{"id":2813,"date":"2022-07-14T13:47:51","date_gmt":"2022-07-14T11:47:51","guid":{"rendered":"http:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2813"},"modified":"2022-07-14T13:47:52","modified_gmt":"2022-07-14T11:47:52","slug":"pilote-dasterix-au-metal-hurlant","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2813","title":{"rendered":"PILOTE : D\u2019AST\u00c9RIX AU M\u00c9TAL HURLANT"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/illustration219.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2815\" width=\"659\" height=\"659\" srcset=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/illustration219.jpg 500w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/illustration219-300x300.jpg 300w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/illustration219-150x150.jpg 150w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/illustration219-30x30.jpg 30w\" sizes=\"(max-width: 659px) 100vw, 659px\" \/><figcaption>Une couverture de Pilote en 1966. Tr\u00e8s loin d&rsquo;Ast\u00e9rix et de Lucky Luke.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Une petite histoire de l\u2019hebdomadaire <em>Pilote,<\/em> le journal qui \u00ab&nbsp;s\u2019amusait \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir&nbsp;\u00bb ou, variante, \u00ab&nbsp;le journal de l\u2019an 2000&nbsp;\u00bb. On l\u2019a achet\u00e9 pendant quelques ann\u00e9es (de 1966 \u00e0 1970, r\u00e9put\u00e9es les meilleures). Soit entre les <em>Spirou<\/em> et <em>Tintin<\/em> de l\u2019enfance et la d\u00e9couverte des \u00e9ditions du Square (<em>Charlie Hebdo<\/em>, <em>mensuel<\/em>, <em>Hara Kiri<\/em> et <em>La gueule ouverte<\/em>). Soit au sortir de l\u2019\u00e2ge b\u00eate et avant de succomber au \u00ab&nbsp;gauchisme \u00e0 la mode&nbsp;\u00bb (comme disait ironiquement Jean-Roger Caussimon). Alors voil\u00e0&nbsp;: de Goscinny et Uderzo jusqu\u2019aux odyss\u00e9es science-fictionnesques des Druillet et Moebius. Un petit voyage dans le temps et dans l\u2019espace.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Tous les gar\u00e7ons et les filles de mon \u00e2ge (air connu) ont eu un jour en main un exemplaire de <em>Pilote<\/em>, fond\u00e9 par Ren\u00e9 Goscinny \u00e0 l\u2019automne 1959. C\u2019est un d\u00e9nomm\u00e9 Fran\u00e7ois Clauteaux, patron de presse et publicitaire (<em>Mon savon <\/em>par exemple), qui lance l\u2019affaire, avec les trois mousquetaires pour la mise en \u0153uvre&nbsp;: le d\u00e9j\u00e0 cit\u00e9 Goscinny, Albert Uderzo et un ex r\u00e9dacteur en chef de <em>Spirou<\/em>, Jean-Michel Charlier \u00e0 qui on doit <em>Buck Danny<\/em> et <em>Les histoires de l\u2019oncle Paul<\/em>, entre autres. Quelques autres f\u00e9es se sont pench\u00e9es sur le berceau de <em>Pilote<\/em>, dont un ing\u00e9nieur agronome, Jean H\u00e9brard, et un politicien gaulliste, Ren\u00e9 Ribi\u00e8re. C\u2019est Georges Dargaud, \u00e9diteur sp\u00e9cialis\u00e9 dans la bande dessin\u00e9e, qui reprendra le journal en janvier 1961 au nez et \u00e0 la barbe du belge Dupuis.<\/p>\n\n\n\n<p>Avec Clauteaux comme directeur de la publication, Goscinny comme directeur de la r\u00e9daction et Charlier comme premier r\u00e9dac\u2019 chef, le magazine sort son premier num\u00e9ro en octobre 1959, avec comme produit d\u2019appel <em>Les aventures d\u2019Ast\u00e9rix le Gaulois<\/em>, un petit lutin casqu\u00e9 malin comme un singe qui d\u00e9joue les plans de l\u2019occupation romaine dans un camp retranch\u00e9 breton qui seul r\u00e9siste. Son partenaire et ami, Obelix, est un grand gaillard ob\u00e8se et fort comme un Turc pour avoir abus\u00e9 de la potion magique du barde Assurancetourix en \u00e9tant petit. Tout cela est archi-connu et on n\u2019y revient pas. Sauf pour dire que la s\u00e9rie conna\u00eet le succ\u00e8s d\u00e8s les premiers num\u00e9ros de <em>Pilote<\/em> et qu\u2019elle sera la bande dessin\u00e9e vedette des ann\u00e9es 1960 et 1970, un peu ce que <em>Tintin<\/em> aura \u00e9t\u00e9 pour les d\u00e9cennies pr\u00e9c\u00e9dentes.<\/p>\n\n\n\n<p>Rien de bien consistant au d\u00e9but, \u00e0 part <em>Ast\u00e9rix<\/em>, \u00e0 se mettre sous la dent mais, d\u00e8s le d\u00e9but des ann\u00e9es 1960, les dessinateurs les plus originaux vont affluer pour ce qui va vite devenir le journal de r\u00e9f\u00e9rence de la bande dessin\u00e9e. Un journal qui sera plus destin\u00e9, au fil du temps, aux adolescents qu\u2019aux enfants. En attendant, Charlier et Uderzo cr\u00e9ent les personnages de <em>Tanguy et Laverdure<\/em>, deux pilotes de l\u2019arm\u00e9e de l\u2019air dont les aventures seront diffus\u00e9es \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision. Jean Tabary, l\u2019un des piliers du <em>Record<\/em> o\u00f9 a s\u00e9vi \u00e9galement Goscinny, signe<em> Dupont de l\u2019Alma<\/em>, une s\u00e9rie loufoque, et le journal se distingue aussi par des articles et interviews de sportifs, scientifiques et autres exemples pour la jeunesse. En plus, des jeux propos\u00e9s par les grands animateurs radio de l\u2019\u00e9poque, de Zappy Max \u00e0 Jean-Paul Rouland&nbsp;; R\u00e9mo Forlani ou Marcel Fort en passant par Pierre Bellemare lui-m\u00eame (<em>Les enqu\u00eates du professeur Robillard<\/em>).<\/p>\n\n\n\n<p>En 1961, un d\u00e9nomm\u00e9 Raymond Joly remplace Clauteaux \u00e0 la direction et, on l\u2019a vu, Dargaud prend le pouvoir. <em>Le petit Nicolas<\/em>, de Semp\u00e9 et Goscinny, fait son apparition et la s\u00e9rie quitte les pages de l\u2019hebdo t\u00e9l\u00e9 belge <em>Moustique<\/em> pour devenir une valeur s\u00fbre de <em>Pilote<\/em>. Dargaud place ses hommes et un certain Denis Lef\u00e8vre-Toussaint devient r\u00e9dacteur en chef.<\/p>\n\n\n\n<p>Dargaud a le m\u00e9rite de faire souffler un vent nouveau sur <em>Pilote<\/em> avec beaucoup de recrutements&nbsp;: &nbsp;des auteurs am\u00e9ricains d\u2019abord, en traduction, le <em>Bob Morane<\/em> de Henri Vernes, <em>le Grand Duduche<\/em> de Cabu, <em>Achille Talon<\/em> de Greg\u2026 Plus M\u00e9zi\u00e8res et Christin pour <em>Valerian<\/em> \u2013 le premier sc\u00e9nario de science-fiction &#8211; Fred (ex <em>Hara Kiri<\/em>) pour son po\u00e9tique <em>Le petit cirque <\/em>et les premi\u00e8res planches de Gir (Jean Giraud d\u00e9j\u00e0 auteur de <em>Jerry Spring<\/em> qui deviendra le grand Moebius). On est en 1963 et le journal est concurrenc\u00e9 par <em>SLC<\/em> qui fait un carton dans la jeunesse. Pour lutter, <em>Pilote<\/em> propose des interviews des y\u00e9y\u00e9s et en termine avec ses jeux un peu ringards. Mal lui en prend, car le public de <em>Pilote<\/em> n\u2019est pas trop attir\u00e9 par Cloclo ou Johnny.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1964, Greg prend les commandes et son <em>Achille Talon <\/em>au gros pif et aux bretelles voyantes va prendre de plus en plus de place, avec les personnages annexes comme Hilarion Lefuneste, un voisin p\u00e9nible et exasp\u00e9rant. Les phylact\u00e8res sont, chez Greg, aussi volumineux que les dessins car ses personnages sont d\u2019imp\u00e9nitents bavards piqu\u00e9s de philosophie.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1965, <em>Pilote <\/em>porte en sous-titre \u00ab&nbsp;le journal d\u2019Ast\u00e9rix et Ob\u00e9lix&nbsp;\u00bb, car les deux gaulois sont devenus des superstars.<em> Radio Luxembourg<\/em> diffuse une \u00e9mission intitul\u00e9e <em>Pilote<\/em> et <em>France Inter<\/em> d\u00e9bite leurs aventures en feuilleton radiophonique, avec les voix de Roger Carel et de Pierre Tornade. C\u2019est Jean Bardin qui est au micro. Bob Morane est maintenant dessin\u00e9 par Forton, le p\u00e8re des <em>Pieds Nickel\u00e9s<\/em>, et Semp\u00e9 est pass\u00e9 \u00e0 <em>l\u2019Express<\/em>, abandonnant son <em>petit Nicolas<\/em>. Il est temps de faire entrer les quelques dessinateurs qui feront de <em>Pilote<\/em> le journal pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 des lyc\u00e9ens soixante-huitards. La m\u00eame ann\u00e9e, Goscinny, avec Pierre Dac et Jean Yanne, lance le MOU (Mouvement Ondulatoire Unifi\u00e9), un parti d\u2019en rire dont va quand m\u00eame s\u2019inqui\u00e9ter De Gaulle.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;M\u00e2tin quel journal&nbsp;!&nbsp;\u00bb sera le slogan avec, \u00e0 l\u2019automne 1965, l\u2019arriv\u00e9e de Marcel Gotlib, ex dessinateur de <em>Gai Luron<\/em> dans <em>Vaillant<\/em>, <em>Pif le chien<\/em> et la presse communiste pour la jeunesse. Avec <em>Les Dingodossiers<\/em> puis <em>La rubrique-\u00e0-brac<\/em>, il va tout de suite imprimer sa marque de cr\u00e9ateur loufoque et d\u00e9lirant, maniant comme personne les armes de l\u2019absurde et de la d\u00e9rision. Fred laisse tomber son petit cirque pour <em>Phil\u00e9mon<\/em> et Mandryka propose ses premi\u00e8res \u0153uvres, qui rendent presque des points \u00e0 son ami Gotlib.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1966, Uderzo se consacre exclusivement \u00e0 <em>Ast\u00e9rix<\/em>, dont le succ\u00e8s est colossal, et c\u2019est Jij\u00e9 qui reprend <em>Tanguy et Laverdure<\/em>, toujours avec Charlier au sc\u00e9nario. Jij\u00e9, c\u2019est Joseph Gilain, un ancien de <em>Spirou<\/em> dessinateur de Jerry Spring avant le lieutenant Blueberry (avec Gir toujours). Le journal \u00e9chappe de plus en plus \u00e0 Dargaud et \u00e0 Goscinny, et des petits nouveaux font leur apparition, comme Pichard et Lacroix mais, surtout, comme G\u00e9b\u00e9 ou Reiser apr\u00e8s la deuxi\u00e8me interdiction de <em>Hara Kiri<\/em>, \u00e0 l\u2019\u00e9t\u00e9 1966. Cabu est d\u00e9j\u00e0 dans la place et continue <em>Duduche<\/em>. G\u00e9b\u00e9 lance <em>Une plume pour Clovis<\/em>, chronique nostalgique qui a pour h\u00e9ros un petit vieux banlieusard, et Reiser signe une <em>Histoire de France<\/em> sur un sc\u00e9nario de Jacques Lob. Apr\u00e8s <em>Tanguy et Laverdure<\/em> viendront <em>Les chevaliers du ciel<\/em> pour la tradition et des s\u00e9ries de plus en plus d\u00e9jant\u00e9es comme <em>Le concombre masqu\u00e9<\/em> de Mandryka ou encore <em>Cellulite<\/em> de Claire Br\u00e9t\u00e9cher.<\/p>\n\n\n\n<p>Deux ans plus tard, on demande la t\u00eate de Goscinny, jug\u00e9 trop classique et trop \u00e0 droite. Les procureurs sont Giraud et Mandryka et l\u2019accus\u00e9 parle de \u00ab&nbsp;proc\u00e8s stalinien&nbsp;\u00bb. Autrement, les <em>Dingodossiers<\/em> deviennent <em>Rubrique-\u00e0-brac<\/em>, tout aussi hilarants et<em> Lucky Luke<\/em> s\u2019\u00e9chappe au galop des pages de <em>Spirou<\/em> pour arriver \u00e0 Pilote, idem pour<em> Iznogood<\/em> quittant <em>Record <\/em>sur son tapis volant<em>.<\/em> La saison des transferts. Alexis, Sol\u00e9, Mulatier et Morchoisne (et ses grandes gueules) d\u00e9barquent quand les grands anciens prennent la porte, maudissant les jeunes contestataires et tous les discours pr\u00e9tentieux sur la B.D 9\u00b0 art. Ambiance.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1970, Pilote devient \u00ab&nbsp;le journal qui s\u2019amuse \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir&nbsp;\u00bb et Guy Vidal, qui deviendra r\u00e9dacteur en chef, signe une s\u00e9rie avec le dessinateur Antonio Parras, Druillet et Tardi comptent parmi les nouveaux talents et Gir devient d\u00e9finitivement Moebius. Le virage de la science-fiction est pris, avec une nette inclination pour le Space-opera et l\u2019H\u00e9ro\u00efc fantasy. Mais les \u00e9ditions du square (<em>Charlie Hebdo<\/em> \u2013 <em>Hara Kiri<\/em>) viennent concurrencer <em>Pilote<\/em>, moqu\u00e9 par les gauchistes comme \u00e9tant le journal des adolescents attard\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019histoire, pour nous, peut bien s\u2019arr\u00eater l\u00e0. On aura encore des talents comme Got, P\u00e9tillon, F\u2019Murr ou Forest, en plus de sc\u00e9naristes talentueux comme Patrice Leconte ou Jean-Pierre Dionnet. Puis viendront les Lauzier et les Veyron, qu\u2019on avoue ne pas adorer. <em>Pilote <\/em>cessera de para\u00eetre en 1989 apr\u00e8s avoir fusionn\u00e9 un temps avec les rivaux de <em>Charlie Mensuel.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Goscinny passe la main en 1974 et Vidal prend sa place. Il mourra en 1977 pendant un \u00e9lectrocardiogramme d\u2019effort. Une mort insolite qui aurait pu inspirer un Gotlib. Gotlib qui quitte le navire amiral en 1972, d\u2019abord pour <em>Rock &amp; Folk<\/em> o\u00f9 il publie son hilarant <em>Hamster jovial<\/em>, puis il va fonder l\u2019ann\u00e9e d\u2019apr\u00e8s le d\u00e9sopilant<em> \u00c9cho des savanes<\/em>, premier du nom, avec ses confr\u00e8res et s\u0153urs Mandryka et Br\u00e9t\u00e9cher.<\/p>\n\n\n\n<p>Mandryka restera \u00e0 <em>l\u2019\u00c9cho<\/em> avant de le revendre pour un journal qui deviendra tout-\u00e0-fait autre chose. Gotlib, lui, a fond\u00e9 <em>Fluide glacial<\/em> le 1\u00b0 avril (\u00e7a ne s\u2019invente pas) 1975 , avec ses amis Sol\u00e9, Jacques Diament et Alexis.&nbsp;Une autre histoire avec la nouvelle g\u00e9n\u00e9ration des Goossens et Binet.<\/p>\n\n\n\n<p>Br\u00e9t\u00e9cher va fonder <em>Nana<\/em> tout en restant une star du <em>Nouvel Observateur<\/em> avec son <em>Agrippine<\/em> et ses <em>Frustr\u00e9s<\/em>. <em>M\u00e9tal Hurlant<\/em>, fond\u00e9, lui, par Dionnet et Philippe Manoeuvre toujours en 1975, va enr\u00f4ler plusieurs orphelins transfuges de <em>Pilote<\/em>, dont Druillet, Moebius, Bilal ou Caza. L\u00e0 aussi, c\u2019est une toute autre histoire qu\u2019on n\u2019a pas trop envie de raconter, toujours un peu exc\u00e9d\u00e9 par les ayatollahs de la B.D consid\u00e9r\u00e9e comme un (neuvi\u00e8me) art.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019\u00e9tait bien tant que \u00e7a restait des petits Mickeys, comme disaient nos parents. A long time ago (and far away from home, comme disait Luke le chanceux).<\/p>\n\n\n\n<p><em>5 juillet 2022<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une petite histoire de l\u2019hebdomadaire Pilote, le journal qui \u00ab&nbsp;s\u2019amusait \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir&nbsp;\u00bb ou, variante, \u00ab&nbsp;le journal de l\u2019an 2000&nbsp;\u00bb. On l\u2019a achet\u00e9 pendant quelques ann\u00e9es (de 1966 \u00e0 1970, r\u00e9put\u00e9es les meilleures). 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