{"id":2462,"date":"2022-01-22T18:11:41","date_gmt":"2022-01-22T17:11:41","guid":{"rendered":"http:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2462"},"modified":"2022-01-22T18:11:43","modified_gmt":"2022-01-22T17:11:43","slug":"notes-de-lecture-21","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2462","title":{"rendered":"NOTES DE LECTURE (21)"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>FRAN\u00c7OISE SAGAN \u2013 BONJOUR TRISTESSE \/ UN CERTAIN SOURIRE \u2013 JULLIARD<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"600\" height=\"768\" src=\"http:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/illustrations160.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2465\" srcset=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/illustrations160.jpg 600w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/illustrations160-234x300.jpg 234w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/illustrations160-469x600.jpg 469w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/illustrations160-23x30.jpg 23w\" sizes=\"(max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><figcaption>Portrait de l&rsquo;artiste en jeune fille rang\u00e9e. Images France Inter (avec aimable autorisation).<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Ce qu\u2019il y a de bien avec les biblioth\u00e8ques ou les bo\u00eetes \u00e0 livre, c\u2019est qu\u2019on peut voir sans payer. Lire ou relire des auteurs contre lesquels les jugements s\u00e9v\u00e8res des critiques nous avaient pr\u00e9venus. Ainsi de Fran\u00e7oise Sagan, autrice de son premier roman \u00e0 17 ans, ce qui valait performance, mais Vialatte a beaucoup parl\u00e9 d\u2019une certaine Minou Drouet, qui fit publier ses premiers po\u00e8mes \u00e0 9 ans, chez Julliard aussi. Record battu.<\/p>\n\n\n\n<p>La premi\u00e8re ligne de<em> Bonjour tristesse <\/em>est presque aussi connue que le <em>\u00ab&nbsp;Longtemps je me suis lev\u00e9 de bonne heure&nbsp;\u00bb <\/em>de <em>La recherche<\/em>&nbsp;: <em>\u00ab&nbsp;sur ce sentiment inconnu dont l\u2019ennui, la douceur m\u2019obs\u00e8dent, j\u2019h\u00e9site \u00e0 poser le nom, le beau nom grave de tristesse&nbsp;\u00bb<\/em>. On serait tent\u00e9 d\u2019\u00e9crire \u00ab&nbsp;de m\u00e9lancolie&nbsp;\u00bb depuis certaine \u00e9mission de radio dominicale.<\/p>\n\n\n\n<p>De Sagan, on n\u2019avait pas lu grand-chose, trop rebut\u00e9 par cette image publique de demi-mondaine alcoolique et coca\u00efnomane au d\u00e9bit de mitraillette, avec en t\u00eate la r\u00e9plique qui tue des <em>Tontons flingueurs<\/em>&nbsp;: <em>\u00ab&nbsp;Un g\u00e9nie \u00e7a se ballade pas pieds nus&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;ben si, Sagan&nbsp;!&nbsp;\u00bb<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Sagan et son style mani\u00e9r\u00e9, un peu scolaire, o\u00f9 on entend quand m\u00eame une petite musique. Ce n\u2019est pas pour rien qu\u2019elle a \u00e9t\u00e9 l\u2019amie d\u2019Antoine Blondin ou de Bernard Frank, deux stylistes impeccables.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Bonjour tristesse<\/em>, c\u2019est l\u2019histoire d\u2019une pauvre petite fille riche dont la m\u00e8re est morte et qui vient de sortir du pensionnat. Elle passe l\u2019\u00e9t\u00e9 sur la C\u00f4te d\u2019Azur avec son p\u00e8re, un homme volage et l\u00e9ger qu\u2019elle adore. D\u2019abord \u00e9pris d\u2019une jeune demi-mondaine, Raymond (c\u2019est le nom du p\u00e8re) tombe amoureux d\u2019une ex amie de son \u00e9pouse et cette fois c\u2019est du s\u00e9rieux. Tout le r\u00e9cit se concentre sur les strat\u00e9gies mises au point par sa fille pour briser dans l\u2019\u0153uf cette union programm\u00e9e pour le mariage, jusqu\u2019au drame qui lui fera garder son p\u00e8re (\u0153dipe roi) mais d\u00e9couvrir la tristesse.<\/p>\n\n\n\n<p>Une intrigue qui aurait sa place dans les <em>Nous deux<\/em> ou <em>Confidences <\/em>qui plaisaient aux midinettes d\u2019autrefois, avec des personnages sans grand int\u00e9r\u00eat qui ne pensent qu\u2019\u00e0 leurs petits plaisirs, bien \u00e0 l\u2019abri du besoin. C\u2019est sentimental au possible, cucul la praline et plein de psychologie de bazar, sous des dehors qui se veulent cyniques et d\u00e9sabus\u00e9s, \u00e0 la mani\u00e8re des romans des hussards (Blondin, D\u00e9on, Nimier ou Laurent), mais on ne s\u2019y trompe pas. On n\u2019est loin de leur style, comme du poids de l\u2019histoire qui p\u00e8se sur cette g\u00e9n\u00e9ration perdue. Ici, tout est futile et l\u00e9ger (un mot qu\u2019elle adore).<\/p>\n\n\n\n<p>N\u2019emp\u00eache, on l\u2019aimait plut\u00f4t bien Sagan, et ses livres ont le charme discret de la m\u00e9lancolie en plus de raconter une \u00e9poque en filigrane.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est aussi le cas de <em>Un certain sourire<\/em>, son deuxi\u00e8me roman paru en 1956, deux ans apr\u00e8s <em>Bonjour tristesse. <\/em>Cette fois, c\u2019est Dominique, une \u00e9tudiante parisienne, qui d\u00e9laisse Bertrand (un amant de son \u00e2ge) pour Luc, un homme mur qu\u2019on imagine bien sous les traits d\u2019un Alain Delon ou d\u2019un Maurice Ronet. C\u2019est encore la valse des amants, la ronde. Cette fois, Dominique a une m\u00e8re d\u00e9pressive qui pleure son fils, suicid\u00e9 on suppose.<\/p>\n\n\n\n<p>Il va sans dire que Luc est beau, intelligent et riche. Tout cela fait un peu penser au sketch de Guy Bedos&nbsp;: <em>\u00ab&nbsp;qu\u2019est-ce qu\u2019il a de plus que moi&nbsp;?, il est beau, riche et intelligent. Point final&nbsp;\u00bb<\/em>. Les personnages sont toujours aussi \u00e9vanescents, on sait juste qu\u2019ils ont les moyens, vaguement dans l\u2019\u00e9dition ou le journalisme.<\/p>\n\n\n\n<p>Il faut dire que le monde de Sagan est \u00e0 l\u2019abri des rapports sociaux, du travail et de la politique. C\u2019est une sorte d\u2019\u00e9den germanopratin o\u00f9 les couples se forment dans la fum\u00e9e et l\u2019alcool, au son d\u2019un chorus de jazz. Elle cite beaucoup Sartre et Vailland, mais elle ne retient que de l\u2019un que l\u2019existentialisme, qui n\u2019est qu\u2019une sorte de blues de Saint-Germain des Pr\u00e8s, et l\u2019autre qu\u2019un libertinage qui a plus \u00e0 voir avec les films de Vadim qu\u2019avec un Choderlos de Laclos.<\/p>\n\n\n\n<p>Beaucoup de formules sont convenues, de personnages factices, de phrases ronflantes et de situations attendues. La pauvre petite fille riche est prise au pi\u00e8ge de l\u2019amour, entre Saint-Germain et la C\u00f4te d\u2019Azur. On retiendra encore une fois l\u2019\u00e9criture \u00e9l\u00e9gante de Sagan, sa musique (pas du Mozart qu\u2019elle cite \u00e0 tout bout de champ, plut\u00f4t jazz west coast, cool). L\u00e9ger et \u00e9l\u00e9gant. Un style&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>WILL SELF \u2013 MON ID\u00c9E DU PLAISIR \u2013 \u00c9ditions de l\u2019Olivier.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;My Idea Of Fun&nbsp;\u00bb est une chanson d\u2019Iggy Pop. L\u2019univers de Will Self a d\u2019ailleurs beaucoup \u00e0 voir avec celui d\u2019Iggy. Au physique, un long visage \u00e0 la Pete Townshend avec un grand nez et des yeux bleus translucides. William Woodward Self est un rejeton de la grande bourgeoisie anglaise dont les racines plongent dans l\u2019\u00e9glise anglicane et l\u2019aristocratie tory, avec \u00e9tudes \u00e0 Oxford et tout le toutim. Le genre de lign\u00e9es qui donnent les plus grands g\u00e9nies litt\u00e9raires \u00e0 la Burgess ou les pires cr\u00e9tins \u00e0 la Bojo. Self est loin d\u2019\u00eatre un cr\u00e9tin.<\/p>\n\n\n\n<p>On peut lire dans sa fiche Wikipedia qu\u2019il a d\u00e9but\u00e9 dans le journalisme, \u00e0 la <em>B.B.C<\/em> et \u00e0 l\u2019<em>Observer<\/em>, vir\u00e9 pour avoir pris de l\u2019h\u00e9ro\u00efne dans l\u2019avion qui transportait John Major et son staff&nbsp;; Major dont il suivait la campagne. Erreur de jeunesse&nbsp;? Pas vraiment si on en juge par ce roman totalement dingue de 400 pages o\u00f9 il faut s\u2019accrocher pour ne pas c\u00e9der au vertige, ou \u00e0 l\u2019ennui.<\/p>\n\n\n\n<p>Le narrateur, un certain Ian Wharton, est un personnage en apparence plut\u00f4t banal \u00e0 Londres, un consultant en marketing qui travaille dans la City et a grandi dans une caravane sur la plage de Brighton o\u00f9 sa m\u00e8re louait des emplacements de camping. Le p\u00e8re a disparu et il est d\u00e9fini comme un \u00e9denien &#8211; sans qu\u2019on sache bien ce que c\u2019est &#8211; comme lui souffre d\u2019\u00e9id\u00e9tisme, soit une m\u00e9moire photographique prodigieuse, mais aussi la tendance \u2013 et c\u2019est le th\u00e8me du roman \u2013 qu\u2019ont les psychopathes \u00e0 prendre leurs phantasmes pour des r\u00e9alit\u00e9s. On a en fait \u00e0 faire \u00e0 un tueur en s\u00e9rie.<\/p>\n\n\n\n<p>La premi\u00e8re partie du livre est consacr\u00e9e \u00e0 la biographie de Wharton, l\u00e0 o\u00f9 on d\u00e9couvre effar\u00e9 ses phantasmes morbides et son imagination d\u00e9lirante. On d\u00e9couvre aussi le personnage principal du livre, L\u2019Ob\u00e8se Contr\u00f4leur, alias l\u2019homme d\u2019affaire Radcliffe qui, au d\u00e9part, est arriv\u00e9 \u00e0 Brighton dans une caravane de gitans. On aura compris que l\u2019Ob\u00e8se est le surmoi de Wharton, son directeur de conscience et son mauvais g\u00e9nie \u00e0 la fois qui lui inspire ses pires phantasmes et va m\u00eame jusqu\u2019\u00e0 lui faire commettre ses premiers crimes&nbsp;; des crimes qu\u2019il lui impute sans vergogne. L\u2019Ob\u00e8se Contr\u00f4leur, c\u2019est le diable, partout \u00e0 la fois et ayant v\u00e9cu mille vies&nbsp;; un diable \u00e0 l\u2019aise dans le monde de l\u2019argent, de la publicit\u00e9 et du marketing, puisque c\u2019est pour lui le sang des hommes dont il s\u2019abreuve.<\/p>\n\n\n\n<p>La seconde partie est moins r\u00e9ussie, avec une \u00e9trange clinique o\u00f9 sont soign\u00e9s des junkies schizophr\u00e8nes et o\u00f9 on exp\u00e9rimente la th\u00e9rapie de la s\u00e9dation profonde. Un sommeil comateux qui vous envoie au pays des devinettes enfantines, un monde \u00e0 la Lewis Carroll mais peupl\u00e9 de cr\u00e9atures toutes plus monstrueuses les unes que les autres. C\u2019est l\u00e0 que Wharton, qui finit par retrouver L\u2019Ob\u00e8se, rencontre son \u00e9pouse et d\u00e9joue les plans de son tuteur qui l\u2019avait rendu impuissant, atteint du complexe de la castration.<\/p>\n\n\n\n<p>Wharton est immerg\u00e9, dans cette seconde partie, dans le domaine de la publicit\u00e9 et du marketing avec le lancement d\u2019un produit financier rendu comestible par la r\u00e9clame. C\u2019est maintenant l\u2019homme d\u2019affaire Radcliffe qui est sur le coup, un avatar de l\u2019Ob\u00e8se. L\u00e0, l\u2019auteur se livre \u00e0 une r\u00e9jouissante satire des mythologies modernes, de la soci\u00e9t\u00e9 marchande et du capitalisme. C\u2019est plut\u00f4t r\u00e9ussi, m\u00eame si on a quand m\u00eame pein\u00e9 \u00e0 finir un livre qui part trop dans tous les sens.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9diteur parle d\u2019auteurs comme Ballard ou Burroughs pour donner un \u00e9quivalent du talent (\u00ab&nbsp;du g\u00e9nie&nbsp;\u00bb est-il dit) de Self. \u00ab&nbsp;Du Lewis Carroll mis en sc\u00e8ne par Cronenberg&nbsp;\u00bb, est-il dit. Le genre de publicit\u00e9 justement qui vous ferait fuir. N\u2019exag\u00e9rons rien, Self est certainement l\u2019un des romanciers anglais les plus dou\u00e9s de sa g\u00e9n\u00e9ration, et c\u2019est d\u00e9j\u00e0 beaucoup. Il a le m\u00e9rite d\u2019ouvrir grand le champ de l\u2019imaginaire et de ne pas se regarder le nombril, comme on le fait trop souvent par ici.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est brouillon, foutraque et bord\u00e9lique. Mais quelle imagination et, finalement, quel plaisir&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p><strong>MICHEL D\u00c9ON \u2013 UN TAXI MAUVE \u2013 Gallimard<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>On terminera avec ce vieux D\u00e9on, hussard, r\u00e9ac\u2019 (pl\u00e9onasme), exil\u00e9 fiscal et acad\u00e9micien. J\u2019ai toujours eu du mal avec D\u00e9on, qui n\u2019a pas la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 h\u00e9doniste d\u2019un Jacques Laurent, le style \u00e9l\u00e9gant d\u2019un Blondin ou le romantisme bravache d\u2019un Nimier. Son style est sec, roide, serr\u00e9, rigoureux&nbsp;; plut\u00f4t chiant pour tout dire. D\u2019ailleurs, D\u00e9on a tout du type d\u00e9testable, ancien secr\u00e9taire de r\u00e9daction de l\u2019<em>Action fran\u00e7aise<\/em> et membre \u00e9minent de l\u2019association des amis de Brasillach. Tout pour plaire !<\/p>\n\n\n\n<p><em>Un taxi mauve<\/em> est un peu au-dessus du lot, peut-\u00eatre gr\u00e2ce au film de Yves Boisset, mais pas seulement. L\u2019auteur &#8211; narrateur se d\u00e9crit comme un chasseur paisible massacrant la b\u00e9casse dans les marais de la verte Irlande. Il est venu l\u00e0 \u00e0 la suite d\u2019un chagrin d\u2019amour&nbsp;; une certaine Marthe et, \u00e0 son sujet, la pudeur ne l\u2019incite gu\u00e8re \u00e0 la confidence. On imagine tout de suite D\u00e9on en veste de chasse et culotte de peau, plume de faisan au chapeau.<\/p>\n\n\n\n<p>Puis c\u2019est l\u2019Irlande et tous ses clich\u00e9s, buveurs, bagarreurs, chevaux, whisky, IRA, Joyce, Swift, belles filles myst\u00e9rieuses aux yeux verts et aux allures de gitanes, et que sais-je encore. Un m\u00e9lange entre le John Ford de<em> L\u2019homme tranquille<\/em> et le John Huston de <em>Gens de Dublin<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019histoire est pr\u00e9texte \u00e0 la description successive de personnages hauts en couleur et le narrateur participe \u00e0 l\u2019action en voyeur, parfois sollicit\u00e9 pour figurer aux c\u00f4t\u00e9s de ces Irlandais (et Irlandaises) fantasques ou foldingues. On sent parfois qu\u2019il tire un peu \u00e0 la ligne et chaque chapitre am\u00e8ne un nouveau personnage qui s\u2019empresse d\u2019entrer dans la danse, comme on ajouterait de l\u2019huile pour faire monter une mayonnaise. Avouons qu\u2019on a eu du mal \u00e0 finir, mais il y a quand m\u00eame de bons moments o\u00f9 la plume \u00e9l\u00e9gante de D\u00e9on nous ravit, dans ses digressions philosophiques notamment.<\/p>\n\n\n\n<p>Sinon, c\u2019est toujours le credo un peu lassant du hussard&nbsp;: \u00ab&nbsp;\u00e0 quoi bon&nbsp;?&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;\u00e7a ou autre chose&nbsp;\u00bb ou \u00ab&nbsp;au point o\u00f9 on en est&nbsp;&#8230;\u00bb. Ces types qui ont v\u00e9cu la guerre, soit l\u2019enfer \u00e0 20 ans et qui en sont ressortis d\u00e9boussol\u00e9s et en pleine errance politique. Mais l\u00e0 o\u00f9 un Blondin nous enchante d\u2019une simple phrase, D\u00e9on distille parfois l\u2019ennui comme un vieil enfoir\u00e9 mondain volubile qui raconterait des souvenirs dont on n\u2019aurait pas grand-chose \u00e0 faire. Il faut dire que cet homme a tout bu, tout lu et tout vu. C\u2019est parfois aga\u00e7ant.<\/p>\n\n\n\n<p>La lecture d\u2019un roman est un \u00e9change de sensualit\u00e9, et il est des auteurs qu\u2019on n\u2019aime pas, m\u00eame s\u2019ils sont \u00e0 consid\u00e9rer comme de grands \u00e9crivains. On en parle \u00e0 ce titre mais non, d\u00e9cid\u00e9ment non, on n\u2019aime pas Michel D\u00e9on.<\/p>\n\n\n\n<p><em>22 janvier 2022<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>FRAN\u00c7OISE SAGAN \u2013 BONJOUR TRISTESSE \/ UN CERTAIN SOURIRE \u2013 JULLIARD Ce qu\u2019il y a de bien avec les biblioth\u00e8ques ou les bo\u00eetes \u00e0 livre, c\u2019est qu\u2019on peut voir sans payer. Lire ou relire des auteurs contre lesquels les jugements s\u00e9v\u00e8res des critiques nous avaient pr\u00e9venus. 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