{"id":3174,"date":"2023-02-17T12:55:19","date_gmt":"2023-02-17T11:55:19","guid":{"rendered":"http:\/\/passionschroniques.fr\/?p=3174"},"modified":"2023-02-17T12:55:21","modified_gmt":"2023-02-17T11:55:21","slug":"psych-ecologie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=3174","title":{"rendered":"PSYCH\u2019 \u00c9COLOGIE"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"600\" height=\"921\" src=\"http:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/illustration285.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-3176\" srcset=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/illustration285.jpg 600w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/illustration285-195x300.jpg 195w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/illustration285-586x900.jpg 586w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/illustration285-391x600.jpg 391w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/illustration285-20x30.jpg 20w\" sizes=\"(max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><figcaption><em>Lacan et l&rsquo;\u00e9cologi<\/em>e, un attelage pas si \u00e9vident. Une couverture de revue trouv\u00e9e sur internet.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong><em>Pourquoi nous voulons tuer Greta&nbsp;?<\/em>, sous-titr\u00e9 \u00ab&nbsp;nos raisons inconscientes de d\u00e9truire le monde&nbsp;\u00bb (j\u2019avoue pr\u00e9f\u00e9rer le sous-titre) est un livre de B\u00e9n\u00e9dicte Vidaillet, universitaire, militante \u00e9cologiste et psychanalyste. Un livre passionnant qui a le m\u00e9rite d\u2019analyser avec lucidit\u00e9 pourquoi, malgr\u00e9 toutes les catastrophes et tous les rapports du GIEC, le monde change si peu et les rares initiatives concernent le greenwashing et le solutionnisme technologique. Et si, pour le dire de fa\u00e7on abrupte, la destruction du monde n\u2019\u00e9tait que l\u2019apoth\u00e9ose de notre soif de jouissance, de notre haine de nos descendants ou de notre pulsion de mort&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Ma culture en mati\u00e8re d\u2019\u00e9cologie politique repose sur quatre piliers&nbsp;: Andr\u00e9 Gorz d\u2019abord, pour son anticapitalisme autogestionnaire&nbsp;; Jacques Ellul pour sa critique de la technique et ses vis\u00e9es d\u00e9croissantes&nbsp;; Ivan Illich, pour son analyse des syst\u00e8mes et des bureaucraties et Fran\u00e7oise d\u2019Eaubonne, pionni\u00e8re de l\u2019\u00e9co-f\u00e9minisme qui n\u2019\u00e9tait pas indiff\u00e9rente aux questions largement sous-estim\u00e9es de surpopulation.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce livre que j\u2019ai d\u00e9vor\u00e9 renforce encore ces convictions mais sous un angle radicalement diff\u00e9rent. Je connais B\u00e9n\u00e9dicte Vidaillet depuis le temps o\u00f9, animant une commission Sant\u00e9 au travail du syndicat Solidaires, il nous est arriv\u00e9 de faire appel \u00e0 elle et j\u2019ai le souvenir d\u2019avoir contribu\u00e9 \u00e0 organiser des journ\u00e9es <em>\u00ab&nbsp;Et voil\u00e0 le travail&nbsp;!&nbsp;\u00bb<\/em> o\u00f9 on pouvait l\u2019entendre sur les entretiens d\u2019\u00e9valuation et sur l\u2019ambivalence des salari\u00e9s par rapport \u00e0 l\u2019exercice, en m\u00eame temps qu\u2019une Dani\u00e8le Linhart nous expliquait ce qui restait de tayloriste dans les organisations de travail modernes, \u00e0 travers la subjectivation et la pseudo humanisation des salari\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>On passe ici \u00e0 un autre registre, et on n\u2019oublie pas que l\u2019autrice a toujours \u00e9t\u00e9 impliqu\u00e9e dans PARC, soit la friche Saint-Sauveur \u00e0 pr\u00e9server des promoteurs et des financeurs. On a d\u00e9j\u00e0 parl\u00e9 de cette lutte ici et on n\u2019y revient pas.<\/p>\n\n\n\n<p>Pourquoi voulons-nous tuer Greta&nbsp;? Ou, en d\u2019autres termes, qu\u2019est-ce qui d\u00e9range nos \u00e9ditocrates en voyant cette jeune su\u00e9doise annoncer, telle Cassandre, l\u2019apocalypse climatique. Onfray, par exemple, souligne son expression robotique comme pour lui d\u00e9nier toute humanit\u00e9. Elle ne fait que rapporter les chiffres des rapports du GIEC aux importants et aux d\u00e9cideurs, mais c\u2019est d\u00e9j\u00e0 trop. On la hait et on lui conseille de retourner \u00e0 l\u2019\u00e9cole.<\/p>\n\n\n\n<p>Pourquoi se soucie-t-on si peu des g\u00e9n\u00e9rations futures&nbsp;? De nos enfants qui seront confront\u00e9s aux cons\u00e9quences du changement climatique dans ce qu\u2019elles auront de plus d\u00e9sastreuses. Pour l\u2019autrice, nous n\u2019en avons pas grand-chose \u00e0 faire des g\u00e9n\u00e9rations futures, \u00e9tant attendu en psychanalyse que nos descendants r\u00eavent de prendre notre place et de nous pousser vers la sortie. Oedipus rex, comme disait Sophocle. Pour elle, le petit homme est faible et totalement d\u00e9nu\u00e9 de ressources devant la nature, ce qui explique son aversion inconsciente \u00e0 son \u00e9gard. Un chapitre s\u2019intitule d\u2019ailleurs \u00ab&nbsp;vers une psychanalyse du d\u00e9sastre&nbsp;\u00bb et c\u2019est en cela que ses analyses sont originales. Et si nous souhaitions nous venger de cette nature qui cro\u00eet sauvagement en \u00e9tant indiff\u00e9rente \u00e0 ce que nous sommes&nbsp;? La th\u00e8se est hardie mais juste pour qui voit dans cette nature ensauvag\u00e9e un objet de peur \u00e0 dominer.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 l\u2019appui de sa th\u00e8se, elle nous parle de l\u2019agriculture, ou plut\u00f4t de l\u2019agro-ing\u00e9nierie avec les OGM, les pesticides et le brevetage du vivant, choses que les militants altermondialistes connaissent bien.<\/p>\n\n\n\n<p>Sa culture scientifique semble solide, mais elle oublie parfois la dimension productiviste de l\u2019agriculture intensive. Ce n\u2019est pas seulement le paysan qui veut s\u2019affranchir des cycles naturels et d\u00e9fier la nature, c\u2019est aussi que syndicats agricoles (la FNSEA surtout) et lobbies le poussent \u00e0 produire et \u00e0 avoir des rendements qui conditionnent son niveau de vie. La faute au capitalisme&nbsp;? Ben oui, un peu quand m\u00eame. Sauf \u00e0 se placer sur le terrain d\u2019un Fr\u00e9d\u00e9ric Lordon qui explique notre asservissement au capitalisme par les passions tristes, mais c\u2019est alors l\u2019adh\u00e9sion de tout le monde, plus ou moins conscient ou critique, qu\u2019il faut interroger.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce sera le seul b\u00e9mol et la d\u00e9monstration est ensuite convaincante, s\u2019appuyant sur les \u00e9crits de Herbert Marcuse (<em>Eros et civilisation&nbsp;;<\/em> <em>L\u2019homme unidimensionnel<\/em>\u2026), grand penseur du mouvement hippie et de Mai 68 ou de G\u00fcnther Anders (<em>L\u2019Obsolescence de l\u2019homme<\/em>) comme de th\u00e9oriciens de la psychanalyse tels Harold Searles, Donald Winnicott, M\u00e9lanie Klein ou Jacques Lacan (sans oublier papa Freud), elle confronte nos app\u00e9tits de destruction aux th\u00e9ories freudiennes. Comme certains pacifistes lucides finissent par convenir qu\u2019en fait, l\u2019homme veut la guerre, les militants \u00e9cologistes devraient aussi se dire qu\u2019en fait, l\u2019homme veut la destruction de la nature, m\u00eame s\u2019il refuse de se l\u2019avouer et si le discours rationnel s\u2019efforce de nier ce d\u00e9sir inconscient.<\/p>\n\n\n\n<p>On se r\u00e9gale ainsi \u00e0 lire quelques v\u00e9rit\u00e9s ass\u00e9n\u00e9es aux collapsologues et autres th\u00e9oriciens de l\u2019effondrement qui peuvent masquer leur sentiment d\u2019effondrement psychique derri\u00e8re la catastrophe climatique qui vient. C\u2019est bien vu. Elle a aussi un discours int\u00e9ressant sur la technique, qui vise \u00e0 domestiquer la nature et qui n\u2019est souvent qu\u2019un d\u00e9sir de puissance, de domination et de jouissance effr\u00e9n\u00e9e. On n\u2019est pas oblig\u00e9s de souscrire aux racines psychanalytiques expliquant ces pulsions morbides, comme la th\u00e9orie de M\u00e9lanie Klein du bon et du mauvais sein, mais soit.<\/p>\n\n\n\n<p>Lacan parlait de \u00ab&nbsp;la jouissance de l\u2019autre&nbsp;\u00bb que nous envions et qu\u2019il nous importe d\u2019\u00e9galer, sinon de d\u00e9passer. Un d\u00e9sir de jouissance qui masque notre pulsion de mort, ce qu\u2019on a parfois appel\u00e9 autrement du nom de mortido, oppos\u00e9 \u00e0 la libido. Si les lumi\u00e8res et le progr\u00e8s nous ont entretenu dans l\u2019id\u00e9e que l\u2019homme \u00e9tait rationnel et efficient, soucieux de ses int\u00e9r\u00eats et de ceux des autres, on n\u2019a peut-\u00eatre pas tenu compte de sa part d\u2019ombre qui s\u2019est pourtant r\u00e9v\u00e9l\u00e9e au fil de l\u2019histoire.<\/p>\n\n\n\n<p>La culpabilit\u00e9 que ressent l\u2019individu dans son d\u00e9sir contrari\u00e9 de compl\u00e9tude n\u2019est pas un rempart contre ces app\u00e9tits de destruction et l\u2019expression \u00ab&nbsp;apr\u00e8s moi le d\u00e9luge&nbsp;!\u00bb n\u2019est pas qu\u2019une figure de style.<\/p>\n\n\n\n<p>La derni\u00e8re partie, le dernier chapitre, en vient \u00e0 des consid\u00e9rations plus pr\u00e9cises sur les liens entre le langage, le manque, le d\u00e9sir et la dictature du jouir \u00e0 laquelle nous enjoignent les soci\u00e9t\u00e9s modernes. Bush p\u00e8re disait que <em>\u00ab&nbsp;le niveau de vie des Am\u00e9ricains n\u2019est pas n\u00e9gociable&nbsp;\u00bb<\/em>, quitte \u00e0 foncer joyeusement dans tous les murs des limites physiques de la terre. On retrouve cet aveuglement chez la plupart des individus qui, conscients de la catastrophe en cours (et d\u00e9j\u00e0 l\u00e0 pour partie) n\u2019entendent rien changer, ou seulement de fa\u00e7on superficielle, \u00e0 leurs habitudes de consommation et de production. Mais ce n\u2019est pas qu\u2019une question d\u2019individus, c\u2019est aussi l\u2019avidit\u00e9 et la cupidit\u00e9 d\u2019un syst\u00e8me \u00e9conomique de pr\u00e9dation qui nous fait oublier notre finitude.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019autrice prend des exemples de cette soif d\u2019immortalit\u00e9 ou de transhumanisme dans des personnages comme Elon Musk, celui qui entend affranchir l\u2019humanit\u00e9 de toutes ses contraintes \u00e0 commencer par celles du langage&nbsp;; ce langage qui nous projette vers l\u2019ext\u00e9rieur, vers l\u2019autre et nous fait quitter le stade narcissique.<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;<\/em><em>Si j\u2019ai bien tout lu Freud&nbsp;\u00bb<\/em>, plaisantait Coluche dans un sketch rest\u00e9 fameux. Je ne suis pas certain d\u2019avoir compris tous les concepts, toutes les id\u00e9es exprim\u00e9es dans ce livre d\u2019une richesse exceptionnelle, mais je souscris \u00e0 la plupart \u2013 pratiquement en totalit\u00e9 \u2013 de ces constats et de ces analyses.<\/p>\n\n\n\n<p>B\u00e9n\u00e9dicte Vidaillet souligne ironiquement que nous avons accept\u00e9 (et parfois demand\u00e9) des mesures draconiennes contre la pand\u00e9mie alors que nous ne sommes pas capables de consentir aux m\u00eames efforts pour le climat, pour l\u2019\u00e9cologie. Bien s\u00fbr, l\u00e0 o\u00f9 l\u2019\u00c9tat a pu se montrer rigoureux sur la pand\u00e9mie, avec la complicit\u00e9 du corps m\u00e9dical et sous couvert de sant\u00e9 publique, le m\u00eame \u00c9tat (et surtout la \u00ab&nbsp;start-up nation&nbsp;\u00bb de Macron) n\u2019a aucun int\u00e9r\u00eat \u00e0 ce que l\u2019on remette en question le fonctionnement de la soci\u00e9t\u00e9 dans ses modes de production et de consommation. Pour le dire autrement, le monde capitaliste voit \u00e0 juste titre dans les luttes \u00e9cologiques des freins \u00e0 sa croissance illimit\u00e9e et c\u2019est pourquoi les actions de d\u00e9sob\u00e9issance sont devenues n\u00e9cessaires.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais cela dit, il n\u2019est pas suffisant de voir les choses comme la lutte de masses \u00e9clair\u00e9es contre un syst\u00e8me capitaliste mortif\u00e8re et implacable. Il faut aussi se rendre compte que le dogme du progr\u00e8s et l\u2019id\u00e9ologie de la croissance ont fa\u00e7onn\u00e9 un individu peu enclin \u00e0 l\u00e2cher ce qui fait son confort, son bien-\u00eatre et son plaisir, m\u00eame s\u2019il doit pour cela s\u2019ali\u00e9ner la nature. Si les soci\u00e9t\u00e9s totalitaires ont pu cr\u00e9er le fameux homo sovieticus, nos soci\u00e9t\u00e9s ont cr\u00e9\u00e9 aussi un type, on dira l\u2019homo liberalus, pour aller vite.<\/p>\n\n\n\n<p>En tant que militants, on sait qu\u2019informer et conscientiser, certes n\u00e9cessaires \u00e0 la mobilisation, ne sauraient \u00eatre suffisants. La prise de conscience doit aussi s\u2019op\u00e9rer dans l\u2019inconscient, si on ose dire, dans les tr\u00e9fonds de l\u2019individu qui se doit d\u2019analyser les ressorts et les motivations de ses comportements comme de ses discours. C\u2019est \u00e0 ce prix qu\u2019un vrai changement politique pourra advenir, mais l\u2019autrice ne semble pas se faire beaucoup d\u2019illusions sur ce point, et on la comprend.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle n\u2019en continue pas moins \u00e0 militer et \u00e0 s\u2019investir dans des combats \u00e9cologiques, preuve qu\u2019il n\u2019est pas forc\u00e9ment n\u00e9cessaire d\u2019esp\u00e9rer pour entreprendre. On ne peut en tout cas que la remercier pour ce livre \u00e9clairant qui s\u2019\u00e9carte des sentiers battus de la pens\u00e9e \u00e9cologique qui voit trop souvent le bon sauvage vertueux s\u2019opposer \u00e0 la machinerie totalitaire. C\u2019est plus compliqu\u00e9 que cela, et elle nous en fait la d\u00e9monstration avec brio. Ich liebe dich, Greta&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p><em><u><strong>B\u00e9n\u00e9dicte Vidaillet \u2013 Pourquoi nous voulons tuer Greta \u2013 Nos raisons inconscientes de d\u00e9truire le monde. \u00c9ditions eres (sociologie clinique).<\/strong><\/u><\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>8 f\u00e9vrier 2023<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pourquoi nous voulons tuer Greta&nbsp;?, sous-titr\u00e9 \u00ab&nbsp;nos raisons inconscientes de d\u00e9truire le monde&nbsp;\u00bb (j\u2019avoue pr\u00e9f\u00e9rer le sous-titre) est un livre de B\u00e9n\u00e9dicte Vidaillet, universitaire, militante \u00e9cologiste et psychanalyste. 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