{"id":2922,"date":"2022-10-06T10:09:27","date_gmt":"2022-10-06T08:09:27","guid":{"rendered":"http:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2922"},"modified":"2022-10-09T19:56:22","modified_gmt":"2022-10-09T17:56:22","slug":"ballons-rouges-1","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=2922","title":{"rendered":"BALLONS ROUGES (1)"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"683\" height=\"1024\" src=\"http:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/illustration239-683x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2924\" srcset=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/illustration239-683x1024.jpg 683w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/illustration239-200x300.jpg 200w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/illustration239-768x1152.jpg 768w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/illustration239-600x900.jpg 600w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/illustration239-400x600.jpg 400w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/illustration239-20x30.jpg 20w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/illustration239.jpg 800w\" sizes=\"(max-width: 683px) 100vw, 683px\" \/><figcaption><em>S\u00f3crates<\/em> Brasileiro Sampaio de Souza Vieira de Oliveira. Appelez-moi docteur.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Ils sont quelques clubs professionnels de par le monde qui continuent \u00e0 afficher haut les couleurs politiques rouges et noires. Des clubs atypiques qui tournent, ou ont longtemps tourn\u00e9 le dos au football \u2013 fric au profit des valeurs du communisme, de l\u2019autogestion, ou de l\u2019anarchie. En Europe, il y a le Red Star (dont on a d\u00e9j\u00e0 parl\u00e9), les Allemands de Sankt Pauli \u00e0 Hambourg, les Italiens de Livourne et les Anglais de Sheffield Wednesday. En Am\u00e9rique latine, il y a au moins Argentinos Juniors (le club historique de Maradona) et les Corinthians de Sao Paulo (celui de Socrates). \u00c0 tous seigneurs tous honneurs, on commence par les Sud-Am\u00e9ricains avant l\u2019Europe la prochaine fois.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019A.A (Association Athl\u00e9tique) Argentinos Juniors est donc le premier club professionnel de Diego Armando Maradona qu\u2019il rejoint en 1976, \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 16 ans pour des d\u00e9buts prometteurs dans le championnat argentin. D\u00e8s lors, le club et son joueur miracle auront souvent partie li\u00e9e dans les m\u00e9moires, mais les rouges d\u2019Argentinos Juniors m\u00e9ritent d\u2019\u00eatre connus aussi pour les valeurs qu\u2019ils ont toujours port\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>Au d\u00e9but du si\u00e8cle dernier, des jeunes d\u2019un quartier pauvre de Buenos-Aires \u2013 Villa Crespo \u2013 cr\u00e9ent collectivement le club des Martires de Chicago (les Martyrs de Chicago en souvenir des ouvriers pendus le 4 mai 1886 alors qu\u2019ils avaient manifest\u00e9 pour la journ\u00e9e de 8 heures&nbsp;; l\u2019\u00e9v\u00e8nement ayant donn\u00e9 lieu au 1\u00b0 mai). Ils ne disputent que des rencontres de quartier mais le pr\u00e9sident de l\u2019\u00e9poque d\u00e9cide de prendre un nom plus court pour l\u2019\u00e9quipe, ce sera Argentinos Juniors pour la politique de formation que suivra toujours le club. De m\u00eame, il modifie les couleurs originales vertes et blanches pour celles, rouges et blanches, du Parti socialiste argentin.<\/p>\n\n\n\n<p>Affili\u00e9 \u00e0 la f\u00e9d\u00e9ration argentine en 1909, le club passe professionnel en 1931 et ce n\u2019est qu\u2019en 1955 qu\u2019ils acc\u00e8dent \u00e0 la premi\u00e8re division apr\u00e8s une fusion avec le C.A Atlanta en 1947. En 1960, ils luttent pour le titre contre les plus grandes \u00e9quipes argentines, River Plate, Boca Juniors et l\u2019Independiente. Les Bichitos colorados, comme les appellent leurs supporters, stagnent en milieu de tableau et ne jouent pas les phases dites du \u00ab&nbsp;nacional&nbsp;\u00bb, sortes de play-off qui permettent aux meilleures \u00e9quipes de se mesurer dans une poule finale, en vue du titre.<\/p>\n\n\n\n<p>Il faut bien s\u00fbr attendre l\u2019arriv\u00e9e du jeune prodige pour que la situation change. Il a encore 15 ans lorsqu\u2019il inscrit buts sur buts et permet \u00e0 son club de devenir un grand d\u2019Argentine. Il f\u00eate sa premi\u00e8re s\u00e9lection en 1977 et obtient le ballon d\u2019or en 1979, l\u2019ann\u00e9e o\u00f9 Argentinos Juniors termine 3\u00b0 du championnat. Mieux, deuxi\u00e8me en 1980, l\u2019ann\u00e9e o\u00f9 Diego part \u00e0 Boca Juniors apr\u00e8s 116 buts en 166 matchs jou\u00e9s avec son club de jeunesse.<\/p>\n\n\n\n<p>Avec l\u2019argent du transfert, le club se renforce avec des joueurs comme l\u2019Anglais Mc Allister, Veron ou Riquelme et obtient la premi\u00e8re place en 1984, avec le droit de jouer la Coupe Libertadores. C\u2019est l\u2019heure de gloire des anciens martyrs. Ils tombent en finale, en 1985, \u00e0 la suite d\u2019un match d\u2019appui contre les Colombiens de l\u2019America Cali et, en d\u00e9cembre, ils perdent aux penalties face \u00e0 la Juventus de Platini en coupe intercontinentale. En 1986, ils participent encore \u00e0 la Copa Libertadores, \u00e9limin\u00e9s cette fois par les rivaux de River Plate. C\u2019est l\u2019apog\u00e9e d\u2019un club qui va entamer une p\u00e9riode de relatif d\u00e9clin.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s des classements m\u00e9diocres et une descente en deuxi\u00e8me division, il faudra attendre 2004 pour voir Argentinos Juniors renouer avec la premi\u00e8re division et quatre ans plus tard, ils se qualifient \u00e0 nouveau pour la Copa Libertadores, \u00e9limin\u00e9s cette fois par Estudiantes de La Plata.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s de nouvelles saisons difficiles, les Juniors participent encore \u00e0 l\u2019\u00e9preuve reine des clubs sud am\u00e9ricains en 2010, toujours per\u00e7us comme sur le d\u00e9clin mais r\u00e9ussissant \u00e0 d\u00e9mentir les pronostics avec pourtant un effectif modeste.<\/p>\n\n\n\n<p>Le centre de formation des Juniors a sorti des joueurs comme Riquelme, Redondo, Borghi, Sorin, Cambiasso, Coloccini ou Battista, ce qu\u2019on appelle une p\u00e9pini\u00e8re. Aujourd\u2019hui, le club joue sur l\u2019Estado Armando Diego Maradona, toujours en premi\u00e8re division o\u00f9 il occupe une huiti\u00e8me place honorable.<\/p>\n\n\n\n<p>Les oripeaux gauchistes du pass\u00e9 ne sont plus pr\u00e9sents que dans les tribunes o\u00f9 quelques supporters maintiennent encore la flamme. Seules leurs couleurs sont encore rouges, mais il faut bien dire que \u00e7a ne signifie plus grand-chose, et les pendus de Chicago appartiennent \u00e0 la pr\u00e9histoire du club.<\/p>\n\n\n\n<p>Le club des Corinthians de Sao Paulo, en v\u00e9rit\u00e9 le SC Corinthians Paulista a aussi cette image de club de gauche et il doit largement cette r\u00e9putation au grand Socrates. \u00c9voluant longtemps dans le district de Sao Paulo avant la r\u00e9unification des deux districts, Corinthians peut s\u2019appuyer sur 35000 supporters fid\u00e8les. C\u2019est le club le plus suivi au Br\u00e9sil avec le Flamengo de Rio, l\u2019autre district.<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;Corinthians sera l&rsquo;\u00e9quipe du peuple, par le peuple et pour le peuple.&nbsp;\u00bb.<\/em> Un club ouvrier, fond\u00e9 par des immigr\u00e9s portugais, espagnols et italiens. Le nom n\u2019a rien \u00e0 avoir avec les \u00e9p\u00eetres de Saint-Paul aux Corinthiens, mais se r\u00e9f\u00e8re \u00e0 un club anglais c\u00e9l\u00e8bre \u00e0 l\u2019\u00e9poque, les Corinthians F.C, qu\u2019il s\u2019agit de r\u00e9pliquer au Br\u00e9sil.<\/p>\n\n\n\n<p>Des joueurs de talent, voire de g\u00e9nie, \u00e0 la pelle&nbsp;: outre Socrates, Garrincha, le dribbleur fou venu de Botafogo, Rivelino, Casagrande, Ronaldo, Paulinho, Roberto Carlos ou le gardien Gilmar. Plus r\u00e9cemment, on trouve les Argentins Mascherano (ex Bar\u00e7a), Tevez (ex Manchester Utd et juventus) ou Rivaldo. Les supporters des Corinthians se font appeler \u00abo bando de loucos&nbsp;\u00bb, la bande des fous.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Mais, outre un bilan sportif digne d\u2019\u00e9loge (7 championnats, 3 coupes, 2 coupes du monde des clubs et 1 Copa Libertadores \u00e0 quoi il faut ajouter 30 titres de champion du district de Sao Paulo lorsque les deux entit\u00e9s \u00e9taient s\u00e9par\u00e9es), c\u2019est surtout ce qu\u2019on a appel\u00e9 la d\u00e9mocratie corinthienne, soit des actions men\u00e9es contre la dictature militaire au Br\u00e9sil (1964 \u00e0 1985) qui nous int\u00e9resse ici.<\/p>\n\n\n\n<p>Les blancs et noirs des Corinthians ont la particularit\u00e9, rare dans le monde du sport, d\u2019avoir tenu t\u00eate \u00e0 la dictature du g\u00e9n\u00e9ral Geisel et c\u2019est tout \u00e0 leur honneur. Dans un pays r\u00e9sign\u00e9, les joueurs vont insuffler l\u2019esprit de r\u00e9volte \u00e0 leurs supporters.<\/p>\n\n\n\n<p>Le club \u00e9tait dirig\u00e9 par une armada de notables qui l\u00e9chaient les bottes des militaires et il a fallu la r\u00e9volte des joueurs emmen\u00e9s par le docteur Socrates pour en bouleverser les structures. En 1981, alors que les Corinthians n\u2019ont plus la place de choix qu\u2019ils occupaient dans le foot br\u00e9silien, Socrates fait venir le sociologue Adilson Monteiro Alvesnas au poste de pr\u00e9sident. Les salaires sont \u00e9quitablement r\u00e9partis entre tous les salari\u00e9s du club &#8211; du pr\u00e9sident au jardinier &#8211; et toutes les d\u00e9cisions sont prises en commun, des entra\u00eenements et de la mani\u00e8re de les diriger jusqu\u2019aux d\u00e9placements, aux recrutements et \u00e0 la pr\u00e9paration des matchs. On vote sur chaque proposition et tout le monde suit la majorit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Z\u00e9 Maria, ex vedette du foot br\u00e9silien vainqueur de la coupe du monde de 1970 \u00e0 Mexico devient l\u2019entra\u00eeneur. Les joueurs font imprimer sur leurs maillots des slogans hostiles \u00e0 la dictature militaire et celle-ci, en perte de vitesse, permet l\u2019\u00e9lection du gouverneur de Sao Paulo en 1982, premi\u00e8re \u00e9lection d\u00e9mocratique depuis 1964. Les joueurs incitent les supporters \u00e0 aller voter et le r\u00e9gime comme la f\u00e9d\u00e9ration doit accepter la gestion, ou plut\u00f4t l\u2019autogestion du club par les socios et les joueurs.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1983, en finale de la coupe du district de Sao Paulo, les joueurs s\u2019affichent avec ce slogan inscrit sur leur maillot&nbsp;: <em>\u00ab&nbsp;gagner ou perdre, mais toujours en d\u00e9mocratie&nbsp;\u00bb<\/em>. Le mouvement de contestation s\u2019amplifie et de nombreux intellectuels le citent en exemple de r\u00e9sistance. D\u2019autant que le football jou\u00e9 est s\u00e9duisant et offensif, gr\u00e2ce \u00e0 Z\u00e9 Maria, Socrates ou Casagrande.<\/p>\n\n\n\n<p>Tous les matchs se d\u00e9roulent dans une atmosph\u00e8re volcanique de f\u00eate et de joie et l\u2019\u00e9crivain uruguayen Eduardo Galeano pourra \u00e9crire&nbsp;: <em>\u00ab&nbsp;<\/em><em>\u00ab&nbsp;Tant que dura la d\u00e9mocratie, le<\/em><em>s<\/em><em> Corinthians, gouvern\u00e9<\/em><em>s<\/em><em> par ses joueurs, offrit le football le plus audacieux et le plus \u00e9clatant de tout le pays, il attira les plus grandes foules dans les stades et remporta deux fois de suite le championnat.&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Avec la fin de la dictature en 1985 et le retour du pouvoir aux civils, le mouvement de la d\u00e9mocratie corinthienne va p\u00e9ricliter, n \u2018ayant plus r\u00e9ellement d\u2019objet et le collectif \u00e0 la base de ce sursaut d\u00e9mocratique va se disloquer. On remettra m\u00eame en selle les anciens dirigeants d\u2019avant l\u2019\u00e8re Alvesnas, et les Corinthians redeviendront une \u00e9quipe banale dans le monde du football br\u00e9silien&nbsp;.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 la fin des ann\u00e9es 1980, les deux districts de Sao Paulo et de Rio vont fusionner pour un seul championnat national que les Corinthians remporteront 7 fois, on le rappelle, depuis 1990&nbsp;. Les noirs et blancs ont compt\u00e9 parmi leurs supporters le pilote Ayrton Senna, mais surtout le pr\u00e9sident Lula, qui a pu appr\u00e9cier comme il se devait la r\u00e9volte du club et son long combat contre la dictature.<\/p>\n\n\n\n<p>Une \u00e9pop\u00e9e politique et sportive dont on ne parle pas suffisamment. Imaginerait-on des \u00e9quipes comme le PSG ou l\u2019Olympique de Marseille agir de la sorte le jour o\u00f9 un pouvoir autoritaire s\u2019implanterait en France, ce qui \u2013 selon pas mal d\u2019observateurs \u2013 ne saurait tarder.<\/p>\n\n\n\n<p>Avec cet imb\u00e9cile milliardaire de Neymar qui apporte son soutien \u00e0 Bolsonaro, on est tr\u00e8s loin du grand docteur Socrates, du pr\u00e9sident Alvesnas, de Z\u00e9 Maria et de leurs \u00e9mules. M\u00eame si Juninho d\u00e9clare qu\u2019il lui faudrait quelques minutes pour le convaincre de voter Lula. Pas si s\u00fbr. Et on n\u2019est m\u00eame plus certain que Lula va gagner.<\/p>\n\n\n\n<p>Tristes tropiques\u2026<\/p>\n\n\n\n<p><em>3 octobre 2022<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ils sont quelques clubs professionnels de par le monde qui continuent \u00e0 afficher haut les couleurs politiques rouges et noires. 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