{"id":2661,"date":"2022-05-05T16:28:06","date_gmt":"2022-05-05T14:28:06","guid":{"rendered":"http:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2661"},"modified":"2022-05-05T16:28:09","modified_gmt":"2022-05-05T14:28:09","slug":"notes-de-lecture-26","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2661","title":{"rendered":"NOTES DE LECTURE (26)"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>PAUL AUSTER \u2013 <em>LA MUSIQUE DU HASARD<\/em> \u2013 Babel&nbsp;\/ Actes Sud<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>De Paul Auster, je ne connaissais qu\u2019un polar paru sous le titre fran\u00e7ais de <em>Fausse balle <\/em>et \u00e9crit sous le pseudonyme de Paul Benjamin. Puis on m\u2019a beaucoup parl\u00e9 de cet auteur souvent d\u00e9crit comme une sorte de Franz Kafka new-yorkais. Quelque part entre Jerome Charyn et William Styron.<\/p>\n\n\n\n<p>En tout cas, les th\u00e8mes romanesques dont joue Auster tournent autour du hasard, de l\u2019absurdit\u00e9, de l\u2019identit\u00e9. Sans faire montre d\u2019un style remarquable, il a une imagination fertile qui lui permet de construire des romans captivants qui vous font tourner les pages \u00e0 vitesse grand V.<\/p>\n\n\n\n<p><em>La Musique du hasard<\/em> est assez r\u00e9v\u00e9lateur de l\u2019univers de Paul Auster. Nashe, un ex pompier de Boston devenu drop-out depuis qu\u2019il a gagn\u00e9 \u00e0 la loterie, passe sa vie sur les routes, loin de sa femme qui l\u2019a quitt\u00e9 et de sa fille dont il d\u00e9plore l\u2019absence. Il prend en stop Jack Pozzi, un joueur professionnel qui vient de se faire agresser \u00e0 la suite d\u2019une partie ayant mal tourn\u00e9. Les deux s\u2019associent pour une ultime partie o\u00f9 Jack doit plumer deux milliardaires du New Jersey dont la marotte est de construire des maquettes d\u2019un village id\u00e9al qui les fait retomber en enfance.<\/p>\n\n\n\n<p>La partie se passe mal, et les deux milliardaires, qui disent avoir pris des le\u00e7ons aupr\u00e8s d\u2019un joueur professionnel, finissent par plumer Pozzi et donc Nashe qui lui sert de financeur. Nashe va jusqu\u2019\u00e0 jouer sa voiture et ils boivent le calice jusqu\u2019\u00e0 la lie, jusqu\u2019\u00e0 la ruine. Pour obtenir le paiement, les deux milliardaires \u2013 Flower et Stone \u2013 proposent \u00e0 Pozzi et \u00e0 Nashe de construire un mur dans leur propri\u00e9t\u00e9 \u00e0 partir de pierres amen\u00e9es par eux d\u2019un ch\u00e2teau \u00e9cossais qu\u2019ils avaient l\u2019intention de reb\u00e2tir \u00e0 l\u2019identique aux \u00c9tats-Unis, comme certains milliardaires ont reproduit la Tour Eiffel ou Buckingham Palace.<\/p>\n\n\n\n<p>Ils sont donc employ\u00e9s \u00e0 amasser des pierres et \u00e0 construire un mur jusqu\u2019au remboursement total de leur dette et sont supervis\u00e9s par un contrema\u00eetre, Calvin Murks. Des travaux forc\u00e9s qui doivent durer six mois. Au bout de leur peine, Flower et Stone corsent l\u2019addition en leur faisant payer tous les services (nourriture, alcools, prostitu\u00e9e) qu\u2019ils ont pu r\u00e9clamer. Pozzi est fou de rage et il s\u2019enfuit avec la complicit\u00e9 de Nashe qui se dit qu\u2019il doit rester l\u00e0 pour finir d\u2019honorer la dette, malgr\u00e9 tout. Affaire d\u2019honneur.<\/p>\n\n\n\n<p>Pozzi est retrouv\u00e9 le lendemain \u00e0 demi-mort et Murks le conduit aux urgences. Nashe soup\u00e7onne le neveu du contrema\u00eetre \u2013 Floyd &#8211; une brute d\u00e9bile, d\u2019avoir ex\u00e9cut\u00e9 Pozzi. D\u00e8s lors, Nashe m\u00e8ne une enqu\u00eate pour savoir ce qu\u2019est devenu son ami et il veut le venger. Il fait revenir la prostitu\u00e9e qu\u2019il avait fait venir pour Pozzi. Tout cela finira mal, on s\u2019en doute.<\/p>\n\n\n\n<p>Une intrigue bien men\u00e9e et des aper\u00e7us int\u00e9ressants sur la psychologie humaine, jusqu\u2019\u00e0 y introduire la confusion et la folie. C\u2019est men\u00e9 avec brio, m\u00eame si on voit parfois les ficelles, mais on ne peut que s\u2019incliner devant l\u2019imagination et le savoir-faire de l\u2019auteur. Un grand romancier, \u00e0 d\u00e9faut d\u2019\u00eatre un grand \u00e9crivain.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>LUCIEN BODAR<\/strong><strong>D<\/strong> \u2013 <em><strong>ANNE-MARIE<\/strong><\/em> \u2013 <strong>Grasset<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Bodard, en voil\u00e0 un \u00e9crivain&nbsp;! On le conna\u00eet un peu pour avoir \u00e9t\u00e9 l\u2019une des grandes plumes du <em>France Soir<\/em> de Pierre Lazareff comme grand reporter en Indochine, sous domination fran\u00e7aise puis en Alg\u00e9rie, au Vietnam et en Am\u00e9rique latine. Avec quelques autres (Joseph Kessel, Henri de Turenne ou Jean Lart\u00e9guy), il donnait un peu de relief \u00e0 un quotidien populaire qui allait devenir \u2013 sous Hersant \u2013 un torchon \u00e0 peine digne de la presse de caniveau anglaise.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est l\u2019histoire du petit Lulu, un enfant arrach\u00e9 \u00e0 sa Chine natale o\u00f9 son p\u00e8re est vice-consul de France. Il d\u00e9barque \u00e0 Paris avec Anne-Marie, sa m\u00e8re, qui a d\u00e9cid\u00e9 de le \u00ab&nbsp;d\u00e9chinoiser&nbsp;\u00bb et d\u2019en faire un petit lord \u00e0 l\u2019anglaise. On apprend plus tard, par une longue lettre du consul \u00e0 son \u00e9pouse, que le couple bat de l\u2019aile et que le d\u00e9part d\u2019Anne-Marie sert aussi ses propres ambitions.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est une paysanne du Poitou qui a fait un beau mariage mais qui s\u2019ennuie en Chine et elle a l\u2019intention de se m\u00ealer \u00e0 la vie mondaine, de faire fructifier son carnet d\u2019adresses et de multiplier ses relations. En cela, le fils est plut\u00f4t un obstacle et, apr\u00e8s une premi\u00e8re partie, truculente, consacr\u00e9e \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e \u00e0 Paris dans un h\u00f4tel 4 \u00e9toiles, c\u2019est ensuite le pensionnat pour riches que nous d\u00e9peint Lulu et c\u2019est du Dickens. Lulu qui revient \u00e0 sa m\u00e8re pour les vacances et qui parcourt avec elle les salons o\u00f9 l\u2019on cause et o\u00f9 l\u2019on joue au Mahjong, sous la protection d\u2019un brillant diplomate \u2013 Andr\u00e9 \u2013 chass\u00e9 de Chine \u00e0 la suite d\u2019un scandale financier &#8211; et de sa femme Edm\u00e9e, une intrigante qui se r\u00eave en reine du Tout-Paris.<\/p>\n\n\n\n<p>Le roman a obtenu le Goncourt en 1981, distinction amplement m\u00e9rit\u00e9e. Bodard est un peu l\u2019\u00e9quivalent fran\u00e7ais de Henry Miller et son \u00e9criture torrentielle laisse pantois. Il n\u2019y a pas de d\u00e9coupage en chapitre et on a l\u2019impression de parcourir un fleuve sauvage, avec ses m\u00e9andres et ses rapides. Le Yang Ts\u00e9 Kiang&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Bodard a le sens de la bouffonnerie et de l\u2019h\u00e9naurme \u00e0 la C\u00e9line, tout en ayant la pr\u00e9cision photographique des souvenirs \u00e0 la Proust, deux p\u00f4les de la litt\u00e9rature fran\u00e7aise qu\u2019on a tendance habituellement \u00e0 opposer (se souvenir de ce que C\u00e9line disait de Proust&nbsp;: \u00ab&nbsp;400 pages pour d\u00e9couvrir que Totor encule Tatave!&nbsp;\u00bb). \u00c9l\u00e9gant.<\/p>\n\n\n\n<p>On a souvent reproch\u00e9 \u00e0 Bodard, surtout chez les gauchistes, d\u2019\u00eatre un nostalgique de l\u2019ancienne Chine, celle d\u2019avant Mao. C\u2019est en fait le territoire de l\u2019enfance que regrettait Bodard, une enfance merveilleuse qui s\u2019ach\u00e8ve avec la France et que Anne-Marie, la m\u00e8re idol\u00e2tr\u00e9e, enterre d\u00e9finitivement. On a rarement chant\u00e9 avec plus d\u2019\u00e9motion l\u2019amour d\u00e9vorant d\u2019un fils pour sa m\u00e8re, qui ne le m\u00e9rite m\u00eame pas.<\/p>\n\n\n\n<p>En fait, Bodard est un grand m\u00e9lancolique doubl\u00e9 d\u2019un mandarin, et c\u2019est aussi un surdou\u00e9 de la plume, un magicien du verbe. Un sage projet\u00e9 dans les trag\u00e9dies du si\u00e8cle. Comme Daudet proposait de le faire avec <em>Le petit chose<\/em>, pleurons avec le petit Lulu.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>MAURICE BLANCHOT \u2013 <em>LAUTR\u00c9AMONT ET SADE<\/em> \u2013 10 \/ 18<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/illustration192.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2663\" width=\"575\" height=\"962\" srcset=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/illustration192.jpg 299w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/illustration192-179x300.jpg 179w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/illustration192-18x30.jpg 18w\" sizes=\"(max-width: 575px) 100vw, 575px\" \/><figcaption>Lautr\u00e9amont vu par Andr\u00e9 Masson en couverture de l&rsquo;\u00e9dition de poche en 10\/18<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Autant le dire d\u2019embl\u00e9e, on n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s \u00e9pris de Blanchot qu\u2019on a tendance \u00e0 confondre avec Ren\u00e9 Char, aussi obscurs et herm\u00e9tiques l\u2019un et l\u2019autre. D\u2019autant que le pass\u00e9 &#8211; la jeunesse &#8211; de Blanchot fait clairement \u00e9tat de sympathies d\u2019extr\u00eame-droite, m\u00eame s\u2019il a pu s\u2019amender par la suite. Enfin bref, pas notre tasse de th\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>On fera une exception pour ce livre qui fait penser aux essais litt\u00e9raires de Roland Barthes, avec une langue aussi belle et un esprit analytique aussi p\u00e9n\u00e9trant.<\/p>\n\n\n\n<p>Sade d\u2019abord, sur lequel Barthes a \u00e9galement \u00e9crit. L\u00e0 o\u00f9 Barthes justement insistait sur le c\u00f4t\u00e9 r\u00e9p\u00e9titif, obsessionnel et lassant de Sade plus que sur le catalogue des perversions sexuelles dont il abreuve ses r\u00e9cits&nbsp;; Blanchot analyse les rapports de l\u2019auteur avec Dieu, avec la nature, avec l\u2019homme. Sade d\u00e9teste par-dessus tout Dieu en tant que cr\u00e9ateur de la nature et des hommes. Le surhomme sadien (ou sadique) entend s\u2019affranchir de Dieu et affranchir les hommes puissants au-del\u00e0 des lois de la nature et de toute morale. C\u2019est ainsi que libertins et libertines s\u2019emploient \u00e0 prendre du plaisir avec des ing\u00e9nues ou des gens du peuple, la jouissance allant jusqu\u2019\u00e0 la mise \u00e0 mort. Sade vu sous l\u2019angle de la puissance infinie.<\/p>\n\n\n\n<p>Comment Sade a-t-il pu avoir des sympathies pour la r\u00e9volution&nbsp;? En fait, c\u2019est un parano\u00efaque m\u00e9galomane qui consid\u00e8re le peuple comme une entit\u00e9 abstraite juste bonne \u00e0 satisfaire aux n\u00e9cessit\u00e9s et aux plaisirs d\u2019une clique d\u2019aristocrates, de nobliaux et d\u2019aventuriers. Blanchot ne dit pas tout cela et c\u2019est moi qui souligne mais ce qu\u2019il dit, c\u2019est que son go\u00fbt pour la r\u00e9volution vient de ce qu\u2019il d\u00e9testait l\u2019ordre \u00e9tabli et aimait le bas peuple, celui que Marx appellera le lumpen.<\/p>\n\n\n\n<p>Si Sade a pu s\u00e9duire les surr\u00e9alistes par la libert\u00e9 de ton, le parfum de scandale, le style moderne et les th\u00e8mes choisis, la vraie nature de Sade est montr\u00e9e, par m\u00e9taphore, dans le dernier film de Pasolini \u2013 <em>Salo <\/em>\u2013 o\u00f9 des fascistes en d\u00e9route se livrent \u00e0 leurs instincts sadiques dans un ch\u00e2teau (d\u2019\u00c9ros) de la R\u00e9publique de Salo. Entre le Sade libertin-libertaire et le Sade pr\u00e9curseur du fascisme, Blanchot ne choisit pas, se contentant de recenser les th\u00e8mes, les personnages et les obsessions. Un brillant travail d\u2019analyse.<\/p>\n\n\n\n<p>S\u2019il consacre une centaine de pages \u00e0 Sade, c\u2019est Lautr\u00e9amont qui se taille la part du lion (200 pages). Un Lautr\u00e9amont d\u00e9cortiqu\u00e9, phrases apr\u00e8s phrases, chants apr\u00e8s chants. Comme pour Sade, l\u2019affaire est hautement sexuelle avec des phantasmes \u00e9rotiques recouverts par des m\u00e9taphores animali\u00e8res. Maldoror, c\u2019est aussi la lutte avec Dieu et on a eu t\u00f4t fait de le rapprocher de Satan, l\u2019adversaire. Sauf que Maldoror est hant\u00e9 par le remord du mal qu\u2019il fait.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019autres se sont frott\u00e9s au myst\u00e8re Lautr\u00e9amont, de Bachelard \u00e0 Julien Gracq, mais Blanchot ajoute encore au myst\u00e8re d\u2019un po\u00e8te mort \u00e0 24 ans apr\u00e8s avoir \u00e9crit le chef-d\u2019\u0153uvre qui sera la bible de toutes les \u00e9coles litt\u00e9raires modernes. Les Lefr\u00e8re ont bien document\u00e9 la vie et l\u2019\u0153uvre d\u2019Isidore Ducasse, son enfance \u00e0 Tarbes, son adolescence \u00e0 Montevideo et sa vie d\u2019homme dans une chambre d\u2019h\u00f4tel de la rue Notre-Dame-des-Victoires.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u00e0 aussi, un travail minutieux, une analyse p\u00e9n\u00e9trante et des vues originales sur un Lautr\u00e9amont qu\u2019on s\u2019efforce de pr\u00e9senter non comme un g\u00e9nie litt\u00e9raire issu du n\u00e9ant, mais comme un homme au pass\u00e9 trouble, ingu\u00e9rissable de son enfance et dont la vie est le livre. Th\u00e8me apr\u00e8s th\u00e8me, il isole les \u00e9l\u00e9ments biographiques, \u00e9voque les rapports \u00e0 l\u2019imaginaire, \u00e0 Dieu, \u00e0 la folie et \u00e0 la mort tout en d\u00e9busquant des influences dans la bible (<em>l\u2019Apocalypse selon Saint-Jean<\/em>), Dante, Shakespeare ou Baudelaire. Il est mort en 1870 et n\u2019a pas connu Rimbaud. Blanchot consacre des chapitres \u00e0 la construction du livre (en tourbillon), aux m\u00e9tamorphoses (animales notamment) \u00e0 l\u2019ironie et au mouvement vers l\u2019inconnu.<\/p>\n\n\n\n<p>Peut-\u00eatre un peu trop analytique justement cet essai o\u00f9 les auteurs sont diss\u00e9qu\u00e9s jusqu\u2019\u00e0 l\u2019os, ce qui honore la critique litt\u00e9raire et les sciences humains, mais au d\u00e9triment de la po\u00e9sie et du myst\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p><em>24 avril 2022<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>PAUL AUSTER \u2013 LA MUSIQUE DU HASARD \u2013 Babel&nbsp;\/ Actes Sud De Paul Auster, je ne connaissais qu\u2019un polar paru sous le titre fran\u00e7ais de Fausse balle et \u00e9crit sous le pseudonyme de Paul Benjamin. Puis on m\u2019a beaucoup parl\u00e9 de cet auteur souvent d\u00e9crit comme une sorte de Franz Kafka new-yorkais. 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