{"id":3001,"date":"2022-11-03T21:03:47","date_gmt":"2022-11-03T20:03:47","guid":{"rendered":"http:\/\/passionschroniques.fr\/?p=3001"},"modified":"2022-11-09T09:11:01","modified_gmt":"2022-11-09T08:11:01","slug":"jerry-lee-lewis-le-tueur-est-mort","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=3001","title":{"rendered":"JERRY LEE LEWIS: LE TUEUR EST MORT"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/ILLUSTRATION253.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-3003\" width=\"575\" height=\"573\" srcset=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/ILLUSTRATION253.jpeg 280w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/ILLUSTRATION253-150x150.jpeg 150w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/ILLUSTRATION253-30x30.jpeg 30w\" sizes=\"(max-width: 575px) 100vw, 575px\" \/><figcaption>Le tueur \u00e0 Hambourg (c&rsquo;est la pochette du disque). Photo wikipedia<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>On avait pris l\u2019habitude de faire de cette section rock autre chose que des rubriques n\u00e9crologiques. Mais le Killer \u2013 le dernier des pionniers du rock\u2019n\u2019roll &#8211; est mort et n\u00e9cessit\u00e9 fait loi&nbsp;. On avait d\u00e9j\u00e0 parl\u00e9 de lui dans une chronique de sa biographie par Nick Toshes (<em>Hell fire<\/em>). Toute expression sur Jerry Lee Lewis sera forc\u00e9ment plate et d\u00e9risoire en comparaison de ce livre intense et br\u00fblant. Mais on essaie quand m\u00eame, car il faut bien lui rendre un dernier hommage. De sa Louisiane natale \u00e0 ses nombreux come backs en passant par Sun Records, le Star Club de Hambourg, la Country\u2019n\u2019western, Dieu, le diable et ses trop nombreuses frasques. Voici son histoire.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s Pharoah Sanders la fois derni\u00e8re, on s\u2019en voudrait de vouloir jouer les petits Bossuet du rock et de ne parler des artistes que sur le mode obituaire. On parlera des Fugs la fois prochaine, un fort article qu\u2019on se promettait de publier ici mais la mort du Killer est une priorit\u00e9 absolue.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la biographie que lui consacre Nick Toshes (et qui pour beaucoup est la quintessence de ce que doit \u00eatre une biographie de groupe ou chanteur de rock), on suit les anc\u00eatres de Jerry Lee entre le Mississippi, le Texas et la Louisiane avant de s\u2019y installer d\u00e9finitivement dans une ville qui s\u2019appellera Lewis. C\u2019est un peu comme la bible qui d\u00e9crit les p\u00e9r\u00e9grinations de tribus juives emmen\u00e9es par leurs patriarches dans toute la Palestine. La comparaison n\u2019a rien d\u2019usurp\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Soit Jerry Lee Lewis qui naquit le 29 septembre 1935 \u00e0 Ferriday (Louisiane), sur le delta du Mississippi, et s\u2019est \u00e9teint le 28 octobre 2022 dans le comt\u00e9 de Do Soto (Mississippi aussi). Un homme du sud et un enfant turbulent dont la m\u00e8re se d\u00e9sesp\u00e8re de ses soudaines col\u00e8res et de ses tendances \u00e0 la cruaut\u00e9. Un hyper-actif, comme on dirait aujourd\u2019hui, comprendre super chiant.<\/p>\n\n\n\n<p>Ses parents \u00e9tant tr\u00e8s croyants, plut\u00f4t en mode protestants \u00e9vang\u00e9liques, il fait ses premi\u00e8res vocalises \u00e0 l\u2019\u00e9glise et impressionne par sa voix d\u00e9j\u00e0 bien timbr\u00e9e, sa ferveur et sa fougue.<\/p>\n\n\n\n<p>Avec un cousin, Jimmy Swagart qui deviendra l\u2019un des t\u00e9l\u00e9vang\u00e9listes les plus c\u00e9l\u00e8bres du pays, il \u00e9coute du rhythm\u2019n\u2019blues dans un bouge \u00e0 la p\u00e9riph\u00e9rie de la ville, le Haney\u2019s Big House et c\u2019est la r\u00e9v\u00e9lation. Il s\u2019exerce chez lui sur un vieux piano d\u2019occasion et sa vocation est trouv\u00e9e. Son p\u00e8re, impressionn\u00e9 par ses talents naissants, l\u2019emm\u00e8ne \u00e0 l\u2019arri\u00e8re de son camion et le fait se produire moyennant finances dans les bourgs avoisinants. Apr\u00e8s le rhythm\u2019n\u2019blues, il est fascin\u00e9 par les chanteurs de Country\u2019n\u2019western de l\u2019\u00e9poque, Jimmie Rodgers, Hank Williams et Gene Autry. Rhythm\u2019n\u2019blues + Country\u2019n\u2019western = Rock\u2019n\u2019roll, la musique du diable, selon lui.<\/p>\n\n\n\n<p>Il reprend un classique de Sticks Mc Gee, \u00ab\u00a0Drinking Wine Spo-Dee-O\u2019Dee\u00a0\u00bb et le fait tellement bien qu\u2019il finit par se tailler une petite r\u00e9putation dans le secteur. En 1950, il est envoy\u00e9 dans une \u00e9cole baptiste fondamentaliste, \u00e0 \u00a0Waxahachie (Texas) o\u00f9 il est cens\u00e9 \u00e9tudier la bible et la musique. Il s\u2019en fera exclure pour avoir jou\u00e9 des gospels en Boogie-woogie. Jerry Lee passera sa vie tiraill\u00e9 entre sa ferveur religieuse et sa fascination pour le mal. C\u2019est la cl\u00e9 du personnage.<\/p>\n\n\n\n<p>Il se produit \u00e0 Nashville, \u00e9pouse Dorothy Barton et deux ans plus tard Jane Mitcham qui lui donnera un fils. Il est bigame et ne s\u2019en formalise pas. Dans la famille, il y aura aussi la s\u0153ur, Linda Gail, qui fera aussi carri\u00e8re. Son p\u00e8re, qui croit en lui, l\u2019emm\u00e8ne enregistrer une maquette \u00e0 Shreveport puis \u00e0 Memphis o\u00f9 il auditionne chez Meteor puis chez Sun, le label de Sam Philips qui vient de lancer Elvis Presley. Il accompagne Billy Lee Riley, Johnny Cash et Carl Perkins et le producteur Jack Clement enregistre une bande d\u2019essai o\u00f9 il reprend \u00ab&nbsp;Crazy Arms&nbsp;\u00bb. On remarque d\u00e9j\u00e0 son style qui m\u00eale gospel et Boogie-woogie avec des glissandos de piano et des \u00e9clats de voix. En d\u00e9cembre 1956, il tombe sur Presley, Johnny Cash et Carl Perkins pour un enregistrement qui vaudra de l\u2019or, et il met en bo\u00eete pour son propre compte \u00ab&nbsp;It\u2019ll Be Me&nbsp;\u00bb et ce qui deviendra un classique, \u00ab&nbsp;Whole Lotta Shakin\u2019 Goin\u2019 On&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Sam Philips d\u00e9cide de mettre le paquet sur le disque et organise une tourn\u00e9e. Conscient qu\u2019il n\u2019a pas le physique de Presley et qu\u2019il ne danse pas comme lui, Lewis improvise un jeu de sc\u00e8ne avec son piano, montant dessus, l\u2019agressant litt\u00e9ralement des deux poings et finissant parfois par y mettre le feu. C\u2019est ce qu\u2019il fera souvent et, de passage au Steve Allen Show, il se fait conna\u00eetre du grand public qui reste fascin\u00e9 par cet escogriffe aux cheveux longs qui chante comme un poss\u00e9d\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Great Balls Of Fire&nbsp;\u00bb sort en novembre 1957 et, si le pr\u00e9c\u00e9dent hit s\u2019\u00e9tait class\u00e9 3\u00b0, celui-l\u00e0 d\u00e9croche la deuxi\u00e8me place. Tout le monde le voit comme un rival d\u2019Elvis, mais il g\u00e2che tout en \u00e9pousant sa cousine Myra Gale \u00e2g\u00e9e de 13 ans. Parti en tourn\u00e9e en Angleterre, une campagne de presse se d\u00e9cha\u00eene contre lui et on fustige le d\u00e9prav\u00e9, le pervers. Malgr\u00e9 \u00ab&nbsp;Breathless&nbsp;\u00bb puis \u00ab&nbsp;High School Confidential&nbsp;\u00bb, ses cachets s\u2019effondrent et son ascension est compromise, d\u00e9j\u00e0 alcoolique et d\u00e9pressif apr\u00e8s la mort par noyade de son fils Steve Allen en 1962. En mai 1961, une reprise du \u00ab&nbsp;What\u2019d I Say&nbsp;\u00bb de Ray Charles sera son dernier succ\u00e8s. Fin du premier acte.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est en Europe qu\u2019il va se refaire un peu la cerise. En Grande-Bretagne, le pays qui l\u2019avait banni, \u00e0 l\u2019Olympia en juin 1963 et surtout au Star Club de Hambourg en 1964, accompagn\u00e9 par les Nashville Teens, ce qui donnera lieu \u00e0 un album live indispensable&nbsp;<em>(Live at the Star Club in Hamburg<\/em>), s\u00fbrement son meilleur toutes cat\u00e9gories. Une derni\u00e8re s\u00e9ance chez Sun avant un contrat chez Mercury qui sort ses plus grands succ\u00e8s r\u00e9enregistr\u00e9s, pour faire patienter car on ne doute pas que Jerry Lee va encore frapper.<\/p>\n\n\n\n<p>Il cherche un nouveau style, oscillant entre la Country, la Soul et le Rock\u2019n\u2019roll avec 4 albums entre 1965 et 1967 (<em>The return of rock<\/em>, <em>Country songs for city folks<\/em>, <em>Memphis beat<\/em> et <em>Soul my way<\/em>). Puis il est choisi par Jack Good pour figurer Iago dans une version rock de<em> Othello<\/em> <em>(Catch my soul<\/em>).<\/p>\n\n\n\n<p>Il entame ensuite sa p\u00e9riode country avec l\u2019excellent<em> Another time, another place<\/em> (1968) et quelques chansons fameuses comme \u00ab&nbsp;What Made Milwaukee Famous (has made a loser out of me)&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;She Even Woke Me Up To Say Goodbye&nbsp;\u00bb ou encore \u00ab&nbsp;You Win Again&nbsp;\u00bb. Une reconversion due au producteur Eddie Kilroy. S\u2019ensuivent deux volumes de reprises country en 1969 (<em>Jerry Lee Lewis sings the country music-hall of fame vol 1 et 2<\/em>) et, au d\u00e9but des ann\u00e9es 1970, ses reprises r\u00e9ussies de \u00ab&nbsp;Me And Bobby Mc Gee&nbsp;\u00bb ou de \u00ab&nbsp;Chantilly Lace&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est l\u2019\u00e9poque du rock\u2019n\u2019roll revival et du concert de Wembley en ao\u00fbt 1972. Jerry Lee Lewis revient en gr\u00e2ce et sortira des albums live tout au long des ann\u00e9es 1970, avec, sur <em>Odd man in<\/em> (1975), le fameux \u00ab&nbsp;Don\u2019t Boogie Woogie (when you say your prayers tonight)&nbsp;\u00bb dont on conna\u00eet la reprise par Monsieur Eddy. <em>The Session<\/em> (1973) a \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9 \u00e0 Londres avec Rory Gallagher, Peter Frampton et Alvin Lee. Jerry\u2019s back&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s trois albums m\u00e9diocres, il retrouve Cash et Perkins pour un convaincant <em>Survivors <\/em>en 1981 avant de retrouver les m\u00eames plus Roy Orbison, Ricky Nelson, John Fogerty et Dave Edmunds pour le grand <em>Class of 55<\/em> avec \u00abWe Remember The King&nbsp;\u00bb ou \u00ab&nbsp;Big Train From Memphis&nbsp;\u00bb, autant d\u2019hommages \u00e0 Elvis Presley. Puis c\u2019est le film<em> Hail&nbsp;! Hail&nbsp;! Rock\u2019n\u2019roll <\/em>de Taylor Hackford en 1987 avec Chuck Berry et Fats Domino avant <em>Great balls of fire<\/em>, avec Denis Quaid, inspir\u00e9 \u00e0 Jim Mc Bride par le livre de Myra Gale qui le d\u00e9crit comme un tueur (un vrai).<\/p>\n\n\n\n<p>Il continue de se produire en public quand ses concerts ne sont pas annul\u00e9s \u00e0 la derni\u00e8re minute, le plus souvent avec Kenny Lovelace et le guitariste James Burton. En 1992, il a ouvert un cabaret dans Beale Street, \u00e0 Memphis et particip\u00e9 \u00e0 la bande originale du film <em>Dick Tracy<\/em>, avec \u00ab\u00a0Down The Road Apiece\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0The House Of Bluelights\u00a0\u00bb. Deux titres qu\u2019il affectionne particuli\u00e8rement. Le bougre a toujours eu bon go\u00fbt.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s moult divorces et remariages, il a perdu un autre fils dans un accident de voiture en 1973. En 1976, il blesse par balle son bassiste Norman Owens, gri\u00e8vement bless\u00e9 \u00e0 la poitrine. Il d\u00e9truit sa Rolls dans un accident en \u00e9tat d\u2019ivresse et tente de forcer la porte de Graceland, \u00e0 coups de revolver. La l\u00e9gende noire peut s\u2019\u00e9crire et le tueur s\u2019exposer derechef au scandale et \u00e0 l\u2019opprobre. Apr\u00e8s avoir perdu sa quatri\u00e8me femme, noy\u00e9e dans sa piscine juste avant son divorce, il \u00e9pouse Shawn Stevens, \u00e2g\u00e9e de 25 ans (il en a 50) qui dispara\u00eet \u00e0 son tour dans des circonstances obscures, m\u00eame si l\u2019enqu\u00eate conclut \u00e0 une overdose de m\u00e9thadone. Barbe bleue&nbsp;? Il se remarie en 1987 et a un nouveau fils, Jerry Lee III, une dynastie\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Sur la fin, il doit 4 millions de dollars au fisc qui lui saisit tous ses biens. Donn\u00e9 souvent pour mort \u00e0 cause de ses ulc\u00e8res et de ses cures de d\u00e9sintoxication, il finit par mourir vraiment \u00e0 87 ans, lui qu\u2019on aurait donn\u00e9 pour mort \u00e0 la quarantaine. Comme quoi, le rock\u2019n\u2019roll (et le bourbon), \u00e7a conserve. Terminons en laissant la parole \u00e0 Bruce Springsteen&nbsp;: <em>\u00ab&nbsp;Jerry Lee Lewis ne faisait pas le rock\u2019n\u2019roll, il \u00e9tait le rock\u2019n\u2019roll&nbsp;!\u00bb<\/em>. Pas mieux.<\/p>\n\n\n\n<p><em>30 octobre 2022<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>On avait pris l\u2019habitude de faire de cette section rock autre chose que des rubriques n\u00e9crologiques. Mais le Killer \u2013 le dernier des pionniers du rock\u2019n\u2019roll &#8211; est mort et n\u00e9cessit\u00e9 fait loi&nbsp;. On avait d\u00e9j\u00e0 parl\u00e9 de lui dans une chronique de sa biographie par Nick Toshes (Hell fire). 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