{"id":2605,"date":"2022-04-08T15:39:58","date_gmt":"2022-04-08T13:39:58","guid":{"rendered":"http:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2605"},"modified":"2022-04-08T15:46:04","modified_gmt":"2022-04-08T13:46:04","slug":"notes-de-lecture-25","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2605","title":{"rendered":"NOTES DE LECTURE (25)"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>RUDYARD KIPLING \u2013 <em>SIMPLES CONTES DES COLLINES<\/em> \u2013 Stock \/ Le livre de poche<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;Naturellement, il y a encore moi, mais je ne joue que le r\u00f4le du ch\u0153ur qui vient au dernier moment donner l\u2019explication des \u00e9v\u00e9nements&nbsp;\u00bb.<\/em> Une position de narrateur neutre dont Kipling ne se d\u00e9part pas tout au long de ces 18 nouvelles, qui vont rarement au-del\u00e0 de 10 pages, et qu\u2019on lit avec un sourire amus\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Kipling, ce vieux r\u00e9ac colonialiste, inscrit ses r\u00e9cits dans le cadre lointain de l\u2019arm\u00e9e des Indes au temps de la reine Victoria et d\u2019une Angleterre qui r\u00e9gnait encore sur les sept mers et sur les cinq continents. Des histoires pendables de militaires souvent obtus confront\u00e9s \u00e0 des populations indig\u00e8nes dont la malice matoise fait supporter la tyrannie coloniale. Avec une franche misogynie et un racisme latent en d\u00e9nominateurs communs \u00e0 toutes ces nouvelles.<\/p>\n\n\n\n<p>On retient surtout, \u00e0 travers des contes &#8211; dont on ne saisit pas toujours l\u2019int\u00e9r\u00eat faute sans doute d\u2019en ma\u00eetriser tous les \u00e9l\u00e9ments de contexte &#8211; une belle description des vies et m\u0153urs d\u2019une \u00e9poque r\u00e9volue servie par un humour tr\u00e8s anglais, m\u00eal\u00e9 d\u2019ironie et d\u2019understatement (euph\u00e9misme). Un humour qui rapproche Kipling de ses contemporains Ambrose Bierce (lire son fameux <em>Dictionnaire du diable<\/em>) ou de Mark Twain, de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 de l\u2019Atlantique. C\u2019est la m\u00eame ironie tant\u00f4t discr\u00e8te, tant\u00f4t f\u00e9roce.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais on retient aussi que Kipling est une sorte de Joseph Conrad qui aurait abandonn\u00e9 le drame et la gravit\u00e9 pour la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 et la farce, sauf peut-\u00eatre dans ses po\u00e8mes (<em>If<\/em>) ou dans ses \u0153uvres tardives. Mais ceci est une autre histoire, comme il le disait lui-m\u00eame si souvent. L\u2019expression est d\u2019ailleurs le titre de l\u2019un de ses livres.<\/p>\n\n\n\n<p>Terminons avec cette anecdote connue qui veut que son d\u00e9c\u00e8s, \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 70 ans, avait \u00e9t\u00e9 annonc\u00e9 pr\u00e9matur\u00e9ment dans les colonnes d\u2019un journal \u00e0 qui, gravement malade, il fit cette superbe r\u00e9ponse&nbsp;: <em>\u00ab&nbsp;je viens de lire que j\u2019\u00e9tais d\u00e9c\u00e9d\u00e9. N\u2019oubliez pas de me rayer de la liste de vos abonn\u00e9s&nbsp;\u00bb.<\/em> Le vachardMark Twain, encore lui, aurait pu lui faire \u00e9cho<em>&nbsp;: \u00ab&nbsp;je n\u2019ai pas assist\u00e9 \u00e0 son enterrement, mais j\u2019ai envoy\u00e9 une belle lettre pour dire combien j\u2019approuvais cette initiative&nbsp;\u00bb. <\/em>Fermez le ban&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p><strong>WILLIAM GOLDING<em> \u2013 SA MAJEST\u00c9 DES MOUCHES \u2013<\/em> Folio \/ Gallimard<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/illustration181.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2607\" width=\"579\" height=\"952\" srcset=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/illustration181.jpg 304w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/illustration181-182x300.jpg 182w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/illustration181-18x30.jpg 18w\" sizes=\"(max-width: 579px) 100vw, 579px\" \/><figcaption>vari\u00e9t\u00e9 de mouches clou\u00e9es comme des papillons, illustration Gabor Sittya<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Sa majest\u00e9 des mouches est un nom donn\u00e9 \u00e0 Belz\u00e9buth comme chef de d\u00e9mons dans les saintes \u00e9critures. William Golding, \u00e9crivain anglais mais aussi scientifique, a \u00e9crit une vingtaine de romans mais celui-l\u00e0 seul, sorti en France en 1956, a connu un certain succ\u00e8s et, accessoirement, une adaptation au cin\u00e9ma sous le titre \u00e9ponyme par Peter Brook, en 1963.<\/p>\n\n\n\n<p>Le th\u00e8me est connu&nbsp;: apr\u00e8s une catastrophe a\u00e9rienne dont on ignore tout, une quinzaine d\u2019enfants \u00e9lev\u00e9s dans les meilleurs coll\u00e8ges anglais se retrouvent \u00e9chou\u00e9s sur une \u00eele d\u00e9serte. Pass\u00e9 le plaisir de jouer \u00e0 Robinson Cruso\u00e9, les enfants d\u00e9cident de s\u2019organiser et c\u2019est Ralph qui devient le chef selon le rituel de la conque (shell en V.O). Celui qui tient la conque a la parole et organise le groupe, le d\u00e9bat et les activit\u00e9s. Ralph est second\u00e9 par Porcinet, un enfant ob\u00e8se, myope et asthmatique. Porcinet est sup\u00e9rieurement intelligent et c\u2019est en fait lui qui conseille le \u00ab&nbsp;prince&nbsp;\u00bb, mais sa physionomie et ses faiblesses en font un objet de moquerie. Car les enfants sont cruels, et le climat de libert\u00e9 totale et de permissivit\u00e9 dont ils jouissent sur l\u2019\u00eele accentue leurs travers.<\/p>\n\n\n\n<p>Le r\u00f4le principal de Ralph, en leader rationnel et sens\u00e9, est de veiller \u00e0 ce qu\u2019on fasse du feu et qu\u2019on l\u2019entretienne afin qu\u2019un bateau de passage puisse donner l\u2019alerte et les secourir. Il est persuad\u00e9 \u2013 et Porcinet l\u2019a convaincu \u2013 que leur salut repose sur ce feu perp\u00e9tuel, seul capable de les tirer d\u2019affaire.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais une autre bande s\u2019est form\u00e9e avec Jack \u00e0 sa t\u00eate, un gamin plut\u00f4t laid, stupide et violent. Lui a r\u00e9uni une bande de chasseurs \u2013 des gamins qui se peinturlurent le visage pour traquer les cochons et sangliers de l\u2019endroit \u2013 afin de subvenir aux besoins du groupe tout en jouant de sa force et de son autorit\u00e9 pour d\u00e9fier le pouvoir de Ralph, ou plut\u00f4t du trio Ralph, Porcinet et Simon, un gar\u00e7on hyper-sensible et courageux qui ira seul ratisser l\u2019\u00eele que l\u2019on soup\u00e7onne habit\u00e9e par un monstre.<\/p>\n\n\n\n<p>On comprend que l\u2019action se passe durant la seconde guerre mondiale quand un parachutiste s\u2019effondre dans l\u2019\u00eele, sa d\u00e9pouille mortelle \u00e9tant consid\u00e9r\u00e9e comme envoy\u00e9e du ciel en un signe divin. Il est d\u2019abord pris pour le monstre, une b\u00eate venue de l\u2019espace, et Jack attise les peurs. Simon, celui dont la sensibilit\u00e9 et la bont\u00e9 forment contraste avec la sauvagerie qui monte, est pris de folie et, \u00e0 la suite d\u2019un c\u00e9r\u00e9monial orgiaque, il se couvre du sang du mort avant de mourir noy\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Puis les deux clans s\u2019affrontent, Jack et ses chasseurs contre le duo form\u00e9 par Ralph et Porcinet, plus une poign\u00e9e de gamins qui leur sont rest\u00e9s fid\u00e8les. Porcinet est tu\u00e9 par un gamin cruel, ex\u00e9cuteur des basses \u0153uvres de Jack et Ralph se retrouve seul et traqu\u00e9 dans le cadre d\u2019une battue organis\u00e9e par Ralph, qui a vaincu. Les derni\u00e8res lignes racontent le sauvetage de Ralph \u2013 et des autres on suppose \u2013 par un navire qui a rep\u00e9r\u00e9 les fum\u00e9es d\u2019un feu mal \u00e9teint.<\/p>\n\n\n\n<p>Un long apologue \u2013 \u00e7a aurait pu faire l\u2019objet d\u2019une longue nouvelle tant les descriptions sont nombreuses et parfois languissantes \u2013 pour dire \u00e0 quel point la civilisation est pr\u00e9caire et la condition humaine tragique. La force et la violence plut\u00f4t que l\u2019intelligence et la solidarit\u00e9&nbsp;; la peur plut\u00f4t que la raison&nbsp;; la barbarie plut\u00f4t que le vivre ensemble et la communaut\u00e9. C\u2019est en anthropologue que Golding d\u00e9crit son petit groupe d\u2019enfants comme un entomologiste le ferait de fourmis ou de mouches, justement.<\/p>\n\n\n\n<p>Un roman d\u2019un pessimisme absolu donc, qui rappelle un peu <em>La ferme des animaux <\/em>d\u2019Orwell, cette fable sur le totalitarisme. On apprend par ailleurs qu\u2019une telle exp\u00e9rience a eu lieu, une quinzaine d\u2019enfants tonguiens ayant \u00e9chou\u00e9 sur une \u00eele \u00e0 la suite d\u2019une temp\u00eate ayant fait \u00e9chouer leur voilier. Pas d\u2019adultes ici. Ils se sont organis\u00e9s pour survivre, construisant des cabanes, cultivant des jardins et g\u00e9rant l\u2019eau potable, le tout pendant 15 mois et sans incidents &#8211; en bonne intelligence &#8211; avant d\u2019\u00eatre secourus et rendus \u00e0 leurs parents qui les croyaient morts.<\/p>\n\n\n\n<p>Comme quoi le pire n\u2019est jamais s\u00fbr et les romanciers voient tout en noir, souvent h\u00e9las avec raison.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>MICHEL TOURNIER \u2013 <em>LE VENT PARACLET <\/em>\u2013 Folio \/ Gallimard<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Autant avouer qu\u2019on n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 passionn\u00e9 par Michel Tournier, \u00e9crivain \u00e0 la mode dans les ann\u00e9es 1970, avec ses allures de vieux boy-scout, son sourire perp\u00e9tuel et son presbyt\u00e8re en banlieue. Tout cela respire le catho doucereux et un peu \u00e9nervant.<\/p>\n\n\n\n<p>Le paraclet ou le souffle de l\u2019esprit&nbsp;; les rosicruciens consid\u00e9raient qu\u2019il y avait eu le r\u00e8gne du p\u00e8re (avant J\u00e9sus-Christ), qu\u2019on vivait l\u2019\u00e8re du fils depuis sa crucifixion et qu\u2019il y aurait \u00e0 la toute fin le Paraclet, soit l\u2019av\u00e8nement du Saint-Esprit. Le livre, sorti en 1977, est pr\u00e9sent\u00e9 comme une autobiographie intellectuelle. Soit.<\/p>\n\n\n\n<p>Le bonhomme a n\u00e9anmoins une belle plume et une vaste culture, est-ce suffisant&nbsp;? Oui, car on s\u2019int\u00e9resse \u00e0 son enfance dans une famille de germanistes, \u00e0 son adolescence entre Bourgogne et Prusse orientale (T\u00fcbingen ou Koenigsberg, les villes universitaires de Kant et de Hegel), \u00e0 ses ann\u00e9es d\u2019\u00e9tudiants \u00e0 Normale Sup avec des condisciples comme Fran\u00e7ois Chatelet, Gilles Deleuze, Roger Nimier ou Claude Lanzman. On ne s\u2019y int\u00e9resse pas sp\u00e9cialement pour une attention d\u00e9mesur\u00e9e \u00e0 sa vie et son \u0153uvre, mais pour le style, les anecdotes et les \u00e9vocations de personnages singuliers. Pour la philosophie aussi, car notre homme est philosophe, frott\u00e9 de Spinoza, de Hegel, de Leibniz mais aussi de Bergson et de Bachelard. Passionn\u00e9 de musique \u00e9galement, allemande, va sans dire (Beethoven, Bach, Wagner\u2026). .<\/p>\n\n\n\n<p>Il rate son agr\u00e9gation et devient traducteur chez Plon puis est conseiller de la direction pour les programmes de la toute nouvelle <em>Europe n\u00b01<\/em>. Il voyage beaucoup et publie d\u00e9j\u00e0 des essais, mais il viendra tard au roman, ne pr\u00e9sentant ses manuscrits aux \u00e9diteurs qu\u2019une fois qu\u2019il les estime parfaits, ou \u00e0 tout le moins inattaquables.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Le vent paraclet<\/em> est aussi une sorte de making of de trois de ces romans, qu\u2019on peut donc se dispenser d\u2019avoir lu bien qu\u2019une certaine curiosit\u00e9 pour son \u0153uvre affleure au fil des pages.<\/p>\n\n\n\n<p>Trois romans&nbsp;: <em>Les m\u00e9t\u00e9ores<\/em>, <em>Le roi des aulnes<\/em> et <em>Vendredi ou les limbes du Pacifique<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Trois romans dont il raconte avec talent les origines, comment les id\u00e9es lui sont venues, comment il s\u2019est document\u00e9, o\u00f9 il est all\u00e9 visiter certains lieux\u2026 Tournier fonctionnait comme ces romanciers modernes qui ne se lancent pas dans un roman sans des brouettes de documentation. La pr\u00e9cision des faits y gagne ce que l\u2019imagination peut y perdre et un \u00e9crivain n\u2019est pas un historien, mais il y a des livres qui s\u2019enrichissent de la documentation et d\u2019autres qui s\u2019en \u00e9touffent.<\/p>\n\n\n\n<p>Chez Tournier, et quoi qu\u2019on en ait pas lu grand-chose, gageons qu\u2019elle donne \u00e0 ses fictions un solide terreau et que son style leur donne des ailes. Tournier, en plus de r\u00e9unir beaucoup de documentation, \u00e9crivait lentement et d\u00e9chirait beaucoup. Sa grande admiration est Flaubert, ce qui n\u2019est pas anodin, et il a beaucoup lu Giono, ce qui l\u2019est encore moins.<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi le m\u00eame Tournier, qui aurait d\u00fb devenir un germaniste \u00e9rudit ou un philosophe patent\u00e9, est devenu un \u00e9crivain singulier ayant r\u00e9ussi par la gr\u00e2ce de la litt\u00e9rature \u00e0 combiner germanisme, philosophie, musique et po\u00e9sie. Une prouesse, quand m\u00eame.<\/p>\n\n\n\n<p><em>7 avril 2022<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>RUDYARD KIPLING \u2013 SIMPLES CONTES DES COLLINES \u2013 Stock \/ Le livre de poche \u00ab&nbsp;Naturellement, il y a encore moi, mais je ne joue que le r\u00f4le du ch\u0153ur qui vient au dernier moment donner l\u2019explication des \u00e9v\u00e9nements&nbsp;\u00bb. Une position de narrateur neutre dont Kipling ne se d\u00e9part pas tout au long de ces 18&#8230;<\/p>\n<div class=\" [&hellip;]\"><a href=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2605\">Read More <i class=\"os-icon os-icon-angle-right\"><\/i><\/a><\/div>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2607,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[31,42],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2605"}],"collection":[{"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2605"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2605\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2610,"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2605\/revisions\/2610"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/2607"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2605"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2605"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2605"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}