{"id":2746,"date":"2022-06-17T17:08:07","date_gmt":"2022-06-17T15:08:07","guid":{"rendered":"http:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2746"},"modified":"2022-06-17T17:08:09","modified_gmt":"2022-06-17T15:08:09","slug":"notes-de-lecture-29","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2746","title":{"rendered":"NOTES DE LECTURE (29)"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>ROMAIN ROLLAND \u2013 <em>HAENDEL<\/em> \u2013 Actes Sud<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"800\" height=\"967\" src=\"http:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/illustration209.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2748\" srcset=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/illustration209.jpg 800w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/illustration209-248x300.jpg 248w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/illustration209-768x928.jpg 768w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/illustration209-745x900.jpg 745w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/illustration209-496x600.jpg 496w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/illustration209-25x30.jpg 25w\" sizes=\"(max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><figcaption>Haendel, peint par Balthasar Denner (wikipedia)<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Je consid\u00e8re Georg Fredrich Haendel comme le plus grand musicien classique de tous les temps, juste apr\u00e8s Bach. Le premier \u00e9tait de Halle, le second de Leipzig, la Prusse orientale qui va devenir la RDA apr\u00e8s la seconde guerre mondiale puis la grande Allemagne r\u00e9unifi\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Romain Rolland est un \u00e9crivain communiste et pacifiste, auteur de nombreuses biographies de musiciens (Beethoven, Strauss) mais aussi d\u2019\u00e9crivains (Tolsto\u00ef) et de peintres (Michel Ange). Il a aussi inaugur\u00e9 les fresques litt\u00e9raires \u00e0 plusieurs tomes avec <em>Jean-Christophe<\/em>, avant <em>Les Thibault<\/em> de Roger Martin Du Gard ou <em>Les hommes de bonne volont\u00e9<\/em> d\u2019un Jules Romains. Ce fut aussi un familier de Stefan Zweig, de Herman Hesse et de Gandhi, vers\u00e9 \u00e0 la fin de sa vie dans les philosophies orientales et le mysticisme. Un profil int\u00e9ressant, on le voit.<\/p>\n\n\n\n<p>Voil\u00e0 pour Rolland. On sait tout de Haendel en lisant ces pages, ce qui ne rend pas forc\u00e9ment le r\u00e9cit captivant. Haendel dans les grandes cours d\u2019Europe, de Halle \u00e0 Hambourg, de Venise \u00e0 Hanovre pour finir \u00e0 Londres (il sera naturalis\u00e9 Anglais) au service des t\u00eates couronn\u00e9es d\u2019Albion. On sait tout des intrigues pour la succession entre la maison de Hanovre et le Prince de Galles, entre autres. Des rivalit\u00e9s entre musiciens et hommes de cours. On sait tout aussi sur les nuances et les caract\u00e9ristiques de la musique italienne, fran\u00e7aise, allemande ou anglaise. Haendel, \u00e0 Londres, fr\u00e9quente Jonathan Swift et le po\u00e8te Alexander Pope. Il compose la plupart de ses op\u00e9ras selon des \u00e9pisodes de la bible (<em>Le messie<\/em>) et ses \u0153uvres les plus connues (<em>La sarabande<\/em>, <em>Water music<\/em>, <em>Firework music<\/em>\u2026). Il devient plus anglais que les Anglais eux-m\u00eames et la seconde partie du livre, consacr\u00e9e \u00e0 son \u0153uvre apr\u00e8s sa vie, ressortit plus \u00e0 la musicologie avec un Rolland qui d\u00e9cortique ses op\u00e9ras, ses oratorios, ses symphonies, ses musiques de chambre, d\u2019orchestre, instrumentales\u2026 Cette partie a tendance \u00e0 nous tomber des mains et on retiendra surtout la vision qu\u2019a l\u2019auteur d\u2019un g\u00e9nie musical enthousiaste et curieux de tout, profond\u00e9ment humain. L\u2019\u00e9gal de Bach sans la ferveur religieuse et le mysticisme, et le pr\u00e9curseur des romantiques allemands du XIX\u00b0&nbsp;; Beethoven et Wagner bien s\u00fbr.<\/p>\n\n\n\n<p>Bref, une lecture int\u00e9ressante par sa mati\u00e8re historique et politique, mais fastidieuse justement par ses aspects musicaux, ce qui est un comble. En plus, les notes en bas de page sont surabondantes et nuisent \u00e0 la fluidit\u00e9 de la lecture. Heureusement, la pr\u00e9face est de l\u2019excellent Dominique Fernandez, qui lui aussi, conna\u00eet la musique. Enfin, c\u2019est quand m\u00eame un bel hommage \u00e0 un Haendel en majest\u00e9. C\u2019est l\u2019essentiel.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>STEFAN ZWEIG \u2013 <em>LA PITI\u00c9 DANGEREUSE<\/em> \u2013 Grasset \/ Le livre de poche.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Toujours dans mes panth\u00e9ons personnels, j\u2019ai pour Stefan Zweig une admiration sans borne. Il est \u00e0 la fois un immense styliste et conna\u00eet parfaitement les recoins de l\u2019\u00e2me et les secrets du c\u0153ur. Et les circonvolutions du cerveau et de la conscience, car n\u2019a-t-il pas \u00e9t\u00e9 l\u2019un des grands \u00e9crivains de cette Autriche-Hongrie o\u00f9 s\u00e9vissait un certain Sigmund Freud&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Zweig \u00e9tait d\u2019ailleurs un ami de Freud, comme il l\u2019\u00e9tait de Romain Rolland, de Richard Strauss ou d\u2019Arthur Schnitzler. L\u2019un des grands \u00e9crivains de cette Mittle Europa avec Musil ou Kafka. J\u2019en ai d\u00e9j\u00e0 parl\u00e9 dans ce blog \u00e0 l\u2019occasion de son testament politique, <em>Le monde d\u2019hier, souvenirs d\u2019un Europ\u00e9en <\/em>qui annon\u00e7ait la barbarie nazie et le d\u00e9sastre, mais c\u2019est ici de roman qu\u2019il s\u2019agit avec <em>La piti\u00e9 dangereuse. <\/em>Et quel&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>Le lieutenant Anton Hofmiller est en garnison du c\u00f4t\u00e9 de Vienne, encadrant une joyeuse bande de uhlans ruth\u00e8nes, quand il est invit\u00e9 dans une famille noble o\u00f9 les deux filles de la maison le prennent en sympathie. Ilona, l\u2019a\u00een\u00e9e, lui voue une grande estime mais \u00c9dith, la cadette paralytique, finit par tomber amoureuse de lui.<\/p>\n\n\n\n<p>Embarrass\u00e9 par cet amour et peu d\u00e9sireux d\u2019y faire \u00e9cho, Hofmiller ne veut tromper personne sur la nature de ses sentiments. C\u2019est juste de l\u2019amiti\u00e9 qu\u2019il ressent pour la pauvre infirme. C\u2019est l\u00e0 que la piti\u00e9 devient dangereuse, car il s\u2019enfonce malgr\u00e9 lui dans l\u2019ambigu\u00eft\u00e9 et, par peur de d\u00e9cevoir la jeune fille et de la pousser au suicide, il s\u2019embrouille et la laisse esp\u00e9rer, comme s\u2019il ne parvenait plus \u00e0 voir clair en lui et \u00e0 \u00e9valuer la vraie nature de ses sentiments. Les longues conversations avec le m\u00e9decin de famille et avec le p\u00e8re ne changent rien et il finit par mentir \u00e0 tout le monde \u00e0 l\u2019issue de ce qui ressemble \u00e0 une c\u00e9r\u00e9monie de fian\u00e7ailles o\u00f9 il a eu la faiblesse d\u2019accepter une bague.<\/p>\n\n\n\n<p>Tout cela finira tragiquement, on s\u2019en doute. Apr\u00e8s une suite de contretemps et de malentendus, Hofmiller, pour \u00e9viter le suicide, prend la fuite et la grande histoire rejoint la petite.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019archiduc Franz Ferdinand est assassin\u00e9 et la premi\u00e8re guerre mondiale peut commencer. Hofmiller essaiera d\u2019oublier son malheur dans les hauts faits d\u2019arme, rong\u00e9 par la culpabilit\u00e9 et le remord. On sent la torture de l\u2019inconscient et du jud\u00e9o-christianisme chez Zweig et son personnage. On sent aussi l\u2019immense bont\u00e9 et la fragilit\u00e9 d\u2019un homme qui mettra fin \u00e0 ses jours trois ans apr\u00e8s la parution de ce roman terrible, fuyant l\u2019horreur antis\u00e9mite en exil \u00e0 Pers\u00e9polis, au Br\u00e9sil, avec son ami Georges Bernanos. Zweig le romancier atteint les sommets de Zweig le nouvelliste.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 propos de la piti\u00e9, de la vraie piti\u00e9&nbsp;: <em>\u00ab&nbsp;l\u2019autre, la seule qui compte, la piti\u00e9 non sentimentale mais cr\u00e9atrice, qui sait ce qu\u2019elle veut et est d\u00e9cid\u00e9e \u00e0 tenir avec pers\u00e9v\u00e9rance jusqu\u2019\u00e0 l\u2019extr\u00eame limite des forces humaines&nbsp;\u00bb.<\/em> La piti\u00e9, et le chagrin qui surnagent, dans cet oc\u00e9an tourment\u00e9 de bont\u00e9 humaine.<em><\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>JEAN GIONO<em> \u2013 QUE MA JOIE DEMEURE \u2013 <\/em>Grasset \/ Le livre de poche<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Dans mon panth\u00e9on litt\u00e9raire encore, le grand Giono. Une sorte de C\u00e9line proven\u00e7al fada et un peu sorcier. Sans conteste l\u2019une des proses les plus singuli\u00e8res de la litt\u00e9rature fran\u00e7aise. Si on conna\u00eet le c\u00f4t\u00e9 lumineux de Giono, avec ses r\u00e9cits enjou\u00e9s et lyriques (<em>Colline<\/em>, <em>Un de Baumugnes<\/em>, <em>Le grand troupeau<\/em>, <em>Le chant du monde <\/em>ou<em> Jean le bleu<\/em><em>)<\/em>, sa p\u00e9riode sombre, apr\u00e8s-guerre, est la plus int\u00e9ressante, avec des chefs-d\u2019\u0153uvre comme <em>Le hussard sur le toit<\/em>, <em>Les \u00e2mes fortes<\/em> ou <em>Un roi sans divertissement<\/em>. Un point de rupture &#8211; la guerre &#8211; o\u00f9 Giono, jusque-l\u00e0 chantre des beaut\u00e9s de la nature, se fait explorateur des tr\u00e9fonds de l\u2019\u00e2me humaine, jusqu\u2019\u00e0 en extraire l\u2019ordure et la sanie. <em>Que ma joie demeure <\/em>appartient \u00e0 la premi\u00e8re cat\u00e9gorie, qu\u2019on se rassure.<\/p>\n\n\n\n<p>Encore qu\u2019on y d\u00e9nombre deux suicides et une mort violente, mais c\u2019est habituel chez Giono o\u00f9 autant la nature est magnifi\u00e9e que l\u2019homme est rapetiss\u00e9 \u00e0 la hauteur de l\u2019animal. D\u2019ailleurs, l\u2019animal, le v\u00e9g\u00e9tal et le min\u00e9ral sont par\u00e9s de toutes les vertus quand l\u2019humain se r\u00e9duit \u00e0 des gestes de survie, \u00e0 un parler sommaire et des comportements bizarres qu\u2019on appellerait des \u00ab&nbsp;coups de lune&nbsp;\u00bb. En fait, chez Giono, l\u2019animal est humain et l\u2019humain est la b\u00eate.<\/p>\n\n\n\n<p>Une communaut\u00e9 rurale dans les Alpes de Haute-Provence, comme d\u2019habitude. Manosque et les environs. Ce n\u2019est pas la Provence qui chante et qui rigole, mais une Provence noire, obscure, froide, montagneuse o\u00f9 la vie est dure et o\u00f9 la nature ne fait pas de cadeaux.<\/p>\n\n\n\n<p>Bobi est acrobate dans des cirques itin\u00e9rants et il voit un paysan (Jourdan) labourer la nuit. Loin de s\u2019en \u00e9tonner, il lui donne un coup de main et lui apprend en m\u00eame temps \u00e0 lire la carte du ciel et \u00e0 localiser Orion. Petit \u00e0 petit, Bobi le sorcier, le magicien, s\u2019impose dans la communaut\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 faire venir un cerf (mi-animal, mi-arbre) sur leurs terres, et des biches prises au filet dans un pays voisin. Bobi et Jourdan qui vont convertir les paysans voisins \u00e0 une sorte de communisme rural&nbsp;: plus de cl\u00f4tures et chacun cultive les champs d\u00e9sormais communs \u00e0 tous. On essaie de se d\u00e9barrasser de l\u2019argent pour se consacrer tout entier \u00e0 l\u2019amour, \u00e0 la joie.<\/p>\n\n\n\n<p>La joie qui, h\u00e9las, ne demeure pas et est toujours g\u00e2ch\u00e9e par des drames humains (le suicide d\u2019Aurore, celle qu\u2019aime Bobi, elle-m\u00eame traumatis\u00e9e par le suicide de son p\u00e8re), les inondations, les catastrophes, le labeur, l\u2019envie, le crime, les amours contrari\u00e9es et les amiti\u00e9s victimes du temps qui passe.<\/p>\n\n\n\n<p>Giono sait tout cela, et il nous emm\u00e8ne les yeux ferm\u00e9s dans son r\u00e9cit comme un ma\u00eetre enchanteur connaissant la nature sur le bout des doigts. On a parfois l\u2019impression de lire une langue \u00e9trang\u00e8re tant les mots utilis\u00e9s, certaines phrases et certaines locutions sont incompr\u00e9hensibles aujourd\u2019hui. Ce parler paysan et ces descriptions de v\u00e9g\u00e9taux dont on n\u2019a jamais entendu parler. Loin de nuire au roman, cela ajoute encore \u00e0 la magie et, quand on parle \u00e0 tout bout de champs de \u00ab&nbsp;nature writing&nbsp;\u00bb, il faut savoir que Giono est le v\u00e9ritable pr\u00e9curseur d\u2019un genre appel\u00e9 \u00e0 faire flor\u00e8s, surtout aux \u00c9tats-Unis. Mais on ne va pas opposer la Provence au Montana ou au Wyoming.<\/p>\n\n\n\n<p>Alors voil\u00e0, il faut lire un tel livre pour se dire qu\u2019on passe \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la vie, de la vraie, telle que nous la d\u00e9crit le puissant Giono, barde tellurique et dionysiaque de la nature et du vivant. Tel Hom\u00e8re qui avait dress\u00e9 la carte du monde antique, Giono a esquiss\u00e9 les contours d\u2019un monde souterrain, en-de\u00e7a ou au-del\u00e0 de nous. Un monde perdu mais dont on per\u00e7oit encore parfois les traces, de fa\u00e7on fugace, dans nos rares moments de joie. Ce roman, c\u2019est 500 pages d\u2019une prose po\u00e9tique hallucin\u00e9e, le long r\u00e9cit tortueux du ravi de la cr\u00e8che. Le fou parle. Mieux, le fou \u00e9crit. Giono, un proph\u00e8te&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p><em>1\u00b0 juin 2022<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>ROMAIN ROLLAND \u2013 HAENDEL \u2013 Actes Sud Je consid\u00e8re Georg Fredrich Haendel comme le plus grand musicien classique de tous les temps, juste apr\u00e8s Bach. Le premier \u00e9tait de Halle, le second de Leipzig, la Prusse orientale qui va devenir la RDA apr\u00e8s la seconde guerre mondiale puis la grande Allemagne r\u00e9unifi\u00e9e. 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