{"id":2641,"date":"2022-04-22T16:51:29","date_gmt":"2022-04-22T14:51:29","guid":{"rendered":"http:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2641"},"modified":"2022-04-22T16:51:31","modified_gmt":"2022-04-22T14:51:31","slug":"johnny-viola-les-80-ans-de-john-cale","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2641","title":{"rendered":"JOHNNY VIOLA : LES 80 ANS DE JOHN CALE"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/illustration188.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2642\" width=\"576\" height=\"576\" srcset=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/illustration188.jpeg 225w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/illustration188-150x150.jpeg 150w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/illustration188-30x30.jpeg 30w\" sizes=\"(max-width: 576px) 100vw, 576px\" \/><figcaption>John Cale &#8211; <em>Facebook<\/em> &#8211; Portrait de l&rsquo;artiste en jeune homme <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>John Cale, alias Johnny Viola, le dandy gallois qui jouait de la viole \u00e9lectrique au sein du Velvet Underground de Lou Reed. Il a quitt\u00e9 le Velvet un peu apr\u00e8s Nico&nbsp;; Lou ne supportant pas que l\u2019on puisse lui faire de l\u2019ombre. Nico qu\u2019il a produit, avant les Stooges, Patti Smith ou les Modern Lovers. Il a sorti une douzaine d\u2019albums solo et presque autant de musiques de films. <em>\u00ab&nbsp;Un d\u00e9s\u00e9quilibr\u00e9, un homme heureux&nbsp;\u00bb<\/em>, comme disait de lui le critique rock Yves Adrien dans <em>Rock &amp; Folk<\/em>. Les gens heureux sont cens\u00e9s ne pas avoir d\u2019histoire mais lui en a une et une longue, qu\u2019on va essayer de r\u00e9sumer ci-dessous.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>John Davies Cale est n\u00e9 le 9 mars 1942 \u00e0 Garnant, Pays De Galles. Petit prodige, il joue d\u00e8s l&rsquo;enfance du piano et du violon et, \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de huit ans, a particip\u00e9 \u00e0 une \u00e9mission pour la <em>B.B.C.<\/em> Adolescent, il \u00e9crira un essai th\u00e9orique sur la composition musicale dans l\u2019\u0153uvre de Leonard Bernstein. Un tel talent pr\u00e9coce se remarque, et, \u00e0 lui qui s&rsquo;int\u00e9resse \u00e0 la musique contemporaine, ses ma\u00eetres conseillent \u00e0 ses parents de l&rsquo;envoyer \u00e0 New York, l\u00e0 o\u00f9 tout se joue dans ce domaine. En 1964, il est enr\u00f4l\u00e9 dans le Theatre Of Eternal Music de La Monte Young, p\u00e8re avec Terry Riley de la musique dod\u00e9caphonique dite encore atonale apr\u00e8s avoir \u00e9tudi\u00e9 avec Yannis Xenakis \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 du Massachusetts au d\u00e9but des ann\u00e9es 60. Sa voie semble trac\u00e9e. Sauf que Cale n&rsquo;a rien d&rsquo;un singe savant ob\u00e9issant \u00e0 ses mentors&nbsp;; il entend marier les explorations de la musique contemporaine \u00e0 la fureur du rock&rsquo;n&rsquo;roll. Parall\u00e8lement \u00e0 La Monte Young, il joue aussi avec Terry Riley, chef de file de l&rsquo;\u00e9cole hypno-r\u00e9p\u00e9titive new-yorkaise et s&rsquo;installe d\u00e9finitivement \u00e0 New York o\u00f9 il fr\u00e9quente des jeunes marginaux embarqu\u00e9s eux aussi dans le Theatre Of Eternal Music et dans sa nouvelle \u0153uvre&nbsp;: <em>The Dream Syndicate.<\/em> Tony Conrad est violoniste quand Walter De Maria joue des percussions avec Angus Mc Lise dans le syndicat du r\u00eave.<\/p>\n\n\n\n<p>John Cale et Lou Reed se sont rencontr\u00e9s \u00e0 Greenwich Village, en glandeurs esth\u00e8tes tous deux amateurs de musique et de litt\u00e9rature. Il serait h\u00e2tif de parler d&rsquo;amiti\u00e9, mais Cale accepte la proposition de Reed de faire partie des Primitives o\u00f9 il tiendra la basse. Amen\u00e9s par Cale, Conrad et De Maria se joignent au groupe avant de promptement faire machine arri\u00e8re apr\u00e8s quelques apparitions hasardeuses dans des centres commerciaux ou des lyc\u00e9es. Puis viendra un premier simple enregistr\u00e9 sous le nom de The Ostrich. L&rsquo;aventure aura au moins permis \u00e0 Reed et \u00e0 Cale de sympathiser, et Reed propose \u00e0 son nouvel ami de lui faire \u00e9couter certaines de ses compositions pour la marque Pickwick. La plupart sont jug\u00e9es sans int\u00e9r\u00eat, mais John Cale est subjugu\u00e9 par l&rsquo;une d&rsquo;elle&nbsp;: \u00ab&nbsp;Hero\u00efn&nbsp;\u00bb. <em>\u00ab&nbsp;Les morceaux que Lou avait \u00e9crits pour Pickwick n&rsquo;avaient rien de neuf ou d&rsquo;excitant. Puis il m&rsquo;a jou\u00e9 \u00ab&nbsp;Hero\u00efn&nbsp;\u00bb et \u00e7a m&rsquo;a renvers\u00e9. Les paroles et la musique \u00e9taient vraiment lubriques et d\u00e9vastatrices, et elles collaient parfaitement \u00e0 ma d\u00e9finition de la musique&nbsp;\u00bb.<\/em> John Cale, cit\u00e9 dans <em>Le Dictionnaire Du Rock \u2013 <\/em><em>2000 \u2013 Robert Laffont.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Alors que John Cale montre de plus en plus d&rsquo;int\u00e9r\u00eat pour le rock apr\u00e8s Dylan et l&rsquo;explosion de la pop anglaise, Lou Reed est flatt\u00e9 de constater qu&rsquo;un musicien issu du classique puisse s&rsquo;int\u00e9resser si peu que ce soit \u00e0 ses chansons. Mais, apr\u00e8s les d\u00e9parts de Conrad et De Maria ayant ponctu\u00e9 le triste \u00e9pisode Ostrich (lequel aura valu quand m\u00eame un passage du groupe \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision, chez Dick Clark), tout est \u00e0 refaire. Lou se rappelle au bon souvenir d&rsquo;un ancien condisciple en litt\u00e9rature de l&rsquo;universit\u00e9 de Syracuse, l&rsquo;un des rares de qui il est rest\u00e9 proche, Sterling Morrison, n\u00e9 le 29 ao\u00fbt 1942 \u00e0 East Meadow (\u00c9tat de New York). Morrison a d&rsquo;abord appris la trompette, avant de se passionner pour la guitare en \u00e9coutant les disques de Bo Diddley, de Chuck Berry ou de Jimmy Reed. Pour la batterie, John Cale fait appel \u00e0 Angus Mc Lise, un autre percussionniste (tablas) et po\u00e8te du Theatre Of Eternal Music, et il accepte de faire partie de l&rsquo;orchestre apr\u00e8s quelques h\u00e9sitations. Mc Lise vient de passer quelques ann\u00e9es en Inde et a fait des \u00e9tudes de musicologie&nbsp;; bien qu&rsquo;il le quittera vite, son influence sera importante sur le groupe et sa musique, lui donnant cet aspect r\u00e9p\u00e9titif et d\u00e9structur\u00e9. Plus question des Primitives, trop connot\u00e9s Ostrich. D\u00e9but 1965, le groupe s&rsquo;appellera les Warlocks puis les Falling Spikes, appellations \u00e9ph\u00e9m\u00e8res pr\u00e8-Velvet. Ils r\u00e9p\u00e8tent dans un petit appartement de Ludlow Street, et cr\u00e9ent notamment un nouveau morceau \u00e9voquant les pulsions f\u00e9tichistes&nbsp;: \u00ab&nbsp;Venus In Furs&nbsp;\u00bb, du nom du roman de Leopold Sacher-Masoch. De l&rsquo;aveu de Lou Reed, le titre est alors semblable \u00e0 un madrigal folk, la crudit\u00e9 du texte formant contraste avec une certaine joliesse musicale.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais c\u2019est l\u2019histoire du Velvet Underground qu\u2019on ne va pas raconter ici plus avant. Elle a \u00e9t\u00e9 suffisamment document\u00e9e. Qu\u2019on sache que Cale, apr\u00e8s avoir cosign\u00e9 le \u00ab&nbsp;Black Angel\u2019s Death Song&nbsp;\u00bb du premier album (celui \u00e0 la banane) a marqu\u00e9 de son empreinte le deuxi\u00e8me, <em>White light \/ White heat<\/em>, o\u00f9 son influence est d\u00e9terminante, tirant le groupe plus vers le son, le bruit et l\u2019improvisation que sur la chanson et la m\u00e9lodie. L\u2019album est sorti en janvier 1968 et Cale se voit signifier son cong\u00e9 quelques mois plus tard, apr\u00e8s une improbable tourn\u00e9e \u00ab&nbsp;coast to coast&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Lib\u00e9r\u00e9 du Velvet Underground, Cale produit le sublime <em>Marble index <\/em>de sa copine Nico, toujours en 1968. Il produira ses deux derniers albums, <em>Desertshore<\/em> (1970) et <em>The end<\/em> (1974). En 1969, c\u2019est lui qui est aussi \u00e0 l\u2019origine du son sale et m\u00e9tallique du premier album des Stooges, une tuerie dantesque qui annonce \u00e0 la fois le Heavy metal et le Punk-rock. Il y aura aussi, en 1975, le premier album d\u2019un lutin fac\u00e9tieux et surdou\u00e9 nomm\u00e9 Jonathan Richman (et ses Modern Lovers) puis la po\u00e9tesse Patti Smith et son <em>Horses<\/em>, avec Lenny Kaye \u00e0 la guitare, ex rock critique. Johnny Viola fera feu de tout bois (Siouxsie, Eno, Squeeze\u2026), mais ne n\u00e9glige pas une carri\u00e8re solo exceptionnelle.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle avait commenc\u00e9 avec <em>Vintage violence<\/em> en 1970, un superbe disque, encha\u00eenement parfait de chansons pop baroques et intimistes (on peut citer \u00ab&nbsp;Gideon\u2019s Bible&nbsp;\u00bb ou \u00ab&nbsp;Hello There&nbsp;\u00bb). Elle s\u2019\u00e9tait poursuivie avec <em>Church of anthrax,<\/em> en 1971, en collaboration avec Terry Riley, un m\u00e9lange d\u00e9tonnant de rock progressif et de musique contemporaine au contenu hypnotique et vertigineux. Un vortex de m\u00e9tal et de souffre. <em>The Academy in peril<\/em> (1972) est plus apais\u00e9, lorgnant vers la musique classique, l\u00e0 o\u00f9 John Cale se souvient avoir \u00e9t\u00e9 un jeune musicien prodige dans son Pays de Galles natal. Des \u00e9tudes au piano qui doivent autant \u00e0 Satie qu\u2019\u00e0 Brahms ou Debussy. La pochette, une suite de diapositives le repr\u00e9sentant, est \u00e0 nouveau l\u2019\u0153uvre de Warhol.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est en 1973 que Cale sort son chef-d\u2019\u0153uvre d\u00e9cadent, <em>Paris 1919<\/em>. Johnny Dandy appara\u00eet sur la pochette en costume vanille trois pi\u00e8ces et pompes deux tons, et ce concept-album nous conte l\u2019histoire d\u2019une fin de race britannique aspir\u00e9e par le foisonnement artistique de l\u2019Europe d\u2019apr\u00e8s la premi\u00e8re guerre mondiale. Du No\u00ebl des enfants au Pays de Galles jusqu\u2019\u00e0 l\u2019Antarctique (qui commence ici) en passant par l\u2019Andalousie, Paris, Shakespeare et Graham Greene. Admirable de bout en bout.<\/p>\n\n\n\n<p>La m\u00eame ann\u00e9e, on peut assister aux retrouvailles de Cale avec Lou Reed et Nico au Bataclan. Le retour du Velvet&nbsp;? Pas vraiment mais un concert m\u00e9morable. <em>Fear<\/em> est produit par Eno et Phil Manzanera, de Roxy Music, et c\u2019est dire que Cale est de plus en plus proche d\u2019un rock d\u00e9cadent qui a vu Bowie conqu\u00e9rir le monde. D\u00e9cadent \u00e0 sa fa\u00e7on, unique, dans un voyage musical au bord de la folie avec des acc\u00e8s de d\u00e9mence (\u00ab&nbsp;Gun&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;Ship Of Fools&nbsp;\u00bb) et des accalmies (le splendide \u00ab&nbsp;You Know More That I Know&nbsp;\u00bb). \u00ab&nbsp;Say fear is a man\u2019s best friend&nbsp;!&nbsp;\u00bb, hurle-t-il jusqu\u2019\u00e0 la naus\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>1975 est une ann\u00e9e prolifique avec deux albums au compteur. Cuir et Ray bans pour <em>Slow Dazzle<\/em> et son bouleversant hommage \u00e0 Brian Wilson (\u00ab&nbsp;Mr Wilson&nbsp;\u00bb) d\u2019entr\u00e9e, plus une reprise folle furieuse de \u00ab&nbsp;&nbsp;Heartbreak Hotel&nbsp;\u00bb et ce \u00ab&nbsp;Guts&nbsp;\u00bb plein de bruit et de fureur. Johnny got his gun. Camisole de force et trag\u00e9die grecque pour <em>Helen of troy<\/em>. Chris Spedding est cr\u00e9dit\u00e9 \u00e0 la guitare sur les deux albums, et le disque contient aussi ses tr\u00e9sors (\u00ab&nbsp;My Maria&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;I Keep A Close Watch&nbsp;\u00bb), sans parler d\u2019une reprise inattendue de Jimmy Reed (\u00ab&nbsp;Baby What You Want Me To Do?) et d\u2019une composition de Jonathan Richman (\u00ab&nbsp;Pablo Picasso&nbsp;\u00bb).<\/p>\n\n\n\n<p>On cl\u00f4ture la d\u00e9cennie avec un manifeste punk \u00e9poustouflant, cet <em>Animal justice<\/em> du feu de dieu. Avec un John Cale masqu\u00e9 au poteau d\u2019ex\u00e9cution et un \u00ab&nbsp;Hedda Gabler&nbsp;\u00bb (clin d\u2019\u0153il \u00e0 Ibsen) aussi lancinant que gla\u00e7ant. C\u2019est l\u2019\u00e9poque o\u00f9 il se produit sur sc\u00e8ne en d\u00e9capitant des poulets pendant \u00ab&nbsp;Chicken Shit&nbsp;\u00bb. Faut-il en rire&nbsp;? Un d\u00e9s\u00e9quilibr\u00e9 s\u00fbrement, un homme heureux&nbsp;? <em>Sabotage \/ Live<\/em>, en 1979, est enregistr\u00e9 au CBGB et en dit long sur les limites atteintes par Cale dans la violence, et dans la souffrance.<\/p>\n\n\n\n<p>La suite est moins flamboyante. On citera pour m\u00e9moire <em>Honi soit\u2026<\/em> (1981), <em>Music for a new society <\/em>(1982),<em> Caribbean sunset<\/em> (1983), <em>Artificial intelligence<\/em> (1985) ou encore l\u2019excellent <em>Words for the dying<\/em> en 1989 avec la fameuse <em>Falkland<\/em><em>s<\/em><em> suite<\/em>, enregistr\u00e9e avec des orchestres symphoniques aussi bien \u00e0 Moscou qu\u2019\u00e0 Londres. On n\u2019oubliera pas non plus l\u2019hommage \u00e0 Andy Warhol enregistr\u00e9 avec Lou Reed, l\u2019\u00e9mouvant et cr\u00e9pusculaire <em>Songs for Drella<\/em> qui prouve que les deux amis n\u2019avaient rien perdu de leur g\u00e9nie \u2013 c\u2019est le mot qui convient \u2013 dans les ann\u00e9es 1990. On a pu le voir en concert en 1996 avec orchestre symphonique dans un r\u00e9pertoire classique comme on l\u2019avait vu plusieurs fois dans les ann\u00e9es 1970 avec un killer band d\u00e9vastateur. Avec un \u00e9gal bonheur.<\/p>\n\n\n\n<p>Plus de place pour parler de ses musiques de films qui avaient commenc\u00e9 avec Paul Morrissey au d\u00e9but des ann\u00e9es 1970 (dont <em>Heat,<\/em> avec le beau Joe d\u2019Alessandro) et qui ont ensuite accompagn\u00e9 des \u0153uvres de Jonathan Demme, Olivier Assayas, Philippe Garrel ou Xavier Beauvois, entre beaucoup d\u2019autres.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est maintenant le portrait de l\u2019artiste en vieil homme qu\u2019il faut tirer avec, esp\u00e9rons-le, une forme de sagesse qu\u2019il aura su puiser chez Terry Riley, chez John Cage, son presque homonyme, et dans les philosophies orientales&nbsp;; lui l\u2019\u00e9corch\u00e9 vif, le masochiste, le lunatique, l\u2019h\u00e9ro\u00efnomane qu\u2019on aimerait imaginer heureux avant le grand sommeil. Lui, John Cale, le po\u00e8te musicologue, l\u2019un des tous derniers grands hommes de ces temps qui en comptent assez peu.<\/p>\n\n\n\n<p><em>13 avril 2022<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>John Cale, alias Johnny Viola, le dandy gallois qui jouait de la viole \u00e9lectrique au sein du Velvet Underground de Lou Reed. Il a quitt\u00e9 le Velvet un peu apr\u00e8s Nico&nbsp;; Lou ne supportant pas que l\u2019on puisse lui faire de l\u2019ombre. 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