{"id":2849,"date":"2022-08-25T17:09:49","date_gmt":"2022-08-25T15:09:49","guid":{"rendered":"http:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2849"},"modified":"2022-08-25T17:09:50","modified_gmt":"2022-08-25T15:09:50","slug":"soeur-anne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2849","title":{"rendered":"S\u0152UR ANNE"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/illustration224.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2851\" width=\"575\" height=\"575\" srcset=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/illustration224.jpg 400w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/illustration224-300x300.jpg 300w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/illustration224-150x150.jpg 150w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/illustration224-30x30.jpg 30w\" sizes=\"(max-width: 575px) 100vw, 575px\" \/><figcaption>L&rsquo;une des cartes de France de bric et de broc d&rsquo;Annette Messager. Photo LAM<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>\u00c0 rebours de la S\u0153ur Anne du conte de Perrault, Annette Messager, a tout vu venir, mais on se permettra de l\u2019appeler s\u0153ur quand m\u00eame, au nom de la sororit\u00e9 f\u00e9ministe&nbsp;; ce f\u00e9minisme radical qui est peut-\u00eatre le d\u00e9nominateur commun \u00e0 toute son \u0153uvre. Une \u0153uvre qui ne se classe pas sp\u00e9cialement dans une \u00e9cole artistique, mais qui se revendique du f\u00e9minisme. F\u00e9ministe, animaliste ou tout simplement humaniste, puisque l\u2019exposition vue au LAM de Villeneuve d\u2019Ascq expose tous les aspects de sa riche personnalit\u00e9 artistique&nbsp;: dessins, peinture, installations sur les th\u00e8mes qui l\u2019inspirent&nbsp;: le sexe, les animaux et la mort.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019amateur de football que je suis est tout d\u2019abord surpris par une coupure de journal encadr\u00e9 dans une \u0153uvre appel\u00e9e <em>Les bourgeois de Calais<\/em>. L\u2019article de journal est consacr\u00e9 au Racing Club Union Football de Calais, finaliste de la Coupe de France en 2000. La photographie repr\u00e9sente un joueur aux couleurs sang et or de Calais lors de la demi-finale gagn\u00e9e contre les Girondins de Bordeaux. Les bourgeois, ce sont plut\u00f4t ceux de Bordeaux et c\u00f4t\u00e9 calaisien, on a plut\u00f4t \u00e0 faire \u00e0 une \u00e9quipe de prolos avec un club \u00e0 petit budget, petit Poucet qui n\u2019a pas peur des ogres, dans une ville portuaire sinistr\u00e9e et profond\u00e9ment marqu\u00e9e par les crises migratoires.<\/p>\n\n\n\n<p>Annette Messager est n\u00e9e \u00e0 Berck- sur-Mer, en 1943, et elle a dit dans une interview que la vision de tous ces malades des os venus l\u00e0 en attendant un miracle m\u00e9dical l\u2019aura beaucoup inspir\u00e9e. Elle aime visiblement le bizarre, le tordu, le contrefait, le monstrueux et l\u2019anormal sous toutes ses formes.<\/p>\n\n\n\n<p>La brochure de pr\u00e9sentation nous parle de \u00ab&nbsp;fantastique quotidien&nbsp;\u00bb, sur le m\u00eame registre que ces \u00e9crivains comme Marcel Aym\u00e9 qui introduisent des bouff\u00e9es d\u2019irrationnel dans la vie courante, jusqu\u2019\u00e0 la tirer vers le surnaturel. On commence dans une vaste pi\u00e8ces o\u00f9 sont tendus des tas d\u2019objets (cl\u00e9s, ciseaux, bijoux\u2026) sur des fragments de corps humains. Une vision effrayante qui donne le ton, mais on s\u2019habitue vite \u00e0 cet univers m\u00ealant l\u2019effroi aux objets les plus rassurants (coussins, peluches, oreillers\u2026).<\/p>\n\n\n\n<p>Puis viennent les dessins, et elle dessine merveilleusement bien. Un coup de patte qui rappelle parfois un Topor, voire un Willem. Des dessins o\u00f9 des organes g\u00e9nitaux se m\u00ealent \u00e0 des corps difformes de cr\u00e9atures sorties d\u2019une histoire d\u2019Edgar Poe. Elle a ainsi compos\u00e9 un ab\u00e9c\u00e9daire qui traite les hommes de tous les noms et de A jusqu\u2019\u00e0 Z. C\u2019est dr\u00f4le et fac\u00e9tieux. Elle dessine des chats, des t\u00eates de mort, des <em>C<\/em><em>artes de France<\/em> (toute une s\u00e9rie amusante o\u00f9 les contours du pays prennent des formes singuli\u00e8res au gr\u00e9 du th\u00e8me et de sa fantaisie). Une grande carte (magna carta) est jonch\u00e9e de peluches et d\u2019objets divers, certains repr\u00e9sentant des phallus, des bou\u00e9es, des voiles, des l\u00e9gumes ou des clitoris. On peut tout imaginer et elle imagine tout. On oublie pas le contenu sexuel de l\u2019expression \u00ab&nbsp;faire des cartes de France&nbsp;\u00bb, aux sous-entendus masturbatoires.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais l\u2019\u0153uvre majeure est celle qui a \u00e9t\u00e9 prim\u00e9e \u00e0 la biennale de Venise en 2005. Elle a pour titre <em>Dessus-dessous <\/em>et repr\u00e9sente une mer de soie rouge ballott\u00e9e par le vent, ou les courants d\u2019air, laissant appara\u00eetre des formes qu\u2019on identifie mal&nbsp;: d\u00e9chets comme le dit la pr\u00e9sentation, cimeti\u00e8res marins, c\u00e9notaphes ou pierres sculpt\u00e9es&nbsp;? L\u2019imagination peut vagabonder au gr\u00e9 du vent sur cette grande pi\u00e8ce d\u2019\u00e9toffe qu\u2019on peut prendre pour un lit \u00e0 baldaquin. C\u2019est aussi l\u00e0 que r\u00e9side le talent de Messager, dans cette place toujours laiss\u00e9e au spectateur et \u00e0 sa vision personnelle, qu\u2019elle soit vraie ou fausse. \u00ab&nbsp;Une mer de sang&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>On pense ensuite \u00e0 Goya et aux repr\u00e9sentations de la camarde avec des objets sculpt\u00e9s et des peintures sur le th\u00e8me de la mort, mais surtout des dizaines de dessins de t\u00eates de morts grima\u00e7antes. La mort est d\u00e9dramatis\u00e9e comme au Mexique o\u00f9 on essaie de l\u2019apprivoiser en s\u2019en moquant jusqu\u2019\u00e0 danser sur les tombes. Mais Messager conjugue la mort et le sexe comme le faisait un Georges Bataille, surr\u00e9aliste m\u00e9taphysicien vite ray\u00e9 de la liste par Breton sous couvert de \u00ab&nbsp;mysticisme&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Une partie enti\u00e8re de l\u2019exposition fait d\u2019ailleurs figure d\u2019enfer, avec des images pornographiques et des dessins de corps tortur\u00e9s par la jouissance ou la douleur. Un avertissement est \u00e9crit \u00e0 l\u2019attention du visiteur&nbsp;: \u00ab&nbsp;des sc\u00e8nes \u00e9rotiques explicites peuvent choquer&#8230;&nbsp;\u00bb. On voit des co\u00efts entre animaux m\u00e2les et femelles, des visages supplici\u00e9s quand d\u2019autres sont extatiques. Des sc\u00e8nes d\u2019un \u00e9rotisme puissant rehauss\u00e9 par des jeux d\u2019\u00e9toffes, de tissus en velours rouge ou noir.<\/p>\n\n\n\n<p>De Bataille, on passe sans transition \u00e0 Robert Bresson, dont le cin\u00e9ma a beaucoup inspir\u00e9 son \u0153uvre. Son <em>Proc\u00e8s de <\/em><em>Jeanne d\u2019Arc<\/em> date de 1962, et c\u2019est certainement l\u2019un des premiers films qu\u2019elle a pu voir et revoir \u00e0 la cin\u00e9math\u00e8que. Jeanne d\u2019Arc comme premi\u00e8re des f\u00e9ministes, Jeanne d\u2019Arc br\u00fbl\u00e9e comme sorci\u00e8re, relapse et martyr. Le th\u00e8me de la sorci\u00e8re est d\u2019ailleurs tr\u00e8s actuel chez les f\u00e9ministes, quand on voit le succ\u00e8s de l\u2019essai de la journaliste Mona Chollet. C\u2019est en tout cas une Jeanne d\u2019Arc noire de suie et rouge des flammes du b\u00fbcher qui nous est pr\u00e9sent\u00e9e, tr\u00e8s loin des images pieuses sulpiciennes et du martyrologue chr\u00e9tien. Foin d\u2019\u00e9v\u00eaque Cauchon et d\u2019inquisiteurs, on sent Annette Messager proche de cette jeune femme crucifi\u00e9e par le conformisme de son temps.<\/p>\n\n\n\n<p>On l\u2019a dit, les animaux tiennent une place importante dans son \u0153uvre, tout un bestiaire qui nous les pr\u00e9sente sous diverses formes&nbsp;: sculptures calcin\u00e9es, peluches, papier\u2026 Des animaux qui semblent avoir pris leur revanche sur une humanit\u00e9 d\u00e9boussol\u00e9e et qui investissent en majest\u00e9 des monuments embl\u00e9matiques de la capitale. Elle met en sc\u00e8ne Ken, l\u2019\u00e9ternel fianc\u00e9 de Barbie et Pinocchio avec un humour f\u00e9roce. L\u2019\u0153uvre s\u2019appelle <em>La revanche des animaux<\/em>, et on sent bien que l\u2019artiste a choisi son camp entre l\u2019homme et la b\u00eate. Elle semble en appeler \u00e0 leur r\u00e8gne, \u00e0 la toute fin de l\u2019\u00e9pop\u00e9e humaine. C\u2019est \u00e0 la fois plein de tendresse et de cruaut\u00e9 et \u00e7a lui ressemble assez bien au final.<\/p>\n\n\n\n<p>Qui est donc Annette Messager&nbsp;? Une \u00e9tudiante des Arts-D\u00e9co ratte de cin\u00e9math\u00e8que qui gagne un voyage au Japon en remportant un concours de photographie. Sa premi\u00e8re \u0153uvre, <em>Les Pensionnaires<\/em>, montre des oiseaux empaill\u00e9s qu\u2019elle manipule comme autant de marionnettes. C\u2019est original et avant-gardiste, d\u2019autant qu\u2019elle ne joue pas seulement des couleurs et des formes picturales, mais qu\u2019elle a recours \u00e0 toute sorte d\u2019objets et utilise, \u00e0 la mani\u00e8re d\u2019une couturi\u00e8re, toute sorte de mat\u00e9riaux&nbsp;; des tissus, des \u00e9toffes, des papiers qu\u2019elle assemble avec beaucoup de go\u00fbt, composant des sortes de bouquets de mati\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans les ann\u00e9es 1980, elle t\u00e2te de la photographie et de l\u2019art mural avec comme principaux sujets d\u2019inspiration le corps humain et les animaux, presque toujours sous forme de peluches.<\/p>\n\n\n\n<p>Les ann\u00e9es 1990 la voient acc\u00e9der au sommet de son art avec des installations mises en mouvement par des proc\u00e9d\u00e9s informatiques. Un travail th\u00e9\u00e2tralis\u00e9 avec textiles, peluches toujours et objets souvent surdimensionn\u00e9s. Pour le corps humain, on sait que Annette Messager a longtemps souffert d\u2019un cancer du sein et on comprend qu\u2019elle puisse subir une r\u00e9pulsion en m\u00eame temps qu\u2019une fascination pour le corps mutil\u00e9, le corps malade.<\/p>\n\n\n\n<p>Le meilleur de son \u0153uvre &#8211; et on peut regretter que cette exposition, finalement assez vite parcourue, ne soit pas plus une r\u00e9trospective de tout ce qu\u2019elle a produit \u2013 est encore ses dessins avec notamment la s\u00e9rie des <em>Ut\u00e9r<\/em><em>u<\/em><em>s<\/em> et ce \u00ab&nbsp;Vagin ail\u00e9&nbsp;\u00bb qui semble narguer les machos et les tenants du patriarcat.<\/p>\n\n\n\n<p>Les titres et honneurs suivent&nbsp;: expositions \u00e0 Munich puis au Mus\u00e9e d\u2019art moderne de Paris d\u00e8s 1973, Lion d\u2019or \u00e0 la biennale de Venise en 2005 o\u00f9 elle repr\u00e9sente le pavillon fran\u00e7ais, r\u00e9trospectives au MoMa de New York en 1995 puis au centre Pompidou de Beaubourg en 2007. Elle sera couronn\u00e9e en 2016 du Praemium Imperiale, soit l\u2019\u00e9quivalent du prix Nobel pour les arts plastiques.<\/p>\n\n\n\n<p>Autrement, elle aime, en cin\u00e9ma, Dreyer, Bresson, Hitchcock ou Agn\u00e8s Varda et, en litt\u00e9rature, Beckett, Barthes, Genet et Duras (h\u00e9las). Elle aime aussi, on l\u2019avait compris, les ma\u00eetres du fantastique, de Mary Shelley \u00e0 Lovecraft, et son mot pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 est \u00ab&nbsp;d\u00e9sir&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>On oubliait de dire, peut-\u00eatre le plus important, que l\u2019exposition du LAM s\u2019appelle <em>&nbsp;Comme si<\/em>&nbsp;, et une voix f\u00e9minine nous rab\u00e2che les deux mots en boucle. \u00ab&nbsp;Comme si&nbsp;\u00bb&nbsp;; faire comme si on \u00e9tait immortels, faire comme si on \u00e9tait heureux de vivre, faire comme si on s\u2019aimait et faire comme si la maladie, la mis\u00e8re, le racisme, la guerre n\u2019existaient pas.<em> \u00ab&nbsp;Toujours sourire, le c\u0153ur malheureux&nbsp;\u00bb<\/em>, comme dans l\u2019op\u00e9rette<em> Le pays du sourire<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>On va conclure cet article par une citation d\u2019elle qui vient en r\u00e9sonance avec les autres collections du mus\u00e9e&nbsp;: <em>\u00ab&nbsp;j\u2019aime les artistes de l\u2019art brut, je dirais plut\u00f4t \u00ab&nbsp;l\u2019art vierge&nbsp;\u00bb, car leurs histoires personnelles sont le th\u00e9\u00e2tre total de leurs cr\u00e9ations. Vies et fictions fusionnent totalement, terriblement aux yeux de notre soci\u00e9t\u00e9\u2026 Et pourtant, leurs \u0153uvres parlent \u00e0 tous, alors qu\u2019ils n\u2019ont parl\u00e9 que d\u2019eux-m\u00eames et pour eux-m\u00eames&nbsp;\u00bb. <\/em>Pas mieux.<\/p>\n\n\n\n<p><em><u><strong>Jusqu\u2019au 21 ao\u00fbt au LAM Villeneuve d\u2019Ascq, autant dire que ce sera fini \u00e0 l\u2019heure tardive o\u00f9 vous lirez ces lignes, mais on avait envie d\u2019en parler.<\/strong><\/u><\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>11 ao\u00fbt 2022<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c0 rebours de la S\u0153ur Anne du conte de Perrault, Annette Messager, a tout vu venir, mais on se permettra de l\u2019appeler s\u0153ur quand m\u00eame, au nom de la sororit\u00e9 f\u00e9ministe&nbsp;; ce f\u00e9minisme radical qui est peut-\u00eatre le d\u00e9nominateur commun \u00e0 toute son \u0153uvre. 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