{"id":2713,"date":"2022-06-01T19:48:52","date_gmt":"2022-06-01T17:48:52","guid":{"rendered":"http:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2713"},"modified":"2022-06-01T19:48:54","modified_gmt":"2022-06-01T17:48:54","slug":"notes-de-lecture-28","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2713","title":{"rendered":"NOTES DE LECTURE (28)"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>SIMON LEYS \u2013 <em>LES HABITS NEUFS DU PR\u00c9SIDENT MAO<\/em> \u2013 Champ Libre<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>On n\u2019est ni sinologue et ni sp\u00e9cialement attir\u00e9 par la Chine, mais ce livre est passionnant. Simon Leys, lui, est sinologue, un sinologue belge (n\u00e9 Jean Rykmans, il doit son nom de plume \u00e0 un personnage de Victor Segalen) f\u00e2ch\u00e9 avec l\u2019universit\u00e9 fran\u00e7aise et qui a pass\u00e9 le plus clair de son temps en Australie.<\/p>\n\n\n\n<p>Leys a publi\u00e9 ce ma\u00eetre livre chez l\u2019\u00e9diteur situationniste L\u00e9bovici (G\u00e9rard) en 1971. Il s\u2019agit d\u2019une plong\u00e9e historique dans la r\u00e9volution culturelle ou la reconqu\u00eate du pouvoir par Mao entre d\u00e9cembre 1965, le lancement, et l\u2019\u00e9t\u00e9 1969, le IX\u00b0 congr\u00e8s en pr\u00e9lude \u00e0 la diplomatie dite du ping-pong (reprise du dialogue avec les \u00c9tats-Unis pour contenir l\u2019ennemi commun, l\u2019U.R.S.S) et \u00e0 la liquidation des derniers r\u00e9volutionnaires en m\u00eame temps que la r\u00e9habilitation des cadres honnis par les gardes rouges.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019histoire commence avec les Cent fleurs (1957) et, l\u2019ann\u00e9e d\u2019apr\u00e8s, Le grand bond en avant, qui a d\u00e9vast\u00e9 les campagnes et Mao est mis en minorit\u00e9 au sein du Parti. L\u2019homme de la longue marche et de la victoire contre les nationalistes r\u00e9fugi\u00e9s \u00e0 Formose paie ses erreurs de jugement et ses fautes politiques. On l\u2019a dit, Le grand bond en avant a ruin\u00e9 l\u2019agriculture et Mao a cru pouvoir imposer le mod\u00e8le sovi\u00e9tique \u00e0 une \u00e9conomie encore essentiellement agricole. Jusqu\u2019en 1965, Mao va ronger son frein et, s\u2019il est toujours consid\u00e9r\u00e9 comme un h\u00e9ros de la patrie, il ne p\u00e8se plus rien politiquement.<\/p>\n\n\n\n<p>La r\u00e9volution culturelle va lui permettre de rebondir et de liquider ses ennemis, au sein du parti, du comit\u00e9 central, du bureau politique et du congr\u00e8s. Il va s\u2019appuyer sur l\u2019arm\u00e9e, dirig\u00e9e par son fid\u00e8le Lin Piao et va contourner P\u00e9kin, qui ne lui est pas acquis, pour mener sa r\u00e9volution depuis Shanghai. Le pouvoir est au bout du fusil, disait-il, et l\u2019arm\u00e9e lui fait all\u00e9geance ainsi que les petits paysans et les jeunes, lyc\u00e9ens et universitaires, s\u00e9duits par son radicalisme. Ils seront les premiers gardes rouges appel\u00e9s \u00e0 faire \u00ab&nbsp;feu sur le quartier g\u00e9n\u00e9ral&nbsp;\u00bb. Mao s\u2019occupe de l\u2019id\u00e9ologie et de la ligne politique quand Lin Piao tient l\u2019arm\u00e9e en respect et que Zou Enla\u00ef s\u2019occupe de l\u2019intendance, c\u2019est-\u00e0-dire de l\u2019\u00e9conomie (agriculture, industrie et production).<\/p>\n\n\n\n<p>L\u00e0 o\u00f9 le livre de Leys est passionnant, c\u2019est quand il d\u00e9crit les m\u00e9canismes subtils par lesquels Mao fait en sorte que tout change pour que rien ne change. Il commence \u00e0 purger les cadres r\u00e9visionnistes que sont Liu Shao Shi ou Deng Xia Ping, d\u00e9sign\u00e9s \u00e0 la vindicte des gardes rouges mais, en m\u00eame temps, il flatte les militaires et r\u00e9habilite les cadres disgraci\u00e9s en 1966 pour mener la triple union (ou la triple alliance) avec des militaires, des cadres r\u00e9gionaux et des rebelles. Ces-derniers seront ensuite sacrifi\u00e9s et Mao les aura utilis\u00e9s comme Hitler ses S.A. \u00ab&nbsp;Tout le monde \u00e0 la campagne&nbsp;\u00bb, ce qui lui permettra de mettre hors d\u2019\u00e9tat de nuire les gauchistes \u00e0 la plus grande satisfaction des militaires et des bureaucrates. La r\u00e9volution culturelle, c\u2019est la th\u00e8se de Leys, n\u2019aura \u00e9t\u00e9 qu\u2019un mouvement brownien orchestr\u00e9 pour se r\u00e9approprier un pouvoir contest\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Leys \u00e9crit en introduction que, \u00e0 l\u2019instar d\u2019Hitler, peintre rat\u00e9, Mao, po\u00e8te rat\u00e9, a noy\u00e9 ses frustrations d\u2019artiste dans l\u2019oc\u00e9an de l\u2019ego et du pouvoir. On va lui reprocher d\u2019avoir colport\u00e9 les ragots des journalistes am\u00e9ricains bas\u00e9s \u00e0 Hong Kong et de ne pas citer ses sources. Pourtant, la fa\u00e7on dont il d\u00e9cortique les \u00e9ditoriaux de la presse chinoise et la mani\u00e8re dont il d\u00e9crit les congr\u00e8s et et batailles politiques sont des mod\u00e8les du genre. En fait, les maos fran\u00e7ais lui en veulent d\u2019avoir d\u00e9mystifi\u00e9 la Chine de Mao, comme les Souvarine, Rosset et les trotskistes avaient d\u00e9nonc\u00e9 les crimes de Staline. Pasqualini dans son <em>&nbsp;Prisonnier de Mao<\/em> portera l\u2019estocade et les maos pourront passer \u00e0 autre chose (\u00e0<em> Lib\u00e9ration<\/em>, au Medef ou au rotary, comme l\u2019\u00e9crivait Guy Hocquengheim?).<\/p>\n\n\n\n<p>En tout cas, on a l\u00e0 un document exceptionnel par son \u00e9criture fine et \u00e9l\u00e9gante pour un ouvrage historique qui se lit comme un roman&nbsp;; un roman tragique o\u00f9 c\u2019est tout le peuple chinois qu\u2019on pi\u00e9tine sous le talon de fer du totalitarisme. Exemplaire&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p><strong>LOUIS-FERDINAND C\u00c9LINE \u2013 <em>GUERRE<\/em> \u2013 Gallimard<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/illustration202.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2714\" width=\"576\" height=\"323\" srcset=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/illustration202.jpg 410w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/illustration202-300x168.jpg 300w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/illustration202-30x17.jpg 30w\" sizes=\"(max-width: 576px) 100vw, 576px\" \/><figcaption>Retour de la C\u00e9linemania ? Illustration<em> Politis<\/em> (avec leur aimable autorisation).<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Un in\u00e9dit de C\u00e9line. On conna\u00eet l\u2019\u00e9trange histoire de ces manuscrits confi\u00e9s \u00e0 l\u2019ex journaliste de <em>Lib\u00e9ration<\/em> Jean-Pierre Thibaudat, apr\u00e8s la mort de la veuve, avec obligation pour lui de garder le secret.<\/p>\n\n\n\n<p>On craignait un nouveau pamphlet antis\u00e9mite de l\u2019ermite de Meudon, des d\u00e9gueulis litt\u00e9raire de va-de-la-gueule haineux et aigri. Et non, c\u2019est plut\u00f4t aux premiers C\u00e9line (<em>Le voyage au bout de la nuit<\/em> et <em>Mort \u00e0 cr\u00e9dit<\/em>) que ce bouquin nous ram\u00e8ne. Autant dire qu\u2019on se r\u00e9gale, m\u00eame si tout cela fait un peu brouillon. Mais un bon brouillon, quand m\u00eame.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019histoire de Ferdinand encore et, d\u00e8s les premi\u00e8res pages, on marche et on ne l\u00e2che plus ce r\u00e9cit torrentiel. Ferdinand donc, h\u00e9b\u00e9t\u00e9 apr\u00e8s avoir perdu sa compagnie quelque part autour d\u2019Ypres. Ils sont tous morts et les souvenirs entrem\u00ealent, dans la brume. Il erre dans la campagne avec une balle dans l\u2019oreille et un bras en charpie. La t\u00eate (\u00ab&nbsp;la t\u00e9t\u00e8re&nbsp;\u00bb) ne va pas mieux. On croirait, pour les premi\u00e8res pages, lire <em>Le fid\u00e8le Berger<\/em>, un livre sur le m\u00eame th\u00e8me d\u2019Alexandre Vialatte.<\/p>\n\n\n\n<p>Puis c\u2019est l\u2019h\u00f4pital de Peurdu sur la Lys (en fait Hazebrouck) o\u00f9 les bless\u00e9s arrivent comme des plaies b\u00e9antes, le reste de leur conscience se demandant s\u2019ils vont \u00eatre autoris\u00e9s \u00e0 s\u2019allonger sur un lit ou directement enferm\u00e9s dans un cercueil.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 Peurdu, Ferdinand fait la connaissance de B\u00e9bert, qui s\u2019appellera Cascade un peu plus tard. Un prox\u00e9n\u00e8te qui fait marner Ang\u00e8le, mais la garce s\u2019affranchira de lui en le d\u00e9non\u00e7ant pour s\u2019\u00eatre volontairement mutil\u00e9, ce qui lui vaudra le peloton d\u2019ex\u00e9cution. En plus, on a droit \u00e0 des sc\u00e8nes hilarantes avec la Lespinasse, une infirmi\u00e8re saute-au-paf, toujours pr\u00eate \u00e0 pratiquer une branlette ou une fellation sur les val\u00e9tudinaires. Et puis, il y a les sorties en ville avec B\u00e9bert et leurs petites aventures et ce d\u00e9jeuner chez des amis de ses parents \u00e0 l\u2019occasion de la remise de sa m\u00e9daille militaire offerte par Joffre. Un grand moment c\u00e9linien o\u00f9 l\u2019h\u00e9naurme le dispute \u00e0 la bouffonnerie. Puis il s\u2019acoquine avec l\u2019Ang\u00e8le et un micheton anglais leur permet de partir pour Londres.<\/p>\n\n\n\n<p>Voil\u00e0, <em>Guerre<\/em> est le premier volet d\u2019une longue s\u00e9rie, nous dit-on, et il sera suivi de <em>Londres<\/em> avant d\u2019autres. \u00c0 chaque fois, ce sera passez la monnaie, plut\u00f4t que d\u2019\u00e9diter un gros livre une fois pour toutes. D\u2019autant que la pr\u00e9sente \u00e9dition est \u00e9maill\u00e9e de mots manquants, illisibles, de variantes, de constructions de phrases parfois approximatives. Mais bon, un bon brouillon, on vous dit.<\/p>\n\n\n\n<p>N\u2019emp\u00eache, c\u2019est du C\u00e9line de la bonne \u00e9poque, m\u00eame si loin de ses premiers chefs-d\u2019\u0153uvre, et on se prend \u00e0 voir dans le bonhomme un vrai po\u00e8te, au d\u00e9tour d\u2019une phrase ou d\u2019une description bucolique. Car, au-del\u00e0 de l\u2019\u00e9crivain jouant les demi-durs et de son langage de marlou parfois un peu surjou\u00e9, on a \u00e0 faire \u00e0 un po\u00e8te, un vrai.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>BOILEAU-NARCEJAC \u2013 <em>MALDONNE<\/em> \u2013 Hachette \/ Le livre de poche<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai lu pas mal de Boileau-Narcejac dans ma jeunesse, des r\u00e9cits effrayants men\u00e9s de mains de ma\u00eetre, comme ce <em>Et mon tout est un homme,<\/em> l\u2019histoire d\u2019un condamn\u00e9 \u00e0 mort r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 morceaux par morceaux par un savant fou et g\u00e9nie de la greffe qui va fabriquer des monstres.<\/p>\n\n\n\n<p>Boileau-Narcejac ont (ils sont deux) aussi inspir\u00e9 des films de Clouzot ou de Hitchcock.<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;<\/em><em>Comme je n\u2019ai aucun talent litt\u00e9raire, je me bornerai \u00e0 produire, dans cette premi\u00e8re histoire, des mat\u00e9riaux bruts&nbsp;: carnets intimes et rapports. \u00c0 travers ces documents, le lecteur verra, peu \u00e0 peu, appara\u00eetre une v\u00e9rit\u00e9 qu\u2019il n\u2019est pas d\u00e9sagr\u00e9able de regarder en face&nbsp;. \u00c0 lui de juger. Pour moi, c\u2019est d\u00e9j\u00e0 fait&nbsp;\u00bb. <\/em>Tel est l\u2019avertissement au d\u00e9but de l\u2019ouvrage donn\u00e9 par un individu qui signe \u00ab&nbsp;le vieux&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Aucun talent litt\u00e9raire. Voire. Le livre se compose du journal de deux personnages (Jacques et Gilberte) et de rapports myst\u00e9rieux d\u2019une officine d\u2019espionnage. L\u2019histoire est complexe&nbsp;: Jacques, un violoniste de cabaret, est approch\u00e9 par le factotum d\u2019un couple de richards vivant dans une villa sur la C\u00f4te d\u2019Azur. Puisqu\u2019il lui ressemble traits pour traits, on lui propose, pour une histoire d\u2019h\u00e9ritage, de jouer le r\u00f4le du mari disparu soi-disant et devenu amn\u00e9sique, en attendant le d\u00e9c\u00e8s imminent d\u2019un riche parent subclaquant dans une clinique. Sa femme n\u2019est cens\u00e9e n\u2019y voir que du feu. En fait, elle est complice, apprend-on en lisant son journal. Un complot, une machination.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e9s\u0153uvr\u00e9 et fauch\u00e9, Jacques accepte la proposition et il tombe sur Gilberte, cens\u00e9e donc \u00eatre sa femme, dont il tombe amoureux. Il rencontre aussi Martin, soi-disant le fr\u00e8re de Gilberte, mais en fait le vrai mari, un ancien SS qu\u2019elle a \u00e9pous\u00e9e au Br\u00e9sil sous une fausse identit\u00e9. Le but est que Jacques se substitue \u00e0 Martin, seule solution pour lui d\u2019\u00e9chapper \u00e0 ses tueurs.<\/p>\n\n\n\n<p>Bref, on s\u2019y perd un peu et l\u2019histoire comporte encore quelques rebondissements jusqu\u2019au drame final, alors que les amants avaient quitt\u00e9 la villa et que la chance souriait enfin au violoniste. Un bonheur semblait possible, surtout apr\u00e8s la mort du fr\u00e8re \u2013 mari, traqu\u00e9 par les services.<\/p>\n\n\n\n<p>Rien d\u2019exceptionnel, mais \u00e7a se lit vite et c\u2019est efficace, bien \u00e9crit et \u00e9difiant sur la nature humaine. On pense \u00e0 Patricia Highsmith et \u00e0 son <em>Mr Ripley.<\/em> Bref, y\u2019 a pas maldonne pour le lecteur.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1969, un film a \u00e9t\u00e9 tir\u00e9 du roman, <em>Maldonne<\/em>, de l\u2019Italien Sergio Gobi, avec Pierre Van Heck, Robert Hossein et Elsa Martinelli. Pas vu mais \u00e7a doit \u00eatre une curiosit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><em>17 mai 2022<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>SIMON LEYS \u2013 LES HABITS NEUFS DU PR\u00c9SIDENT MAO \u2013 Champ Libre On n\u2019est ni sinologue et ni sp\u00e9cialement attir\u00e9 par la Chine, mais ce livre est passionnant. 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