{"id":2766,"date":"2022-06-17T18:20:23","date_gmt":"2022-06-17T16:20:23","guid":{"rendered":"http:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2766"},"modified":"2022-06-19T20:05:44","modified_gmt":"2022-06-19T18:05:44","slug":"quoi-de-neuf-moliere","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2766","title":{"rendered":"QUOI DE NEUF ? MOLI\u00c8RE !"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"1024\" height=\"682\" src=\"http:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/illustration210-1024x682.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2768\" srcset=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/illustration210-1024x682.jpg 1024w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/illustration210-300x200.jpg 300w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/illustration210-768x512.jpg 768w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/illustration210-1536x1023.jpg 1536w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/illustration210-1600x1066.jpg 1600w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/illustration210-1200x799.jpg 1200w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/illustration210-900x600.jpg 900w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/illustration210-600x400.jpg 600w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/illustration210-30x20.jpg 30w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/illustration210.jpg 1920w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption>Cl\u00e9ante et ces dames. Photo extraite du programme. <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>\u00ab&nbsp;Quoi de neuf&nbsp;? Moli\u00e8re&nbsp;!\u00bb, comme disait Sacha Guitry en jetant un regard d\u00e9sabus\u00e9 sur la sc\u00e8ne th\u00e9\u00e2trale de son temps. Variante, \u00ab&nbsp;Victor Hugo, h\u00e9las&nbsp;&#8230;\u00bb, soufflait Gide devant l\u2019absence de renouveau po\u00e9tique en France, en d\u00e9pit de toutes les avant-gardes. <em>Le malade imaginaire<\/em> jou\u00e9 comme au bon temps du roi Louis, au Ph\u00e9nix de Valenciennes. C\u2019\u00e9tait les 1\u00b0 et 2 juin. Une curiosit\u00e9, mais aussi un spectacle remarquable dont on s\u2019est senti oblig\u00e9 de rendre compte ici. On parle si peu de th\u00e9\u00e2tre dans ce blog. C\u2019\u00e9tait l\u2019occasion.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est un spectacle magistral auquel on est convi\u00e9s.<em> Le malade imaginaire <\/em>de Moli\u00e8re tel qu\u2019il se jouait \u00e0 son \u00e9poque, avec toute une recherche historique sur les textes, les costumes, les d\u00e9cors, les ballets et la musique.<\/p>\n\n\n\n<p>Car cette pi\u00e8ce est un morceau d\u2019art total o\u00f9, en plus du th\u00e9\u00e2tre bien s\u00fbr en premier lieu, on a la danse, la musique, le chant et aussi l\u2019architecture \u00e0 travers de somptueux d\u00e9cors. On doit \u00e0 une \u00e9quipe d\u2019universitaires et \u00e0 des hommes de th\u00e9\u00e2tre d\u2019avoir men\u00e9 \u00e0 bien cette \u00e9trange entreprise. Citons pour m\u00e9moire Micka\u00ebl Bouffard et Antoine Fontaine pour la mise en sc\u00e8ne et la sc\u00e9nographie ou Georges Forestier pour la direction scientifique. Quand l\u2019histoire et la science se mettent au service de l\u2019art sc\u00e9nique (et vieille dentelle, je sais, elle est facile).<\/p>\n\n\n\n<p>Il faut entendre les chercheurs introduire le propos et d\u00e9crire sommairement leur long travail (il dure depuis 5 ans!) pour constituer et s\u2019approprier tout un mat\u00e9riel (jusqu\u2019aux factures) leur permettant de retrouver les faits et les \u00e9l\u00e9ments constitutifs du spectacle de l\u2019\u00e9poque, en m\u00eame temps que de faire revivre le langage d\u2019antan.<\/p>\n\n\n\n<p>On est d\u00e9concert\u00e9s \u00e0 premi\u00e8re vue devant ce spectacle, quand Argan r\u00e9capitule ses d\u00e9penses chez l\u2019apothicaire Monsieur Purgon (de purger \u00e9videmment). C\u2019est un m\u00e9lange d\u2019ancien fran\u00e7ais et de patois picard avec un zeste de latin, le tout parl\u00e9 avec un accent paysan chantant. Pas facile de prime abord de s\u2019y retrouver, mais on s\u2019y fait vite et on se laisse charmer par la musique du langage, ces phrases longues et chantantes qui d\u00e9concerteraient n\u2019importe quel individu de notre \u00e9poque.<\/p>\n\n\n\n<p>Car l\u2019\u00e9poque \u00e9tait au beau langage, fleuri, orn\u00e9 et d\u00e9cor\u00e9. Un langage qui n\u2019\u00e9tait pas utilitaire et pr\u00e9cis comme aujourd\u2019hui, mais qui se permettait des p\u00e9riodes et cherchait l\u2019\u00e9loquence, quitte \u00e0 friser le galimatias et l\u2019ampoul\u00e9. Il est vrai que certaines phrases peuvent para\u00eetre amphigouriques et pompeuses, mais tout cela renvoie \u00e0 une expression orale ma\u00eetris\u00e9e o\u00f9 on s\u2019encombrait encore de fioritures et d\u2019embellissements.<\/p>\n\n\n\n<p>Le beau langage et la belle musique. C\u2019\u00e9tait souvent Lully ou Rameau, ici c\u2019est Marc-Antoine Charpentier et on n\u2019y perd rien au change. L\u2019orchestre joue dans la fosse et, d\u00e8s le lever de rideau, on a droit aux premi\u00e8res mesures d\u2019une musique enchanteresse ex\u00e9cut\u00e9e par des musiciens consomm\u00e9s. Charpentier \u00e9tait \u00e0 l\u2019\u00e9poque le rival de Lully, mais sous influence baroque italienne dont le ma\u00eetre avait \u00e9t\u00e9 Giacomo Carissimi. Il est l\u2019auteur d\u2019une \u0153uvre abondante, tant religieuse que profane, avec moult ballets, messes, psaumes, motets\u2026 C\u2019\u00e9tait un grand compositeur et aussi un chanteur en haute-contre, en plus d\u2019\u00eatre un th\u00e9oricien de la musique.<\/p>\n\n\n\n<p>Voil\u00e0, le d\u00e9cor est camp\u00e9. Les d\u00e9cors devrait-on dire, tant on est admiratifs devant tant d\u2019ing\u00e9niosit\u00e9 et d\u2019imagination. Que ce soit un salon, un h\u00f4tel, une rue, on se sent transport\u00e9s dans des temps anciens o\u00f9 seule la beaut\u00e9 primait sur la fonctionnalit\u00e9, sur l\u2019usage qu\u2019on faisait des lieux.<\/p>\n\n\n\n<p>On a parl\u00e9 d\u2019art total, et une sc\u00e8ne th\u00e9\u00e2trale succ\u00e8de \u00e0 un ballet avec, \u00e0 chaque fois, des chor\u00e9graphies inspir\u00e9es et originales. Le tout en musique, en chants et en danses. On ne s\u2019ennuie pas une seule minute et tout est rapide, rythm\u00e9, vif et alerte.<\/p>\n\n\n\n<p>Les costumes sont admirables, o\u00f9 dominent le blanc, le noir et le rouge. Hauts-de-chausse, culottes bouffantes, pourpoints, perruques, maquillages\u2026 Tout est con\u00e7u pour notre enchantement et on pense notamment au personnage de Polichinelle, masqu\u00e9 mais contrefait, bossu et le nez pro\u00e9minent, comme une erreur de la nature qui, inconscient de sa disgr\u00e2ce, se croit promis aux joies de l\u2019amour et de la romance.<\/p>\n\n\n\n<p>Tout le th\u00e9\u00e2tre de Moli\u00e8re est d\u2019ailleurs de nous faire rire de personnages ridicules et bouffons que des demi-malins entretiennent dans leur besoin d\u2019amour, leurs r\u00eaves de gloire ou leurs d\u00e9sirs de pouvoir. Tartuffe en constitue le meilleur exemple, mais il y en a tant d\u2019autres. Il faut lire le <em>Moli\u00e8re<\/em> de Boulgakov (chroniqu\u00e9 sur ce blog) pour bien comprendre ce que cherchait l\u2019auteur&nbsp;: peindre les travers de ses contemporains et les pousser jusqu\u2019\u00e0 la caricature, pour faire rire. Il aura toujours des rapports ambigus avec le pouvoir, tant\u00f4t prot\u00e9g\u00e9 puis l\u00e2ch\u00e9 sur la fin de sa vie, quand tout semble l\u2019abandonner et qu\u2019on lui fait payer ses frasques et son ironie.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019histoire du <em>Malade imaginaire<\/em> est connue et on a d\u00fb, souvent bien malgr\u00e9 nous, \u00e9tudier la pi\u00e8ce sur les bancs de l\u2019\u00e9cole. Soit Argan, malade imaginaire (on dirait aujourd\u2019hui hypocondriaque) qui est la proie des m\u00e9decins et des apothicaires voyant en lui une source de profits infinis, car notre homme est riche.<\/p>\n\n\n\n<p>Argan vit entour\u00e9 de sa femme, une mar\u00e2tre qui ne pense qu\u2019\u00e0 son argent, et ses deux filles, Ang\u00e9lique l\u2019a\u00een\u00e9e et Louison la cadette. Il a d\u00e9cid\u00e9 de marier Ang\u00e9lique au fils de son m\u00e9decin, un certain Thomas Diafoirus, mais celle-ci regimbe, secr\u00e8tement amoureuse de Cl\u00e9ante, qui lui fait une cour assidue.<\/p>\n\n\n\n<p>Et puis il y a Toinette, la domestique et certainement le personnage principal de cette pi\u00e8ce. Elle prendra partie pour Ang\u00e9lique et fera d\u00e9jouer les plans d\u2019Argan, bourgeois stupide et fascin\u00e9 par une m\u00e9decine qui le tue. Mieux, elle r\u00e9ussira par mille ruses \u00e0 lui rendre sa lucidit\u00e9 et \u00e0 lui faire ouvrir les yeux sur toute cette corporation de soi-disant bienfaiteurs de l\u2019humanit\u00e9 qui l\u2019exploitent gr\u00e2ce \u00e0 leur pseudo-science et \u00e0 leur latin de cuisine.<\/p>\n\n\n\n<p>On peut faire \u00e0 Moli\u00e8re un proc\u00e8s en obscurantisme, tant son acharnement contre la m\u00e9decine est pouss\u00e9 tr\u00e8s loin. Ce serait ignorer ce qu\u2019\u00e9tait la m\u00e9decine \u00e0 l\u2019\u00e9poque mais, plus encore, ce serait lui contester sa capacit\u00e9 de brocarder les puissants, dont cette caste des m\u00e9decins constitue l\u2019un des plus beaux fleurons. Moli\u00e8re paiera cher son insolence et sa causticit\u00e9, avec ce que l\u2019on appellera la cabale des m\u00e9decins, apr\u00e8s celle des d\u00e9vots. Tous les corps auxquels il s\u2019attaque, toutes les coteries qu\u2019il pourfend finissent par se retourner contre lui avec une v\u00e9h\u00e9mence et une haine dont lui n\u2019a jamais fait montre.<\/p>\n\n\n\n<p>Le d\u00e9nouement est connu lui aussi. Toinette, avec l\u2019aide du fr\u00e8re d\u2019Argan, se fait passer pour son m\u00e9decin et c\u2019est la fameuse sc\u00e8ne du \u00ab&nbsp;poumon&nbsp;\u00bb et du non moins fameux triptyque \u00ab&nbsp;ignorantus, ignoranta, ignorantum&nbsp;\u00bb. L\u00e0 o\u00f9 tous ses m\u00e9decins voyaient dans le foie et la rate les origines de ses maux, Toinette voit le poumon, ce qui relativise tous les diagnostics d\u00e9j\u00e0 formul\u00e9s. Ce qui favorise le doute et finalement l\u2019abandon de son \u00e9tat d\u2019hypocondrie.<\/p>\n\n\n\n<p>Argan qui fait le mort et s\u2019aper\u00e7oit que sa femme n\u2019en veut qu\u2019\u00e0 son argent. Argan qui d\u00e9couvre par l\u00e0-m\u00eame l\u2019amour profond que lui voue sa fille Ang\u00e9lique qui sera libre d\u2019\u00e9pouser son soupirant et d\u2019envoyer au diable ce Thomas Diafoirus qui l\u2019assomme de son jargon abscons et de ses assiduit\u00e9s encourag\u00e9es par son p\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Tout est bien qui finit bien, serait-on tent\u00e9 de conclure. Mieux, comme Argan souhaitait avoir Diafoirus comme gendre pour pouvoir compter sur la pr\u00e9sence d\u2019un m\u00e9decin \u00e0 demeure, Toinette et le fr\u00e8re du malade persuaderont Argan de se faire m\u00e9decin \u00e0 son tour, la charge n\u2019exigeant pas selon eux un savoir particulier et les charlatans se pr\u00e9valant d\u2019Hippocrate n\u2019h\u00e9sitant pas \u00e0 usurper titres et honneurs.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est \u00e0 partir de l\u00e0 que l\u2019on a droit \u00e0 une longue (trop longue) c\u00e9r\u00e9monie d\u2019intronisation d\u2019Argan dans la profession, avec le triptyque \u00ab&nbsp;primo saignare, deinde purgare, postea clysteria donare&nbsp;\u00bb, formule r\u00e9p\u00e9t\u00e9e en boucle tout au long d\u2019un ballet final o\u00f9 on manie dr\u00f4lement le clyst\u00e8re et la seringue. \u00ab&nbsp;Saigner, purger et donner le clyst\u00e8re&nbsp;\u00bb, tels \u00e9taient les rem\u00e8des privil\u00e9gi\u00e9s d\u2019une \u00e9poque o\u00f9 la m\u00e9decine n\u2019avait pas encore partie li\u00e9e avec la chimie et les mol\u00e9cules et o\u00f9 les rem\u00e8des de bonnes femmes \u2013 tisanes et herbes folles \u2013 \u00e9taient aussi, sinon plus, efficaces.<\/p>\n\n\n\n<p>On pouvait prolonger le plaisir en participant \u00e0 la folle journ\u00e9e du <em>Malade imaginaire<\/em>, soit la possibilit\u00e9 d\u2019assister \u00e0 des ateliers, des conf\u00e9rences et des visites sur l\u2019envers du d\u00e9cor. On a pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 en rester \u00e0 l\u2019endroit tant, comme en cuisine, les recettes et les secrets de fabrication contribuent \u00e0 g\u00e2cher le plaisir de la d\u00e9couverte et de l\u2019\u00e9merveillement.<\/p>\n\n\n\n<p>Alors quoi de neuf&nbsp;? Moli\u00e8re, et peut-\u00eatre aussi Shakespeare et tout le th\u00e9\u00e2tre \u00e9lisab\u00e9thain. On n\u2019a jamais fait mieux.<\/p>\n\n\n\n<p><em>5 juin 2022<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab&nbsp;Quoi de neuf&nbsp;? Moli\u00e8re&nbsp;!\u00bb, comme disait Sacha Guitry en jetant un regard d\u00e9sabus\u00e9 sur la sc\u00e8ne th\u00e9\u00e2trale de son temps. Variante, \u00ab&nbsp;Victor Hugo, h\u00e9las&nbsp;&#8230;\u00bb, soufflait Gide devant l\u2019absence de renouveau po\u00e9tique en France, en d\u00e9pit de toutes les avant-gardes. Le malade imaginaire jou\u00e9 comme au bon temps du roi Louis, au Ph\u00e9nix de Valenciennes. 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