{"id":3346,"date":"2023-04-26T16:29:37","date_gmt":"2023-04-26T14:29:37","guid":{"rendered":"http:\/\/passionschroniques.fr\/?p=3346"},"modified":"2023-04-26T16:29:39","modified_gmt":"2023-04-26T14:29:39","slug":"lou-reed-la-mort-de-lange-noir-dix-ans-deja","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=3346","title":{"rendered":"LOU REED, LA MORT DE L\u2019ANGE NOIR. DIX ANS D\u00c9J\u00c0"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"600\" height=\"808\" src=\"http:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/illustration312.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-3348\" srcset=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/illustration312.jpg 600w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/illustration312-223x300.jpg 223w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/illustration312-446x600.jpg 446w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/illustration312-22x30.jpg 22w\" sizes=\"(max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><figcaption>L&rsquo;affiche de <em>Creem Magazine<\/em>, circa 1975. D&rsquo;assez mauvais go\u00fbt mais bien en phase avec le personnage qu&rsquo;il incarnait \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque. <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>On a d\u00e9j\u00e0 parl\u00e9 ici de Lou Reed \u00e0 propos du cinquanti\u00e8me anniversaire de la sortie du splendide <em>Transformer<\/em>. On remet le couvert, pas qu\u2019on soit un obsessionnel du grand (ou du m\u00e9chant) Lou, mais parce que cela va faire 10 ans qu\u2019il nous a quitt\u00e9. La bouche d\u2019ombre s\u2019est tue et la perte est irr\u00e9parable. Un petit retour sur la carri\u00e8re solo de Lou Reed, soit apr\u00e8s le Velvet Underground et la grande d\u00e9pression de 1971 o\u00f9 il quitte le groupe et va se r\u00e9fugier chez ses parents, engag\u00e9 comme secr\u00e9taire et aide comptable du cabinet d\u2019avocat de son paternel. Ce n\u2019\u00e9tait qu\u2019une pause, aussi vrai qu\u2019on \u00e9chappe pas \u00e0 son destin, tragique ou pas.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>On a d\u00e9j\u00e0 parl\u00e9 de l\u2019album <em>Transformer<\/em> sous influence Bowie (d\u00e9cembre 1972), et on fera \u00e0 peine mention de son premier album solo (<em>Lou Reed<\/em>) qui reprend plusieurs th\u00e8mes d\u00e9j\u00e0 esquiss\u00e9s au temps du Velvet, comme le montreront des albums d\u2019in\u00e9dits et de chutes de studio sortis dans les ann\u00e9es 1990. <em>Transformer<\/em> donc, avec ces deux photographies au dos de la pochette repr\u00e9sentant pour l\u2019une un rocker viril (on devine le sexe en \u00e9rection sous le jean) et pour l\u2019autre un travesti aux dessous affriolants. La l\u00e9gende veut que ce soit le m\u00eame individu sous des atours diff\u00e9rents. Soit. Transvestisme, bisexualit\u00e9 et androgynie. Le ton est donn\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Les deux titres les plus connus de cet album indispensable nous am\u00e8nent encore du c\u00f4t\u00e9 de la d\u00e9pravation et du vide nihiliste. \u201cVicious\u201d (<em>\u201cyou beat me with a flower \/ you do it every hour\u201d<\/em>) sur les amours sadomasochistes et \u201cWalk On The Wild Side\u201d sur l\u2019itin\u00e9raire de plusieurs cr\u00e9atures de la Factory dont le c\u00e9l\u00e8bre acteur Joe D\u2019Alessandro, venu en auto-stop de Miami (Floride) pour New York et ses tentations. On pense \u00e0 Selby, mais aussi \u00e0 un romancier comme Truman Capote ou, mieux, \u00e0 Norman Mailer dans ses descriptions dantesques des r\u00e9alit\u00e9s am\u00e9ricaines. Quelques chansons parlent de la vacuit\u00e9 d\u2019un univers malsain (\u201cNew York Telephone Conversation\u201d, \u201cGoodnight Ladies\u201d) o\u00f9 l\u2019ennui r\u00e8gne en ma\u00eetre, mais on se reportera pour plus de d\u00e9tails \u00e0 une pr\u00e9c\u00e9dente chronique.<\/p>\n\n\n\n<p>Lou Reed va pousser plus loin sa contemplation du n\u00e9ant avec<em> Berlin<\/em> (d\u00e9cembre 1973) que Yves Adrien la m\u00eame ann\u00e9e, dans <em>Rock &amp; Folk <\/em>(janvier 1974<em>)<\/em>, appellera fort justement <em>\u201cle Sgt Pepper\u2019s du sopor\u201d<\/em>. Du soporifique ? Plut\u00f4t du vide et d\u2019une sorte de d\u00e9sespoir fataliste, sans drame et surtout sans rem\u00e8de.<\/p>\n\n\n\n<p>En quelques couplets gla\u00e7ants et sur une sombre musique de requiem, Lou Reed nous raconte l\u2019histoire de Jim et de Caroline, un couple amoureux (il ne reste plus de cet amour que la nostalgie) qui s\u2019ab\u00eeme dans les drogues dures dans un vertige suicidaire et en perd tout contact avec les r\u00e9alit\u00e9s. Souvenirs de cet amour dans \u201cLady Day\u201d ou \u201cBerlin\u201d, puis d\u00e9samour (\u201cOh Jim\u201d \u201cHow Do You Think It Feels\u201d, \u201cCaroline Says\u201d) et enfin an\u00e9antissement volontaire du couple dans les derni\u00e8res chansons (\u201cThe Kids\u201d, \u201cThe Bed\u201d, \u201cSad Song\u201d). Seule chanson \u00e0 caract\u00e8re vraiment politique, cet incongru \u201cMen Of Good Fortune\u201d qu\u2019on pourrait consid\u00e9rer comme un \u00e9pitom\u00e9 de la lutte des classes et des in\u00e9galit\u00e9s sociales, si le ton n\u2019\u00e9tait pas au constat fataliste et d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9, comme tout cet album somptueux.<\/p>\n\n\n\n<p>On voudra bien passer sur la s\u00e9rie d\u2019albums qui suit, dont le grand <em>Rock\u2019n\u2019roll Animal<\/em>, en public, qui r\u00e9sume la fin du Velvet et les d\u00e9buts de Reed en artiste solo, pour en venir directement \u00e0<em> Coney Island baby<\/em>, son dernier grand disque avant la renaissance tardive de <em>New York<\/em> ou de <em>Magic and loss. <\/em>Il faut quand m\u00eame dire que <em>Rock\u2019n\u2019roll Animal<\/em> est l\u2019un des plus grands disques live, o\u00f9 on peut entendre les meilleurs titres de <em>Loaded<\/em> (dernier album du Velvet)&nbsp;: \u00ab&nbsp;Rock\u2019n\u2019roll&nbsp;\u00bb ou \u00ab&nbsp;Sweet Jane&nbsp;\u00bb, version chaise \u00e9lectrique ou h\u00f4pital psychiatrique.<\/p>\n\n\n\n<p>Entre temps, il y aura un album en public en Italie (<em>Live in Italy<\/em>), et un m\u00e9diocre <em>Sally can\u2019t dance<\/em> o\u00f9 Lou appara\u00eet les cheveux ras et teints en blanc, avec les ray-bans de rigueur. Portrait de l\u2019artiste en nazillon et, surtout, en prince noir du cynisme.<\/p>\n\n\n\n<p>La grande roue de Coney Island et encore des histoires sordides de drogue et de prostitution. Lou Reed appara\u00eet ici sur la pochette en pierrot lunaire punk, avec chapeau mou et n\u0153ud papillon. Il a pass\u00e9 l\u2019\u00e9t\u00e9 1975 \u00e0 se battre avec ses machines de m\u00e9tal pour un double album qui a \u00e9puis\u00e9 les patiences (<em>Metal machine music<\/em>), et il a surtout pass\u00e9 l\u2019ann\u00e9e dans des joutes verbales aussi absurdes que conflictuelles avec le journaliste de <em>Creem<\/em> <em>Magazine<\/em> Lester Bangs. Les deux hommes, sous l\u2019effet de l\u2019alcool et des narcotiques, en seraient m\u00eame venus aux mains dans une sorte de rituel sadomasochiste bien r\u00e9gl\u00e9. C\u2019est l\u2019\u00e9poque o\u00f9 le magazine a sorti une affiche avec le portrait de l\u2019artiste en junky surmont\u00e9e de ce commentaire assassin <em>\u201cwanted Lou Reed dead or alive \u2013 For having transformed a whole generation of young americans into faggot junkies\u201d. \u201cPour avoir transform\u00e9 toute une g\u00e9n<\/em><em>\u00e9<\/em><em>ration de jeunes am\u00e9ricains en p\u00e9d\u00e9s junkies\u201d<\/em>. C\u2019est dit et, m\u00eame sous couvert d\u2019humour, c\u2019est d\u2019un go\u00fbt plus que douteux. Mais voil\u00e0 ce que Lou incarne dans l\u2019imaginaire rock\u2019n\u2019rollien de ces temps, et ses shoots \u00e0 l\u2019eau distill\u00e9e sur sc\u00e8ne durant \u201cHeroin\u201d ne viennent pas plaider en sa faveur. En a-t-il besoin, tant tout semble assum\u00e9 dans une glorification sordide de la po\u00e9sie de la rue et de ses incarnations les plus pittoresques comme les plus scandaleuses.<\/p>\n\n\n\n<p>Sur <em>Coney Island<\/em>, plus d\u00e9tach\u00e9 que jamais, Lou parle de prostitution (\u201cKicks\u201d), mais aussi d\u2019amours tendres (\u201cShe\u2019s My Best Friend\u201d), plus quelques \u00e9vocations nostalgiques (\u201cConey Island Baby\u201d), mais c\u2019est toujours les rues des quartiers chauds de New York qui l\u2019inspirent.<\/p>\n\n\n\n<p>La rue new-yorkaise qui est aussi le th\u00e8me principal de <em>Street Hassle<\/em> (1978) comme de <em>The bells<\/em> (1979) avec ce long \u201cAll Through The Night\u201d o\u00f9 Don Cherry l\u2019accompagne. Auparavant, il y avait eu <em>Rock\u2019n\u2019roll heart<\/em>, plut\u00f4t faiblard en pleine p\u00e9riode punk puis un double live (<em>Take no prisoners<\/em>), avant le ratage complet de &nbsp;<em>Growing up in pubic<\/em> (1980). Autant dire qu\u2019on n\u2019en attendait plus grand-chose, mais l\u2019animal a toujours su surprendre.<\/p>\n\n\n\n<p><em>The blue mask<\/em> (1982) est un hommage au po\u00e8te Delmore Schwartz, grande inspiration de Lou Reed, qui mourra alcoolique (\u201cUnderneath The Bottle\u201d). On peut aussi noter sur cet album convaincant \u201cThe Day John Kennedy Died\u201d, avec le mythe qui veut que chaque am\u00e9ricain se souvienne pr\u00e9cis\u00e9ment de ce qu\u2019il faisait le 22 novembre 1963. On a refait le m\u00eame coup avec le 11 septembre 2001. Autrement, Robert Quine (ex Richard Hell) est \u00e0 la guitare et Fernando Saunders \u00e0 la basse, ce qui n\u2019est pas sans cons\u00e9quence sur la suite.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s quelques albums moyens (<em>Legendary hearts<\/em> en 1983 puis <em>New sensation <\/em>en 1984 avant un plut\u00f4t r\u00e9ussi <em>Mistrial<\/em> en 1986, c\u2019est le puissant <em>New York<\/em> (janvier 1989) qui marque le retour du grand m\u00e9chant Lou. Outre les th\u00e8mes habituels sur lesquels on ne va pas revenir (\u201cDirty Boulevard\u201d ou \u201cRomeo Had Juliet\u201d avec son c\u00f4t\u00e9 <em>West side story<\/em>), on a l\u00e0 des chansons sur l\u2019\u00e9cologie (\u201cLast Great American While\u201d), le social (\u201cStrawman\u201d, l\u2019homme de paille) ou la politique internationale avec ce surprenant \u201cGood Evening Mr Waldheim\u201d, chanson acrimonieuse sur cet ancien secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019ONU qui commandait une unit\u00e9 de la Wechmacht sur le front de l\u2019est sous Hitler et responsable de crimes de guerre en tant que tel. Un couplet est aussi servi pour Jesse Jackson, leader d\u00e9mocrate noir souvent pris en d\u00e9faut d\u2019antis\u00e9mitisme. On n\u2019avait jamais entendu Lou Reed s\u2019int\u00e9resser de si pr\u00e8s au monde ext\u00e9rieur et \u00e0 la politique. Pour la musique, m\u00e9lodies bien trouss\u00e9es chant\u00e9es et parl\u00e9es et guitare \u2013 basse -batterie pour un son de g\u00e9henne. Du tr\u00e8s grand Lou dont ce sera le chant du cygne.<\/p>\n\n\n\n<p>On passe sur le <em>Songs for Drella<\/em> (1990)<em> <\/em>avec John Cale, en hommage au p\u00e8re spirituel, Warhol d\u00e9c\u00e9d\u00e9 en f\u00e9vrier 1987 non sans avoir laiss\u00e9 un recueil d\u2019aphorismes d\u00e9sopilants sous le titre de <em>Ma philosophie de A \u00e0 B<\/em>, et on en arrive \u00e0 son dernier grand disque, <em>Magic and loss<\/em>, co\u00e9crit avec Mike Rathke. C\u2019est la mort (et la perte), plus que la magie, qui fait ici figure de th\u00e8me principal, et l\u2019album a \u00e9t\u00e9 con\u00e7u en hommage \u00e0 Doc Pomus et \u00e0 Rotten Rita (une starlette de la Factory). Des chansons poignantes (\u201cSword Of Damocles\u201d, \u201cPower And Glory\u201d) pour un disque qui pue la mort de bout en bout. Mais la beaut\u00e9 emporte tout. <em>Set the twilight reeling<\/em> (1996) est de la m\u00eame eau, mais Lou Reed est \u00e0 ce stade trop occup\u00e9 par sa propre mort pour s\u2019int\u00e9resser encore si peu que ce soit \u00e0 la politique.<\/p>\n\n\n\n<p>Sauf qu\u2019il appara\u00eetra dans les manifestations du mouvement Occupy Wall Street, en 2011, en citoyen conscient et concern\u00e9. Il mourra d\u2019un cancer du foie, comme chacun sait, en octobre 2013 \u00e0 Southampton (Long Island), des suites d\u2019une greffe qui n\u2019a pas pris. L\u2019histoire de sa vie, comme il aurait dit. En tout cas, je sais pr\u00e9cis\u00e9ment ce que je faisais le jour o\u00f9 Lou Reed est mort.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Article tir\u00e9 du chapitre sur le Velvet Undeground (<em>Le Velvet Underground, entre Warhol et Burroughs<\/em>) dans <em>Les politiques du rock<\/em> (\u00e0 para\u00eetre fin mai).<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>21 avril 2023<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>On a d\u00e9j\u00e0 parl\u00e9 ici de Lou Reed \u00e0 propos du cinquanti\u00e8me anniversaire de la sortie du splendide Transformer. On remet le couvert, pas qu\u2019on soit un obsessionnel du grand (ou du m\u00e9chant) Lou, mais parce que cela va faire 10 ans qu\u2019il nous a quitt\u00e9. La bouche d\u2019ombre s\u2019est tue et la perte est&#8230;<\/p>\n<div class=\" [&hellip;]\"><a href=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=3346\">Read More <i class=\"os-icon os-icon-angle-right\"><\/i><\/a><\/div>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":3348,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[36,33],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3346"}],"collection":[{"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3346"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3346\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3350,"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3346\/revisions\/3350"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/3348"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3346"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3346"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/passionschroniques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3346"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}