{"id":2442,"date":"2022-01-07T18:56:24","date_gmt":"2022-01-07T17:56:24","guid":{"rendered":"http:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2442"},"modified":"2022-01-07T18:56:26","modified_gmt":"2022-01-07T17:56:26","slug":"singes-moroses-les-monkees-et-les-moody-blues","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2442","title":{"rendered":"SINGES MOROSES : LES MONKEES ET LES MOODY BLUES"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Le batteur Greame Edge, fondateur des Moody Blues et le guitariste Michael Nesmith, \u00e2me des Monkees, sont tous deux disparus en d\u00e9cembre. L\u2019occasion de leur rendre hommage. Deux groupes, l\u2019un anglais, l\u2019autre am\u00e9ricain aussi d\u00e9cri\u00e9s l\u2019un que l\u2019autre. Les Moody Blues pour avoir d\u00e9laiss\u00e9 leur rhythm\u2019n\u2019blues pour une pop progressive r\u00e9put\u00e9e emphatique, voire amphigourique&nbsp;; les Monkees pour n\u2019avoir \u00e9t\u00e9 qu\u2019un groupe fabriqu\u00e9 par le show-business pour la t\u00e9l\u00e9vision. Pourtant, on aurait tort de s\u2019arr\u00eater \u00e0 ces jugements s\u00e9v\u00e8res et p\u00e9remptoires. Leurs disques rec\u00e8lent de p\u00e9pites et de petits bonheurs m\u00e9lodiques. \u00c0 groupe controvers\u00e9s, semi-hommages, une page pour les uns, une page pour les autres.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Commen\u00e7ons par les Moody Blues, combo rhytm\u2019n\u2019blues de Birmingham. Moody comme morose, et blues comme\u2026 leur musique, du moins au d\u00e9part. Birmingham qui aura vu na\u00eetre aussi le Spencer Davis Group et les Move. La ville de l\u2019acier se place avec Londres, Liverpool et Manchester sur la carte du rock anglais.<\/p>\n\n\n\n<p>Passons vite sur la pr\u00e9histoire et El Riot and the Rebels, groupe de skiffle qui compte d\u00e9j\u00e0 Ray Thomas (chant, harmonica), John Lodge (basse) et Mike Pinder, d\u2019abord roadie, aux claviers. Puis viennent les Crew Cats, reconvertis au rhythm\u2019n\u2019blues, avec l\u2019appoint du batteur Greame Edge, ex Levene and the Avengers (o\u00f9 il c\u00f4toyait Roy Wood, chanteur des Move)&nbsp;; du chanteur et guitariste Denny Lane, ex The Diplomats, avec cette fois Bev Bevan, lui aussi futur Move et du bassiste Clint Warwick, ex Rainbows. Autant de groupes de la sc\u00e8ne de Birmingham dont les noms ne sont pas entr\u00e9s dans l\u2019histoire (du rock s\u2019entend). Lodge a c\u00e9d\u00e9 la place \u00e0 Clint Warwick mais il reviendra. Les Crew Cats auront eu l\u2019honneur de jouer \u00e0 Hambourg dans le m\u00eame club que les Beatles nagu\u00e8re, le Top Ten, sans laisser de traces discographiques.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1964, les Crew Cats deviennent les M &amp; B 5 (sponsoris\u00e9s par la brasserie Mitchell &amp; Butler) avant Moody Blues&nbsp;; le nom venant du \u00ab&nbsp;Mood Indigo&nbsp;\u00bb de Duke Ellington.<\/p>\n\n\n\n<p>Le groupe reprend des standards du rhythm\u2019n\u2019blues dans des clubs londoniens et il est remarqu\u00e9 par Tony Seconda, un impresario qui leur obtient un contrat chez Decca, le label qui a laiss\u00e9 passer les Beatles et qui signe tout ce qui bouge en Angleterre. \u00c0 l\u2019automne 1964, le groupe passe \u00e0 <em>Ready Steady Go<\/em>, l\u2019\u00e9mission pour jeunes \u00e0 la mode, mais il faut attendre la sortie de \u00ab&nbsp;Go Now&nbsp;\u00bb, en d\u00e9cembre, pour les voir acc\u00e9der au sommet des hit-parades (n\u00b01 quelques jours). \u00ab&nbsp;Go Now&nbsp;\u00bb est une belle ballade popularis\u00e9e par Bessie Banks aux \u00c9tats-Unis (Dick Rivers la reprendra en France sous le titre \u00ab&nbsp;Va-t-en&nbsp;\u00bb).<\/p>\n\n\n\n<p>Le groupe aura du mal \u00e0 refaire le coup, et les singles qu\u2019il sort tout au long de l\u2019ann\u00e9e 1965 se ramassent, que ce soit \u00ab&nbsp;I Don\u2019t Want To Go On Without You&nbsp;\u00bb (reprise des Drifters), \u00ab&nbsp;From The Bottom Of My Heart&nbsp;\u00bb ou \u00ab&nbsp;And My Baby\u2019s Gone&nbsp;\u00bb. Des compositions trop faibles qui font des Moodies essentiellement un groupe de reprises. Leur album, <em>The Magnificent Moodies<\/em>, sort en d\u00e9cembre, produit par Denny Cordell, et, malgr\u00e9 d\u2019excellentes reprises telles le \u00ab&nbsp;Bye Bye Bird&nbsp;\u00bb de Sonny Boy Williamson ou le \u00ab&nbsp;I\u2019ll Go Crazy&nbsp;\u00bb de James Brown, le disque fait un bide. Lot de consolation&nbsp;: comme ils font partie de l\u2019\u00e9curie NEMS, maison d\u2019\u00e9dition musicale dirig\u00e9e par Brian Epstein, ils ont droit \u00e0 passer en premi\u00e8re partie des Beatles \u00e0 l\u2019occasion de leur derni\u00e8re tourn\u00e9e anglaise, en alternance avec les Paramounts (futurs Procol Harum).<\/p>\n\n\n\n<p>Confront\u00e9 \u00e0 des difficult\u00e9s financi\u00e8res \u00e0 la suite de l\u2019insucc\u00e8s chronique de leurs disques et notamment de leur dernier single (\u00ab&nbsp;Boulevard Of La Madeleine&nbsp;\u00bb avec photo du groupe sur les quais de la Seine), le groupe v\u00e9g\u00e8te. Warwick s\u2019en va et quitte le rock-business, remplac\u00e9 par Rod Clarke, puis c\u2019est Lane qui s\u2019en va fonder Balls (avec l\u2019ex Move Trevor Burton et Steve Gibbons), et on le reverra dans le Ginger Baker Air Force avant les Wings de Paul Mc Cartney. On ne donne pas cher \u00e0 ce stade de la survie des Moodies, mais le miracle op\u00e8re. La chenille devient papillon.<\/p>\n\n\n\n<p>La transition est difficile. Lodge, le vieil ami de Thomas, revient et un chanteur du nom de Justin Hayward, jeune dandy d\u2019une beaut\u00e9 sid\u00e9rante, remplace Lane. D\u2019un rhythm\u2019n\u2019blues assez fruste, les Moodies vont \u00e9voluer vers un rock progressif impr\u00e9gn\u00e9 de r\u00e9f\u00e9rences \u00e0 la musique classique. La l\u00e9gende veut que c\u2019est apr\u00e8s un concert \u00e0 Stockton que les Moodies premi\u00e8re \u00e9poque sont morts. Un spectateur \u00e9nerv\u00e9 s\u2019est introduit dans leur loge pour leur dire qu\u2019ils \u00e9taient le pire groupe qu\u2019il ait jamais vu et qu\u2019ils feraient mieux de faire autre chose que du blues. Ils sortent \u00ab&nbsp;Fly Me High&nbsp;\u00bb, qui se veut une transition vers ce qu\u2019ils veulent faire, mais nouveau bide.<\/p>\n\n\n\n<p>Fort bien, Decca se lance dans la st\u00e9r\u00e9ophonie et a besoin d\u2019un groupe qui puisse enregistrer <em>La symphonie du nouveau monde<\/em> de Dvorak, avec effets \u00e9lectro-acoustiques inclus. Pinder se paie le premier mellotron de l\u2019histoire, \u00e0 l\u2019\u00e9poque encombrant comme une armoire normande. Le London Festival Orchestra, sous la direction de Peter Knight, est de la partie et le producteur Ron Clarke, d\u00e9j\u00e0 employ\u00e9 par les Hollies notamment, entre en sc\u00e8ne. Le groupe obtient de pouvoir enregistrer un album de leur cru, avec cette fois des compositions inspir\u00e9es de Justin Hayward et de ses partenaires. <em>Days of future passed<\/em> sort en novembre 1967&nbsp;: une symphonie magique, un album concept ayant pour th\u00e8me les diff\u00e9rents moments d\u2019une journ\u00e9e. Pour la nuit, c\u2019est bien s\u00fbr \u00ab&nbsp;Nights In White Satin&nbsp;\u00bb, qui fera un hit plan\u00e9taire. Pinder est au mellotron, Thomas \u00e0 la fl\u00fbte et la batterie de Edge se fait caressante, avec des ch\u0153urs f\u00e9minins qui ajoutent au climat \u00e9th\u00e9r\u00e9 de r\u00eaverie, d\u2019onirisme. Il faut avoir vu le groupe jouer \u00ab&nbsp;Nights In White Satin&nbsp;\u00bb \u00e0 Wight, en 1969, pour t\u00e9moigner de l\u2019intensit\u00e9 dramatique dont ils peuvent faire preuve.<\/p>\n\n\n\n<p>Suivront une demi-douzaine d\u2019albums dont les indispensables <em>In search of the lost choir<\/em> (1968) et surtout <em>On the treshold of a dream<\/em>, la m\u00eame ann\u00e9e avec un hommage \u00e0 Timothy Leary, pape du LSD sur \u00ab&nbsp;Legend Of A Mind&nbsp;\u00bb.&nbsp;Citons pour m\u00e9moire <em>To our children\u2019s children\u2019s children\u2019s<\/em> (1969), <em>Question of balance<\/em>&nbsp;(1970),<em> Every good boy deserves favour<\/em> (1971) et <em>Seventh Sojourn <\/em>(1972). Plus quelques hits mineurs comme \u00ab&nbsp;Voices In The Sky&nbsp;\u00bb ou \u00ab&nbsp;Melancholy Man&nbsp;\u00bb. Dans <em>Rock &amp; Folk <\/em>(1973), le critique Yves Adrien a beau jeu d\u2019\u00e9crire que les Moody Blues se sont englu\u00e9s dans la pompe et le mellotron, et c\u2019est vrai que, si leur musique a pu surprendre en bien, elle est maintenant devenue acad\u00e9mique et ennuyeuse. En m\u00eame temps, ils ont vers\u00e9 dans le mysticisme et la spiritualit\u00e9. Les jeunes prolos de Birmingham sont devenus des adeptes des philosophies orientales et accessoirement du LSD. Musicalement, les Moodies \u2013 en pionniers de ce qu\u2019on appellera le rock symphonique &#8211; louchent vers les symbolistes, Ravel, Debussy ou les Russes, mais d\u2019autres font \u00e7a beaucoup mieux qu\u2019eux dans la p\u00e9riode (Yes, King Crimson ou Genesis), et, malgr\u00e9 le culte entretenu autour d\u2019eux chez les hippies aux U.S.A depuis 1967, les Moodies se s\u00e9parent dans l\u2019indiff\u00e9rence g\u00e9n\u00e9rale en 1973.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour la petite histoire, et puisqu\u2019il s\u2019agit de lui, Edge formera un groupe \u00e9ponyme (le Greame Edge Band) avec Adrian Gurvitz avant moult reformations des Moodies et d\u00e9c\u00e8s \u00e0 80 ans. Il \u00e9tait n\u00e9 en 1941 \u00e0 Rochester, la ville qui a vu na\u00eetre Dickens. Tr\u00e8s anglais tout \u00e7a.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"562\" height=\"831\" src=\"http:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/illustration157.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2444\" srcset=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/illustration157.jpg 562w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/illustration157-203x300.jpg 203w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/illustration157-406x600.jpg 406w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/illustration157-20x30.jpg 20w\" sizes=\"(max-width: 562px) 100vw, 562px\" \/><figcaption>Nesmith, sa frange et son \u00e9ternel bonnet. Photo wikipedia.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>L\u2019histoire est diff\u00e9rente pour les Monkees (jeu de mot approximatif sur monkey \u2013 singe &#8211; et kiss &#8211; baiser). Trois am\u00e9ricains venus des quatre coins du pays (Micky Dolenz le batteur, de Californie, Peter Tork, bassiste, de Washington D.C et Michael Nesmith, guitariste, du Texas), plus un Anglais de Manchester, Davy Jones, chanteur &#8211; leader du groupe et ex enfant acteur, notamment pour des feuilletons tir\u00e9s de Dickens pour la <em>BBC<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est \u00e0 Los Angeles, fin 1965, qu\u2019ils sont engag\u00e9s \u00e0 la suite d\u2019auditions pour participer \u00e0 une s\u00e9rie sur CBS qui aurait pour th\u00e8me les tribulations d\u2019un groupe pop, sur le mod\u00e8le du <em>Hard day\u2019s night<\/em> de Richard Lester avec les Beatles. \u00c0 la man\u0153uvre, le cin\u00e9aste Bob Rafelson (<em>Five easy pieces<\/em> entre autres) et le producteur Bert Schneider (directeur de la soci\u00e9t\u00e9 Screen gems). Un casting o\u00f9, dit-on, un d\u00e9nomm\u00e9 Charles Manson se serait pr\u00e9sent\u00e9 comme Steve Stills, recal\u00e9 pour sa dentition.<\/p>\n\n\n\n<p>Le duo de compositeur Tommy Boyce et Bobby Hart est sollicit\u00e9 pour traduire en succ\u00e8s de hit-parade la Monkeemania naissante provoqu\u00e9e par le succ\u00e8s de la s\u00e9rie et de son indicatif, \u00ab&nbsp;Monkee\u2019s Theme&nbsp;\u00bb. Ce sera \u00ab&nbsp;Last Train To Clarksville&nbsp;\u00bb, au printemps 1966 et un premier album, <em>The Monkees<\/em>, sorti en octobre et vite n\u00b01 du <em>Cashbox<\/em>. Entre temps, les Monkees ont repris un morceau de Neil Diamond, \u00ab&nbsp;I\u2019m A Believer&nbsp;\u00bb, qui les consacre comme machines \u00e0 hits. Une machine \u00e0 hits rentable, puisque le marchandising autour du groupe s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 20 millions de dollars. Passez muscade&nbsp;! Pour l\u2019anecdote, la face B, \u00ab&nbsp;Steppin\u2019 Stone&nbsp;\u00bb, sera reprise par les Sex Pistols.<\/p>\n\n\n\n<p>La Monkeemania est \u00e0 son z\u00e9nith, alors que les Beatles ont arr\u00eat\u00e9 de tourner. La critique les pr\u00e9sente comme un groupe artificiel fabriqu\u00e9 par les Frankenstein de Hollywood, sans aucun talent. Des singes manipul\u00e9s par le show-biz et des clones des Beatles. C\u2019est faux.<\/p>\n\n\n\n<p>Ils le prouvent avec les albums qui suivent, tels <em>More of the Monkees<\/em> ou <em>Headquarters<\/em>, en 1967, avec le superbe \u00ab&nbsp;Alternate Title&nbsp;\u00bb. M\u00eame si le groupe compose de plus en plus (Nesmith en particulier), ce sont les chansons des autres (Goffin -King, Mann \u2013 Weil, Boyce \u2013 Hart ou Neil Diamond) qui font encore leurs hits. On les accuse de ne pas jouer sur leurs disques et ils admettent qu\u2019ils ne sont pas habilit\u00e9s \u00e0 le faire, laissant cela \u00e0 des musiciens de studio. Mais la r\u00e9volte gronde, et ils n\u2019ont pas appr\u00e9ci\u00e9 de se voir imposer un deuxi\u00e8me titre de Diamond (\u00ab&nbsp;A Little Bit Me, A Little Bit You&nbsp;\u00bb). Ils virent leur manager, Don Kirshner et prennent enfin leur destin en main. Les caves se rebiffent, certes un peu tard, mais bon.<\/p>\n\n\n\n<p>S\u2019ouvre une riche p\u00e9riode avec le producteur Chip Douglas et quelques albums fameux&nbsp;: <em>Headquarters <\/em>on l\u2019a dit (leur meilleur), mais aussi <em>Pisces, aquarius, capricorn &amp; Jones <\/em>louchant vers le Country-rock avec Doug Dillard et des membres des Byrds (fin 1967) ou encore <em>The birds, the bees and the monkees<\/em> en 1968 et deux derniers hits&nbsp;: \u00ab&nbsp;Pleasant Valley Sunday&nbsp;\u00bb et surtout \u00ab&nbsp;Daydream Believer&nbsp;\u00bb, hymne d\u00e9senchant\u00e9 de la g\u00e9n\u00e9ration hippie. C\u2019est l\u2019\u00e9poque o\u00f9 ils entament une tourn\u00e9e avec Hendrix en premi\u00e8re partie et leur public ne suit pas. Le guitariste prodige les quitte de lui-m\u00eame. On a voulu marier la carpe et le lapin.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9toile des Monkees p\u00e2lit sur le sol d\u2019Hollywood, la pop est devenue adulte et le groupe est ringardis\u00e9. Tork rend son tablier et doit s\u2019acquitter de 160000 $ de d\u00e9dit. Bob Rafelson vient \u00e0 leur secours pour la musique de son film<em> Head <\/em>(d\u00e9cembre 1968), mais ce sera leur chant du cygne, m\u00eame s\u2019ils sortiront encore 3 albums en trio (<em>Instant Replay<\/em> et <em>The Monkees presen<\/em>t&nbsp;en1969 suivis de <em>Changes<\/em> en 1970, enregistr\u00e9 par le seul duo Jones &#8211; Dolenz) qui se ramasseront dans les charts.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1969, c\u2019\u00e9tait Nesmith, en fin de contrat lui, qui est parti fond\u00e9 le First National Band, formation country sign\u00e9e par RCA. Quelques reformations plus tard, le groupe se retrouve en 1996 de fa\u00e7on plus r\u00e9guli\u00e8re et leur dernier disque d\u00e9di\u00e9 \u00e0 Jones d\u00e9c\u00e9d\u00e9 (<em>Good Times<\/em> en 2016) s\u2019\u00e9coute avec grand plaisir.<\/p>\n\n\n\n<p>Michael Nesmith, l\u2019intello de la bande et le musicien le plus dou\u00e9, sortira une dizaine d\u2019albums en solo apr\u00e8s les quatre du First National Band, mais il aura aussi une riche carri\u00e8re cin\u00e9matographique, aussi bien comme sc\u00e9nariste, comme producteur, comme acteur et m\u00eame comme r\u00e9alisateur. Il est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 78 ans, \u00e0 Monterey (Californie), l\u00e0 o\u00f9 avait eu lieu en juin 1967 le premier grand festival pop de l\u2019histoire. Les Monkees n\u2019\u00e9taient pas \u00e0 l\u2019affiche, pas sollicit\u00e9s par les organisateurs ou trop chers pour eux, allez savoir\u2026<\/p>\n\n\n\n<p><em>15 d\u00e9cembre 2021<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le batteur Greame Edge, fondateur des Moody Blues et le guitariste Michael Nesmith, \u00e2me des Monkees, sont tous deux disparus en d\u00e9cembre. L\u2019occasion de leur rendre hommage. Deux groupes, l\u2019un anglais, l\u2019autre am\u00e9ricain aussi d\u00e9cri\u00e9s l\u2019un que l\u2019autre. Les Moody Blues pour avoir d\u00e9laiss\u00e9 leur rhythm\u2019n\u2019blues pour une pop progressive r\u00e9put\u00e9e emphatique, voire amphigourique&nbsp;; les&#8230;<\/p>\n<div class=\" [&hellip;]\"><a href=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2442\">Read More <i class=\"os-icon os-icon-angle-right\"><\/i><\/a><\/div>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2444,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[36,33],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2442"}],"collection":[{"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2442"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2442\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2446,"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2442\/revisions\/2446"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/2444"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2442"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2442"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2442"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}