{"id":3312,"date":"2023-04-13T22:45:24","date_gmt":"2023-04-13T20:45:24","guid":{"rendered":"http:\/\/passionschroniques.fr\/?p=3312"},"modified":"2023-04-13T22:45:26","modified_gmt":"2023-04-13T20:45:26","slug":"logc-nice-les-aiglons-en-rouge-et-noir","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=3312","title":{"rendered":"L\u2019OGC NICE : LES AIGLONS EN ROUGE ET NOIR"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"560\" height=\"280\" src=\"http:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/illustration310.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-3314\" srcset=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/illustration310.jpg 560w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/illustration310-300x150.jpg 300w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/illustration310-30x15.jpg 30w\" sizes=\"(max-width: 560px) 100vw, 560px\" \/><figcaption>Le vol de l&rsquo;aiglon sur les cimes du Stade du Ray. Trouv\u00e9 sur le site des supporters.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Un autre club mythique du football fran\u00e7ais, l\u2019OGC Nice et ses bouillants supporters, pass\u00e9s du Stade du Ray \u00e0 l\u2019Allianz Riviera. Apr\u00e8s un d\u00e9but de championnat poussif, les Aiglons n\u2019ont pas perdu depuis lurette, accumulant les victoires \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur. Une \u00e9quipe entra\u00een\u00e9e par l\u2019ancien joueur Didier Digard, apr\u00e8s le limogeage de Lucien Favre, lui-m\u00eame successeur de Christophe Galtier, appel\u00e9 \u00e0 de plus hautes fonctions. Et puis, Nice est la seule \u00e9quipe fran\u00e7aise encore qualifi\u00e9e en Coupes d\u2019Europe, la modeste Coupe des Conf\u00e9rences, une sorte de consolante pour recal\u00e9s de toutes les autres comp\u00e9titions. Quand m\u00eame\u2026 Nice is nice&nbsp;!<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les maillots sont les m\u00eames que ceux du Milan A.C, rouge et noir ray\u00e9s verticalement avec short noir ou blanc, c\u2019est selon. On ne va pas remonter au d\u00e9luge, mais il faut savoir que l\u2019OGC Nice, dans les ann\u00e9es 1950, \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9 comme le dauphin du Stade de Reims, abonn\u00e9 aux places d\u2019honneur et, quand ce n\u2019\u00e9taient pas les R\u00e9mois qui d\u00e9crochaient la timbale, c\u2019\u00e9tait souvent Nice.<\/p>\n\n\n\n<p>Qu\u2019on veuille bien juger sur titres&nbsp;: doubl\u00e9 coupe et championnat en 1952, champions en 1951, 1956 et 1959 et vainqueur de la coupe de France en 1954&nbsp;. Ils r\u00e9cidiveront, plus pr\u00e8s de nous, contre Guingamp en 1997 et perdront plusieurs finales dans des temps plus rapproch\u00e9s, contre le Nancy de Platini en 1978 ou le F.C Nantes il y a juste un an.<\/p>\n\n\n\n<p>Contrairement au Stade de Reims, et sans parti pris aucun (rires), les titres de l\u2019OGC Nice n\u2019ont jamais donn\u00e9 lieu \u00e0 de grandes \u00e9pop\u00e9es europ\u00e9ennes, le plus souvent \u00e9limin\u00e9s sans gloire d\u00e8s le commencement des hostilit\u00e9s. Pourtant, les joueurs de l\u2019\u00e9poque sont entr\u00e9s dans la l\u00e9gende, avec les Argentins Pancho Gonzales, Ruben Bravo ou Luis Carniglia&nbsp;; l\u2019Allemand Nuremberg&nbsp;; le Br\u00e9silien Amalfi ou les Fran\u00e7ais Fontaine (avant Reims), Foix ou Luciano. \u00c0 signaler que Nice est l\u2019un des premiers clubs fran\u00e7ais \u00e0 s\u2019\u00eatre abondamment servi en Am\u00e9rique latine, recrutant r\u00e9guli\u00e8rement des joueurs argentins ou br\u00e9siliens. Une habitude qui se confirmera d\u2019ann\u00e9e en ann\u00e9e, jusqu\u2019\u00e0 faire figure de caract\u00e9ristique atavique.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans les ann\u00e9es 1960, Nice termine r\u00e9guli\u00e8rement devant les nouveaux t\u00e9nors du championnat de France&nbsp;: Saint-\u00c9tienne, Nantes, Monaco et, bizarrement, l\u2019\u00e9quipe est souvent sacr\u00e9e championne d\u2019automne avant de d\u00e9valer les marches en hiver. Petite fragilit\u00e9 climatique due aux douces temp\u00e9ratures de la French Riviera&nbsp;? On serait tent\u00e9s de le croire.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9quipe a encore bien des talents, avec Lamia dans les buts, une d\u00e9fense compos\u00e9e de Cauvin \u2013 Serrus \u2013 Rey et Isnard&nbsp;; un milieu o\u00f9 on trouve encore les Argentins Maison et De Bourgoing avec, en attaque, Serra, Gianella (lui aussi argentin), Rustichelli et l\u2019international Charly Loubet, venu de l\u2019A.S Cannes voisine. Mais Nice perd tous ses matches en hiver, avant de rejaillir au printemps beaucoup trop tardivement pour d\u00e9crocher un titre de champion ou une coupe.<\/p>\n\n\n\n<p>Nice remporte quand m\u00eame, en 1970, le Troph\u00e9e des champions. Saint-\u00c9tienne ayant remport\u00e9 coupe et championnat, c\u2019est Nice (ayant fini deuxi\u00e8me), qui obtient exceptionnellement le droit de s\u2019opposer aux Verts pour une \u00e9preuve qui oppose en ouverture de saison le vainqueur du championnat \u00e0 celui de la coupe. Des Verts, il y en aura beaucoup qui d\u00e9buteront \u00e0 Nice, \u00e0 commencer par Herv\u00e9 Revelli (form\u00e9 au Cavigal de Nice, une p\u00e9pini\u00e8re), mais on peut aussi citer Camerini, entre autres.<\/p>\n\n\n\n<p>Le Nice des ann\u00e9es 1970 joue un football s\u00e9duisant avec des artistes au milieu du terrain&nbsp;: Roger Jouve, Jean-Marc Guillou, Jean-No\u00ebl Huck et le Su\u00e9dois Eriksson. Le carr\u00e9 magique. En d\u00e9fense, on a la moiti\u00e9 de la \u00ab&nbsp;garde noire&nbsp;\u00bb nationale avec Jean-Pierre Adams, et Claude Quittet, alors capitaine de l\u2019\u00e9quipe de France. En attaque, le N\u00e9erlandais Van Dijk et Marc Molitor. On oublie de pr\u00e9ciser qu\u2019un certain Dominique Baratelli est dans les buts. L\u2019\u00e9quipe est entra\u00een\u00e9e par Jean Snella et le pr\u00e9sident Loeuillet ne regarde pas \u00e0 la d\u00e9pense.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1974, le Stade du Ray bat des records d\u2019influence alors que Nice re\u00e7oit les Turcs du Fenerbahce en coupe de l\u2019UEFA. Puis Markovic succ\u00e8de \u00e0 Snella, ce qui n\u2019emp\u00eache pas les Aiglons de perdre en finale de la coupe contre Nancy, en 1978.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce sera une ann\u00e9e noire pour l\u2019OGC Nice, avec beaucoup d\u2019aiglons qui s\u2019envolent vers d\u2019autres cieux. C\u2019est le cas de Guillou, de Huck et de Jouve. Adams est dans le coma et ne s\u2019en remettra jamais quand Quittet est parti \u00e0 Sochaux, malgr\u00e9 les premiers pas du petit prince, Daniel Bravo.<\/p>\n\n\n\n<p>Viennent les ann\u00e9es 1980 avec un Markovic qui fait venir deux joueurs yougoslaves d\u2019exception, le Serbe Bjekovic, plusieurs fois meilleur buteur du championnat, et le d\u00e9fenseur bosniaque Josip Katalinski, v\u00e9ritable tour de d\u00e9fense. Malgr\u00e9 cela, les Ni\u00e7ois tombent en division 2 en 1982, du jamais vu depuis quasiment la cr\u00e9ation du club, et ils auront toutes les peines \u00e0 remonter.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce n\u2019est qu\u2019en 1985 que les Aiglons regagnent l\u2019\u00e9lite, avec de jeunes joueurs comme Buscher, M\u00e8ge ou le gardien Amitrano. Mais c\u2019est encore un Argentin qui leur a sauv\u00e9 la mise, un d\u00e9nomm\u00e9 Jorge Dominguez, qui inscrira la bagatelle de 40 buts en deux saisons. L\u2019effectif est alors un peu faible, avec Bocchi, Morabito ou Bruzzichesi.<\/p>\n\n\n\n<p>Sit\u00f4t remont\u00e9s, les Aiglons recrutent&nbsp;: Larios, Henry, Gu\u00e9rit, avec toujours Bjekovic en serial buteur. C\u2019est la valse des entra\u00eeneurs et Nice ne fait plus peur, un club moyen du championnat de France qui a eu jadis son heure de gloire. Le club est surendett\u00e9 et Jacques M\u00e9decin, en fuite en Uruguay, ne peut plus remettre au pot. En 1991, Nice redescend \u00e0 l\u2019\u00e9tage inf\u00e9rieur, m\u00eame pas sur ses r\u00e9sultats sportifs, mais pour des raisons financi\u00e8res. R\u00e9trogradation administrative, comme on dit pudiquement.<\/p>\n\n\n\n<p>Il faudra attendre cette fois 1994 pour que l\u2019OGC Nice \u2013 C\u00f4te d\u2019Azur (sa nouvelle raison sociale apr\u00e8s des aides de la r\u00e9gion) remonte en Division 1 avec Albert \u00c9mon comme entra\u00eeneur, puis Sylvester Takac. Les rangs en championnat sont toujours \u00e9loign\u00e9s, mais Nice remporte une coupe de France en 1997. C\u2019est assez pour rendre l\u2019espoir aux supporters, m\u00eame si le club descend \u00e0 nouveau la m\u00eame ann\u00e9e. La douche \u00e9cossaise.<\/p>\n\n\n\n<p>On en arrive \u00e0 la p\u00e9riode contemporaine et l\u2019arriv\u00e9e des Italiens de l\u2019A.S Roma. Sensi prend la pr\u00e9sidence et Salvioni devient entra\u00eeneur. La remont\u00e9e est toujours aussi tardive, cette fois en 2002, et Nice, toujours confront\u00e9 \u00e0 d\u2019importants probl\u00e8mes financiers, a failli \u00eatre r\u00e9trograd\u00e9 en National. Une remont\u00e9e contest\u00e9e par les supporters de Beauvais qui n\u2019ont pas dig\u00e9r\u00e9 une victoire vol\u00e9e sur leurs terres. Les Romains sont partis et c\u2019est Marcel Cohen qui prend la pr\u00e9sidence. Une \u00e8re de stabilit\u00e9 o\u00f9 les d\u00e9ficits ont tendance \u00e0 se r\u00e9sorber et o\u00f9 l\u2019entra\u00eeneur Fr\u00e9d\u00e9ric Antonetti peut passer l\u00e0 quelques saisons, avec des joueurs prometteurs comme Sabl\u00e9, Balmont, Mounier, Digard, Lo\u00efc R\u00e9my et Hugo Lloris dans les buts.<\/p>\n\n\n\n<p>Le club est maintenant abonn\u00e9 au milieu de tableau, souvent dans le ventre mou du classement, n\u2019ayant rien \u00e0 perdre et rien \u00e0 gagner. Au moins, ils ne descendront plus. Pourtant, en 2011, les Ni\u00e7ois flirtent avec la zone rouge, mais c\u2019est le voisin mon\u00e9gasque qui descend. C\u2019est l\u2019ann\u00e9e o\u00f9 ils sont \u00e9limin\u00e9s en demi-finale de la coupe, contre le LOSC.<\/p>\n\n\n\n<p>On va abr\u00e9ger avec \u00e0 nouveau la valse des entra\u00eeneurs (Roy, Marsiglia) et le retour des d\u00e9penses somptuaires pour des joueurs pas toujours convaincants. On retiendra surtout les jeunes pousses qui auront t\u00f4t fait de s\u2019illustrer en Angleterre, Maupay ou Eysseric. Plus l\u2019ex Lillois Missilou.<\/p>\n\n\n\n<p>Puis Claude Puel prend les r\u00eanes et am\u00e8ne Nice en coupe Europa (ex coupe de l\u2019UEFA), mais les Aiglons se font souvent battre en pr\u00e9liminaires par des clubs chypriotes ou grecs. La honte. En 2013, Nice quitte le vieux stade du Ray pour l\u2019Allianz Rivera avec une \u00e9quipe moyenne entra\u00een\u00e9e par Lucien Favre&nbsp;. Par la suite, l\u2019effectif est plus relev\u00e9 avec Dant\u00e9, Henriqu\u00e9, Cyprien, Belhanda ou Balotelli. Nice redevient comp\u00e9titif.<\/p>\n\n\n\n<p>Puis c\u2019est l\u2019\u00e8re Ratcliffe et c\u2019est Galtier sur le banc pour un Nice plus ambitieux que jamais r\u00e9guli\u00e8rement class\u00e9 aux places d\u2019honneur avec des joueurs brillants. Auparavant, Ursea et Patrick Vieira n\u2019ont pas su r\u00e9pondre aux ambitions du pr\u00e9sident Rivi\u00e8re. Avec Galtier, le club tient t\u00eate aux rivaux de la Principaut\u00e9 et aligne les performances avec des joueurs comme Dant\u00e9, Genevoix, Seri ou Digard, plus des jeunes comme Kephren Thuram, Boudaoui, Delort ou Laborde (tous deux venus de Montpellier). Ce qui ne les emp\u00eache pas de faillir en finale de la coupe apr\u00e8s un penalty nantais.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour cette saison, Nice flambe en deuxi\u00e8me partie avec Moffi, Todibo, Lotombo ou Diop. Plus les Anglais Ramsey (il est Gallois) et Barkley et l\u2019ex gardien du Manchester United, le Danois Schmeichel apr\u00e8s l\u2019excellent Benitez. N\u2019emp\u00eache, Nice est en quarts de finale de la Coupe Conf\u00e9rence apr\u00e8s sa victoire sur les Modaves du Sheriff Teraspol. Derni\u00e8re \u00e9quipe fran\u00e7aise qualifi\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 l\u2019Allianz Rivera comme autrefois au Stade du Ray, il y a toujours un l\u00e2cher d\u2019aiglon (toujours le m\u00eame on suppose) qui fait le tour du stade et revient tranquillement. Les supporters exultent devant cette coutume dont la tradition se perd dans la nuit des temps.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais la question est&nbsp;: est-ce que les Aiglons sont capables de se hisser au sommet du football fran\u00e7ais, \u00e0 d\u00e9faut de terroriser l\u2019Europe&nbsp;? La r\u00e9ponse est toujours non, trop d\u2019inconstance, trop d\u2019instabilit\u00e9 et trop de turn-over parmi les joueurs. Un jour peut-\u00eatre\u2026 Nizza la bella, forza&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p><em>3 avril 2023<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un autre club mythique du football fran\u00e7ais, l\u2019OGC Nice et ses bouillants supporters, pass\u00e9s du Stade du Ray \u00e0 l\u2019Allianz Riviera. 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