{"id":2522,"date":"2022-02-22T16:40:30","date_gmt":"2022-02-22T15:40:30","guid":{"rendered":"http:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2522"},"modified":"2022-02-22T16:40:32","modified_gmt":"2022-02-22T15:40:32","slug":"notes-de-lecture-22","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2522","title":{"rendered":"NOTES DE LECTURE (22)"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>ANTHONY BURGESS \u2013 <em>LE ROYAUME DES M\u00c9CR\u00c9ANTS<\/em> \u2013 Grasset<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/illustration167.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2524\" width=\"578\" height=\"410\" srcset=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/illustration167.jpg 220w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/illustration167-30x21.jpg 30w\" sizes=\"(max-width: 578px) 100vw, 578px\" \/><figcaption>Le grand Burgess en 1986 photo Wikipedia (avec l&rsquo;aimable autorisation de&#8230;).<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>On conna\u00eet l\u2019histoire de Anthony Burgess, racont\u00e9e \u00e0 l\u2019envi depuis des lustres pour \u00e9voquer on ne sait quel prodige litt\u00e9raire qui tiendrait du miracle&nbsp;: \u00e0 40 ans, ses m\u00e9decins lui pr\u00e9disent une mort imminente, ce qui le pousse \u00e0 \u00e9crire. On conna\u00eet la suite&nbsp;: <em>La puissance des t\u00e9n\u00e8bres<\/em>, <em>La symphonie Napol\u00e9on<\/em>, <em>Orange m\u00e9canique<\/em>, <em>Derni\u00e8res nouvelles du monde<\/em>, <em>Rome sous la pluie<\/em>\u2026 Et on en oublie. Autant de chefs-d\u2019\u0153uvre o\u00f9 Burgess d\u00e9ploie toute la palette de son talent, en g\u00e9nie litt\u00e9raire frott\u00e9 aux sciences humaines et \u00e0 la musique. Car il est aussi musicien, auteur de sonates et de symphonies, comme il est linguiste, s\u00e9miologue, philologue, philosophe et tout ce qu\u2019on veut. Une sorte de Roland Barthes anglais qui a laiss\u00e9, lui, une \u0153uvre litt\u00e9raire colossale&nbsp;: romans, essais, po\u00e9sie, th\u00e9\u00e2tre et, en plus, quelques biographies dont celles de Shakespeare ou de Joyce.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Le Royaume des m\u00e9cr\u00e9ants<\/em> est le r\u00e9cit du premier si\u00e8cle de notre \u00e8re fait par un certain Sadoc, citoyen romain retir\u00e9 en Helv\u00e9tie qui se souvient des premiers temps du christianisme et de la d\u00e9cadence de l\u2019empire. En gros, le premier si\u00e8cle de l\u2019\u00e8re chr\u00e9tienne, de la r\u00e9surrection du Christ \u00e0 l\u2019irruption de Pomp\u00e9i. Un r\u00e9cit foisonnant avec une multitude de personnages. C\u2019est parfois difficile \u00e0 suivre et on se perd un peu dans cette succession d\u2019empereurs \u00e9ph\u00e9m\u00e8res, de Nazar\u00e9ens pros\u00e9lytes, de Juifs, de Grecs ou de Romains. Les noms propres se succ\u00e8dent \u00e0 une vitesse folle et il nous arrive de perdre pied.<\/p>\n\n\n\n<p>On va de Tib\u00e8re en Claude, de Claude en N\u00e9ron et de N\u00e9ron en Vespasien avec une v\u00e9locit\u00e9 extraordinaire. Sans oublier les imp\u00e9ratrices catins comme Messaline ou Agrippine. C\u00f4t\u00e9 chr\u00e9tien, on passe de Pierre \u00e0 Jacques le mineur, de Mathias \u00e0 Luc en mettant l\u2019accent sur celui qui est peut-\u00eatre le personnage principal de cette fresque historique&nbsp;: Paul de Tarse, celui qui se convertit sur le chemin de Damas apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 un serviteur z\u00e9l\u00e9 de l\u2019empire. Paul (Sa\u00fcl), qui \u00e9choue \u00e0 convertir les Grecs car ils lui opposent le ratio, la logique.<\/p>\n\n\n\n<p>On pense au beau roman d\u2019Emmanuel Carr\u00e8re &#8211; <em>Le Royaume &#8211;<\/em> qui tourne un peu autour du m\u00eame th\u00e8me, on peut aussi \u00e9voquer Saramago et son <em>\u00c9vangile selon J\u00e9sus<\/em> mais les approches sont diff\u00e9rentes. Saramagos plus en humoriste iconoclaste l\u00e0 o\u00f9 Carr\u00e8re s\u2019int\u00e9resse au christianisme et \u00e0 ses racines. Burgess, lui, embrasse un monde o\u00f9 le bien et le mal se livrent un combat mortel, m\u00e9taphysique. En \u00e9crivain catholique d\u2019origine irlandaise, Burgess d\u00e9crit aussi bien les \u00e9ternelles conspirations et orgies romaines (avec le personnage r\u00e9ussi de P\u00e9trone, ami de N\u00e9ron et de S\u00e9n\u00e8que, son pr\u00e9cepteur r\u00e9pudi\u00e9) que les aspirations des chr\u00e9tiens \u00e0 l\u2019amour universel sur fond historique d\u2019apocalypse, de temps \u00e9pouvantables, de m\u0153urs innommables.<\/p>\n\n\n\n<p>Plus qu\u2019un roman historique, ce sont presque des \u00e9vangiles alternatifs, \u00e9crits aussi bien en romancier surdou\u00e9 qu\u2019en historien pointilleux et en linguiste (son \u00e9rudition sur l\u2019\u00e9tymologie est proprement fascinante). Au lieu de mourir \u00e0 40 ans comme lui avaient pr\u00e9dit ses m\u00e9decins, Burgess a v\u00e9cu jusqu\u2019\u00e0 76 ans, mort d\u2019un cancer du poumon, un mal qui n\u2019avait rien \u00e0 voir avec les pr\u00e9dictions funestes dont on a pu l\u2019abreuver. Le genre d\u2019\u00e9crivain d\u00e9miurge qui contient un monde qu\u2019il n\u2019a qu\u2019\u00e0 recr\u00e9er ind\u00e9finiment au gr\u00e9 de sa fantaisie. Un style flamboyant au service d\u2019une imagination vertigineuse. Un g\u00e9nie, comme il ne s\u2019en trouve qu\u2019une poign\u00e9e par si\u00e8cles.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>ARTHUR KOESTLER \u2013 <em>LE Z\u00c9RO ET L\u2019INFINI<\/em> \u2013 Calmann \u2013 L\u00e9vy<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Ce court roman est, avec le <em>1984<\/em> de George Orwell et <em>L\u2019aveu<\/em> de Jack London, ce qu\u2019on a pu \u00e9crire de mieux sur l\u2019univers du totalitarisme, ou quand les utopies politiques deviennent meurtri\u00e8res.<\/p>\n\n\n\n<p>Koestler a eu mille vies. N\u00e9 en 1905 \u00e0 Budapest, alors partie de l\u2019empire Austro-hongrois, p\u00e8re du sionisme dit r\u00e9visionniste, ouvrier agricole de kibboutz, fondateur du Betar, militant du Parti Communiste en Allemagne, reporter durant la guerre d\u2019Espagne puis dans la France de la dr\u00f4le de guerre&nbsp;, \u00e9crivain contre le nazisme et le stalinisme\u2026 Avant de quitter le parti apr\u00e8s les proc\u00e8s de Moscou et la condamnation de Boukharine, de devenir agent de renseignement en Angleterre pendant la guerre froide, de s\u2019int\u00e9resser \u00e0 Jung et \u00e0 la parapsychologie, de devenir militant du sionisme et, accessoirement, th\u00e9oricien de la nouvelle droite europ\u00e9enne. Un parcours vertigineux. De gauche \u00e0 droite, mais au premier rang.<\/p>\n\n\n\n<p>Vertigineux, son livre l\u2019est aussi qui raconte la d\u00e9tention et les interrogatoires successifs subis par le camarade Roubachov, enferm\u00e9 on ne sait trop o\u00f9. Roubachov qui fut un dirigeant du Parti bien en cours, et qui, victime de disgr\u00e2ce, se consume dans sa cellule en communiquant en morse avec ses compagnons d\u2019infortune. Le n\u00b01 (d\u00e9crit sous les traits de Staline) et la nouvelle \u00e9quipe dirigeante lui reprochent des ambigu\u00eft\u00e9s dans sa conduite \u00e0 l\u2019\u00e9tranger alors qu\u2019il \u00e9tait en mission diplomatique, des erreurs quant \u00e0 sa politique de l\u2019aluminium lorsqu\u2019il \u00e9tait en charge de l\u2019\u00e9quipement des navires, des comportements ressortissant d\u2019un humanisme petit-bourgeois et autres billeves\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est d\u2019abord le camarade Ivanov qui le soumet \u00e0 la question, et Roubachov croit s\u2019en tirer plut\u00f4t bien. Sauf que, par la suite, Ivanov a \u00e9t\u00e9 fusill\u00e9 et remplac\u00e9 par le camarade Gletkin, un fils du peuple sans le moindre \u00e9tat d\u2019\u00e2me, d\u00e9testant autant Roubachov qu\u2019Ivanov pour leur situation d\u2019intellectuels d\u2019origines bourgeoises.<\/p>\n\n\n\n<p>Alors qu\u2019il croyait s\u2019en sortir avec des aveux partiels, Roubachov est amen\u00e9 aux confessions les plus fausses et les plus d\u00e9lirantes avec Gletkin. Il a sacrifi\u00e9 deux de ses hommes comme des pions lorsqu\u2019il \u00e9tait \u00e0 l\u2019\u00e9tranger et a laiss\u00e9 sa secr\u00e9taire payer pour certains de ses \u00e9crits. C\u2019est ce qu\u2019il se reproche, mais on lui fait surtout grief d\u2019\u00eatre un humaniste, autant dire un sentimental et un petit-bourgeois trop sensible pour la lutte des classes et la r\u00e9volution. Un homme du pass\u00e9, que la n\u00e9cessit\u00e9 historique impose d\u2019abolir.<\/p>\n\n\n\n<p>La politique du pays jamais nomm\u00e9 change en fonction des strat\u00e9gies tordues du num\u00e9ro 1, et les allusions au pacte germano-sovi\u00e9tique et \u00e0 la guerre d\u2019Espagne sont limpides. Le livre a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 en Angleterre en 1940, entre les purges staliniennes, les proc\u00e8s de Moscou et la barbarie nazie. Le z\u00e9ro, on l\u2019aura compris, c\u2019est l\u2019homme dans un syst\u00e8me totalitaire. L\u2019infini, c\u2019est le Parti qui se charge de construire l\u2019homme nouveau dans les d\u00e9combres du vieux monde&nbsp;; un homme qui mettra la raison au-dessus de tout et cr\u00e9era un paradis o\u00f9 toute sentimentalit\u00e9, toute m\u00e9moire et toute sensibilit\u00e9 seront proscrits comme autant de sentiments r\u00e9gressifs et trop humains.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;La fin justifie les moyens&nbsp;\u00bb. La phrase revient comme un leit-motiv et r\u00e9sume parfaitement toutes les logiques totalitaires. L\u2019\u00e9quivalent de l\u2019omelette qu\u2019on ne fait pas sans casser des \u0153ufs. Soit, de fa\u00e7on m\u00e9taphorique, la soumission de l\u2019individu aux contingences sup\u00e9rieures ou, pour le dire autrement, \u00e0 la ligne du Parti.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est un roman obs\u00e9dant, effrayant, gla\u00e7ant, qu\u2019on a parfois peine \u00e0 lire. C\u2019est un grand livre, magistralement \u00e9crit, l\u2019\u0153uvre d\u2019un moraliste qui rec\u00e8le des tr\u00e9sors de philosophie, de sagesse et&nbsp; de lucidit\u00e9. Un livre qui n\u2019a pas emp\u00each\u00e9 les camps, Hiroshima, Pol Pot ou le Rwanda. Rien qu\u2019un livre, mais quel&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p><strong>COLIN DEXTER<em> \u2013 PORT\u00c9E DISPARUE &#8211; <\/em>10\/18<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Pour finir et pour le plaisir, \u00e0 nouveau Colin Dexter et son inspecteur Morse. On ne s\u2019en lasse pas&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>Oxford, la brigade de la Vall\u00e9e de la Tamise et tous ses occupants&nbsp;: l\u2019inspecteur Morse, son adjoint Lewis et le sergent Strange. Ne manquent, par rapport \u00e0 la s\u00e9rie TV, que le chef de brigade Bright et l\u2019inspecteur Thursday incarn\u00e9 par l\u2019acteur anglais Roger Allam. Mais, on l\u2019a d\u00e9j\u00e0 dit, ne pas confondre les romans de la s\u00e9rie et les \u00e9pisodes t\u00e9l\u00e9vis\u00e9s, sensiblement diff\u00e9rents.<\/p>\n\n\n\n<p>Ici, Morse reprend une enqu\u00eate sur la disparition d\u2019une jeune fille, Valerie Taylor. Un premier chapitre prologue qui d\u00e9bute sur un flirt dans un autobus entre Oxford et Londres, puis l\u2019inexorable enqu\u00eate. D\u2019abord dans la communaut\u00e9 \u00e9ducative de son lyc\u00e9e, puisqu\u2019elle allait encore en classe, puis chez sa m\u00e8re et son beau-p\u00e8re, puis chez ses ex-amants, ses ex-amies.<\/p>\n\n\n\n<p>Sur ces entrefaites, l\u2019adjoint du proviseur de son lyc\u00e9e est \u00e0 son tour assassin\u00e9 d\u2019un coup de couteau dans le dos, chez lui. Morse \u00e9chafaude des th\u00e9ories qui s\u2019effondrent les unes apr\u00e8s les autres. Pour une fois, il patauge et ne trouvera la solution qu\u2019apr\u00e8s moult t\u00e2tonnements et rebondissements. Il a cru d\u2019embl\u00e9e \u00e0 la mort de la fille, ce que Lewis ne croit pas et c\u2019est lui qui a raison. On ne va pas g\u00e2cher la suite et d\u00e9voiler le pot-aux-roses, la cl\u00e9 d\u2019un roman \u00e9pais (350 pages) qui se lit \u00e0 une vitesse folle avec les petits textes en exergue de chaque chapitre, aussi d\u00e9concertants et dr\u00f4les les uns que les autres.<\/p>\n\n\n\n<p>Revoil\u00e0 donc Morse, fin lettr\u00e9 (on est \u00e0 Oxford), wagnerophile et un peu alcoolique. Morse qui fait les mots crois\u00e9s du <em>Times<\/em> en trois minutes chrono et nourrit une passion pour les puzzles. Le tout pour des enqu\u00eates qui tiennent \u00e0 la fois des mots crois\u00e9s et du puzzle justement, o\u00f9 tous les d\u00e9tails comptent et o\u00f9 il faut parfois relire deux ou trois fois les derni\u00e8res pages pour comprendre qui a fait quoi et qui a tu\u00e9 qui. Il y a un peu d\u2019Agatha Christie et de Conan Doyle ne lui, tr\u00e8s anglais, en v\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Morse, une riche personnalit\u00e9 d\u2019anglais d\u00e9sabus\u00e9 et nostalgique, passant selon l\u2019humeur de l\u2019ironie tendre au cynisme le plus acerbe. Un vrai gentleman qui incarne l\u2019Angleterre \u00e9ternelle sous les ors et les monuments d\u2019une ville charg\u00e9e d\u2019histoire, Oxford.<\/p>\n\n\n\n<p>Morse est Oxford autant que Chandler et Ellroy sont Los Angeles ou Burke la Nouvelle-Orl\u00e9ans. Il serait d\u2019ailleurs amusant de faire la carte du monde du polar, en y incluant l\u2019Asie, la Scandinavie ou Cuba. Un projet pour la retraite\u2026 (rires).<\/p>\n\n\n\n<p><em>22 f\u00e9vrier 2022<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>ANTHONY BURGESS \u2013 LE ROYAUME DES M\u00c9CR\u00c9ANTS \u2013 Grasset On conna\u00eet l\u2019histoire de Anthony Burgess, racont\u00e9e \u00e0 l\u2019envi depuis des lustres pour \u00e9voquer on ne sait quel prodige litt\u00e9raire qui tiendrait du miracle&nbsp;: \u00e0 40 ans, ses m\u00e9decins lui pr\u00e9disent une mort imminente, ce qui le pousse \u00e0 \u00e9crire. On conna\u00eet la suite&nbsp;: La puissance&#8230;<\/p>\n<div class=\" [&hellip;]\"><a href=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2522\">Read More <i class=\"os-icon os-icon-angle-right\"><\/i><\/a><\/div>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2524,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[31,42],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2522"}],"collection":[{"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2522"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2522\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2526,"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2522\/revisions\/2526"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/2524"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2522"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2522"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2522"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}