{"id":2527,"date":"2022-02-22T17:33:32","date_gmt":"2022-02-22T16:33:32","guid":{"rendered":"http:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2527"},"modified":"2022-02-22T17:33:34","modified_gmt":"2022-02-22T16:33:34","slug":"surfs-up-les-beach-boys-vol-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2527","title":{"rendered":"SURF\u2019S UP : LES BEACH BOYS VOL. 2"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"791\" height=\"1024\" src=\"http:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/illustration168-791x1024.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2528\" srcset=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/illustration168-791x1024.jpeg 791w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/illustration168-232x300.jpeg 232w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/illustration168-768x994.jpeg 768w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/illustration168-1187x1536.jpeg 1187w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/illustration168-1583x2048.jpeg 1583w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/illustration168-1545x2000.jpeg 1545w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/illustration168-1236x1600.jpeg 1236w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/illustration168-927x1200.jpeg 927w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/illustration168-695x900.jpeg 695w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/illustration168-464x600.jpeg 464w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/illustration168-23x30.jpeg 23w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/illustration168-scaled.jpeg 1978w\" sizes=\"(max-width: 791px) 100vw, 791px\" \/><figcaption>Les Beach Boys en 1964, pr\u00e9cieux document envoy\u00e9 par Francis Dumaurier, l&rsquo;ami am\u00e9ricain. Le texte accompagnant la photographie est extraite de son autobiographie, <em>Expat New York<\/em><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>On en \u00e9tait rest\u00e9s \u00e0 Brian Wilson les pieds dans son bac \u00e0 sable et les autres en tourn\u00e9e mondiale. Des documents pr\u00e9cieux envoy\u00e9s par un ami am\u00e9ricain (il se reconna\u00eetra) nous am\u00e8nent \u00e0 revenir sur les Beach Boys, dans une seconde et derni\u00e8re partie qui couvrira les ann\u00e9es 1966 \u00e0 1973, soit parmi les plus riches musicalement mais aussi les plus dures humainement. Pour les ann\u00e9es qui suivent, c\u2019est vraiment plus la peine, tant la magie n\u2019op\u00e8re plus, tant le charme est d\u00e9finitivement rompu. On va s\u2019en tenir \u00e0 ces ann\u00e9es-l\u00e0.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les pieds dans le bac \u00e0 sable, disions-nous, mais la t\u00eate dans les \u00e9toiles et des prodiges musicaux, des m\u00e9lodies inventives et complexes, qui rendent des points \u00e0 celles, \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque, des Beatles avec lesquels ils sont en concurrence directe, d\u2019un continent l\u2019autre. Si les Beatles ont accompli deux tourn\u00e9es triomphales aux U.S.A, les Beach Boys ont recueilli un franc succ\u00e8s en Angleterre, m\u00eame sans leur leader.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Pet sounds<\/em>, sorti en mai 1966, est un pur enchantement, sans conteste l\u2019un des plus grands albums de la pop music. Les chansons propos\u00e9es par Brian Wilson et son parolier Tony Asher sont d\u2019une beaut\u00e9 \u00e9trange, comme issues de l\u2019inconscient, avec un go\u00fbt certain pour les bruitages, les bidouillages de studio et le travail sur le son. C\u2019est incontestablement leur chef-d\u2019\u0153uvre, qui aurait pu \u00eatre \u00e9gal\u00e9, voire d\u00e9pass\u00e9, par <em>Smile<\/em> si sa riche musique avait pu quitter le cerveau brumeux de Brian Wilson pour s\u2019inscrire dans la r\u00e9alit\u00e9, ce qui se fera 45 ann\u00e9es plus tard.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est l\u2019\u00e9poque o\u00f9 l\u2019a\u00een\u00e9 des Wilson s\u2019enfonce dans une douce schizophr\u00e9nie. Il porte constamment un badge qu\u2019il retourne avec les mentions \u00ab&nbsp;good humor&nbsp;\u00bb ou \u00ab&nbsp;bad humor&nbsp;\u00bb, un peu comme le bien et le mal de <em>La nuit du chasseur.<\/em> Il s\u2019empiffre de nourriture, se gave de m\u00e9dicaments, est devenu ob\u00e8se et perd tout contact avec la r\u00e9alit\u00e9 mise \u00e0 part une haine d\u2019un p\u00e8re tyrannique n\u2019en finissant pas de l\u2019humilier. La rage sera son \u00e9nergie cr\u00e9atrice. La rage, la tristesse et l\u2019acide lysergique.<\/p>\n\n\n\n<p>On conna\u00eet les hits, \u00ab&nbsp;God Only Knows&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;Wouldn\u2019t It Be Nice&nbsp;\u00bb ou \u00ab&nbsp;Sloop John B.&nbsp;\u00bb, mais le disque compte d\u2019autres merveilles, plus longues \u00e0 appr\u00e9cier mais toutes aussi splendides. Autant de joyaux m\u00e9lodiques rehauss\u00e9s par des trouvailles sonores inou\u00efes. L\u2019album suinte la m\u00e9lancolie et sonne un adieu \u00e0 l\u2019enfance. Brian Wilson l\u2019a enregistr\u00e9 seul avec les musiciens de studio du Wrecking Crew (ceux de Spector et du Gold Star Studio de L.A) , alors que son groupe \u00e9tait en tourn\u00e9e et ils n\u2019ont eu qu\u2019\u00e0 ajouter leurs voix. Wilson se s\u00e9pare de ses agents californiens et \u00e9carte son p\u00e8re pour un nouveau manager anglais charg\u00e9 d\u2019en finir avec leur image de coll\u00e9giens bronz\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Good Vibrations&nbsp;\u00bb sort quelques mois plus tard, plus enjou\u00e9 et plus grandiose encore, avec un sens du collage sonore et de l\u2019harmonie \u2013 tant vocale qu\u2019instrumentale \u2013 impressionnants. Avec en face B un instrumental bizarre (\u00ab&nbsp;Let\u2019s Go Away For Awhile&nbsp;\u00bb), \u00ab&nbsp;Good Vibrations&nbsp;\u00bb se classe n\u00b01 et devient un classique de la culture hippie. Mais Brian Wilson, m\u00eame si son groupe est \u00e0 son apog\u00e9e, va de plus en plus mal. Il passe son temps dans sa piscine comme un gros b\u00e9b\u00e9 rest\u00e9 au stade anal et se bourre d\u2019hallucinog\u00e8nes. De plus en plus seul, il engage Van Dyke Parks, un g\u00e9nie de studio touche-\u00e0-tout pour enregistrer <em>Smile<\/em>, ce qui se veut un <em>Pet sounds<\/em> en mieux.<\/p>\n\n\n\n<p>Las, \u00ab&nbsp;la symphonie adolescente adress\u00e9e \u00e0 dieu&nbsp;\u00bb (c\u2019est lui qui le dit, un rien emphatique) va se perdre dans les sables. Brian Wilson est devenu un nouveau Spector, m\u00e9galomane et d\u00e9miurge, souhaitant mettre en son les quatre \u00e9l\u00e9ments et faisant partager aux membres de son groupe ses d\u00e9lires et ses turpitudes. Finalement, le projet <em>Smile<\/em> est abandonn\u00e9 fin avril 1967 quand Paul Mc Cartney, venu en studio en ami, lui fait \u00e9couter les bandes de <em>Sgt Pepper\u2019s<\/em>. Brian Wilson s\u2019avoue vaincu et jette l\u2019\u00e9ponge. Au lieu de <em>Smile<\/em>, l\u2019\u00e9l\u00e9phant blanc, ce sera<em> Smiley Smile.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Smiley Smile <\/em>sort en septembre 1967 et il place \u00ab&nbsp;Good Vibrations&nbsp;\u00bb en t\u00eate de gondole, mais l\u2019album, sans \u00eatre d\u00e9cevant, ne peut que reprendre quelques id\u00e9es de <em>Smile<\/em>, comme les \u00e9l\u00e9ments d\u2019un brouillon qu\u2019on n\u2019aurait pas eu le temps de mettre au propre. \u00ab&nbsp;On&nbsp;\u00bb, c\u2019est Brian Wilson qui finit par se d\u00e9sint\u00e9resser de sa musique, m\u00eame si on trouve encore des traces de son g\u00e9nie dans cet album et dans le suivant, <em>Wild honey<\/em>, qui sort \u00e0 peine trois mois plus tard. Brian Wilson est encore aux commandes, mais il cosigne tous les morceaux avec Mike Love et son jeune fr\u00e8re Carl est devenu la premi\u00e8re voix du groupe. Signe de faiblesse, le groupe fait une reprise du \u00ab&nbsp;I Was Made To Love Her&nbsp;\u00bb de Stevie Wonder et donne \u00e0 tout l\u2019album une tonalit\u00e9 in\u00e9dite, plut\u00f4t rhythm\u2019n\u2019blues.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Friends, <\/em>en juin 1968, r\u00e9serve encore de belles surprises, mais Brian Wilson a laiss\u00e9 les r\u00eanes \u00e0 ses acolytes et s\u2019enfonce dans sa nuit. La plupart des morceaux sont maintenant cosign\u00e9s avec Jardine et Love. On a m\u00eame deux titres sign\u00e9s Dennis Wilson, lequel m\u00e8ne une vie de sybarite avec un certain Charly Manson comme dealer et homme \u00e0 tout faire. Le pu\u00een\u00e9 des Wilson devra subir le chantage de Manson quant \u00e0 ses habitudes narcotiques et ses m\u0153urs h\u00e9donistes, lui faisant b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019une partie de sa fortune. Manson qui r\u00e9ussira \u00e0 caser une chanson dans l\u2019\u0153uvre colossale des Beach Boys&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>Mais il y aura pire, si possible, avec un manager v\u00e9reux du nom de Jack Rieley, un escroc qui croquera leur fortune, lui aussi. Les fr\u00e8res Wilson sont d\u00e9pass\u00e9s par les \u00e9v\u00e9nements, ringardis\u00e9s par les hippies qui leur pr\u00e9f\u00e8rent les groupes de San Francisco et englu\u00e9s dans la paresse et l\u2019ennui. S\u2019ensuivent des albums in\u00e9gaux qui contiennent tous d\u2019heureuses surprises, souvent des bouts de chansons du naufrage grandiose de <em>Smile<\/em>. Ainsi <em>20\/20<\/em>, en f\u00e9vrier 1969, o\u00f9 l\u2019on trouve aussi bien un morceau de Spector \u2013 Greenwich \u2013 Barry (\u00ab&nbsp;I Can Hear Music&nbsp;\u00bb), une reprise de Leadbelly (\u00ab&nbsp;Cottonfield&nbsp;\u00bb), un \u00ab&nbsp;Do It Again&nbsp;\u00bb enjou\u00e9 et une resuc\u00e9e de <em>Smile<\/em>, \u00abCabinessence&nbsp;\u00bb. M\u00eame si on peut appr\u00e9cier le disparate, on doit dire adieu au g\u00e9nie.<em>Sunflower <\/em>(ao\u00fbt 1970) a encore de beaux restes (notamment ce \u00ab&nbsp;Deirdre&nbsp;\u00bb sign\u00e9 Wilson \u2013 Johnston), mais o\u00f9&nbsp;sont les Beach boys d\u2019antan&nbsp;? Ils ont quitt\u00e9 Capitol pour signer chez Reprise, une sous-marque de Warner Bros, mais \u00e0 part \u00e7a&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>On se consolera en \u00e9coutant ce <em>Live in London<\/em> (leur deuxi\u00e8me en public) qui reprend leurs hits avec cette carte postale au dos de la pochette&nbsp;: <em>\u00abwish you were here, Brian&nbsp;\u00bb<\/em>. Mais Brian n\u2019est plus l\u00e0, semblant d\u00e9finitivement exil\u00e9 dans son monde int\u00e9rieur, et c\u2019est le cadet Wilson, Carl qui va progressivement se mettre \u00e0 la barre d\u2019un collectif en perdition.<\/p>\n\n\n\n<p>Sorti en ao\u00fbt 1971, <em>Surf\u2019s up <\/em>(le surf est fini) est un album curieux qui recycle encore des bribes de <em>Smile <\/em>(leur baleine blanche, leur monument), dont la chanson titre, mais o\u00f9 les deux titres les plus marquants sont sign\u00e9s Carl Wilson (\u00abFeel Flows&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;Long Promised Road&nbsp;\u00bb), qu\u2019on ne soup\u00e7onnait pas si dou\u00e9. Ce qui ne signifie pas que l\u2019a\u00een\u00e9 est rest\u00e9 inerte, t\u00e9moin ce surprenant \u00ab&nbsp;Till I Die&nbsp;\u00bb et son texte autobiographique&nbsp;: <em>\u00ab&nbsp;je suis un bouchon sur l\u2019oc\u00e9an \/ flottant sur la mer furieuse \/ je suis une feuille un jour de vent \/ bient\u00f4t je serai arrach\u00e9&nbsp;\u00bb<\/em>. Le g\u00e9nie d\u00e9raille gentiment, mais n\u2019a pas dit son dernier mot. <em>Surf\u2019s up <\/em>a aussi le m\u00e9rite de mettre au premier plan les pr\u00e9occupations \u00e9cologiques sinc\u00e8res du groupe.<\/p>\n\n\n\n<p>Le style de Carl Wilson marquera l\u2019album suivant&nbsp;: <em>Carl and the passions \/ So Tough<\/em>, en 1972. Bruce Johnston a quitt\u00e9 le navire et deux musiciens sud-africains ont fait leur entr\u00e9e&nbsp;: Blondie Chaplin et Ricky Faatar pour une nouvelle section rythmique. On est dans une pop ordinaire, banalis\u00e9e, avec des accents rhythm\u2019n\u2019blues. Les petits nouveaux signent deux morceaux (m\u00e9diocres), et les autres ne valent gu\u00e8re beaucoup mieux.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;C\u2019est alors qu\u2019on n\u2019attendait plus rien des Beach Boys que sort le magnifique <em>Holland<\/em>, un album concept, une symphonie douce am\u00e8re o\u00f9 c\u2019est encore les compositions de Brian Wilson qui font merveille&nbsp;: \u00ab&nbsp;Sail On Sailor&nbsp;\u00bb et&nbsp;\u00ab&nbsp;Funky Pretty&nbsp;\u00bb qui ouvre et ferme la premi\u00e8re face&nbsp;; la seconde consistant en une longue suite intitul\u00e9e <em>A fairy tale<\/em> qui est en fait le brouillon d\u2019un album solo que Brian Wilson a laiss\u00e9 tomber. Un de plus. Sorti en janvier 1973, l\u2019album a \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9 aux Pays-Bas, d\u2019o\u00f9 son titre, et est centr\u00e9 sur l\u2019histoire et les mythologies am\u00e9ricaines. La critique est bonne et, en plein boom du rock d\u00e9cadent et du Hard-rock, les jeunes g\u00e9n\u00e9rations se souviennent des B.B. Avec <em>Holland<\/em>, les Beach Boys reviennent, mais pas pour longtemps.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Blondie Chap<\/strong><strong><u>l<\/u><\/strong><strong>in\u2026 c\u2019est lui d\u2019ailleurs qui chante \u201cSail On Sailor\u201d qui deviendra le premier Number One des Beach Boys depuis longtemps, et qui de plus n\u2019est pas chant\u00e9 par un des membres originaux du groupe. La tourn\u00e9e de Brian Wilson, qu\u2019il fait sans les Beach Boys depuis des ann\u00e9es, est annonc\u00e9e comme \u201cBrian Wilson with Al Jardine and Blondie Chaplin\u201d, et c\u2019est le fils de Al Jardine (Matt) qui reprend souvent les voix pures et c\u00e9lestes de Carl Wilson, ce que j\u2019avais vu\/entendu faire quand j\u2019avais \u00e9t\u00e9 voir le concert d\u2019Al Jardine don\u2019t je t\u2019ai envoy\u00e9 une photo de moi avec lui, et qu\u2019ils n&rsquo;\u00e9taient que trois sur sc\u00e8ne, Al et Matt accompagn\u00e9s de Jeffrey Ross, et qui \u2013 \u00e0 trois seulement \u2013 arrivaient \u00e0 sonner comme s\u2019ils \u00e9taient 15.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>Holland<\/em> sera leur chant du cygne et les nombreux albums qui suivront \u2013 hormis les compilations et les disques en public \u2013 atteindront des sommets de m\u00e9diocrit\u00e9. Brian Wilson n\u2019y est plus et a d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 aux autres l\u2019avenir d\u2019un groupe dont le sort l\u2019indiff\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est encore dans ses albums solo qu\u2019on retrouvera trace d\u2019un groupe exceptionnel dont la place dans l\u2019histoire du rock est pr\u00e9pond\u00e9rante. Il n\u2019est que d\u2019\u00e9couter son premier album \u00e9ponyme en solitaire (mais Brian Wilson n\u2019a-t-il jamais produit ses disques autrement&nbsp;?), sorti en juillet 1988, pour retrouver la magie. Il n\u2019est surtout que d\u2019\u00e9couter l\u2019int\u00e9grale de <em>Smile<\/em>, Frankenstein musical ressuscit\u00e9 en 2011, et de voir ce film, <em>Love and mercy,<\/em> avec John Cusak dans son r\u00f4le&nbsp;pour pleurer \u00e0 chaudes larmes sur la vie d\u2019un \u00e9ternel gamin qui n\u2019\u00e9tait juste pas fait pour ces temps. Un sorcier du son, une vraie star et un pur g\u00e9nie.<\/p>\n\n\n\n<p><em>10 f\u00e9vrier 2022<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le paragraphe en gras est de Francis Dumaurier. Merci grandement \u00e0 lui.<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>On en \u00e9tait rest\u00e9s \u00e0 Brian Wilson les pieds dans son bac \u00e0 sable et les autres en tourn\u00e9e mondiale. 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