantes, a quelque chose de fascinant, quand bien m\u00eame l\u2019univers qu\u2019il d\u00e9crit est effrayant et les id\u00e9es sous-tendues intol\u00e9rables. Mais la puissance de son imaginaire et le c\u00f4t\u00e9 gla\u00e7ant du r\u00e9cit suscitent l\u2019int\u00e9r\u00eat et en justifient la lecture.<\/p>\n\n\n\n<p><em><u><strong>MICHAEL CONNELLY \u2013 EN ATTENDANT LE JOUR \u2013 Calmann Levy Noir.<\/strong><\/u><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Interpell\u00e9 par S\u00e9bastien Fontenelle, dans sa chronique de <em>Politis<\/em>, pour avoir contest\u00e9 ses choix dans une s\u00e9lection de polars, j\u2019avais pris la d\u00e9cision de revenir sur mon jugement \u00e0 l\u2019\u00e9gard de Michael Connelly et de lui donner une deuxi\u00e8me chance.<\/p>\n\n\n\n<p>Le \u00ab&nbsp;camarade&nbsp;\u00bb Delinotte (c\u2019est lui qui usait du titre) se procurait donc un Connelly r\u00e9cent \u00e0 sa biblioth\u00e8que favorite (parce qu\u2019unique), d\u00e9passant ses r\u00e9ticences \u00e0 l\u2019\u00e9gard d\u2019un auteur jug\u00e9 par trop conventionnel. D\u2019autant que la s\u00e9rie<em> Bosch<\/em>, vue par la suite, ne changeait en rien mon opinion. Un h\u00e9ros viriliste, r\u00e9actionnaire et accessoirement violent. Il est pour la peine de mort, contrairement \u00e0 son cr\u00e9ateur, et il est incarn\u00e9 dans la s\u00e9rie par Titus Welliver, un tatou\u00e9 d\u2019Hollywood \u00e0 gueule de C.R.S, avec des yeux d\u00e9lav\u00e9s aussi bleus qu\u2019inexpressifs. Bref, tout pour plaire, et la s\u00e9rie, comme les romans, n\u2019ont d\u2019int\u00e9r\u00eat \u00e0 mon sens que de restituer plut\u00f4t bien l\u2019atmosph\u00e8re de Los Angeles, la cit\u00e9 du mal&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p><em>En attendant le jour <\/em>a pour h\u00e9ro\u00efne Renee Ballard, une femme-flic du LAPD et \u00e7a change de Bosch. Elle est inspectrice de nuit \u00e0 la suite d\u2019une disgr\u00e2ce et m\u00e8ne deux affaires de front&nbsp;: le tabassage d\u2019un travesti laiss\u00e9 pour mort dans un parking et une fusillade dans une bo\u00eete de nuit. Deux affaires qu\u2019elle prolonge dans la journ\u00e9e, ne laissant \u00e0 personne le soin de pi\u00e9tiner ses plate-bandes. Peu apr\u00e8s, un de ses coll\u00e8gues avec qui elle avait eu maille \u00e0 partir lors de sa r\u00e9trogradation est retrouv\u00e9 mort dans son garage et un t\u00e9moin de la fusillade est port\u00e9 disparu. Apr\u00e8s moult rebondissements, elle confond le tortionnaire du travesti et fait toute la lumi\u00e8re sur la fusillade qui implique \u2013 on s\u2019en doute assez vite \u2013 un haut grad\u00e9 de la police, ce LAPD que d\u00e9crit \u00e9galement Ellroy, bureaucratie titanesque et v\u00e9ritable cit\u00e9 dans la cit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Honn\u00eatement, le roman se lit bien et on sent le professionnel mais il manque d\u2019\u00e2me, de caract\u00e8re. Connelly cite souvent Chandler, mais il fait partie de ces auteurs \u2013 avec John Grisham entre autres \u2013 qui ont construit une usine \u00e0 polar, ou plut\u00f4t une multinationale du polar. Il n\u2019est qu\u2019\u00e0 lire dans les remerciements le nombre de flics, de juristes, de \u00ab&nbsp;conseillers de r\u00e9daction&nbsp;\u00bb et d\u2019une dame cit\u00e9e pour \u00ab&nbsp;l\u2019excellent travail de pr\u00e9paration de copie&nbsp;\u00bb. La page 4 de couverture dit tout&nbsp;: traduit en 69 langues avec 65 millions de livres vendus. Qui dit mieux&nbsp;? De fait, on a l\u2019impression qu\u2019une arm\u00e9e est \u00e0 son service et l\u2019appel aux professionnels renforce l\u2019aspect technique du roman, plein de balistique, de proc\u00e9dures criminelles, d\u2019\u00e9l\u00e9ments juridiques et d\u2019une description entomologique des services du LAPD, comme si on y \u00e9tait. Connelly a \u00e9t\u00e9, entre autres, chroniqueur judiciaire au <em>L.A Times<\/em>, et \u00e7a se sent. Un polar hyperr\u00e9aliste donc, mais qui donne trop l\u2019impression d\u2019\u00eatre \u00e9crit par un vrai flic, pas par un \u00e9crivain.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u00e0 o\u00f9 le Los Angeles de Chandler \u00e9tait transcend\u00e9 par son ironie romantique, o\u00f9 celui d\u2019Ellroy s\u2019enfon\u00e7ait dans une noirceur quasi-gothique, celui de Connelly n\u2019a rien de fascinant, avec ses petits criminels \u2013 prox\u00e9n\u00e8tes, cambrioleurs, dealers, arnaqueurs, escrocs \u2013 qui font souvent p\u00e2le figure devant les gros, lesquels dirigent des unit\u00e9s de la LAPD. La Babylone moderne a la police et les romanciers qu\u2019elle m\u00e9rite, apr\u00e8s tout. Adieu mon joli&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>Persiste et signe, camarade Fontenelle.<\/p>\n\n\n\n<p><em><u><strong>COLIN DEXTER \u2013 MORT D\u2019UNE GARCE \/ BIJOUX DE FAMILLE \u2013 10-18.<\/strong><\/u><\/em><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/illustration155.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2434\" width=\"581\" height=\"830\" srcset=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/illustration155.jpg 240w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/illustration155-210x300.jpg 210w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/illustration155-21x30.jpg 21w\" sizes=\"(max-width: 581px) 100vw, 581px\" \/><figcaption>Inspecteur Morse et sergent Lewis, vus \u00e0 la t\u00e9l\u00e9.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>On reste dans le polar avec Colin Dexter et son inspecteur Morse, l\u2019anti-Bosch. Il faut dire que les b\u00e2timents universitaires d\u2019Oxford sont \u00e0 des ann\u00e9es-lumi\u00e8res de la jungle angelino. Le seul point commun et qu\u2019on y parle la m\u00eame langue. Enfin, pas tout \u00e0 fait la m\u00eame.<\/p>\n\n\n\n<p>Plusieurs \u00e9pisodes de L\u2019inspecteur Morse sont pass\u00e9s le dimanche soir sur <em>F<\/em><em>rance <\/em><em>3<\/em>, et on a \u00e9t\u00e9 s\u00e9duit par cette s\u00e9rie nostalgique, un rien surann\u00e9e, et surtout so british. Disons l\u2019inspecteur Morse jeune, puisque les \u00e9pisodes du Morse vieux sont rest\u00e9s confidentiels et largement in\u00e9dits en France. Lewis, le sergent du vieux Morse devenu inspecteur, a donn\u00e9 lieu aussi \u00e0 sa s\u00e9rie, toujours dans le Crime Invistigation Department d\u2019Oxford, l\u00e0 o\u00f9 Colin Dexter a enseign\u00e9 le latin et le grec avant d\u2019\u00e9crire des romans policiers, pouss\u00e9 par l\u2019affligeante m\u00e9diocrit\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale de ce sous-genre. C\u2019est lui qui le dit et on est pas loin d\u2019\u00eatre d\u2019accord, surtout c\u00f4t\u00e9 fran\u00e7ais.<\/p>\n\n\n\n<p>Il convient de dire qu\u2019il rel\u00e8ve le niveau, avec un style \u00e9l\u00e9gant, beaucoup d\u2019humour, de sous-entendus, d\u2019ironie et cette terrible lucidit\u00e9 sur les \u00eatres, sur les choses et sur la vie. Morse est un inspecteur de police \u00e0 l\u2019ancienne, nostalgique, bibliophile f\u00e9ru de Charles Dickens comme de Thomas Hardy \u2013 la cr\u00e8me des lettre britanniques &#8211; et amateur d\u2019op\u00e9ra (surtout Wagner qu\u2019il \u00e9coute en boucle).<\/p>\n\n\n\n<p>On peut au passage s\u2019\u00e9tonner de ce que la plupart des s\u00e9ries britanniques se passent \u00e0 Oxford ou dans la vall\u00e9e de la Tamise, de Barnaby \u00e0 Morse en passant par Lewis. Oxford et Cambridge capitales du crime bord\u00e9e par la Tamise devenue le Styx&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Dans ce volume, Morse a \u00e9t\u00e9 admis \u00e0 l\u2019h\u00f4pital pour un ulc\u00e8re \u00e0 l\u2019estomac. Pour patienter sur son lit de douleur, il sympathise avec un vieux colonel de l\u2019arm\u00e9e des Indes qui rend l\u2019\u00e2me quelques jours plus tard, mais la veuve du militaire lui apporte un manuscrit de son d\u00e9funt mari o\u00f9 il \u00e9voque un fait divers datant de 1860&nbsp;: le meurtre d\u2019une femme au terme d\u2019un p\u00e9riple en p\u00e9niche de Preston (Lancashire) jusqu\u2019\u00e0 Oxford. Des membres de l\u2019\u00e9quipage sont soup\u00e7onn\u00e9s de l\u2019avoir vol\u00e9e, viol\u00e9e et tu\u00e9e et deux d\u2019entre eux sont pendus \u00e0 la suite d\u2019un jugement exp\u00e9ditif.<\/p>\n\n\n\n<p>Morse s\u2019ennuie et il m\u00e8ne une contre-enqu\u00eate depuis son lit d\u2019h\u00f4pital, \u00e0 l\u2019aide d\u2019une biblioth\u00e9caire, l\u2019\u00e9pouse d\u2019un patient, qui lui d\u00e9niche des documents pr\u00e9cieux de l\u2019\u00e9poque conserv\u00e9s dans les annales du crime. Au bout d\u2019une enqu\u00eate minutieuse, Morse d\u00e9couvre une escroquerie \u00e0 l\u2019assurance et une mystification orchestr\u00e9e par la suppos\u00e9e morte et son premier mari.<\/p>\n\n\n\n<p>Une contre-enqu\u00eate qui ressemble \u00e0 l\u2019assemblage patient d\u2019un puzzle ou \u00e0 des mots crois\u00e9s \u2013 autant de passe-temps dont Morse est friand \u2013 et le roman a plus \u00e0 voir avec ceux de Conan Doyle, de Chesterton ou d\u2019Agatha Christie que des durs \u00e0 cuir (\u00ab&nbsp;hard boiled&nbsp;\u00bb) am\u00e9ricains. Mais on prend un vif plaisir \u00e0 lire ce polar \u00e0 l\u2019ancienne qui garde le charme du d\u00e9suet, du surann\u00e9 dans une Angleterre nostalgique de sa grandeur pass\u00e9e. Une police d\u2019avant l\u2019ADN, Internet, les t\u00e9l\u00e9phones portables et la vid\u00e9o-surveillance. Au temps o\u00f9 tout \u00e9tait terrain, t\u00e2tonnements, interrogatoires, jugeote et d\u00e9duction&nbsp;; flair et intuitions. Et surtout atmosph\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Tout un monde oubli\u00e9, englouti, avec ses personnages attachants qui joignaient une vaste culture \u00e0 de grandes qualit\u00e9s humaines. Un type d\u2019honn\u00eates hommes \u2013 au sens du XVIII\u00b0 si\u00e8cle \u2013 devenu, h\u00e9las, tr\u00e8s rare. Dexter\u2026 ity.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans <em>Bijoux de famille<\/em>, Dexter plante le d\u00e9cor&nbsp;: Oxford toujours, avec un groupe de touristes am\u00e9ricains dont plusieurs ont fait la guerre en Angleterre, plus quelques conf\u00e9renciers \u00e0 leur service. C\u2019est d\u2019abord l\u2019\u00e9pouse d\u2019un touriste qui meurt d\u2019une crise cardiaque dans sa chambre d\u2019h\u00f4tel o\u00f9 on lui a vol\u00e9 un bijou pr\u00e9cieux d\u2019une grande valeur historique. Puis c\u2019est Kemp, un sp\u00e9cialiste de l\u2019architecture oxfordienne retrouv\u00e9 mort, nu, dans un parc, sa femme handicap\u00e9e qui se suicide et un accident qui arrive \u00e0 l\u2019\u00e9pouse du principal suspect soup\u00e7onn\u00e9 du meurtre \u2013 crime passionnel&nbsp;? \u2013 de Kemp. L\u2019affaire para\u00eet simple et est rondement men\u00e9e, mais tout se complique.<\/p>\n\n\n\n<p>Les premi\u00e8res pistes sont abandonn\u00e9es et il s\u2019agit en fait d\u2019une sombre histoire de vengeance d\u2019un couple am\u00e9ricain contre Kemp, responsable d\u2019un accident ayant co\u00fbt\u00e9 la vie \u00e0 leur fille en Angleterre. Les derni\u00e8res sc\u00e8nes sont narr\u00e9es \u00e0 la mani\u00e8re d\u2019Agatha Christie&nbsp;: tous en sc\u00e8ne et la culpabilit\u00e9 des uns et des autres est \u00e9voqu\u00e9e et r\u00e9fut\u00e9e, jusqu\u2019au dernier.<\/p>\n\n\n\n<p>On trouve avant chaque chapitre des \u00e9pigraphes amusantes des plus grands po\u00e8tes et prosateurs anglo-saxons, Shakespeare, Mark Twain ou Oscar Wilde en t\u00eate. On retiendra celle-ci, applicable \u00e0 Connelly comme \u00e0 tant d\u2019autres&nbsp;: <em>\u00ab&nbsp;Un certain r\u00e9alisme est possible dans les romans de proc\u00e9dure polici\u00e8re, mais il ne doit pas \u00eatre pouss\u00e9 trop loin par peur de rendre le livre aussi ennuyeux que la vie quotidienne d\u2019un vrai policier&nbsp;\u00bb<\/em>. Et toc&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p><em>26 d\u00e9cembre 2021<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>ROBERT A. HEINLEIN \u2013 \u00c9TOILES GARDE \u00c0 VOUS&nbsp;! &#8211; J\u2019ai Lu. 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