{"id":3456,"date":"2023-06-22T15:06:43","date_gmt":"2023-06-22T13:06:43","guid":{"rendered":"http:\/\/passionschroniques.fr\/?p=3456"},"modified":"2023-06-22T15:06:45","modified_gmt":"2023-06-22T13:06:45","slug":"perret-et-lordon-leur-mondialisation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=3456","title":{"rendered":"PERRET ET LORDON : LEUR MONDIALISATION"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"768\" height=\"1024\" src=\"http:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/illustration333-768x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-3458\" srcset=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/illustration333-768x1024.jpg 768w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/illustration333-225x300.jpg 225w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/illustration333-1152x1536.jpg 1152w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/illustration333-1536x2048.jpg 1536w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/illustration333-1500x2000.jpg 1500w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/illustration333-1200x1600.jpg 1200w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/illustration333-900x1200.jpg 900w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/illustration333-675x900.jpg 675w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/illustration333-450x600.jpg 450w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/illustration333-23x30.jpg 23w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/illustration333.jpg 1747w\" sizes=\"(max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><figcaption>Gilles Perret, toujours pr\u00eat \u00e0 parler de ses films devant des publics militants. C&rsquo;est aussi pour cela qu&rsquo;on l&rsquo;aime. Photo Wiipedia<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Encore un film \u00e9difiant de Gilles Perret, qui passe dans les circuits militants gr\u00e2ce \u00e0 la coop\u00e9rative des Mutins de Pang\u00e9e. C\u2019est le premier volet d\u2019un diptyque comprenant le plus r\u00e9cent <em>Reprise en main (<\/em><em>2022)<\/em>. Ici, ce sont les ravages de la mondialisation capitaliste sur des entreprises de d\u00e9colletage de la vall\u00e9e d\u2019Arve (Haute-Savoie), vus par Fr\u00e9d\u00e9ric Lordon. Le film est sorti fin 2006, mais il n\u2019a pas pris une ride, promenant sa cam\u00e9ra autour d\u2019un patron sympathique (\u00e7a existe) oblig\u00e9 de d\u00e9localiser sa production en R\u00e9publique Tch\u00e8que puis en Chine. Il pose la question du pourquoi et du comment, avec pertinence et humour, comme d\u2019habitude chez Perret, cin\u00e9aste et documentariste au service des mouvements sociaux.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>On ne remerciera jamais assez Gilles Perret, documentariste et cin\u00e9aste, de faire vivre les mouvements sociaux dans ses films. Avec Gilles Balbastre et quelques autres, il tient bon la cam\u00e9ra au service du social et d\u2019une vision du monde g\u00e9n\u00e9reuse et solidaire, diff\u00e9rente en tout cas.<\/p>\n\n\n\n<p>Cela a commenc\u00e9 il y a longtemps d\u00e9j\u00e0, avec ce film, son premier vraiment ax\u00e9 sur un sujet \u00e9conomique et social, mais il y en avait une douzaine auparavant, plus orient\u00e9s sur les vins du Jura ou de Savoie, la montagne et l\u2019alpinisme (l\u2019homme est originaire de Haute-Savoie o\u00f9 il situe la plupart de ses documentaires).<\/p>\n\n\n\n<p>Son premier documentaire \u00e0 caract\u00e8re social sera <em>Les saisonniers<\/em>, en 2005, un an avant<em> Ma Mondialisation<\/em>. On aura apr\u00e8s ses films les plus c\u00e9l\u00e8bres&nbsp;: <em>Walter, retour en r\u00e9sistance<\/em> (2009) autour de la personnalit\u00e9 de Walter Bassan, ancien r\u00e9sistant sur le plateau des Gri\u00e8res et ancien d\u00e9port\u00e9. Dans le sillage du &nbsp;<em>Indignez-vous<\/em> de St\u00e9phane Hessel, le film entend glorifier la r\u00e9sistance et d\u00e9noncer l\u2019imposture Sarkozy qui avait tenu \u00e0 \u00eatre pr\u00e9sent aux Gli\u00e8res. Un rassemblement y est d\u2019ailleurs organis\u00e9 chaque ann\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Perret reviendra toujours, comme base et point de d\u00e9part, \u00e0 la r\u00e9sistance et au programme du Conseil National du m\u00eame nom, luttant farouchement contre les vents mauvais du lib\u00e9ralisme. Ainsi sort-il <em>De m\u00e9moire d\u2019ouvriers<\/em> (2012), un document remarquable sur la condition ouvri\u00e8re, dont il est issu. C\u2019est ensuite <em>Les jours heureux<\/em> (2013), o\u00f9 il fait le parall\u00e8le entre les objectifs g\u00e9n\u00e9reux du CNR et les tristes r\u00e9alit\u00e9s d\u2019aujourd\u2019hui. Qu\u2019est-ce qu\u2019on a bien pu rater&nbsp;? Pourquoi tout cela a tourn\u00e9 de cette fa\u00e7on&nbsp;? \u00c0 cause de qui&nbsp;? Autant de questions pertinentes auxquelles il tente de r\u00e9pondre avec toujours la m\u00eame m\u00e9thode, m\u00e9lange de reportage et d\u2019interviews d\u2019interlocuteurs pertinents, toujours avec un humour caustique qui ne g\u00e2te rien.<\/p>\n\n\n\n<p>On a d\u00e9j\u00e0 parl\u00e9 ici de<em> La sociale<\/em> (2016) et on ne va pas s\u2019y attarder. C\u2019est un film \u00e9difiant sur les origines de la s\u00e9curit\u00e9 sociale \u00e0 travers la cr\u00e9ation d\u2019une caisse en Haute-Savoie. C\u2019est aussi un hommage \u00e0 Ambroise Croizat et \u00e0 tous ces gens qui, dans la France exsangue d\u2019apr\u00e8s-guerre, ont relev\u00e9 la t\u00eate et mis la classe ouvri\u00e8re \u00e0 l\u2019honneur.<\/p>\n\n\n\n<p>En 2017, <em>M\u00e9lenchon ou la campagne d\u2019un insoumis<\/em> (sur la campagne des pr\u00e9sidentielles) ne sera diffus\u00e9 que sur <em>Public S\u00e9nat<\/em>, jug\u00e9 trop partisan. Il sera suivi l\u2019ann\u00e9e d\u2019apr\u00e8s par <em>L\u2019insoumis<\/em> qui file le m\u00eame coton. On aurait pourtant tort de croire qu\u2019il s\u2019agit l\u00e0 de deux documentaires pro-M\u00e9lenchon et LFI. Perret sait aussi se montrer critique, n\u2019h\u00e9sitant pas \u00e0 mettre en sc\u00e8ne les col\u00e8res hom\u00e9riques et les coups de gueule de l\u2019\u00e9ternel candidat, lequel n\u00e9glige parfois le fonctionnement d\u00e9mocratique d\u2019un parti \u00ab&nbsp;gazeux&nbsp;\u00bb qu\u2019il tient sous son contr\u00f4le. Perret n\u2019en souligne pas moins sa r\u00e9sistance face aux m\u00e9dias, ses talents oratoires de tribun et son esprit de r\u00e9sistance (toujours\u2026).<\/p>\n\n\n\n<p>Il s\u2019acoquine ensuite avec Fran\u00e7ois Ruffin pour deux films aussi saisissants que r\u00e9jouissants&nbsp;: <em>J\u2019veux du soleil <\/em>sur les Gilets jaunes (2019) et <em>Debout les femmes<\/em> (2020) sur les premi\u00e8res de corv\u00e9e f\u00e9licit\u00e9es par Macron lors du Covid&nbsp;: femmes de m\u00e9nage, auxiliaires de vie sociale, accompagnantes d\u2019\u00e9l\u00e8ves en situation de handicaps\u2026 Ruffin anime une commission \u00e0 l\u2019Assembl\u00e9e sur ces femmes de peine quand Perret filme le tour avec g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 et \u00e9motion.<\/p>\n\n\n\n<p>En 2022, c\u2019est la suite de <em>Ma mondialisation<\/em>, <em>Reprise en main<\/em>, ce qui nous ram\u00e8ne \u00e0 ce film singulier qu\u2019on a pu voir dans les circuits militants. Perret repart dans sa vall\u00e9e alpestre pour mettre en sc\u00e8ne des patrons d\u2019une industrie qu\u2019on appelle le d\u00e9colletage, et un Fr\u00e9d\u00e9ric Lordon goguenard vient apporter ses pr\u00e9cieux commentaires.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Ma mondialisation<\/em> d\u00e9bute sur un paysage f\u00e9erique de vall\u00e9e ensoleill\u00e9e aux fins fonds des Alpes. C\u2019est le pays du cin\u00e9aste et il n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 le valoriser. Moins s\u00e9duisante, la vie des gens qui y vivent de leur travail. Qu\u2019est-ce que le d\u00e9colletage&nbsp;? La fabrication de pi\u00e8ces m\u00e9talliques \u00e0 partir de fils ou de barres de m\u00e9tal, nous dit la d\u00e9finition du dictionnaire. Une industrie reine dans cette vall\u00e9e, issue de l\u2019horlogerie. Les pi\u00e8ces finement usin\u00e9es sont indispensables \u00e0 l\u2019industrie automobile, mais aussi \u00e0 la fabrication d\u2019armes.<\/p>\n\n\n\n<p>Soit un petit patron, Yves Bontaz, un bonhomme chauve et rondouillard qui cache un regard malicieux sous des petites lunettes, devenu gros par la force des choses, presque \u00e0 son insu. Il faut dire que les entreprises familiales de la vall\u00e9e ont d\u00fb se mettre \u00e0 l\u2019heure de la mondialisation, sous peine de dispara\u00eetre. Les co\u00fbts de la main-d\u2019\u0153uvre sont devenus prohibitifs pour les donneurs d\u2019ordre et leurs clients, ce qui fait que Bondaz et les siens ont d\u00fb sous-traiter dans les pays de l\u2019est, voire en Chine ou au Br\u00e9sil. Bontaz avoue quand m\u00eame poss\u00e9der un h\u00f4tel sur l\u2019\u00eele de Saint-Martin.<\/p>\n\n\n\n<p>Perret interroge des petits patrons devenus gros, \u00e0 la t\u00eate d\u2019entreprises souvent rachet\u00e9es par des fonds de pension anglo-saxons selon la technique du LBO (Leverage Buy Out), soit l\u2019acquisition des actifs de la bo\u00eete par pr\u00eats bancaires avant le d\u00e9pe\u00e7age de l\u2019entreprise et sa revente avec b\u00e9n\u00e9fice. On entend notamment un de ces patrons qui plaide non coupable pour avoir vendu sa bo\u00eete. Il n\u2019avait pas le choix. Personne d\u2019ailleurs n\u2019a le choix et c\u2019est l\u2019antienne de ce film o\u00f9 les petits sont oblig\u00e9s de se vendre aux gros, lesquels imposent leurs crit\u00e8res de gestion. Les salari\u00e9s n\u2019ont plus qu\u2019\u00e0 s\u2019adapter \u00e0 la nouvelle donne, ou d\u00e9missionner pour les plus hardis, dans une vall\u00e9e o\u00f9 l\u2019emploi est rare.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est tout le talent de Perret de mener d\u2019une fa\u00e7on alerte ce constat implacable, et on a beau \u00e9couter Lordon qui nous parle de lib\u00e9ralisation des capitaux et des march\u00e9s au d\u00e9but des ann\u00e9es 1980 sous l\u2019\u00e8re Reagan- Thatcher. On a beau l\u2019\u00e9couter expliquer les m\u00e9canismes du capitalisme international, le r\u00f4le des fonds d\u2019investissement, des capitaux \u2013 vautours, des d\u00e9localisations et de la recherche du moindre co\u00fbt pour les entreprises. Toutes les explications du monde\u2026 comme disait l\u2019autre, ne suffisent pas \u00e0 justifier ces pertes de savoir, ce m\u00e9pris pour la classe ouvri\u00e8re, cette qu\u00eate effr\u00e9n\u00e9e de profits. Ce cynisme et cette brutalit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019autres intervenants, nettement moins int\u00e9ressants, se succ\u00e8dent face cam\u00e9ra, le petit patron de la f\u00e9d\u00e9ration m\u00e9tallurgie renvoy\u00e9 \u00e0 son impuissance comme un d\u00e9nomm\u00e9 Fran\u00e7ois Loos, ministre de l\u2019industrie de Chirac, qui p\u00e9rore dans les expositions et les salons \u00e0 la gloire de l\u2019industrie. On leur parle protectionnisme, taxes, brevets, pr\u00e9servation des savoirs-faire, respect des qualifications et des m\u00e9tiers. Ils r\u00e9pondent invariablement que, eux aussi, n\u2019ont pas le choix et que ce n\u2019est pas \u00e0 leur niveau que les d\u00e9cisions se prennent. Eux aussi subissent la domination du monde \u00e9conomique par des capitaux mis au service de toutes les r\u00e9gressions sociales. On n\u2019y peut rien, c\u2019est comme \u00e7a.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais Lordon s\u2019\u00e9chine \u00e0 d\u00e9montrer que l\u2019\u00e9conomie, c\u2019est aussi de la politique, et qu\u2019un \u00c9tat peut imposer d\u2019autres mod\u00e8les. On l\u2019a vu avec le Colbertisme (ou la participation de l\u2019\u00e9tat dans l\u2019\u00e9conomie), avec les services sociaux, les services publics, avec Keynes et la social-d\u00e9mocratie. On l\u2019a vu aussi avec Marx, m\u00eame si les r\u00e9sultats des exp\u00e9riences se r\u00e9clamant de lui se sont transform\u00e9es en capitalisme d\u2019\u00e9tat, voir la Chine.<\/p>\n\n\n\n<p>Le film nous entra\u00eene dans une sorte de restaurant privatis\u00e9 o\u00f9 ces patrons ont leurs habitudes, et on rit de leur f\u00e9rocit\u00e9, de leur b\u00eatise et de leur ind\u00e9crottable cynisme. L\u2019un veut faire travailler les ouvriers 70h ou plus, un autre s\u2019en prend aux services publics ou \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 sociale. Tous rivalisent d\u2019outrances antisociales et de slogans r\u00e9actionnaires.<\/p>\n\n\n\n<p>On en a presque une indigestion et on se dit, c\u2019est le seul reproche qu\u2019on fera \u00e0 ce film, qu\u2019il e\u00fbt \u00e9t\u00e9 pr\u00e9f\u00e9rable de ne pas trop s\u2019attarder en leur compagnie. Le brave Bondaz, patron de choc malgr\u00e9 lui, cherche \u00e0 se d\u00e9culpabiliser quand un autre petit patron, rest\u00e9 lui de taille familiale, sauve l\u2019honneur mais on lui conseillerait presque de changer de d\u00e9cors, de changer d\u2019interlocuteurs.<\/p>\n\n\n\n<p>Suite logique, le film <em>Reprise en main<\/em> nous explique que tout cela n\u2019est pas fatal, et que la classe ouvri\u00e8re a encore les moyens de s\u2019organiser \u00e0 travers des services publics r\u00e9nov\u00e9s, les coop\u00e9ratives (Scop ou Scic), les associations et le meilleur de l\u2019\u00e9conomie sociale et solidaire, qui n\u2019a pourtant jamais \u00e9t\u00e9 l\u2019alpha et l\u2019omega. On en reparlera, de m\u00eame qu\u2019on reviendra sur Gilles Perret qui, apr\u00e8s Pierre fait de son patronyme un symbole de solidarit\u00e9, d\u2019esp\u00e9rance et d\u2019humanisme.<\/p>\n\n\n\n<p><em><u><strong>GILLES PERRET \u2013 MA MONDIALISATION \u2013 Les Mutins de Pang\u00e9e \u2013 2006.<\/strong><\/u><\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>12 juin 2023<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Encore un film \u00e9difiant de Gilles Perret, qui passe dans les circuits militants gr\u00e2ce \u00e0 la coop\u00e9rative des Mutins de Pang\u00e9e. C\u2019est le premier volet d\u2019un diptyque comprenant le plus r\u00e9cent Reprise en main (2022). 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