{"id":3109,"date":"2023-01-06T15:59:37","date_gmt":"2023-01-06T14:59:37","guid":{"rendered":"http:\/\/passionschroniques.fr\/?p=3109"},"modified":"2023-01-06T15:59:39","modified_gmt":"2023-01-06T14:59:39","slug":"lou-reed-le-transformer-a-50-ans","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=3109","title":{"rendered":"LOU REED : LE TRANSFORMER A 50 ANS"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/illustration273.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-3111\" width=\"580\" height=\"580\" srcset=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/illustration273.jpeg 300w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/illustration273-150x150.jpeg 150w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/illustration273-30x30.jpeg 30w\" sizes=\"(max-width: 580px) 100vw, 580px\" \/><figcaption>Le Transformer, d\u00e9cembre 1972. 50 ans d\u00e9j\u00e0. Photo Wikipedia.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Sorti en d\u00e9cembre 1972,<em> Transformer,<\/em> produit par David Bowie, marque le retour en force de Lou Reed sur la sc\u00e8ne rock\u2019n\u2019rollienne. Il avait sorti un album quelques mois auparavant, portant simplement son nom et que d\u2019aucuns rebaptiseront <em>Park Avenue<\/em>. Le chanteur iconique du Velvet Underground devenait le chantre am\u00e9ricain du rock d\u00e9cadent, ph\u00e9nom\u00e8ne avant tout anglais, mais il n\u2019en signait pas moins l\u2019un des plus grands disques, tous genres et toutes \u00e9poques confondues, de la Rock music.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Il faut tout d\u2019abord restituer le contexte. \u00c0 l\u2019\u00e9t\u00e9 1971, le Velvet Underground a sorti <em>Loaded<\/em>, son dernier album, en juin, et joue tous les soirs au Max\u2019s Kansas City de New York devant des audiences clairsem\u00e9es qui regardent distraitement le groupe, entre deux plats, puisque l\u2019\u00e9tablissement est aussi un restaurant.<em> Loaded<\/em> n\u2019est pas leur meilleur album, mais il contient des classiques comme \u00ab&nbsp;Rock &amp; Roll&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;Sweet Jane&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;New Age&nbsp;\u00bb, plus cet hymne au nihilisme qu\u2019est le long \u00ab&nbsp;Oh Sweet Nuthin\u2019&nbsp;\u00bb. De la formation originale, ne reste plus que Lou et le fid\u00e8le Sterling Morrison, les fr\u00e8res Yule, Doug et Bill, ont remplac\u00e9 John Cale, parti en 1968 apr\u00e8s le deuxi\u00e8me album (<em>White light \/ white heat<\/em>) auquel il avait grandement contribu\u00e9, et la batteuse Maureen Tucker, enceinte cet \u00e9t\u00e9-l\u00e0 mais qui reviendra pour une derni\u00e8re version du Velvet.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 l\u2019issue de ces concerts frustrants, Lou Reed quitte le navire en pleine d\u00e9pression et retourne chez ses parents. Il accepte la proposition de son p\u00e8re, g\u00e9rant d\u2019un cabinet d\u2019avocats, de travailler comme secr\u00e9taire et aide-comptable. Le rocker chantre du sordide new-yorkais et des fleurs du mal qui poussent sur l\u2019asphalte est devenu un employ\u00e9 de bureau docile. Le po\u00e8te de la rue, inspir\u00e9 par Hubert Selby Jr ou Delmore Schwartz et fa\u00e7onn\u00e9 par Andy Warhol n\u2019en restera pas l\u00e0, en Bartleby soumis au paternel, et l\u2019ange de la mort va red\u00e9ployer ses ailes momentan\u00e9ment bris\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>Son premier album solo, en juin 1972, a \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9 \u00e0 Londres avec les musiciens de Yes (Rick Wakeman et Steve Howe), Kaleb Quaye \u00e0 la guitare et Clem Cattini, c\u00e9l\u00e8bre batteur de studio, aux percussions. Un tr\u00e8s bon disque, mais plut\u00f4t un brouillon de tout ce qu\u2019il va faire par la suite, avec une premi\u00e8re \u00e9bauche de son \u00ab&nbsp;Berlin&nbsp;\u00bb, une nouvelle version du \u00ab&nbsp;Lisa Says&nbsp;\u00bb du Velvet et des chutes de studio ou des d\u00e9mos de tous les albums du groupe. Mais on n\u2019avait encore rien vu.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Transformer<\/em> para\u00eet donc le 8 d\u00e9cembre 1972, produit par Bowie et son guitariste Mick Ronson, chez RCA. Et c\u2019est une grande claque. Parlons d\u2019abord de la pochette, qui a fait couler beaucoup d\u2019encre. Pas tant le verso, une photo surexpos\u00e9e de Mick Rock prise lors d\u2019un concert de Lou qui va influencer le cin\u00e9aste Jim Sharman pour son <em>Rocky horror picture show<\/em> que le verso montrant un mannequin londonien des ann\u00e9es 1960 et un rocker en jean et cuir dissimulant mal une \u00e9rection. Le bruit a couru qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une seule et m\u00eame personne, voire\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019entame est parfaite avec ce \u00ab&nbsp;Vicious&nbsp;\u00bb et son riff d\u2019acier qui aurait pu figurer parmi les meilleurs titres de <em>Loaded.<\/em> La voix m\u00e9tallique et un peu nasillarde de Lou se prom\u00e8ne dans un d\u00e9luge d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 et les mots sont encore ceux d\u2019un grand po\u00e8te du rock&nbsp;: <em>\u00ab&nbsp;vicious, you beat with a flower \/ <\/em><em>you do it every hour \/ oh babe you\u2019re so vicious&nbsp;\u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Andy\u2019s Chest&nbsp;\u00bb, la poitrine d\u2019Andy (Andy Warhol peut-on supposer) est plus en retrait. C \u2018est une chanson rescap\u00e9e du Velvet Underground avec un final qui fait penser aux perles d\u2019un genre qu\u2019on a appel\u00e9 College Rock (Ricky Nelson, Fabian, Del Shannon\u2026). Bang bang, swoop swoop, rock, rock\u2026 Un texte surr\u00e9aliste qui d\u00e9bute par <em>\u00absi je pouvais \u00eatre n\u2019importe quoi, je serai une chauve-souris pour fondre sur toi&nbsp;\u00bb<\/em>. Et des histoires cocasses comme celle d\u2019une femme dont le nombril \u00e9tait la bouche et qui go\u00fbtait tout ce qu\u2019elle disait. L\u2019ange du bizarre.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Perfect Day&nbsp;\u00bb est l\u2019une des chansons les plus connues de l\u2019album et elle est proche de la perfection avec des orchestrations et des arrangements sophistiqu\u00e9s habillant une m\u00e9lodie simple, presque minimale dont Lou a le secret. Une m\u00e9lodie raffin\u00e9e et subtile et un texte qui chante l\u2019amour&nbsp;; l\u2019amour comme addiction&nbsp;:<em>\u00abyou just keep me hangin\u2019 on<\/em>&nbsp;\u00bb, le th\u00e8me pouvant aussi bien faire allusion \u00e0 l\u2019accoutumance provoqu\u00e9e par les drogues dures, dont Lou Reed s\u2019est toujours dit familier, m\u00eame s\u2019il \u00e9tait plus accro aux amph\u00e9, \u00e0 l\u2019alcool et aux tranquillisants qu\u2019\u00e0 l\u2019h\u00e9ro\u00efne.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Hangin\u2019 Round&nbsp;\u00bb est une chanson enlev\u00e9e o\u00f9 les mots se bousculent \u00e0 propos de divers personnages occupant chacun un couplet, tous plus loufoques et extravagants les uns que les autres. Harry, Jeanny, Cathy, Hark\u2026<em> \u00ab&nbsp;Vous continuez \u00e0 faire des choses que j\u2019ai arr\u00eat\u00e9es de faire il y a des ann\u00e9es et vous vous accrochez \u00e0 moi. Je ne suis pas si content de vous avoir trouv\u00e9s&nbsp;\u00bb<\/em>. Les personnages envahissent l\u2019auteur jusqu\u2019\u00e0 empi\u00e9ter sur son moi et le faire douter de sa sant\u00e9 mentale.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Walk On The Wild Side&nbsp;\u00bb est l\u2019une des plus belles chansons de tout le r\u00e9pertoire rock, avec sa m\u00e9lodie suave, l\u2019\u00e9cho des chorus girls, la contrebasse de Herbie Flowers et le solo de saxophone de Ronnie Ross. La chanson met en sc\u00e8ne des personnages de la Factory Warhol dont Joe D\u2019Alessandro (Little Joe) ou Candy Darling sur fond d\u2019homosexualit\u00e9, de travestissement, de sexe et de drogue. Bizarrement, le morceau a \u00e9chapp\u00e9 \u00e0 la censure, peut-\u00eatre \u00e0 cause de la distance avec laquelle tout cela est \u00e9voqu\u00e9, comme souvent chez Lou Reed.<\/p>\n\n\n\n<p>La seconde face d\u00e9bute avec \u00ab&nbsp;Make Up&nbsp;\u00bb (maquillage) et ses <em>\u00ab&nbsp;you\u2019re a slick little girl&nbsp;\u00bb<\/em>. Le propos semble ironique et Lou se moque gentiment des longs pr\u00e9paratifs de maquillage et d\u2019habillement des femmes avant de sortir. Des touches discr\u00e8tes de cuivres donnent \u00e0 la chanson un charme diffus.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Satellite Of Love&nbsp;\u00bb est sorti en simple en f\u00e9vrier 1973, apr\u00e8s \u00ab&nbsp;Vicious&nbsp;\u00bb \/ \u00ab&nbsp;Walk On The Wild Side&nbsp;\u00bb.<em> \u00ab&nbsp;I use to watch things on TV&nbsp;\u00bb<\/em>, confie Lou en parlant de satellites qui vont sur Mars. Une chanson plus proche de l\u2019univers d\u2019un Bowie mais les glissandos de piano et les ch\u0153urs en font une petite merveille de m\u00e9lodie. Un pur bonheur.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Wagon Wheel&nbsp;\u00bb, ou la roue de secours. <em>\u00ab&nbsp;Won\u2019t you be my wagon wheel&nbsp;\u00bb<\/em> (smoke). On sent la frustration d\u2019un amour fou non partag\u00e9 et la chanson est encore une fois superbement construite et diablement efficace.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;New York Telephone Conversation&nbsp;\u00bb et cette sorte d\u2019addiction au t\u00e9l\u00e9phone dans ce qu\u2019il appelle la cit\u00e9 du spectacle (New York). Une chansonnette de com\u00e9die musicale, un peu en retrait pas rapport au reste.<\/p>\n\n\n\n<p>Il n\u2019en va pas de m\u00eame pour \u00ab&nbsp;I\u2019m So Free&nbsp;\u00bb, encore un morceau vif et enlev\u00e9. <em>\u00ab&nbsp;Yes, I am mother nature&rsquo;s son \/ And I&rsquo;m the only one&nbsp;\u00bb<\/em>. Quelques minutes d\u2019euphorie pure avec encore un texte riche et une po\u00e9sie de la plus belle eau. L\u2019euphorie avant une nouvelle d\u00e9prime&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Et un au revoir radieux avec \u00ab&nbsp;Goodnight Ladies&nbsp;\u00bb qu\u2019il chante d\u2019une voix de crooner. Le rideau tombe et la lumi\u00e8re s\u2019\u00e9teint dans une bouff\u00e9e m\u00e9lancolique pour un samedi soir solitaire. Une petite c\u00e9r\u00e9monie des adieux apr\u00e8s nous avoir fait vivre des moments de gr\u00e2ce. Merci Lou.<\/p>\n\n\n\n<p>De <em>Transformer<\/em>, c\u2019est encore l\u2019\u00e9crivain Nick Toshes, \u00e0 l\u2019\u00e9poque journaliste \u00e0 <em>Rolling Stone <\/em>(janvier 1973), qui en parlera le mieux&nbsp;: <em>\u00ab&nbsp;<\/em><em>Reed lui-m\u00eame dit qu&rsquo;il pense que l&rsquo;album est g\u00e9nial. Je ne pense pas qu&rsquo;il soit aussi bon que ce qu&rsquo;il est capable de faire. Il semble avoir les capacit\u00e9s de proposer de la musique vraiment dangereuse et puissante, des trucs avec lesquels des gens comme Mick Jagger et David Bowie n&rsquo;ont fait que se frotter les genoux&nbsp;\u00bb<\/em>. S\u00e9v\u00e8re, mais finalement plus qu\u2019\u00e9logieux. <em>Berlin<\/em>, un an apr\u00e8s, n\u2019aura pas tout \u00e0 fait les m\u00eames vertus m\u00e9lodiques mais nous emm\u00e8nera beaucoup plus loin dans la noirceur et le d\u00e9sespoir. Un album que le critique de <em>Rock &amp; Folk<\/em> Yves Adrien qualifiera de <em>\u00ab&nbsp;Sergent Pepper\u2019s du sopor&nbsp;\u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s un live prodigieux (<em>Rock\u2019n\u2019roll Animal<\/em>), Lou Reed nous servira un bien p\u00e2le <em>Sally can\u2019t dance<\/em> avant ses exp\u00e9rimentations \u00e9lectro-acoustiques et ses interviews fleuves avec Lester Bangs reproduites dans <em>Creem Magazine<\/em>, en 1975. Lou Reed croyait avoir trouv\u00e9 le saint Graal avec son inaudible <em>Metal machine music<\/em>&nbsp; et insultait tout ce qui n\u2019\u00e9tait pas lui, dans le show-biz et ailleurs. La m\u00e9galomanie, cette forme vaniteuse de la parano\u00efa, et l\u2019hubris s\u2019\u00e9taient empar\u00e9s de lui et, c\u2019est bien connu, <em>\u00ab&nbsp;les dieux rendent fous ceux qu\u2019ils veulent perdre&nbsp;\u00bb<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Il se ressaisira avec <em>Coney Island baby<\/em>, en janvier 1976 avant une nouvelle s\u00e9rie d\u2019albums variant entre le moyen et le m\u00e9diocre. Et avant la r\u00e9surrection inesp\u00e9r\u00e9e avec l\u2019immense <em>New York<\/em> en f\u00e9vrier 1989, <em>Songs for Drella<\/em> (avec John Cale) en 1990 et le s\u00e9pulcral <em>Magic and loss<\/em> en 1992.<\/p>\n\n\n\n<p>Il mourra le 27 octobre 2013, un dimanche de pluie, du rejet d\u2019une greffe du foi apr\u00e8s une cirrhose, car il ne faisait pas que prendre des pilules multicolores. Mandrax et tequila ou whisky et Valium. Cocktails l\u00e9taux. Goodnight Lou, o\u00f9 que tu sois, probablement en enfer entre Lennon et Bowie.<\/p>\n\n\n\n<p><em>23 d\u00e9cembre 2022<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sorti en d\u00e9cembre 1972, Transformer, produit par David Bowie, marque le retour en force de Lou Reed sur la sc\u00e8ne rock\u2019n\u2019rollienne. Il avait sorti un album quelques mois auparavant, portant simplement son nom et que d\u2019aucuns rebaptiseront Park Avenue. 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