{"id":3241,"date":"2023-03-16T12:35:08","date_gmt":"2023-03-16T11:35:08","guid":{"rendered":"http:\/\/passionschroniques.fr\/?p=3241"},"modified":"2023-03-16T12:35:09","modified_gmt":"2023-03-16T11:35:09","slug":"vive-la-sociale","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=3241","title":{"rendered":"VIVE LA SOCIALE!"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/illustration296.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-3243\" width=\"577\" height=\"804\" srcset=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/illustration296.jpg 219w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/illustration296-215x300.jpg 215w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/illustration296-22x30.jpg 22w\" sizes=\"(max-width: 577px) 100vw, 577px\" \/><figcaption>Ambroise Croizat, figure embl\u00e9matique de la cr\u00e9ation de la s\u00e9curit\u00e9 sociale. Photo Wikipedia.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>C\u2019est la troisi\u00e8me fois que je voyais <em>La sociale<\/em>, ce documentaire de Gilles Perret sur la cr\u00e9ation de la S\u00e9curit\u00e9 Sociale, initiative pr\u00e9vue dans la bible du Conseil National de la R\u00e9sistance, \u00ab&nbsp;Les Jours Heureux&nbsp;\u00bb. Le but de la projection, organis\u00e9e conjointement par la J.O.C, Attac Roubaix \u2013 Tourcoing et la F.A.L (F\u00e9d\u00e9ration des Associations La\u00efques) \u00e9tait d\u2019alimenter une caisse de gr\u00e8ve pour les salari\u00e9s en lutte contre la r\u00e9forme des retraites. Troisi\u00e8me fois, mais je ne me suis pas ennuy\u00e9 une minute et j\u2019ai encore appris des choses avec un documentaire passionnant et in\u00e9puisable. Petit compte-rendu de s\u00e9ance (de cin\u00e9ma).<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Perret avait souhait\u00e9 faire un film-documentaire sur cette institution sociale qu\u2019est la S\u00e9cu, depuis sa cr\u00e9ation en 1946 jusqu\u2019\u00e0 sa remise en question aujourd\u2019hui, avec des mutuelles qui n\u2019ont plus grand-chose de social et, surtout, des assurances priv\u00e9es qui frappent \u00e0 la porte pour nous ouvrir le monde merveilleux de la capitalisation.<\/p>\n\n\n\n<p>Le principe de base est r\u00e9affirm\u00e9 d\u00e8s le d\u00e9part&nbsp;: <em>\u00ab&nbsp;\u00e0 chacun selon ses besoins, \u00e0 chacun selon ses moyens&nbsp;\u00bb<\/em>. On cotise en fonction de ses moyens et on est rembours\u00e9s \u00e0 hauteur de ses besoins. La s\u00e9curit\u00e9 sociale se compose donc de quatre branches&nbsp;: maladie, famille, vieillesse (retraites) et la branche accidents de travail et risques professionnels. Tout cela est expliqu\u00e9 d\u2019embl\u00e9e avec p\u00e9dagogie et clart\u00e9. Tout a \u00e9t\u00e9 mis en place par le CNR pour que la maladie ne soit plus synonyme d\u2019exclusion et, surtout, que la vieillesse soit un nouvel \u00e2ge de la vie, et plus une p\u00e9riode de d\u00e9clin v\u00e9cu dans la mis\u00e8re et le d\u00e9nuement.<\/p>\n\n\n\n<p>Tout cela est expos\u00e9 donc, mais l\u00e0 n\u2019est pas le principal int\u00e9r\u00eat de ce documentaire o\u00f9 Perret tend le micro (et fixe la cam\u00e9ra) \u00e0 divers interlocuteurs&nbsp;: d\u2019abord un ouvrier de 96 ans \u2013 Jolfred Fr\u00e9gonara &#8211; fondateur de l\u2019une des caisses primaires d\u2019assurance maladie dans la Haute-Savoie, puis le politiste Fr\u00e9d\u00e9ric Pierru, la sociologue Colette Bec, le philosophe communiste Bernard Friot et l\u2019historien Michel \u00c9tievent. Il y a aussi les d\u00e9tracteurs qu\u2019on voit \u00e0 la fin, une belle brochette de r\u00e9actionnaires ultra-lib\u00e9raux comme Denis Kessler, un d\u00e9nomm\u00e9 Claude Reichmanou encore le \u00ab&nbsp;socialiste&nbsp;\u00bb Fran\u00e7ois Rebsamen, ministre du travail \u00e0 l\u2019\u00e9poque du tournage et qui semble m\u00e9prisant \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la m\u00e9moire de Ambroise Croizat, personnage principal de ce documentaire avec une \u00e9vocation sensible de ce b\u00e2tisseur d\u2019espoir par sa fille Liliane.<\/p>\n\n\n\n<p>Les caisses d\u00e9partementales se mettent en place petit \u00e0 petit, sous la houlette de Ambroise Croizat &#8211; syndicaliste CGT et ouvrier m\u00e9tallurgiste &#8211; pour la philosophie g\u00e9n\u00e9rale et la direction politique, et de Pierre Laroque &#8211; ministre gaulliste du travail du gouvernement De Gaulle \u00e0 la Lib\u00e9ration &#8211; pour la technique et la gestion. Les deux \u00e9tant indispensables, mais le r\u00f4le d\u2019un Laroque a \u00e9t\u00e9 sur\u00e9valu\u00e9 par l\u2019histoire quand celui de Croizat et des communistes a plut\u00f4t \u00e9t\u00e9 minimis\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Bernard Friot explique la t\u00e2che colossale qui a \u00e9t\u00e9 accomplie par des milliers de militants s\u2019\u00e9tant appropri\u00e9 un outil de solidarit\u00e9 en regroupant toutes sortes de caisse (mutualistes, professionnelles, syndicales, patronales, caritatives, religieuses\u2026) pour en faire ce r\u00e9gime g\u00e9n\u00e9ral auquel n\u2019ont pas souhait\u00e9 participer artisans et paysans.<\/p>\n\n\n\n<p>La cam\u00e9ra de Perret nous prom\u00e8ne dans les rues d\u2019Annemasse o\u00f9 un retrait\u00e9 de 96 ans, ancien m\u00e9tallurgiste, nous explique comment, avec ses camarades, il a mont\u00e9 l\u2019une des premi\u00e8res caisse de s\u00e9curit\u00e9 sociale en Haute-Savoie. Il raconte avec humour et malice tout ce qu\u2019il a fallu faire et d\u00e9crit tous les obstacles qu\u2019il a fallu contourner car, on l\u2019imagine, le patronat qui faisait pourtant profil bas pour s\u2019\u00eatre compromis dans la collaboration, n\u2019a jamais donn\u00e9 sa b\u00e9n\u00e9diction \u00e0 la cr\u00e9ation d\u2019un syst\u00e8me qu\u2019il assimile au collectivisme. Ajoutons qu\u2019il y avait deux syndicats \u00e0 l\u2019\u00e9poque, la CFTC, plut\u00f4t oppos\u00e9e et la CGT, cheville ouvri\u00e8re de toute cette complexe mise en \u0153uvre, avec des relais politiques du c\u00f4t\u00e9 du PCF et des ministres communistes.<\/p>\n\n\n\n<p>Un patronat qui prendra sa revanche en 1967, quand sera instaur\u00e9 le paritarisme, soit la d\u00e9faite assur\u00e9e des syndicats dans la gestion de la S\u00e9cu au profit des patrons unis face \u00e0 un syndicalisme divis\u00e9. Ce que Pierru explique bien. Une ann\u00e9e noire pour la S\u00e9curit\u00e9 Sociale, l\u2019ann\u00e9e z\u00e9ro des temps difficiles qu\u2019elle va s\u2019appr\u00eater \u00e0 vivre.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 commencer par ce trou de la S\u00e9cu dont on nous rebat les oreilles. L\u00e0 aussi, la parole \u00e0 Fr\u00e9d\u00e9ric Pierru&nbsp;: un trou qui se creuse et se bouche en fonction des al\u00e9as d\u00e9mographiques et \u00e9conomiques, \u00e9tant bien entendu que le syst\u00e8me n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 instaur\u00e9 pour d\u00e9gager des b\u00e9n\u00e9fices. Comment le pourrait-il&nbsp;quand son but est de verser des prestations correspondant au niveau de cotisations, patronales ou salariales. Car c\u2019est bien la cotisation qui tient le syst\u00e8me, et Friot le rappelle, qui parle de \u00ab&nbsp;d\u00e9j\u00e0 l\u00e0&nbsp;\u00bb communiste (comme les services publics et le statut de fonctionnaire). La cotisation et pas l\u2019imp\u00f4t, soumis au bon vouloir des gouvernants en fonction des crises financi\u00e8res ou des cures d\u2019aust\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Sans parler des exon\u00e9rations de cotisations patronales et des petites nouveaut\u00e9s apport\u00e9es par le gouvernement Rocard, telle la CSG ou la CRDS. Toutes dispositions visant \u00e0 affaiblir le r\u00e9gime de la cotisation et la redistribution.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019historien communiste Michel \u00c9tievent, d\u00e9c\u00e9d\u00e9 depuis, retrace cette histoire qui marque une victoire du mouvement ouvrier. Il nous emm\u00e8ne \u00e0 la Bourse du travail et devant la maison de Ambroise Croizat, entre deux voyages en TGV. Sa m\u00e8re \u00e9tait femme de m\u00e9nage et son p\u00e8re ouvrier, et l\u2019historien, les larmes aux yeux, dit tout le bien qu\u2019il faut penser de cette institution qui lui a permis de faire des \u00e9tudes et de choisir sa voie, l\u00e0 o\u00f9 auparavant les enfants des classes populaires \u00e9taient condamn\u00e9s \u00e0 l\u2019usine ou au bureau dans le meilleur des cas.<\/p>\n\n\n\n<p>Colette Bec, historienne de la S\u00e9cu, rappelle justement tout ce qui a chang\u00e9 dans la vie des classes populaires avec la cr\u00e9ation des Caisses primaires. La fin de la pr\u00e9carit\u00e9 de l\u2019existence. Elle insiste sur l\u2019aspect d\u00e9mocratique de cette gestion ouvri\u00e8re. Comme Bernard Friot qui parle d\u2019intelligence ouvri\u00e8re \u00e0 l\u2019\u0153uvre et de capacit\u00e9 de cette classe sociale \u00e0 s\u2019organiser. De m\u00eame pour Fr\u00e9d\u00e9ric Pierru qui d\u00e9fend avec acharnement l\u2019h\u00f4pital public, la s\u00e9curit\u00e9 sociale et les retraites par r\u00e9partition.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019h\u00f4pital public justement, dont nous parle avec beaucoup de conviction Anne Gervais, m\u00e9decin en secteur hospitalier qui nous d\u00e9crit un monde tournant de plus en plus le dos aux principes de solidarit\u00e9 et de justice. Ces cliniques priv\u00e9es qui se sp\u00e9cialisent dans les op\u00e9rations faciles et bien r\u00e9mun\u00e9r\u00e9es en d\u00e9laissant les malades chroniques laiss\u00e9s au bon soin du public. M\u00e9decine \u00e0 deux vitesses et remboursements \u00e0 g\u00e9om\u00e9trie variable&nbsp;: un panier de soin basique pour les pauvres, des assurances priv\u00e9es pour les riches. \u00ab&nbsp;On marche sur la t\u00eate&nbsp;\u00bb, dit-elle, en d\u00e9crivant des situations v\u00e9cues au quotidien par l\u2019h\u00f4pital public. Elle parle aussi des \u00c9tats-Unis, incapables d\u2019avancer sur le Medicare et o\u00f9 il faut avoir les moyens pour se faire soigner, des moyens mis \u00e0 la disposition de tous dans le \u00ab&nbsp;mod\u00e8le social&nbsp;\u00bb fran\u00e7ais, h\u00e9ritier de Beveridge (et de Bismarck).<\/p>\n\n\n\n<p>Le film a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 en 2016 et on peut voir les leaders syndicaux de l\u2019\u00e9poque, Martinez, Berger et Mailly, d\u00e9fendre la S\u00e9cu. Avec des nuances toutefois, Laurent Berger pr\u00e9cisant qu\u2019il faut r\u00e9former pour garder la S\u00e9cu en l\u2019\u00e9tat. Comme pour les retraites&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Il y a aussi ce discours de Fr\u00e9gonara aux \u00e9tudiants de l\u2019\u00e9cole nationale de la s\u00e9curit\u00e9 sociale, une \u00e9cole o\u00f9 tr\u00f4ne le portrait de Laroque mais o\u00f9 Croizat semble avoir \u00e9t\u00e9 oubli\u00e9. La raison&nbsp;? On ne sait pas trop. Peut-\u00eatre justement parce qu\u2019il \u00e9tait communiste.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est ensuite le bal des affreux. Reichman, un grand d\u00e9lirant qui parle de la France comme un pays communiste, avec Cuba et la Cor\u00e9e du Nord. Pour lui, les tenants du syst\u00e8me sont des sangsues qui font vivre le peuple aux d\u00e9pens des riches. Insupportable. Il y a aussi Denis Kessler, vice-pr\u00e9sident du Medef \u00e0 l\u2019\u00e9poque, qui voulait <em>\u00ab&nbsp;d\u00e9faire m\u00e9thodiquement le programme du Conseil National de la R\u00e9sistance&nbsp;\u00bb.<\/em> Tout un programme contenu dans la contre-offensive lib\u00e9rale men\u00e9e depuis les ann\u00e9es 1980 par Reagan, Thatcher et leurs \u00e9mules, patrons, actionnaires, boursicoteurs et \u00e9conomistes aux ordres.<\/p>\n\n\n\n<p>Perret donne la parole \u00e0 cette France rance qui n\u2019a jamais dig\u00e9r\u00e9 cette conqu\u00eate ouvri\u00e8re et qui entend bien reprendre les commandes, avec des remises en cause des principes de solidarit\u00e9 et d\u2019\u00e9galit\u00e9 qu\u2019elle contient. <em>\u00ab&nbsp;Ce n\u2019est pas une question d\u2019argent, nous dit Bernard Friot, c\u2019est une question de pouvoir. La bourgeoisie fran\u00e7aise n\u2019a jamais accept\u00e9 de se voir d\u00e9poss\u00e9d\u00e9e de son pouvoir par une classe ouvri\u00e8re organis\u00e9e&nbsp;\u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>On lui laissera le mot de la fin, lui dont tout le travail th\u00e9orique vise justement \u00e0 redonner le pouvoir aux classes populaires et \u00e0 restaurer un nouveau communisme, par le biais de la cotisation, de la qualification et de l\u2019emploi et du salaire \u00e0 vie. Vaste programme, aurait dit l\u2019autre, encore plus ambitieux que la S\u00e9curit\u00e9 sociale, d\u2019autant que les vents sont contraires. Mais les utopies sociales n\u2019ont jamais d\u00e9sert\u00e9 pour autant.<em> Vive la sociale&nbsp;!<\/em>, donc, comme on dit au moins depuis Jaur\u00e8s.<\/p>\n\n\n\n<p><em><u><strong>La sociale \u2013 Gilles Perret \u2013 Les films Rouge &#8211; 2016<\/strong><\/u><\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>13 mars 2023<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>C\u2019est la troisi\u00e8me fois que je voyais La sociale, ce documentaire de Gilles Perret sur la cr\u00e9ation de la S\u00e9curit\u00e9 Sociale, initiative pr\u00e9vue dans la bible du Conseil National de la R\u00e9sistance, \u00ab&nbsp;Les Jours Heureux&nbsp;\u00bb. 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