{"id":3164,"date":"2023-02-04T23:05:31","date_gmt":"2023-02-04T22:05:31","guid":{"rendered":"http:\/\/passionschroniques.fr\/?p=3164"},"modified":"2023-02-07T19:12:44","modified_gmt":"2023-02-07T18:12:44","slug":"cosa-nostra-beck-ola","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=3164","title":{"rendered":"COSA NOSTRA BECK OLA"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/illustration283.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-3166\" width=\"579\" height=\"411\" srcset=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/illustration283.jpg 375w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/illustration283-300x213.jpg 300w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/illustration283-30x21.jpg 30w\" sizes=\"(max-width: 579px) 100vw, 579px\" \/><figcaption>Avec les Yardbirds, \u00e0 l&rsquo;extr\u00eame-gauche. Jimmy Page \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s.&nbsp;Photo wikipedia.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>On aurait pu tout aussi bien parler de David Crosby, l\u2019oyseau de Laurel Canyon, mais son ego, ses addictions et ses frasques ont plus marqu\u00e9 l\u2019\u00e9poque que son talent, en d\u00e9pit de quelques fulgurances. On pr\u00e9f\u00e8re \u00e9crire sur Jeff Beck, mon guitariste favori tous genres confondus (oui je sais, Hendrix&nbsp;; ou je sais, Clapton). Beck \u00e9tait non seulement un guitariste virtuose frott\u00e9 du blues le plus pur, il avait aussi l\u2019attitude, l\u2019arrogance et le panache. Un Punk avant la lettre. R\u00e9trospective entre des Yardbirds flamboyants et une douzaine d\u2019albums en solo dispensables. Sans compter de multiples collaborations avec les plus grands. Jeff\u2019s story&nbsp;!<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Pour l\u2019\u00e9tat civil, il est n\u00e9 le 24 juin 1944 \u00e0 Wallington, au sud de Londres et est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 10 janvier dernier dans sa r\u00e9sidence du Sussex. Comme \u00e7a c\u2019est fait. Tr\u00e8s t\u00f4t, il se passionne pour la guitare \u00e9lectrique en rejouant les chorus de Eddie Cochran ou de Cliff Gallup, le guitariste de Gene Vincent. L\u2019instrument le fascine et, en bricoleur de g\u00e9nie, il sera l\u2019inventeur de techniques (feedback, reverb, \u00e9chos\u2026) qui feront la fortune des guitaristes pop, mais on n\u2019en est pas encore l\u00e0.<\/p>\n\n\n\n<p>Il fait une Art-school \u00e0 Wimbledon, une de ces \u00e9coles o\u00f9 on se passionne plus pour le blues chicagoan que pour l\u2019histoire de l\u2019art. Beck forme diff\u00e9rents groupes qui n\u2019ont pas marqu\u00e9 l\u2019histoire du rock, avant de devenir le guitariste des Tridents, un groupe qui aura l\u2019insigne honneur d\u2019accompagner Screamin\u2019 Lord Sutch sur sc\u00e8ne. Il est aussi musicien de studio \u00e0 ses heures, chez Decca ou Pye, ce qui lui vaut de faire la connaissance d\u2019un vieux routier des sessions, un certain Jimmy Page qui l\u2019adoube et le recommande aux Yardbirds quand ceux-ci, l\u00e2ch\u00e9s par Clapton en plein envol, cherchent un guitariste. Keith Relf, leur chanteur, avait pens\u00e9 \u00e0 Page, mais lui pr\u00e9f\u00e8re le statut de musicien de studio et il leur a recommand\u00e9 un jeune coll\u00e8gue rencontr\u00e9 dans les couloirs des studios Decca. Avant d\u2019\u00eatre le guitariste des Yardbirds, Beck arrondissait ses fins de mois en exer\u00e7ant les m\u00e9tiers les plus divers, peintre en b\u00e2timent ou jardinier.<\/p>\n\n\n\n<p>Clapton avait quitt\u00e9 le groupe apr\u00e8s son premier single \u00e0 succ\u00e8s, \u00ab&nbsp;For Your Love&nbsp;\u00bb. Il n\u2019\u00e9tait pas question pour lui de se laisser aller au succ\u00e8s facile de la pop music et son ambition \u00e9tait de c\u00e9l\u00e9brer le vrai blues, ce qu\u2019il fera avec le premier album des Bluesbreakers de John Mayall. Avec les Yardbirds, Beck jouera de sa guitare magique sur plusieurs singles \u00e0 succ\u00e8s dont \u00ab&nbsp;Heart Full Of Soul&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;Mister You\u2019re A Better Man Than I&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;Shapes Of Things&nbsp;\u00bb ou une version survitamin\u00e9e du \u00ab&nbsp;I\u2019m A Man&nbsp;\u00bb de Bo Diddley. Deux albums \u00e0 mettre aussi largement au cr\u00e9dit de son jeu de guitare original et nerveux&nbsp;: <em>Having a rave up<\/em> en ao\u00fbt 1965 (sorti avec des titres diff\u00e9rents sous le titre de <em>Our own sound<\/em> sur la marque Riviera) et<em> Over under sideways down<\/em> (aussi appel\u00e9 <em>Roger the enginer<\/em>) en juillet 1966, avec notamment, outre le titre \u00e9ponyme, \u00ab&nbsp;Jeff\u2019s Boogie&nbsp;\u00bb et \u00abWhat Do You Want&nbsp;?&nbsp;\u00bb, deux titres o\u00f9 la guitare de Beck prend toute la place et vient contrebalancer la voix de Keith Relf. Parfois, il joue en solo des blues instrumentaux comme ce \u00ab&nbsp;Steeled Blues&nbsp;\u00bb qui doit beaucoup \u00e0 ses bluesmen favoris, Elmore James, Howlin\u2019 Wolf ou Jimmy Reed.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais Jeff Beck n\u2019est pas heureux avec les Yardbirds, et, s\u2019il se laisse filmer par Antonioni dans <em>Blow-up<\/em> pour un c\u00e9l\u00e8bre fracas de guitare devant le personnage principal, le com\u00e9dien David Hemmings qui quittera la salle avec un \u00e9clat de l\u2019instrument qu\u2019il brandira comme un morceau de la vraie croix, il a d\u2019autres projets orient\u00e9s vers le blues. C\u2019est Antonioni qui lui avait demand\u00e9 de fracasser sa guitare sur le sol, comme le faisait Townshend avec les Who. Jimmy Page, d\u2019abord recrut\u00e9 comme bassiste en remplacement de Paul Samwell-Smith parti manager Cat Stevens, prendra la guitare au sein des Yardbirds qui aura vu passer les trois guitar-heroes anglais.<\/p>\n\n\n\n<p>Il devra ronger son frein en signant un contrat avec le producteur Mickie Most, d\u00e9j\u00e0 charg\u00e9 de la promotion de Donovan et un temps des Animals d\u2019Eric Burdon. Il sortira quelques singles dont \u00ab&nbsp;Love Is Blue&nbsp;\u00bb (d\u2019apr\u00e8s Paul Mauriat\u2026) et \u00ab&nbsp;Hi Ho Silver Lining&nbsp;\u00bb, une tarterie qui sera l\u2019hymne des supporters des Wolves de Wolverhampton, le club de foot de la ville des Midlands. On dit que Jeff Beck aurait pu, \u00e0 ce stade, remplacer Syd Barrett chez Pink Floyd, voire.<\/p>\n\n\n\n<p>Beck songe \u00e0 monter son groupe, un groupe qui jouerait un blues sans concession. Avec Rod Stewart (chant) et Mickey Waller (batterie), deux ex soci\u00e9taires de la troupe <em>Steampacket<\/em> de Giorgio Gomelski (un spectacle \u2013 com\u00e9die musicale sur les origines du blues), il a les premiers membres du Jeff Beck Group. Ron Wood (ex Birds et futur Faces) en sera le bassiste avec, en studio, Nicky Hopkins, le plus c\u00e9l\u00e8bre des musiciens de studio du royaume.<\/p>\n\n\n\n<p>Le groupe changera plusieurs fois de batteur (Tony Newman, Roy Cooke), mais la formule fera mouche avec deux albums partis d\u2019un blues s\u00e9minal pour explorer des terrains qui donneront naissance au hard-rock comme aux courants du blues-boom les plus originaux. Le Jeff Beck Group sera parmi les influences principales de Led Zeppelin comme de Free. <em>Truth <\/em>sort en ao\u00fbt 1968 avec des reprises de Willie Dixon (\u00ab&nbsp;You Shook Me&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;I Ain\u2019t Supersticious&nbsp;\u00bb) ou de Tim Rose (\u00abMorning Dew&nbsp;\u00bb). On remarque aussi ce \u00ab&nbsp;Let Me Love You&nbsp;\u00bb qui sera un parfait exemple de ce que fera Led Zeppelin, la voix rappeuse de Stewart dialoguant avec les riffs de guitare de Beck, mais on note aussi des envol\u00e9es en solo du guitariste sur \u00ab&nbsp;Beck\u2019s Bolero&nbsp;\u00bb ou \u00ab&nbsp;Blues Deluxe&nbsp;\u00bb. <em>Beck Ol<\/em>a (sous-titre<em> Cosa nostra,<\/em> notre chose), sorti en juin 1969, est moins bon, m\u00eame si on y trouve de r\u00e9jouissantes versions de \u00ab&nbsp;All Shook Up&nbsp;\u00bb ou de \u00ab&nbsp;Jailhouse Blues&nbsp;\u00bb, plus un long \u00ab&nbsp;Rice Pudding&nbsp;\u00bb o\u00f9 la guitare de Beck exulte.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est l\u2019\u00e9poque o\u00f9, en d\u00e9pit des pressions de son entourage, il refuse de jouer \u00e0 Woodstock (l\u2019historique \u00ab\u00a0fuck Woodstock\u00a0!\u00a0\u00bb) et, alors qu\u2019il pense \u00e0 une section rythmique avec les musiciens de Vanilla Fudge (Tim Bogert et Carmine Appice), il a un accident de dragster qui l\u2019immobilise plusieurs mois. Stewart, ayant eu vent du remplacement de son copain Wood et estimant qu\u2019on lui ne fait pas assez de place, quitte le groupe en m\u00eame temps que Ron Wood. Ce sera une carri\u00e8re solo au long cours et les Faces, avant les Stones pour Wood.<\/p>\n\n\n\n<p>Bogerts et Appice viendront plus tard. Pour l\u2019heure, Beck joue sur l\u2019album de Donovan (qu\u2019il cosigne), <em>Barabajacal <\/em>(1970) et envisage de former un nouveau Jeff Beck Group. Ce sera chose faite avec un premier album, <em>Rough and ready<\/em> \u00e0 l\u2019automne 1971, suivi de <em>Jeff Beck Group<\/em> en 1972. Le \u00ab\u00a0new\u00a0\u00bb Jeff Beck Group se compose de Rob Tench (chant), Max Middleton (claviers), Clive Chaman (basse) et Cozy Powell (batterie). Deux albums honn\u00eates, mais sans l\u2019\u00e9tincelle du premier Jeff Beck Group.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s une p\u00e9riode d\u2019oisivet\u00e9 o\u00f9 il passe son temps \u00e0 bricoler des vieilles voitures (notre homme est un m\u00e9canicien hors pair), Beck s\u2019acoquine enfin avec Tim Bogert et Carmine Appice pour former BBA. D\u2019abord un album studio \u00e9ponyme en mars 1973 avec notamment le \u00ab\u00a0Superticious\u00bb dont il disputera la paternit\u00e9 \u00e0 Stevie Wonder et une reprise du \u00ab\u00a0People Get Ready\u00a0\u00bb de Curtis Mayfield. Ce sera ensuite un album en public enregistr\u00e9 au Japon, sorti en 1974 (<em>BBA Live in Japan<\/em>). L\u00e0 encore, on reste un peu sur sa faim, les super groupes n\u2019ayant jamais donn\u00e9 de r\u00e9sultats tr\u00e8s probants, \u00e0 part Crosby Stills Nash &amp; Young, l\u2019exception qui confirme la r\u00e8gle.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais Beck va surprendre en empruntant la voix du jazz-rock \u00e0 partir de 1975, avec deux albums, <em>Blow by blow<\/em> (1975) et <em>Wired<\/em> (1976), tous deux produits par George Martin. Des albums d\u00e9concertants pour les fans avec, sur <em>Wired<\/em>, une longue version jazzy du \u00ab\u00a0She\u2019s A Woman\u00a0\u00bb des Beatles. Beck marche sur les bris\u00e9es d\u2019un John Mc Laughlin, inspir\u00e9 par Charlie Mingus et Wes Montgomery.<\/p>\n\n\n\n<p>Il montera aussi un groupe avec le clavi\u00e9riste tch\u00e8que Jan Hammer et sortira une dizaine d\u2019albums en solo. On doit avouer humblement qu\u2019on n\u2019a pas vraiment suivi l\u2019\u00e9volution d\u2019un Jeff Beck converti au jazz-rock qui sera \u00e9galement r\u00e9quisitionn\u00e9 sur les albums en solo de Mick Jagger, de Pete Townshend, de Tina Turner, de David Bowie ou de Van Morrison.<\/p>\n\n\n\n<p>Beck qui avait aussi la r\u00e9putation d\u2019\u00eatre un joyeux luron et un sacr\u00e9 bringueur, t\u00e9moin son long compagnonnage avec un Keith Moon avec qui il \u00e9tait l\u2019un des seuls \u00e0 pouvoir rivaliser c\u00f4t\u00e9 boissons fortes. C\u2019est peut-\u00eatre ce qui l\u2019a tu\u00e9, sans parler de ses exc\u00e8s divers en coca\u00efne notamment.<\/p>\n\n\n\n<p>Quoi qu\u2019il en soit, on gardera de Jeff Beck l\u2019image du guitar-hero absolu, incarnation parfaite de ce \u00ab&nbsp;guitar man&nbsp;\u00bb chant\u00e9 par Presley. Hendrix \u00e9tait \u00e9videmment plus virtuose avec une palette plus large&nbsp;; Clapton \u00ab&nbsp;Slowhand&nbsp;\u00bb avait ce toucher ind\u00e9finissable qui rendait son instrument magique, mais Jeff Beck avait l\u2019attitude et la gr\u00e2ce, sale gamin surdou\u00e9 triturant les cordes de sa guitare avec dext\u00e9rit\u00e9 et fougue. On e\u00fbt dit qu\u2019il avait mille doigts, aid\u00e9 par toutes les trouvailles qu\u2019il avait su mettre au point au fil des ann\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>Beck avait le d\u00e9faut d\u2019\u00eatre un \u00e9vad\u00e9 fiscal, il s\u2019\u00e9tait r\u00e9fugi\u00e9 aux \u00c9tats-Unis pour \u00e9chapper au fisc, comme beaucoup de pop stars anglaises, mais il avait aussi particip\u00e9 au concert au profit d\u2019Amnesty International en septembre 1981. Ombre et lumi\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais Jeff Beck restera l\u2019un des h\u00e9ros de mon adolescence, envers et contre tout. Ad vitam \u00e6ternam.<\/p>\n\n\n\n<p><em>25 janvier 2023<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>On aurait pu tout aussi bien parler de David Crosby, l\u2019oyseau de Laurel Canyon, mais son ego, ses addictions et ses frasques ont plus marqu\u00e9 l\u2019\u00e9poque que son talent, en d\u00e9pit de quelques fulgurances. On pr\u00e9f\u00e8re \u00e9crire sur Jeff Beck, mon guitariste favori tous genres confondus (oui je sais, Hendrix&nbsp;; ou je sais, Clapton). 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