{"id":2552,"date":"2022-03-10T18:00:20","date_gmt":"2022-03-10T17:00:20","guid":{"rendered":"http:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2552"},"modified":"2022-03-12T18:45:25","modified_gmt":"2022-03-12T17:45:25","slug":"gary-brooker-prucul-harum","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2552","title":{"rendered":"GARY BROOKER : PRUCUL HARUM"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"600\" height=\"601\" src=\"http:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/illustration173.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2554\" srcset=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/illustration173.jpg 600w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/illustration173-300x300.jpg 300w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/illustration173-150x150.jpg 150w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/illustration173-30x30.jpg 30w\" sizes=\"(max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><figcaption>             La pochette de leur deuxi\u00e8me album, <em>Shine on brightly<\/em>. T\u00e9n\u00e8bres sur l&#8217;empire.                                                              , <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Prucul Harum (et non Procol Harum), ce qui veut dire \u00ab&nbsp;au-del\u00e0 de ces choses&nbsp;\u00bb en latin. Gary Brooker est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 en f\u00e9vrier \u00e0 76 ans et a maintenant rejoint cet au-del\u00e0. Il \u00e9tait le chanteur, pianiste et compositeur du groupe Procol Harum, l\u2019un des plus flamboyants groupes pop de tous les temps. Il en \u00e9tait aussi l\u2019\u00e2me. Avec son complice le po\u00e8te Keith Reid, il a \u00e9crit tous ces hymnes baroques ou m\u00e9lancoliques que l\u2019on garde en m\u00e9moire. Ayant commis un ouvrage sur le groupe (1), il m\u2019\u00e9tait impossible de faire l\u2019impasse sur la mort d\u2019un r\u00e9el artiste dont la modestie et la gentillesse contrastaient avec les habitudes du milieu. Portrait du dandy de l\u2019Essex \u00e0 travers son groupe fabuleux.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Tout commence \u00e0 Southend On Sea, une cit\u00e9 baln\u00e9aire situ\u00e9e sur l\u2019estuaire de la Tamise, sur la c\u00f4te est de l\u2019Angleterre, dans l\u2019Essex. L\u00e0, les estivants du dimanche peuvent d\u00e9guster, \u00e0 la tomb\u00e9e du jour, leur Fish &amp; Chip au Palace Hotel Dance Hall, l\u00e0 o\u00f9 des groupes amateurs comme les Rockerfellas, les Coasters, les Riders ou les Outlaws animent les soir\u00e9es du week-end.<\/p>\n\n\n\n<p>Les Coasters ont pour leader Johnny Short avec un pianiste timide du nom de Gary Brooker, n\u00e9 \u00e0 Hackney (grand Londres) le 29 mai 1945, et les Raiders sont le groupe du guitariste Robin Trower et du bassiste Chris Copping. Avec Mick Brownlee (ex Outlaws) \u00e0 la batterie, le meilleur des Coasters fusionne avec le meilleur des Raiders pour fonder les Paramounts, manag\u00e9s par Peter Martin, nouveau propri\u00e9taire du Palace Hotel qui a d\u00e9cid\u00e9 de moderniser la turne. L\u2019institution h\u00f4teli\u00e8re de Southend deviendra un club et changera de noms, du Penguin Club au Shades Club.<\/p>\n\n\n\n<p>Les Paramounts jouent du Rhythm\u2019n\u2019blues dans tout le grand Londres et vont aussi agr\u00e9menter les voyages des ferries qui vont de Douvres \u00e0 Calais. Un groupe amateur comme il y en a des kyrielles en Grande-Bretagne, et ce ne sont pas les quelques singles, souvent des reprises des Coasters am\u00e9ricains comme \u00ab&nbsp;Poison Ivy&nbsp;\u00bb ou \u00ab&nbsp;Bad Blood&nbsp;\u00bb, qui vont leur faire prendre la lumi\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Le jeune batteur prodige B.J Wilson remplace Brownlee \u00e0 la batterie et les Paramounts r\u00e9unissent tout ce qui se fait de mieux en terme de musiciens des villes de Southend, de Romford et de Canvey. Wilko Johnson (de Canvey et futur Doctor Feelgood) est l\u2019un de leurs premiers fans et le groupe va quand m\u00eame obtenir des hits mineurs, m\u00eame si leur \u00ab\u00a0You Never Had It So Good\u00a0\u00bb en 1965 (la phrase que le conservateur Mc Millan a sorti aux classes laborieuses anglaises\u00a0: \u00ab\u00a0vous ne l\u2019avez jamais eue aussi belle\u00a0\u00bb) fait un flop. Les Paramounts vont n\u00e9anmoins signer chez Nems, la compagnie d\u2019\u00e9dition musicale de Brian Epstein, ce qui les propulse chez EMI. Un changement de statut qui va les amener \u00e0 faire quelques premi\u00e8res parties (en alternance avec les Moody Blues) de la derni\u00e8re tourn\u00e9e britannique des Beatles, en d\u00e9cembre 1965. Quelques mois plus tard, ils sortent une version du \u00ab\u00a0Freedom\u00a0\u00bb de Charlie Mingus, et ce sera leur chant du cygne. Les Paramounts vont se s\u00e9parer dans l\u2019amertume, oblig\u00e9s d\u2019admettre que le succ\u00e8s des groupes du British Beat n\u2019est pas pour eux, \u00e9ternels perdants.<\/p>\n\n\n\n<p>Brooker continue \u00e0 \u00e9crire des chansons et il va rencontrer son alter ego, Keith Reid, un jeune po\u00e8te londonien ami de Marc Feld (qui deviendra Marc Bolan avec T. Rex) qui ne jure que par les romantiques anglais (Shelley, Byron, Keats ou Coleridge) et a d\u00e9j\u00e0 lu des rayons de la biblioth\u00e8que de Mile End Road (East London). Un dandy qui a d\u00e9couvert Dylan et ne s\u2019en est pas remis en m\u00eame temps qu\u2019il adule le jazz moderne. Il essaie de fourguer ses premiers textes chez des directeurs de labels comme Chris Blackwell pour Island&nbsp;; des textes pour Traffic ou les Who. Guy Stevens, futur producteur des Clash et disc-jockey du Crawdaddy Club de Richmond, l\u2019envoie chez Gary Brooker qui accepte de mettre en musique quelques-uns de ses po\u00e8mes. Sans nouvelles au bout de quelques semaines, Reid revient \u00e0 la charge et Brooker lui annonce qu\u2019il a adapt\u00e9 quelques-uns de ses textes, dont \u00ab&nbsp;Conquistador&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est \u00e0 ce stade qu\u2019arrive un troisi\u00e8me larron, Matthew Fisher, un prodige de l\u2019orgue Hammond en d\u00e9pit de son jeune \u00e2ge, qui ne jure que par Bach ou Haendel, tout en \u00e9tant admiratif du jeu de l\u2019organiste des Small Faces, Ian Mc Lagan.<\/p>\n\n\n\n<p>Fisher a r\u00e9pondu \u00e0 une annonce du<em> Melody Maker<\/em> pour une audition dans un pub de Tottenham Court. Le groupe aurait pour nom Procol Harum, manag\u00e9 par Stevens, et tous les musiciens au ch\u00f4mage du royaume envisagent de faire partie de l\u2019orchestre. Brooker et Reid font leur s\u00e9lection.<\/p>\n\n\n\n<p>Le groupe peut enregistrer son premier single&nbsp;: \u00ab&nbsp;A Whiter Shade Of Pale&nbsp;\u00bb, qui sort le 12 mai 1967. Le titre doit son intro \u00e0 un aria de Bach et les paroles hallucin\u00e9es sont de Reid. En m\u00eame temps, Guy Stevens a \u00e9t\u00e9 emprisonn\u00e9 pour d\u00e9tention d\u2019h\u00e9ro\u00efne et c\u2019est Denny Cordell, producteur chez Decca \/ Deram, qui prend sa place. Ils ont sorti le slow du si\u00e8cle, n\u00b01 dans tous les hit-parades et vendu \u00e0 des millions d\u2019exemplaires.<\/p>\n\n\n\n<p>Un succ\u00e8s qui surprend le groupe et le <em>Melody Maker <\/em>peut titrer <em>\u00ab&nbsp;Procol just wants to eat and sleep&nbsp;!&nbsp;\u00bb<\/em>. Juste manger et dormir, objectifs raisonnables pour des musiciens amateurs devenus des pop stars en quelques jours.<\/p>\n\n\n\n<p>La critique rock croit qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un coup de ma\u00eetre sans lendemain, mais Procol sort \u00ab&nbsp;Homburg&nbsp;\u00bb, \u00e0 l\u2019automne et un premier album splendide de bout en bout (<em>A whiter shade of pale&nbsp;<\/em><em>)<\/em>, avec d\u00e9j\u00e0 \u00ab&nbsp;Conquistador&nbsp;\u00bb plus un petit bijou, \u00ab&nbsp;Repent Walpurgis&nbsp;\u00bb, qui voit Fisher faire des prouesses wagn\u00e9riennes \u00e0 l\u2019orgue. Un disque qui allie le meilleur d\u2019une inspiration classique et d\u2019une po\u00e9sie baroque, le tout napp\u00e9 de m\u00e9lancolie.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais le groupe vit mal son succ\u00e8s et deux membres (Roy Royer et Billy Harrison) le quittent pour fonder Freedom, un groupe Blues Boom sans grand int\u00e9r\u00eat. \u00c0 la demande de Brooker, B.J Wilson et Robin Trower (ex Paramounts) reprennent du service et Procol s\u2019envole aux U.S.A pour une tourn\u00e9e triomphale qui sera suivie d\u2019une tourn\u00e9e europ\u00e9enne, Allemagne et Scandinavie.<\/p>\n\n\n\n<p>Le deuxi\u00e8me album, <em>Shine on brightly<\/em>, sort en septembre 1968 mais les singles qui l\u2019ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 n\u2019ont pas march\u00e9. L\u2019album d\u00e9crit une sorte d\u2019apocalypse moderne sur fond de t\u00e9n\u00e8bres recouvrant l\u2019empire britannique illustr\u00e9s par une longue suite (<em>In Held Twas In I, <\/em>un cadavre exquis reprenant l\u2019initiale de chaque morceau) qui occupe toute la seconde face. C\u2019est encore une fois majestueux, grandiose, avec les textes cyniques et d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9s de Reid qui contrastent avec l\u2019euphorie hippie et son lot de mysticisme b\u00e9at. Le d\u00e9sastre est consomm\u00e9, peut chanter Brooker, comme en atteste ce vers d\u2019une noirceur abyssale&nbsp;:<em> \u00ab&nbsp;maybe death will be my cure&nbsp;\u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019autres tourn\u00e9es aux U.S.A (avec Mountain) et au Canada renforcent outre-atlantique la popularit\u00e9 d\u2019un groupe qui passe d\u00e9j\u00e0 pour \u00ab&nbsp;has been&nbsp;\u00bb en Angleterre. Mais Procol voyage mal et a h\u00e2te de retrouver la vieille Angleterre et ses traditions.<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;La mer \u00e9tait d\u2019encre, le ciel \u00e9tait de jais&nbsp;\u00bb<\/em>, c\u2019est maintenant Coleridge et son <em>Dit du vieux marin<\/em> qui les inspire pour leur troisi\u00e8me album, <em>A salty dog<\/em>, en juin 1969, o\u00f9 Reid, cette fois, convoque les figures tragiques du vaisseau fant\u00f4me et du Hollandais volant sur fond d\u2019oc\u00e9an-linceul o\u00f9 tout a fait naufrage. Les chansons de Brooker n\u2019ont jamais \u00e9t\u00e9 aussi belles, notamment ce \u00ab&nbsp;Salty Dog&nbsp;\u00bb et sa m\u00e9lancolie poisseuse. On pourrait tout citer.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s le disque de l\u2019air, le disque du feu et le disque de l\u2019eau, place au disque de la terre, le sombre et morbide <em>Home<\/em>, en mai 1970, o\u00f9 Reid ne parle que de mort, d\u2019inhumation et de putr\u00e9faction. \u00ab&nbsp;The Dead Man\u2019s Dream&nbsp;\u00bb ou \u00ab&nbsp;About To Die&nbsp;\u00bb illustrent merveilleusement cette morbidezza romantique, mais c\u2019est \u00ab&nbsp;Whaling Stories&nbsp;\u00bb, qui doit beaucoup \u00e0 Poe et \u00e0 Melville qui s\u2019impose comme la plus grande r\u00e9ussite d\u2019un disque infiniment triste. Reid \u00e9tait en pleine d\u00e9pression et Brooker passait son temps \u00e0 exp\u00e9rimenter toutes sortes d\u2019instruments possibles aux studios d\u2019Abbey Road. <em>Home<\/em> est peut-\u00eatre leur plus grand disque, qui joue avec la mort comme on joue aux cartes.<\/p>\n\n\n\n<p>Peut-\u00eatre pour \u00e9chapper \u00e0 ce climat d\u00e9l\u00e9t\u00e8re, le bassiste David Knights mais surtout Matthew Fisher (pourtant auteur de la moiti\u00e9 des chansons de <em>A salty dog<\/em>) quittent le groupe, remplac\u00e9s encore par deux ex Paramounts, Chris Copping et Al Cartwright. Pire, il est dit que Brooker et Reid se goinfrent toutes les royalties et ne conc\u00e8dent aux autres que miettes.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Broken Barricades<\/em>, en 1971, ne contient plus les fulgurances de ses pr\u00e9d\u00e9cesseurs et l\u2019absence de Fisher se fait cruellement sentir. L\u2019id\u00e9e pour Reid est cette fois de confronter les esp\u00e9rances politiques d\u2019une g\u00e9n\u00e9ration au d\u00e9sastre anthropologique de la soci\u00e9t\u00e9 de consommation et du spectacle, mais sans la magie d\u2019une musique ambitieuse et d\u2019une po\u00e9sie fulgurante. Oubli\u00e9s en Grande-Bretagne, Procol tourne beaucoup aux \u00c9tats-Unis et au Canada o\u00f9 on les acclame.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce sera d\u2019ailleurs un album <em>Live<\/em> <em>(with the Symphony Orchestra)<\/em> enregistr\u00e9 \u00e0 Edmonton (Canada) qui va les remettre en selle, l\u2019ann\u00e9e suivante, avec des versions symphoniques de \u00ab&nbsp;A Salty Dog&nbsp;\u00bb et, surtout, de \u00ab&nbsp;Conquistador&nbsp;\u00bb qui font \u00e0 nouveau des hits. Entre temps, Robin Trower est faire une carri\u00e8re solo et il sera une sorte de Jimi Hendrix blanc.<\/p>\n\n\n\n<p>1973 est l\u2019ann\u00e9e du rock d\u00e9cadent, de Bowie et de Roxy Music. Procol sort <em>Grand Hotel, <\/em>sa contribution au Glam rock, mais \u00e0 sa mani\u00e8re. Un petit hit, \u00ab&nbsp;A Souvenir Of London&nbsp;\u00bb, qui sera interdit par la <em>BBC<\/em> pour allusions \u00e0 la syphilis. Femmes fatales, draps de satin, palaces dor\u00e9s, loufiats empress\u00e9s et dandys suicidaires. Quelque part entre Fassbinder et Visconti. Procol est de retour, d\u2019autant que <em>Exotic birds and fruits,<\/em> l\u2019ann\u00e9e d\u2019apr\u00e8s, contient des merveilles m\u00e9lodiques telles \u00ab&nbsp;As Strong As Samson&nbsp;\u00bb ou \u00ab&nbsp;The Idol&nbsp;\u00bb. Mais ce sera l\u00e0 leur derni\u00e8re \u00e9tincelle.<\/p>\n\n\n\n<p>On ne va pas s\u2019attarder sur les ultimes ann\u00e9es et les deux derniers albums en tous points m\u00e9diocres (<em>Procol\u2019s ninth<\/em> et, surtout, <em>Something magic <\/em>le mal nomm\u00e9). Brooker a d\u00e9cid\u00e9 de saborder son groupe et il le fait avec panache, annon\u00e7ant la fin le 12 mai 1977, soit dix ans jour pour jour apr\u00e8s la sortie de \u00ab&nbsp;Whiter Shade Of Pale&nbsp;\u00bb. On se souvient encore avoir vu Procol \u00e0 Paris avec des couples se formant sur ce m\u00eame \u00ab&nbsp;Whiter Shade Of Pale&nbsp;\u00bb final, mais on gardera plut\u00f4t en m\u00e9moire ce concert en la cath\u00e9drale de Strasbourg, en 1975, et cette injonction de Brooker \u00e0 son batteur&nbsp;: <em>\u00ab&nbsp;B.J, fais-nous la mer&nbsp;!&nbsp;\u00bb<\/em>, sur l\u2019intro de \u00ab&nbsp;A Salty Dog&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s une carri\u00e8re solo discr\u00e8te, Brooker reprendra un bistrot \u00e0 Southend, The Parrot, et il se mettra parfois au piano, \u00e0 la demande g\u00e9n\u00e9rale. Le personnage \u00e9tait on ne peut plus attachant, avec un sourire viss\u00e9 \u00e0 la face, des yeux aussi rieurs que tombants et une fine moustache de viveur.<\/p>\n\n\n\n<p>Procol Harum, sans conteste l\u2019une des derni\u00e8res expression modernes du g\u00e9nie, po\u00e9tique et musical.<\/p>\n\n\n\n<p><em><u><strong>(1)&nbsp;: Procol Harum \u2013 Marins, fant\u00f4mes, dandys et vieux rhum \u2013 Camion Blanc.<\/strong><\/u><\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Prucul Harum (et non Procol Harum), ce qui veut dire \u00ab&nbsp;au-del\u00e0 de ces choses&nbsp;\u00bb en latin. Gary Brooker est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 en f\u00e9vrier \u00e0 76 ans et a maintenant rejoint cet au-del\u00e0. Il \u00e9tait le chanteur, pianiste et compositeur du groupe Procol Harum, l\u2019un des plus flamboyants groupes pop de tous les temps. 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