{"id":3144,"date":"2023-02-04T22:27:47","date_gmt":"2023-02-04T21:27:47","guid":{"rendered":"http:\/\/passionschroniques.fr\/?p=3144"},"modified":"2023-02-04T22:27:48","modified_gmt":"2023-02-04T21:27:48","slug":"notes-de-lecture-42","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=3144","title":{"rendered":"NOTES DE LECTURE (42)"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"644\" height=\"811\" src=\"http:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/illustration280.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-3146\" srcset=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/illustration280.jpg 644w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/illustration280-238x300.jpg 238w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/illustration280-476x600.jpg 476w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/illustration280-24x30.jpg 24w\" sizes=\"(max-width: 644px) 100vw, 644px\" \/><figcaption>Michel Butor, photo Wikipedia. Une t\u00eate d&rsquo;honn\u00eate homme<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>MICHEL BUTOR \u2013 <em>PASSAGE DE MILAN<\/em> \u2013 \u00c9ditions de Minuit \/ Points Seuil<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Franchement le nouveau roman, pas ma tasse de th\u00e9. M\u00eame si Paul Val\u00e9ry annon\u00e7ait la fin du roman avec ses phrases d\u2019introduction du genre \u00ab&nbsp;la marquise sortit \u00e0 5 heures&nbsp;\u00bb, il y avait peut-\u00eatre mieux \u00e0 faire que des textes souvent illisibles, sign\u00e9s Robbe-Grillet, Duras ou autres. Certes, il y a eu aussi Nathalie Sarraute et Claude Simon. Et il y a eu aussi Michel Butor.<\/p>\n\n\n\n<p>Un dr\u00f4le de corps celui-l\u00e0, comme on disait jadis. Il propose ici un roman structuraliste. L\u2019intrigue&nbsp;: 12 heures de la vie des habitants d\u2019un immeuble, de 19 heures \u00e0 7 heures du matin avec (chaque chapitre correspond \u00e0 une heure), comme principal \u00e9v\u00e9nement, les 20 ans d\u2019une demoiselle en l\u2019honneur desquels ses parents &#8211; les \u00e9poux Vertigues &#8211; ont pr\u00e9vu une petite f\u00eate. F\u00eate \u00e0 laquelle certains voisins sont convi\u00e9s, d\u2019autres pas. On pense in\u00e9vitablement \u00e0 P\u00e9rec et \u00e0 sa <em>Vie mode d\u2019emploi <\/em>qui para\u00eetra 20 ans plus tard (le roman est dat\u00e9 de 1954)<em>.<\/em> Roman structuraliste donc (est-ce la d\u00e9finition du nouveau roman?) o\u00f9 le principal personnage est cet immeuble avec ses poutres, ses escaliers, ses portes, ses murs, sa cave\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Butor use du monologue int\u00e9rieur \u00e0 la Faulkner ou \u00e0 la Joyce pour d\u00e9crire les \u00e9tats d\u2019\u00e2me des personnages tout au long de cette soir\u00e9e, des pens\u00e9es parfois complexes et folles qui contrastent avec la banalit\u00e9 d\u2019un pince-fesse o\u00f9 la bourgeoisie s\u2019ennuie poliment.<\/p>\n\n\n\n<p>Il y a parfois des d\u00e9rapages, des tirades autour de l\u2019\u0153uvre d\u2019un peintre, De Vere, habitant des lieux, autour du livre, sorte d\u2019essai socialiste utopique de l\u2019a\u00efeul d\u2019un r\u00e9sident, un nomm\u00e9 Levallois et par-dessus tout \u00e7a, la musique de la f\u00eate qui monte dans les \u00e9tages, jazz, valse ou vari\u00e9t\u00e9s de l\u2019\u00e9poque. Le tableau de De Vere annonce d\u2019ailleurs les \u00e9v\u00e9nements tragi-comiques qui vont se succ\u00e9der tout au long d\u2019une nuit o\u00f9 le myst\u00e8re et la folie s\u2019emparent de personnages conventionnels r\u00e9sign\u00e9s \u00e0 mener leur vie sans joie.<\/p>\n\n\n\n<p>La soir\u00e9e finira mal et les pr\u00e9tendants d\u2019Ang\u00e8le, la jeune fille, rivaliseront de mesquinerie pour la s\u00e9duire, celle-ci se consumera en torche vivante \u00e0 la suite d\u2019un incident avec une lampe et le roman pourra se terminer avec l\u2019extr\u00eame-onction que lui donne un cur\u00e9 vivant avec son fr\u00e8re \u00e0 l\u2019\u00e9tage.<\/p>\n\n\n\n<p>On ne sait trop qu\u2019en penser. Satire de la bourgeoisie bien s\u00fbr, mais bien plus du quotidien et du monde tel qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 fa\u00e7onn\u00e9 par elle, dans l\u2019hypocrisie, le conventionnel et le conformisme. On a aussi des morceaux de bravoure et des passages qui tiennent du surr\u00e9alisme et de l\u2019\u00e9criture automatique. On n\u2019a rien lu d\u2019autre de Butor (quel nom!), mais on repiquerait bien au truc, ne serait-ce que pour savoir vraiment ce que ce diable d\u2019homme avait dans le cr\u00e2ne. Une plume \u00e9l\u00e9gante et alerte en tout cas, tout le contraire d\u2019un butor dont il n\u2019a, ironiquement, que le nom. Dans le registre ornithologique, disons plut\u00f4t un milan, de passage.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>NICOLAS MATHIEU \u2013 <em>CONNEMARA<\/em> \u2013 Actes Sud.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>On aime bien Nicolas Mathieu dont on avait d\u00e9j\u00e0 lu <em>Leurs enfants apr\u00e8s eux<\/em>, ou la vie et les m\u0153urs de familles de prolos lorrains. On est toujours en Lorraine ici, \u00e0 Nancy. Il serait dommage de le r\u00e9duire \u00e0 un \u00e9crivain \u00ab&nbsp;social&nbsp;\u00bb ou naturaliste. Mathieu sait ressentir l\u2019\u00e9poque comme personne, et c\u2019est ce qui fait le prix de ses livres.<\/p>\n\n\n\n<p>Une histoire simple&nbsp;: l\u2019itin\u00e9raire de deux quadrag\u00e9naires natifs d\u2019un village lorrain. Christophe, un repr\u00e9sentant de commerce nagu\u00e8re hockeyeur dans le club d\u2019\u00c9pinal et H\u00e9l\u00e8ne, bonne \u00e9l\u00e8ve qui a fait une \u00e9cole de commerce et travaille dans un cabinet de consultants. Le roman consacre des chapitres \u00e0 leurs adolescences dans les ann\u00e9es 1990 et les met en parall\u00e8le avec ce qu\u2019ils sont devenus au fil du temps. Il faut pr\u00e9ciser que Christophe a eu un flirt avec Charlotte, une copine d\u2019H\u00e9l\u00e8ne dans les ann\u00e9es 1970 et que H\u00e9l\u00e8ne est devenue sa ma\u00eetresse 20 ans plus tard, comme une revanche prise par elle sur un pass\u00e9 trop sage. On ne va pas g\u00e2cher en racontant la suite.<\/p>\n\n\n\n<p>Dit comme cela, c\u2019est peut-\u00eatre un peu maigre. Pourtant, ce gros roman de 400 pages se lit facilement et on admire la talent de l\u2019auteur pour nous tenir en haleine avec des riens, des portraits justes de ces personnages des classes populaires de plus en plus perdus dans la modernit\u00e9. Une intrigue a minima donc, mais chaque petit \u00e9v\u00e9nement racont\u00e9 est un bonheur d\u2019\u00e9criture. Mathieu \u00e9crit parfois des lignes qui font penser \u00e0 Flaubert.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais l\u00e0 n\u2019est pas l\u2019essentiel. Il sait faire vivre une \u00e9poque avec ses tics, ses travers, ses tares. C\u2019est toute une soci\u00e9t\u00e9, cette France profonde qu\u2019on dit p\u00e9riph\u00e9rique qui vit dans ces pages. Et puis Mathieu sait parler du travail comme personne, de ces cabinets de consultants et de ce langage R.H avec son vocabulaire technocratique et ses formules anglicis\u00e9es. Il nous parle aussi de Macron et de sa start-up nation, les dirigeants de ce cabinet envisageant de se pr\u00e9senter aux l\u00e9gislatives, sans aucune exp\u00e9rience politique, mais avec ce talent recherch\u00e9 de vendre (tr\u00e8s cher) du vent.<\/p>\n\n\n\n<p>On pourrait reprocher \u00e0 Mathieu d\u2019avoir un peu ce naturalisme d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9 \u00e0 la Houellebecq, mais l\u00e0 o\u00f9 celui-ci se compla\u00eet dans le cynisme avec son c\u00f4t\u00e9 anar de droite, Mathieu s\u2019en d\u00e9sole avec des accents de sinc\u00e9rit\u00e9 bouleversants et une \u00e9motion \u00e0 fleur de peau. Du c\u0153ur et de l\u2019\u00e2me.<\/p>\n\n\n\n<p>Le titre fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la chanson de Sardou, et la sc\u00e8ne du mariage d\u2019un copain de Christophe est d\u2019anthologie. Nicolas Mathieu fait partie de ces \u00e9crivains qu\u2019on dit \u00ab&nbsp;trans classes&nbsp;\u00bb, dans les pas d\u2019une Annie Ernaux. Des auteurs qui, sans renier leurs origines, ont un regard per\u00e7ant sur la bourgeoisie qu\u2019ils ont rejoint gr\u00e2ce \u00e0 leur r\u00e9ussite scolaire et \u00e0 leurs talents divers.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais qu\u2019on ne s\u2019y trompe pas&nbsp;; de la bourgeoisie, ils sont le cauchemar. Ils pr\u00e9f\u00e9reront toujours les prolos de la France profonde aux fleurons des classes dominantes, de la technocratie et de la communication. Du spectacle et de la marchandise, aurait dit Debord.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>SIMENON \u2013 <em>LE REVOLVER DE MAIGRET<\/em> \u2013 Presse de la cit\u00e9.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Un Simenon des ann\u00e9es 1950, sa meilleure p\u00e9riode de bon artisan du polar avant qu\u2019il ait \u00e9t\u00e9 fait par la suite \u00e9crivain important par la r\u00e9publique des lettres. Maigret s\u2019est fait offrir un Smith &amp; Wesson par ses coll\u00e8gues du FBI \u00e0 la suite d\u2019un stage aux \u00c9tats-Unis. Un revolver que lui a vol\u00e9 un jeune homme, Alain Lagrange, qui s\u2019est introduit \u00e0 leur domicile et a tromp\u00e9 la vigilance de Mme Maigret. Le jeune homme venait faire part \u00e0 Maigret d\u2019une salle histoire o\u00f9 \u00e9tait m\u00eal\u00e9 son p\u00e8re, un admirateur du commissaire invit\u00e9 \u00e0 un repas de notable o\u00f9 il n\u2019a pas paru et qu\u2019on avait vu nuitamment trimballer une malle charg\u00e9e dans un taxi. Une malle retrouv\u00e9e dans une consigne de la Gare du Nord et qui contenait le corps d\u2019un jeune politicien ne respectant pas les codes et les usages du monde politique. Un genre de \u00ab&nbsp;tous pourris sauf moi&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>On ne va pas aller plus loin dans l\u2019intrigue o\u00f9 un bon vieux chantage est \u00e0 la base de toute l\u2019histoire. Une enqu\u00eate qui nous emm\u00e8ne de l\u2019immeuble des Maigret boulevard Richard Lenoir \u00e0 l\u2019h\u00f4tel Savoy de Londres en passant par un appartement de Neuilly. Maigret sous le soleil (pas dans les brumes) de Londres \u00e0 la recherche du jeune Lagrange et d\u2019une demi-mondaine qui fut la ma\u00eetresse de son p\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est encore une fois un coup de ma\u00eetre. Une \u00e9criture simple et des chapitres qui entretiennent le myst\u00e8re et vous obligent \u00e0 tourner les pages, avec ce personnage attachant de commissaire bougon mais tellement humain.<\/p>\n\n\n\n<p>On a beau savoir que Simenon n\u2019\u00e9tait pas sp\u00e9cialement recommandable, si on en croit les biographies qui lui ont \u00e9t\u00e9 consacr\u00e9es (par Pierre Assouline notamment). Il a d\u00e9fendu jusqu\u2019au bout son fr\u00e8re, un collabo rexiste, il avait d\u00e9cid\u00e9 de se payer tous les jours une prostitu\u00e9e, il \u00e9tait de droite, sans complexe, et sa vie de famille \u00e9tait un d\u00e9sastre, avec une \u00e9pouse bafou\u00e9e et une fille qui finira par se suicider. Mais quelle plume et quel conteur&nbsp;! \u00c0 croire qu\u2019il r\u00e9servait ses tr\u00e9sors d\u2019humanit\u00e9 \u00e0 ses livres, et uniquement \u00e0 eux.<\/p>\n\n\n\n<p>Docteur Maigret et Monsieur Simenon. Peut-\u00eatre. En tout cas, il faut lire Simenon, tout Simenon. C\u2019est toujours un vrai bonheur et la certitude de passer un moment d\u00e9licieux, comme si on se laissait happer par ses romans comme on se mettrait au lit apr\u00e8s une dure journ\u00e9e. Ses romans \u00e0 quatre sous devraient \u00eatre rembours\u00e9s par la s\u00e9curit\u00e9 sociale, une institution qu\u2019il devait certainement d\u00e9crier.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>WILLIAM IRISH \u2013 <em>IRISH MURDER<\/em> \u2013 10\/18.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Du polar encore, anglo-saxon avec ce bon vieux William Irish, un polar qui flirte parfois avec le fantastique. On se souvient de ses grands livres, <em>La mari\u00e9e \u00e9tait en noir <\/em>ou <em>La sir\u00e8ne du Mississippi<\/em>, tous deux port\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9cran par un Truffaut qui l\u2019adorait. Il y a eu aussi <em>J\u2019ai \u00e9pous\u00e9 une ombre<\/em>, mais on pourrait en citer d\u2019autres. Ce sont aussi des nouvelles et c\u2019est tout aussi passionnant.<\/p>\n\n\n\n<p>On a ici six nouvelles d\u2019int\u00e9r\u00eat in\u00e9gal, toutes parues dans ce qu\u2019on appelait les <em>Pulp<\/em>, ces magazines imprim\u00e9s sur du papier bon march\u00e9. <em>Marihuana<\/em>, ou la parano\u00efa pure d\u2019un quidam invit\u00e9 \u00e0 fumer pour la premi\u00e8re fois et qui croit avoir commis un meurtre alors que sa \u00ab&nbsp;victime&nbsp;\u00bb s\u2019\u00e9tait enduite de ketchup. R\u00e9sultat, une boucherie. <em>L\u2019h\u00e9ritage<\/em>, ou deux truands qui braquent un automobiliste dont ils entendent falsifier l\u2019identit\u00e9 pour h\u00e9riter de lui apr\u00e8s l\u2019avoir tu\u00e9. Sauf qu\u2019ils h\u00e9riteront d\u2019un cadavre gisant dans le coffre. <em>Cauchemar<\/em>, le texte le plus long qui aurait pu faire un court roman sur un personnage qui ne sait pas s\u2019il a commis un meurtre ou s\u2019il l\u2019a r\u00eav\u00e9. C\u2019est l\u00e0 que Irish est \u00e0 son meilleur, avec des aper\u00e7us psychologiques audacieux m\u00ealant Freud \u00e0 la S\u00e9rie noire. <em>Adieu New York<\/em> ou un employ\u00e9 qui croit avoir tu\u00e9 son patron. La moins r\u00e9ussie. On a aussi un psychopathe qui veut absolument faire exploser l\u2019immeuble o\u00f9 vit sa femme qu\u2019il soup\u00e7onne d\u2019infid\u00e9lit\u00e9. Enfin, une jeune fille qui quitte ses parents pour aller rejoindre sa s\u0153ur a\u00een\u00e9e dans la grande ville, celle-ci \u00e9tant une prostitu\u00e9e li\u00e9e au milieu. <em>Rendez-vous devant le mannequin est son titre.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Bref, des r\u00e9cits cursifs et haletants o\u00f9 se m\u00ealent haute truanderie, parano\u00efa, instinct de mort et vision tragique de l\u2019Am\u00e9rique. Mais Cornell Woolrich, son vrai nom (il \u00e9crivait aussi sous le pseudonyme de George Hopley) \u00e9tait aussi un type bien qui compatissait avec ses personnages les plus faibles et les plus humbles, souvent emmen\u00e9s \u00e0 leur corps d\u00e9fendant dans l\u2019enfer de la grande ville et ses pires d\u00e9pravations.<\/p>\n\n\n\n<p>Jean-Claude Zylbertstein, l\u2019\u00e9diteur 10\/18 \u00ab&nbsp;domaine \u00e9tranger&nbsp;\u00bb, a la bonne id\u00e9e de restituer tous ces textes dans leurs parution d\u2019\u00e9poque. Num\u00e9ros et noms des journaux. Preuve du respect qu\u2019il a toujours eu pour le genre, et pour Irish, un prince du crime plus port\u00e9 vers le fantastique et l\u2019\u00e9pouvante que sur le polar hard-boiled.<\/p>\n\n\n\n<p>Irish heartbeat, comme chantait le Van (Morrison).<\/p>\n\n\n\n<p><em>4 f\u00e9vrier 2023<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>MICHEL BUTOR \u2013 PASSAGE DE MILAN \u2013 \u00c9ditions de Minuit \/ Points Seuil Franchement le nouveau roman, pas ma tasse de th\u00e9. 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