{"id":2597,"date":"2022-03-25T19:01:49","date_gmt":"2022-03-25T18:01:49","guid":{"rendered":"http:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2597"},"modified":"2022-03-26T09:34:11","modified_gmt":"2022-03-26T08:34:11","slug":"ferre-grignard-le-dylan-belge","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2597","title":{"rendered":"FERR\u00c9 GRIGNARD, LE DYLAN BELGE"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"800\" height=\"803\" src=\"http:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/illustration180.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2599\" srcset=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/illustration180.jpg 800w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/illustration180-300x300.jpg 300w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/illustration180-150x150.jpg 150w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/illustration180-768x771.jpg 768w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/illustration180-598x600.jpg 598w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/illustration180-30x30.jpg 30w\" sizes=\"(max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><figcaption>Ferr\u00e9 Grignard interview\u00e9 par la TV n\u00e9erlandaise pour l&rsquo;\u00e9mission<em> Fan club<\/em>.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Il est un peu connu pour son \u00ab&nbsp;My Crucified Jesus&nbsp;\u00bb, dont Hallyday commit une version sans cr\u00e9diter l\u2019original, un titre baptis\u00e9, \u00e0 contresens, \u00ab&nbsp;Cheveux Longs Et Id\u00e9es Courtes&nbsp;\u00bb. Pourtant, Grignard avec ses longs cheveux raides, ses lunettes rondes et sa barbe hirsute, aura \u00e9t\u00e9 un chanteur et un po\u00e8te important. Il fut le seul protest-singer europ\u00e9en, \u00e0 l\u2019exception d\u2019Antoine et de son seul premier album. Il est mort alcoolique en 1982, il y a 40 ans d\u00e9j\u00e0. L\u2019occasion de se souvenir d\u2019un grand bonhomme dont les chansons folk-blues v\u00e9hiculaient la col\u00e8re devant les oppressions et une aspiration effr\u00e9n\u00e9e pour la libert\u00e9&nbsp;; le tout avec un go\u00fbt certain pour la provocation et l\u2019outrage.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Ferr\u00e9 Grignard est l\u2019un des grands oubli\u00e9s du fameux <em>Dictionnaire du rock<\/em>, un monument d\u2019\u00e9rudition coordonn\u00e9 par l\u2019excellent Michka Assayas et paru chez Robert Laffont en 2000 (il est actualis\u00e9 p\u00e9riodiquement). Un dictionnaire auquel j\u2019ai eu, soit dit entre parenth\u00e8ses, l\u2019honneur de participer. Mais de Grignard, pas une ligne, alors que bien des groupes et chanteurs m\u00e9diocres ou tout simplement mauvais y figurent en tr\u00e8s bonne place. Pas bien \u00e7a, Michka&nbsp;! (que l\u2019on salue-t-au passage, comme disait nagu\u00e8re Thierry Roland).<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019avais 12 ans, l\u2019\u00e2ge de la communion solennelle et de la pubert\u00e9 \u2013 autant dire la lutte entre le bien et le mal &#8211; quand j\u2019ai entendu parler d\u2019un beatnik belge (flamand pour \u00eatre pr\u00e9cis), qui sillonnait l\u2019Europe, lui et son groupe, dans une vieille Cadillac rose d\u00e9glingu\u00e9e, braillant des hymnes \u00ab&nbsp;protests&nbsp;\u00bb contre la guerre, la mis\u00e8re et le racisme sur quelques accords simples de guitare s\u00e8che et des chorus haletants d\u2019harmonica rappelant les folksingers am\u00e9ricains, de Woody Guthrie \u00e0 Bob Dylan. La Belgique, qu\u2019on appelait alors le cinquante et uni\u00e8me \u00c9tat des \u00c9tats-Unis, faisait son entr\u00e9e dans le monde du rock (si l\u2019on voulait bien excepter des rockers locaux du genre Burt Blanca).<\/p>\n\n\n\n<p>Puisqu\u2019on l\u2019a un peu d\u00e9crit physiquement, attardons-nous sur son \u00e9ternelle d\u00e9froque&nbsp;: veste en velours \u00e0 col de fourrure ou parkas militaires et jeans serr\u00e9s dans des bottes de cheval. Une sorte de dandy du folksong.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans une interview \u00e0 mon <em>Salut Les Copains<\/em>, en 1966, Grignard d\u00e9clarait sans vergogne&nbsp;: <em>\u00ab&nbsp;je d\u00e9teste Johnny Hallyday&nbsp;\u00bb<\/em>, et, sans le conna\u00eetre, je l\u2019aimais d\u00e9j\u00e0 pour cela. Il avait ses raisons, qui s\u2019inscrivaient dans ce qu\u2019une France Gall a pu appeler, dans un titre nunuche \u00ab&nbsp;La Guerre Des Chansons&nbsp;\u00bb, une suite de batailles \u00e9piques dont les projectiles \u00e9taient donc des chansons avec les transistors comme v\u00e9hicule. Mais c\u2019est plut\u00f4t de fa\u00e7on collat\u00e9rale (puisqu\u2019il est question de guerre) que Ferr\u00e9 Grignard fut m\u00eal\u00e9 \u00e0 ces querelles subalternes et franco-fran\u00e7aises. Qu\u2019on se souvienne du d\u00e9roulement des hostilit\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est d\u2019abord Antoine qui \u00e9gratigne Johnny Hallyday dans ses \u00ab\u00a0\u00c9lucubrations\u00a0\u00bb. L\u2019idole des jeunes r\u00e9plique par ce \u00ab\u00a0Cheveux Longs Id\u00e9es Courtes\u00a0\u00bb qui n\u2019est autre qu\u2019une adaptation du \u00ab\u00a0My Crucified Jesus\u00a0\u00bb de Grignard (d\u2019apr\u00e8s un traditionnel folk). Ronnie Bird s\u2019en m\u00eale avec \u00ab\u00a0Chante\u00a0\u00bb, une adaptation du \u00ab\u00a0Can Only Give You Everything\u00a0\u00bb (d\u00e9j\u00e0 interpr\u00e9t\u00e9 par Them puis les Troggs) qui brocarde \u00e0 son tour Antoine suspect\u00e9 de se faire du fric avec de la contestation \u00e0 la mode et de n\u2019\u00eatre en fait qu\u2019un petit bourgeois h\u00e9doniste qui joue les hautes consciences. Antoine et ses Probl\u00e8mes emportent finalement le morceau avec leur \u00ab\u00a0Je Dis Ce Que Je Pense (et je vis comme je veux)\u00a0\u00bb et, surtout, ses \u00ab\u00a0Contr\u00e9lucubrations Probl\u00e9matiques\u00a0\u00bb qui mettent les rieurs de leur c\u00f4t\u00e9. La guerre des chansons se conclut sur un grand \u00e9clat de rire, surtout avec un d\u00e9nomm\u00e9 \u00c9douard (on soup\u00e7onne Jacques Martin ou Jean Yanne d\u2019\u00eatre derri\u00e8re tout cela) qui se fend d\u2019un inoubliable \u00ab\u00a0N\u2019aie Pas Peur Antoinette\u00a0\u00bb et d\u2019un \u00c9variste, chanteur situationniste, qui met en bo\u00eete \u00e0 la fois Antoine et Dutronc dans son \u00ab\u00a0Calcul Int\u00e9gral\u00a0\u00bb. Fin du sketch, et fin de l\u2019\u00e9t\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s l\u2019\u00e9pisode Hallyday, Grignard porte plainte pour plagiat mais est d\u00e9bout\u00e9, son \u00ab&nbsp;My Crucified Jesus&nbsp;\u00bb \u00e9tant lui-m\u00eame adapt\u00e9 d\u2019un traditionnel, on l\u2019a dit. Sa plainte lui vaut n\u00e9anmoins d\u2019\u00eatre vir\u00e9 de chez Fontana \/ Philips par la maison de disque, sous pression de l\u2019entourage de Hallyday. Qu\u2019\u00e0 cela ne tienne, il signe chez Barclay et s\u2019entend comme larrons en foire avec Monsieur Eddie (Barclay) qui l\u2019invite sur la C\u00f4te d\u2019Azur o\u00f9 Grignard d\u00e9barque avec sa troupe. La dolce vita&nbsp;: alcool et LSD.<\/p>\n\n\n\n<p>Beaucoup moins dr\u00f4le, Luis Rego, le bassiste des Probl\u00e8mes, sera embastill\u00e9 dans les ge\u00f4les de Caetano, caudillo portugais ayant remplac\u00e9 Salazar. L\u2019humoriste avait eu le malheur de remettre les pieds dans son Portugal natal alors qu\u2019il n\u2019y avait pas fait son service militaire (en Angola ou au Mozambique?).<\/p>\n\n\n\n<p>Avant \u00ab&nbsp;My Crucified Jesus&nbsp;\u00bb, Ferr\u00e9 Grignard s\u2019\u00e9tait fait conna\u00eetre, au printemps 1966, par son \u00ab&nbsp;Ring Ring I\u2019ve Got To Sing&nbsp;\u00bb, une charge antiraciste balanc\u00e9e sur une m\u00e9lodie triste aux accents bouleversants de sinc\u00e9rit\u00e9. Il y avait eu aussi \u00ab&nbsp;We Want War&nbsp;\u00bb et son riff magique, chanson anti-guerre, celle du Vietnam et toutes les autres. Tout le monde veut la paix, la concorde et l\u2019harmonie mais, au fond, tout le monde veut la guerre&nbsp;; tel est le message qui peut s\u2019appliquer \u00e0 des situations bien contemporaines. \u00c0 l\u2019est du nouveau\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 l\u2019automne 1966, un premier album, <em>Ring Ring<\/em>, chez Fontana, qui r\u00e9unit ses premiers titres et un succ\u00e8s d\u2019estime, m\u00eame si le disque se vend peu. La l\u00e9gende de Ferr\u00e9 Grignard peut en tout cas s\u2019\u00e9crire, celle du rejeton d\u2019une famille bourgeoise d\u2019Anvers qui s\u2019est essay\u00e9 \u00e0 la peinture avant de choisir le Folk. Quelqu\u2019un qui se dit anarchiste et se targue d\u2019avoir err\u00e9 dans les ghettos noirs de toutes les grandes villes am\u00e9ricaines, m\u00eame s\u2019il avouera plus tard que tout cela \u00e9tait faux et destin\u00e9 \u00e0 d\u00e9concerter la presse dont il n\u2019appr\u00e9cie pas les clich\u00e9s prof\u00e9r\u00e9s \u00e0 son endroit.<\/p>\n\n\n\n<p>Son deuxi\u00e8me album, <em>Captain Disaster<\/em>, sort donc chez Barclay en 1968. Grignard en marin fou et Hollandais volant qui pond de nouveaux hymnes contestataires comme l\u2019excellent \u00ab&nbsp;Drunken Sailor&nbsp;\u00bb et son balancement hypnotique ou son \u00ab&nbsp;LSD 25&nbsp;\u00bb, une chanson sur l\u2019acide lysergique et l\u2019ouverture de la psych\u00e9 qu\u2019il provoque. Du v\u00e9cu&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p><em>Captain Disaster <\/em>se vend encore moins que son premier album et la d\u00e9j\u00e0 maigre influence de Ferr\u00e9 Grignard recule, comme tous les folk et protest-singers ayant d\u00fb c\u00e9der le pas, aux \u00c9tats-Unis, devant la pop music et l\u2019Acide rock. Balay\u00e9 par l\u2019histoire, autrement dit, mais qui n\u2019oppose pas moins une belle r\u00e9sistance.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019artiste &#8211; comme on dit maintenant \u00e0 propos des petites \u0153uvrettes les plus insignifiantes mais lui en est un, un vrai \u2013 s\u2019ach\u00e8te une maison pr\u00e8s d\u2019Anvers o\u00f9 des f\u00eates \u00e0 haute teneur d\u2019alcool ont lieu toutes les nuits. Toute sa tribu habite l\u00e0, en joyeuse communaut\u00e9, et on sort parfois la Cadillac pour reprendre la route. Des Merry Pranksters flamands, si on peut imaginer \u00e7a. Tout l\u2019argent qu\u2019il a pu ramasser est syst\u00e9matiquement dilapid\u00e9 dans des achats ruineux et des f\u00eates dispendieuses. Grignard ne compte pas mais le fisc belge le rappelle \u00e0 ses obligations et il doit lui conc\u00e9der une bonne partie de ses royalties, lui qui n\u2019a jamais d\u00e9clar\u00e9 de revenus.<\/p>\n\n\n\n<p>Un troisi\u00e8me album \u00e9ponyme (<em>Ferr\u00e9 Grignard<\/em>) en 1972, chez Motors cette fois, qui passe compl\u00e8tement inaper\u00e7u malgr\u00e9 quelques bons titres. Ferr\u00e9 Grignard est d\u00e9finitivement oubli\u00e9 et il n\u2019a plus qu\u2019\u00e0 se produire dans des petits clubs folk de sa ville natale, Anvers. Il ira m\u00eame jusqu\u2019\u00e0 racheter un caf\u00e9 o\u00f9 se produisent des musiciens, <em>De Muse<\/em>, et s\u2019installera au bar en patron, ce qui ne fera qu\u2019accro\u00eetre ses tendances \u00e0 l\u2019alcoolisme.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1978, il r\u00e9ussit \u00e0 sortir un dernier album chez Philips, sa premi\u00e8re maison\u00a0: <em>I warned you <\/em>(je t\u2019avais pr\u00e9venu), mais c\u2019est en pure perte et le disque s\u2019en va garnir le fond des bacs \u00e0 soldes. Grignard peut retourner \u00e0 son comptoir et \u00e0 ses bi\u00e8res. La messe est dite en ce qui le concerne.<\/p>\n\n\n\n<p>Pas pour tout le monde, et j\u2019ai le souvenir d\u2019avoir fait le p\u00e8lerinage jusqu\u2019\u00e0 Anvers pour rencontrer le grand Ferr\u00e9 Grignard. Las, j\u2019ai d\u00fb d\u00e9chanter car il n\u2019\u00e9tait plus en faction dans son bistrot favori et personne dans le bistrot ne semblait se souvenir de lui.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019\u00e9tais en vacances quelque part dans le P\u00e9rigord quand j\u2019appris, par un article de l\u2019excellent Serge Loupien dans <em>Lib\u00e9ration<\/em>, la mort de Ferr\u00e9 Grignard, en ao\u00fbt 1982. Il avait fini dans la mis\u00e8re apr\u00e8s un ultime come back rat\u00e9 et les Johnson qu\u2019il fumait \u00e0 la cha\u00eene lui avaient occasionn\u00e9 un cancer de la gorge. Exit Grignard, un homme libre qui avait toute sa vie br\u00fbl\u00e9 la chandelle par les deux bouts, sans jamais s\u2019\u00e9conomiser. Un musicien accompli et un po\u00e8te inspir\u00e9 qui aura insult\u00e9 le bourgeois et d\u00e9nonc\u00e9 l\u2019injustice jusqu\u2019\u00e0 en crever.<\/p>\n\n\n\n<p>Il n\u2019avait que 43 ans, mais en paraissait 70, troubadour post-atomique aux airs bourrus mais au c\u0153ur trop tendre pour ces temps maudits. Buvons tous \u00e0 la mort du clown psych\u00e9d\u00e9lique&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p><em>28 f\u00e9vrier 2022<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il est un peu connu pour son \u00ab&nbsp;My Crucified Jesus&nbsp;\u00bb, dont Hallyday commit une version sans cr\u00e9diter l\u2019original, un titre baptis\u00e9, \u00e0 contresens, \u00ab&nbsp;Cheveux Longs Et Id\u00e9es Courtes&nbsp;\u00bb. Pourtant, Grignard avec ses longs cheveux raides, ses lunettes rondes et sa barbe hirsute, aura \u00e9t\u00e9 un chanteur et un po\u00e8te important. 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