{"id":2722,"date":"2022-06-03T13:23:16","date_gmt":"2022-06-03T11:23:16","guid":{"rendered":"http:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2722"},"modified":"2022-06-03T13:23:18","modified_gmt":"2022-06-03T11:23:18","slug":"marcus-imperator","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2722","title":{"rendered":"MARCUS IMPERATOR"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/illustration208.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2724\" width=\"575\" height=\"944\" srcset=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/illustration208.jpg 304w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/illustration208-183x300.jpg 183w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/illustration208-18x30.jpg 18w\" sizes=\"(max-width: 575px) 100vw, 575px\" \/><figcaption>La couverture du chef-d&rsquo;oeuvre de Greil Marcus, <em>Lipstick traces<\/em>.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Apr\u00e8s Lester Bangs, un article sur le grand Greil Marcus et on aura rendu hommage aux plus grands critiques rock anglo-saxons. M\u00eame si on aurait pu y ajouter Richard Meltzer, Lenny Kaye, Peter Toshes (dont on a d\u00e9j\u00e0 parl\u00e9 ici)&nbsp;; plus les Anglais Nick Kent ou Mick Farren. Marcus est beaucoup plus qu\u2019un rock critique&nbsp;: un \u00e9crivain, un sociologue, un politiste, un philosophe et un historien. On lui doit des essais \u00e9difiants sur le Punk-rock ou l\u2019histoire parall\u00e8le \u2013 souterraine \u2013 des \u00c9tats-Unis. On lui doit aussi de splendides biographies de Dylan, du Band, d\u2019Elvis Presley ou de Sly Stone. Autant de livres qui vont bien au-del\u00e0 de la musique, coudoyant le mysticisme et la m\u00e9taphysique. Marcus, le Roland Barthes am\u00e9ricain&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Greil Marcus est n\u00e9 \u00e0 San Francisco en juin 1945. Son p\u00e8re est officier de marine et sa m\u00e8re, une intellectuelle, le pousse \u00e0 faire des \u00e9tudes qui le m\u00e8neront jusqu\u2019\u00e0 \u00e9tudier les sciences politiques \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Berkeley. Il passera sa jeunesse berc\u00e9 par le Surf-rock et les premi\u00e8res manifestations musicales du psych\u00e9d\u00e9lisme. De Jan &amp; Dean au Grateful Dead, en quelque sorte. Marcus restera un marginal parmi&nbsp;les hippies de San Francisco, plut\u00f4t sceptique devant les utopies des enfants-fleurs, du pacifisme \u00e0 l\u2019amour libre en passant par la sagesse orientale. Marcus est un intellectuel, un \u00e9tudiant qui ne prend pas trop au s\u00e9rieux l\u2019\u00e9t\u00e9 de l\u2019amour et ne s\u2019est jamais remis de ses premi\u00e8res admirations&nbsp;: Elvis Presley, Little Richard ou Buddy Holly. Il a 15 ans \u00e0 l\u2019\u00e9poque des roucouleurs du College rock et du Mersey beat, et ne manque pas le concert des Beatles \u00e0 l\u2019Hollywood Bowl. Sa voie est trac\u00e9e, il sera un journaliste, un messager, au service de cette nouvelle musique, cette pop music que les groupes du Swinging London offrent \u00e0 la jeunesse occidentale sous la forme de singles explosifs et d\u2019albums en cadeau pour P\u00e2ques ou pour No\u00ebl.<\/p>\n\n\n\n<p>Il prendra le nom de jeune fille de sa m\u00e8re et sera journaliste comme on est \u00e9vang\u00e9liste, t\u00e9moignant inlassablement de l\u2019av\u00e8nement des ap\u00f4tres britons \u2013 Saint John, Saint Paul, Saint George et Saint Ringo \u2013 qui auront sauv\u00e9 la jeunesse d\u2019un ennui que l\u2019on aurait pu croire \u00e9ternel. D\u2019autant que dans le pays m\u00eame, le messie Dylan y est all\u00e9 de ses premiers oracles et les Beach Boys ont ouvert l\u2019\u00e8re psych\u00e9d\u00e9lique avant le Folk-rock des Byrds, de Love ou du Buffalo Springfield et les groupes de San Francisco, du Jefferson Airplane \u00e0 Quicksilver Messenger Service en passant par le Grateful Dead, Country Joe &amp; The Fish ou Big Brother &amp; The Holding Co. De tout cela et de bien d\u2019autres choses, Greil Marcus se sent oblig\u00e9 de t\u00e9moigner et il le fera avec talent, toujours avec une vision tr\u00e8s personnelle du rock, de ses h\u00e9ros maudits et de ses fins derni\u00e8res. Un \u00e9vangile accord\u00e9 aux adolescents boutonneux du monde entier. La religion des rat\u00e9s&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>On est \u00e0 l\u2019automne 1967 et l\u2019\u00e9t\u00e9 de l\u2019amour vient de s\u2019achever. Apr\u00e8s les anc\u00eatres que sont <em>Crawdaddy Magazine<\/em> et les journaux pour professionnels <em>(Billboard, Cashbox<\/em>\u2026), un nouveau magazine \u2013 <em>Rolling Stone<\/em> &#8211; est cr\u00e9e \u00e0 San Francisco par une petite \u00e9quipe autour de Jann S. Wenner, le fondateur, et de Ralph J. Gleason, journaliste sp\u00e9cialiste de jazz au <em>San Francisco Chronicle<\/em>. Fort de quelques articles \u00e9crits pour la presse universitaire, Greil Marcus propose ses services au journal et est int\u00e9gr\u00e9 sans trop de difficult\u00e9s. Il faut dire que le magazine en est \u00e0 ses d\u00e9buts et qu\u2019il se vend comme des petits pains dans la jeunesse hippie. La petite \u00e9quipe a du mal \u00e0 tenir le choc et il faut recruter. Greil Marcus, une fois dans la place, va favoriser la venue de Lester Bangs, jeune punk de San Diego dont on a d\u00e9j\u00e0 racont\u00e9 l\u2019histoire.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 <em>Rolling Stone<\/em>, il est vite promu au rang de r\u00e9dacteur en chef gr\u00e2ce \u00e0 son go\u00fbt tr\u00e8s s\u00fbr en mati\u00e8re d\u2019\u00e9crits, \u00e0 ses connaissances musicales et \u00e0 sa capacit\u00e9 d\u2019analyse sur le rock et son contexte comme plus g\u00e9n\u00e9ralement sur l\u2019industrie du disque et le music business. Car Marcus n\u2019est pas homme \u00e0 s\u2019emballer devant les pop stars et leurs frasques. Il regarde lucidement ce petit monde comme le ferait un entomologiste avec ses insectes. C\u2019est \u00e0 la fois en historien, en philosophe et en sociologue qu\u2019il va appr\u00e9hender cet univers de sons et d\u2019images dont il sera l\u2019inlassable chroniqueur.<\/p>\n\n\n\n<p>En m\u00eame temps que Bill Graham, apr\u00e8s avoir ouvert le Fillmore dans le quartier noir de San Francisco, va reproduire le m\u00eame type de salle et de spectacles \u00e0 New York&nbsp;; <em>Rolling Stone<\/em> transportera son si\u00e8ge de San Francisco \u00e0 New York \u00e0 l\u2019automne 1968. Il faut dire que l\u2019\u00e9t\u00e9 de l\u2019amour s\u2019est vite termin\u00e9 et que d\u00e8s l\u2019automne 1967, les drogues dures ont fait leur apparition et San Francisco est devenue une cit\u00e9 o\u00f9 les overdoses et la criminalit\u00e9 ont atteint des proportions inqui\u00e9tantes, dramatiques m\u00eame.<\/p>\n\n\n\n<p>Marcus a suivi le mouvement avec son nouvel ami Lester Bangs et, \u00e0 New York, il va garder ses fonctions de r\u00e9dacteur en chef tout en recrutant des journalistes de la grosse pomme, ceux-l\u00e0 m\u00eame qui ont pu s\u2019illustrer dans la presse locale&nbsp;: Richard Meltzer, Lenny Kaye, Sandy Pearlman, Murray Krugman, Danny Fields ou Richard et Lisa Robinson, plus la photographe Annie Leibovitz. <em>Rolling Stone <\/em>devient l\u2019institution de la presse rock, comptant le plus de talents au m\u00e8tre carr\u00e9. Plus tard viendront les Hunter S. Thompson, Tom Wolfe, P.J O\u2019Rourke, Norman Greenfield et tout un bestiaire de monstres sacr\u00e9s du nouveau journalisme.<\/p>\n\n\n\n<p>Lester Bangs s\u2019est fait virer du journal \u00e0 la suite d\u2019une mauvaise critique du <em>Back in the USA<\/em> du MC5 qui n\u2019a pas eu l\u2019heur de plaire \u00e0 la maison Atlantic. La cabale est lanc\u00e9e et on accuse Bangs de fumisterie et de l\u00e9g\u00e8ret\u00e9. Marcus le d\u00e9fend et s\u2019oppose \u00e0 la direction qui l\u2019envoie bouler \u00e0 son tour. Les jeunes turcs de <em>Rolling Stone<\/em> ne font pas de sentiment et les journalistes se bousculent au portillon pour s\u2019introduire dans la grande maison.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est donc \u00e0 <em>Creem Magazine<\/em>, un mensuel de Detroit fond\u00e9 par Barry Kramer \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1960 que les deux comp\u00e8res vont \u00e9chouer, en 1971. Dave Marsh, lui aussi ex de <em>Rolling Stone<\/em>, les suit et devient le directeur de la r\u00e9daction supervisant toutes les grandes plumes new-yorkaises arriv\u00e9es \u00e0 <em>Rolling Stone<\/em>. Meltzer, mais aussi Kaye, Nick Toshes et Bill Ward, en plus des po\u00e8mes de Patti Smith et des bandes dessin\u00e9es de Rob Tyner, chanteur \u00e9ruptif du MC5. <em>\u00ab&nbsp;America\u2019s only rock\u2019n\u2019roll magazine&nbsp;\u00bb<\/em>, tel est le sous-titre argument publicitaire, comme pour laisser entendre que <em>Rolling Stone <\/em>est devenu autre chose, un magazine culturel, mais que seul <em>Creem<\/em> a encore la foi dans le rock\u2019n\u2019roll. Bangs \u00e9crira sur tous les groupes de Detroit, sur le Free-jazz et bient\u00f4t sur le Punk-rock et on pourra saluer <em>Creem <\/em>pour avoir annonc\u00e9 le genre, s\u2019ils ne l\u2019ont pas invent\u00e9 avec Bangs.<\/p>\n\n\n\n<p>Au milieu des ann\u00e9es 1970, Bangs et Marcus \u2013 on croirait que leur sort est li\u00e9 \u2013 quittent <em>Creem<\/em> et Detroit pour regagner New York. Ils vont travailler dans la presse gauchiste de Big apple, <em>Village Voice<\/em> et <em>Village Vanguard<\/em>. L\u00e0 o\u00f9 Bangs va s\u2019enfoncer dans les drogues dures sans espoir de retour, Marcus va se r\u00e9inventer dans les livres, avec des biographies incomparables et surtout des essais de premi\u00e8re importance. Il r\u00e9int\u00e9grera \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1970 la r\u00e9daction de<em> Rolling Stone<\/em>, avec toujours Bangs, mais pour plus longtemps puisque son ami d\u00e9c\u00e9dera en 1982.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce sera d\u2019abord <em>Mystery train<\/em>, qui r\u00e9unit sur le mode de l\u2019\u00e9pop\u00e9e Robert Johnson, Elvis Presley, Sly Stone et Randy Newman. Un carr\u00e9 d\u2019as pour une vision originale du rock, ses origines populaires et ses racines dans la soci\u00e9t\u00e9 am\u00e9ricaine. Comment les chansons se r\u00e9pondent, se t\u00e9lescopent, se transforment d\u2019un auteur \u00e0 l\u2019autre.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Lipstick traces<\/em>, en 1989, montre vraiment de quoi il est capable. Un essai stimulant qui part des soci\u00e9t\u00e9s secr\u00e8tes gnostiques du Moyen-\u00e2ge pour en arriver au Punk en passant par les dada\u00efstes et les situationnistes. Un essai litt\u00e9ralement vertigineux et passionnant qui d\u00e9passe largement le cadre de la musique pour entrer de plain-pied dans la mystique et la philosophie. C\u2019est puissant, document\u00e9, captivant et \u00e7a renvoie \u00e0 leurs ch\u00e8res \u00e9tudes pas mal d\u2019essayistes m\u00e9diocres.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Dead Elvis<\/em> est une compilation de ses articles sur Presley, mais on se r\u00e9gale. Il faut attendre <em>La r\u00e9publique invisible (Bob Dylan et l\u2019Am\u00e9rique clandestine)<\/em> pour retrouver la veine politico-mystique, qu\u2019on pourrait aujourd\u2019hui qualifier de complotiste, de <em>Lipstick traces<\/em> avec cette fois la r\u00e9clusion de Dylan apr\u00e8s son accident de moto avec le Band dans une Am\u00e9rique de plus en plus parano\u00efaque.<\/p>\n\n\n\n<p>Dylan, son ma\u00eetre, qui va encore l\u2019inspirer pour deux forts ouvrages&nbsp;: <em>Like a rolling stone&nbsp;: Bob Dylan \u00e0 la crois\u00e9e des chemins<\/em>, uniquement sur l\u2019enregistrement de la chanson-manifeste et <em>Bob Dylan<\/em>, une compilation de ses \u00e9crits sur Dylan.<\/p>\n\n\n\n<p><em>L\u2019Am\u00e9rique et ses proph\u00e8tes&nbsp;: la r\u00e9publique perdue&nbsp;? <\/em>renoue avec ses obsessions sur le pays, sur la nation. Comment le pays de la libert\u00e9 et de l\u2019enthousiasme des pionniers a-t-il pu devenir ce cloaque o\u00f9 r\u00e8gnent la cupidit\u00e9, la vulgarit\u00e9 et la folie pure.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est encore question de Dylan pour <em>Three songs, three singers, three nations<\/em> qui d\u00e9cortique \u00ab&nbsp;The ballad of Hollis Brown&nbsp;\u00bb comme deux chansons d\u2019obscurs bluesmen dont le \u00ab&nbsp;Last Kinds Words Blues&nbsp;\u00bb de Gheeshie Wiley et le \u00ab&nbsp;I Wish I Was A Mole In The Ground&nbsp;\u00bb de Bascam Lamar Lundsford&nbsp;; son propos \u00e9tant d\u2019expliquer en quoi ces trois traditionnels des documents fondateurs de l\u2019identit\u00e9 am\u00e9ricaine. L\u2019Am\u00e9rique, l\u2019\u00e9ternelle obsession de Greil Marcus.<\/p>\n\n\n\n<p>Tout n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 traduit, et l\u2019avenir nous r\u00e9serve d\u2019autres chefs-d\u2019\u0153uvre de Marcus, notamment une biographie des Doors, entre autres essais originaux dont l\u2019un associe Presley et Bill Clinton.<\/p>\n\n\n\n<p>En fait, Greil Marcus est un moraliste inconsolable de la disparition d\u2019une Am\u00e9rique largement fantasm\u00e9e. Mais il a l\u2019immense talent de rendre cette Am\u00e9rique r\u00e9elle et d\u00e9sirable, myst\u00e9rieuse et magique. Une nouvelle J\u00e9rusalem dont Dylan, Presley et Morrison seraient \u00e0 la fois les proph\u00e8tes et les martyrs.<\/p>\n\n\n\n<p><em>24 mai 2022<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s Lester Bangs, un article sur le grand Greil Marcus et on aura rendu hommage aux plus grands critiques rock anglo-saxons. M\u00eame si on aurait pu y ajouter Richard Meltzer, Lenny Kaye, Peter Toshes (dont on a d\u00e9j\u00e0 parl\u00e9 ici)&nbsp;; plus les Anglais Nick Kent ou Mick Farren. Marcus est beaucoup plus qu\u2019un rock critique&nbsp;:&#8230;<\/p>\n<div class=\" [&hellip;]\"><a href=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2722\">Read More <i class=\"os-icon os-icon-angle-right\"><\/i><\/a><\/div>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2724,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[38,33],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2722"}],"collection":[{"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2722"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2722\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2726,"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2722\/revisions\/2726"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/2724"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2722"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2722"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2722"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}