{"id":3466,"date":"2023-06-22T15:42:27","date_gmt":"2023-06-22T13:42:27","guid":{"rendered":"http:\/\/passionschroniques.fr\/?p=3466"},"modified":"2023-06-22T15:42:30","modified_gmt":"2023-06-22T13:42:30","slug":"raw-power-laissez-crier-iggy-vous-qui-etes-muets","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=3466","title":{"rendered":"RAW POWER : LAISSEZ CRIER IGGY, VOUS QUI \u00caTES MUETS!"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/illustration335.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-3468\" width=\"575\" height=\"411\" srcset=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/illustration335.jpeg 266w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/illustration335-30x21.jpeg 30w\" sizes=\"(max-width: 575px) 100vw, 575px\" \/><figcaption><em>Raw power<\/em> des Stooges. Iggy psalmodiant la messe noire adolescente. Discogs.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>L\u2019ultime album des Stooges, le groupe d\u2019Iggy Pop, sorti en f\u00e9vrier 1973 aux U.S.A et en juin en Grande-Bretagne. Pile 50 ans, ce qui nous autorise une nouvelle fois \u00e0 comm\u00e9morer. Ce disque a fait peur \u00e0 certains, emmenant l\u2019auditeur dans un vortex de rage et de folie. Dave Alexander \u00e9tait d\u00e9c\u00e9d\u00e9 (\u00e0 27 ans, comme les autres), et James Williamson avait pris la guitare. Aux commandes, un Iggy \u00e0 l\u2019apn\u00e9e de sa folie et les inqui\u00e9tants fr\u00e8res Asheton assurant une rythmique d\u2019airain. Les Stooges avant le grand saut dans le vide, la carri\u00e8re solo d\u2019Iggy sous patronage Bowie, les groupes \u00e0 l\u2019imagerie nazi des fr\u00e8res Asheton, et un Williamson qui va se recycler dans l\u2019informatique, pour \u00e9chapper \u00e0 la folie pure. Le disque le plus malsain du rock.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les Stooges (du nom du trio comique les Trois Stooges, mais eux n\u2019avaient rien de comiques) \u00e9taient n\u00e9s de l\u2019effervescence de la sc\u00e8ne de Detroit \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1960. Beaucoup moins politiques et militants que le MC5, groupe fr\u00e8re avec lequel ils avaient sign\u00e9 leur premier contrat chez Elektra, la mauvaise r\u00e9putation de Iggy et ses Stooges avait largement franchi les fronti\u00e8res du Michigan. Une l\u00e9gende urbaine pleine de bruit et de fureur qui s\u2019\u00e9tait r\u00e9pandue dans toute l\u2019Am\u00e9rique, en Grande-Bretagne et aussi en Europe continentale o\u00f9 un noyau d\u2019inconditionnels avait pris forme. En premier lieu, des critiques perspicaces comme Yves Adrien ou Paul Alessandrini \u00e0 <em>Rock &amp; Folk<\/em>, mais aussi, plus tard, un Patrick Eudeline \u00e0 <em>Best<\/em> ou un Jean-William Thoury \u00e0 <em>Extra<\/em>. Deux albums avaient suffi&nbsp;:<em> Iggy &amp; The Stooges <\/em>(1969), avec ses hits de m\u00e9tal lourd gorg\u00e9s de sexe et de violence&nbsp;: \u00ab&nbsp;No Fun&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;1969&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;Not Right&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;I Wanna Be Your Dog&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;Real Cool Time&nbsp;\u00bb et ce long \u00ab&nbsp;We Will Fall&nbsp;\u00bb qui pourrait tenir lieu de manifeste nihiliste. Le disque \u00e9tait produit par John Cale qui y jouait du violon alto et du piano et le critique Robert Christgau avait parl\u00e9 dans le <em>Village Voice<\/em> de <em>\u00ab&nbsp;rock stupide \u00e0 son paroxysme&nbsp;\u00bb<\/em>. Un connaisseur&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019ann\u00e9e d\u2019apr\u00e8s sortait <em>Fun house<\/em>, ou le disque du feu selon Yves Adrien (<em>Raw power<\/em> sera pour lui le disque de la mort). C\u2019est l\u2019\u00e9t\u00e9 1970, les morceaux sont plus longs, d\u00e9structur\u00e9s et distendus. L\u2019asphalte fondu de Los Angeles a remplac\u00e9 les motorways de Detroit et les titres parlent d\u2019eux-m\u00eames&nbsp;: \u00ab&nbsp;Loose&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;Dirt&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;Fun House&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;L.A Blues&nbsp;\u00bb. Tout parle de la perte, de la salet\u00e9, de l\u2019ennui avec des riffs d\u2019acier pr\u00e9c\u00e9dant un maelstrom de sonorit\u00e9s proches du free-jazz o\u00f9 le saxophoniste Steve Mac Kay est omnipr\u00e9sent. Lester Bangs, dans <em>Creem<\/em>, \u00e9crira notamment ceci&nbsp;: <em>\u00ab&nbsp;<\/em><em>Pas toujours imm\u00e9diatement accessible, il exige de prendre le temps de la d\u00e9couverte mais ce sera pay\u00e9 de retour. Car cet album est bien \u00e9crit, il offre, non du bruit mais de la musique faite de textures peut-\u00eatre un peu plus rudes et plus engag\u00e9es que d&rsquo;habitude. Obscur \u00e0 la premi\u00e8re \u00e9coute, il vous promet la d\u00e9couverte, jour apr\u00e8s jour, de paysages sonores dont jamais vous n&rsquo;auriez r\u00eav\u00e9.&nbsp;\u00bb <\/em>J\u2019avoue avoir une nette pr\u00e9f\u00e9rence pour le premier, mais l\u00e0 n \u2018est pas le point.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce qu\u2019il faut savoir, c\u2019est qu\u2019apr\u00e8s le sessions de<em> Fun house<\/em>, le groupe explose dans la poudreetle stupre. Alexander va mourir, les fr\u00e8res Asheton vont se joindre \u00e0 d\u2019anciens MC5 pour former des combos dont on retiendra plus l\u2019image que la musique et Iggy Pop va errer dans Los Angeles, d\u00e9pressif et hagard, avant de se voir ressuscit\u00e9 par le magicien Bowie qui a toujours su venir \u00e0 la rescousse de ses anciens h\u00e9ros.<\/p>\n\n\n\n<p>Passons vite sur la fiche technique de ce disque \u00e9poustouflant, si le concept peut avoir le moindre sens ici. Tony De Fries, directeur du label Mainman et manager de Bowie, entend sa supplique et donne sa chance \u00e0 Iggy. M\u00eame si les Stooges \u00e9taient partis en capilotade, James Williamsson, puissant guitariste texan, avait crois\u00e9 leur route et c\u2019est Williamson, contre l\u2019avis d\u2019Iggy, qui aurait d\u00e9cid\u00e9 de faire appel aux fr\u00e8res Asheton. C\u2019est \u00e0 l\u2019automne 1972 que le disque est enregistr\u00e9 \u00e0 Londres, aux studios CBS. Produit \u00e0 l\u2019origine par Iggy, le produit fini terrorise De Fries qui demande \u00e0 Bowie de remixer l\u2019album. En tourn\u00e9e am\u00e9ricaine, Bowie s\u2019ex\u00e9cutera \u00e0 Los Angeles, mais De Fries rompra tout contact avec les Stooges et l\u2019album ne sortira qu\u2019en 1973.<\/p>\n\n\n\n<p>La pochette, tourn\u00e9e vers l\u2019outrage, nous montre un Iggy maquill\u00e9 et torse nu empoignant son micro. On lui devine un pantalon moulant en lam\u00e9 et Yves Adrien \u00e9crira dans <em>Rock &amp; Folk<\/em> que <em>\u00ab&nbsp;Iggy Pop n\u2019aura jamais \u00e9t\u00e9 qu\u2019une verge dress\u00e9e vers le public&nbsp;\u00bb<\/em>. C\u2019est l\u2019id\u00e9e. C\u2019est lui aussi qui hurlera, contre ses contempteurs, <em>\u00ab&nbsp;laissez crier Iggy, vous qui \u00eates muets&nbsp;\u00bb<\/em>, phrase qui figure en titre de cet article. Adrien qui rebaptisera l\u2019album <em>High energy<\/em>, accol\u00e9 \u00e0 <em>Raw power<\/em>. Est-il besoin de pr\u00e9ciser que cet album sera le mod\u00e8le, le patron de tous les groupes punks comme de tous les courants metal (death, thrash et autres heavy) qui allaient suivre.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est d\u2019abord la bombe \u00ab&nbsp;Search And Destroy&nbsp;\u00bb, le ma\u00eetre-\u00e9talon du Punk-rock. Un morceau qui fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la tactique militaire du tapis de bombe au Vietnam&nbsp;: chercher et d\u00e9truire, infiltrer les villages ennemis et \u00e9liminer l\u2019adversaire avant d\u2019\u00e9vacuer. C\u2019est l\u2019une des seules chansons politiques des Stooges mais le \u00ab&nbsp;chercher et d\u00e9truire&nbsp;\u00bb est \u00e0 prendre au pied de la lettre, dans ce morceau d\u2019apocalypse qui ne vous laisse aucune chance. Premi\u00e8re offense.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Gimme Danger&nbsp;\u00bb (little stranger) s\u2019insinue dans votre cerveau comme un serpent dans la nuit. Un morceau qui vous vrille la t\u00eate et vous met dans un \u00e9tat de malaise profond sous les coups de butoir de la guitare lancinante de Williamson. Ce disque n\u2019est pas une th\u00e9rapie, c\u2019est une v\u00e9ritable agression.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c7a continue avec \u00ab&nbsp;Your Pretty Face Is Going To Hell&nbsp;\u00bb, v\u00e9ritable viol \u00e9lectrique o\u00f9 la voix puissante d\u2019Iggy taille sa route entre des guitares au bord de l\u2019explosion.<\/p>\n\n\n\n<p>Encore plus sexu\u00e9, encore plus pervers, car le sexe chez les Stooges est forc\u00e9ment malsain et d\u00e9prav\u00e9, \u00ab&nbsp;Penetration&nbsp;\u00bb est lancinant et torve, v\u00e9ritable appel \u00e0 la fornication et au plaisir, mais c\u2019est le plaisir des damn\u00e9s dans un enfer urbain, bien apr\u00e8s la chute.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Raw Power&nbsp;\u00bb, le titre, peut aussi \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme un classique du punk avant la lettre. Mais l\u00e0 o\u00f9 les Punks se contenteront souvent de resuc\u00e9es rock\u2019n\u2019rolliennes \u00e0 la sauce d\u00e9cadente, les Stooges proposent ici un morceau puissant et ravageur, propre \u00e0 nouveau \u00e0 vous inciter \u00e0 sortir et \u00e0 crier dans la rue. Attention, ce disque peut provoquer de lourdes pathologies mentales.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;I Need Somebody&nbsp;\u00bb est de m\u00eame nature. Iggy crie son besoin de sexe \u2013 ne parlons pas d\u2019amour \u2013 \u00e0 celles et ceux qui l\u2019\u00e9coutent. Il le fait de fa\u00e7on sensuelle, animale et torride, comme un f\u00e9lin en rut. La puissance et la gloire pour un nouvel outrage public.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Shake Appeal&nbsp;\u00bb est tout aussi fracassant, toujours dans ce contexte malsain o\u00f9 les guitares satur\u00e9es cherchent, en pure perte, une issue \u00e0 travers le chaos. La voix d\u2019Iggy, sur tout le disque, r\u00e8gne en ma\u00eetre et on se demande ce que Bowie a bien pu modifier dans ce fascinant maelstrom. On fera le pari qu\u2019il n\u2019a pas touch\u00e9 grand-chose et s\u2019est lui-m\u00eame ab\u00eem\u00e9 dans le n\u00e9ant.<\/p>\n\n\n\n<p>On termine avec ce qui constitue peut-\u00eatre le plus grand titre du disque, \u00ab&nbsp;Death Trip&nbsp;\u00bb, car c\u2019est bien des noces sanglantes d\u2019\u00c9ros et de Thanatos qu\u2019il est question ici. Tout est en place pour un voyage vers la mort. Le son est chaotique comme sur <em>Fun house<\/em>&nbsp; et on va droit vers la folie et la mort, sans le moindre espoir de r\u00e9demption. La force d\u2019\u00e9vocation d\u2019un tel morceau est titanesque, et il fallait qu\u2019Iggy et son groupe aient accumul\u00e9 bien des frustrations pour accoucher d\u2019une telle monstruosit\u00e9, d\u2019un tel pand\u00e9monium.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Raw power<\/em> n\u2019est pas de ces disques qu\u2019on joue souvent, la plupart des titres sont fix\u00e9s dans nos m\u00e9moires et refusent d\u2019en sortir. Les extirper serait peut-\u00eatre le travail de l\u2019exorciste, car on est ici dans la transe m\u00e9taphysique, dans les ultimes clameurs d\u2019un rock \u00e0 l\u2019agonie qui ne pourra ressusciter que par toute une g\u00e9n\u00e9ration de jeunes gens en col\u00e8re, les Punks. En mode s\u00e9minal.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019album sera le pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 de Kurt Cobain. On se demande bien pourquoi&nbsp;? <em>Rolling Stone<\/em> finira par le classer dans son Top 100 et Yves Adrien en chantera les louanges dans <em>Rock &amp; Folk<\/em>, avant la (sa) grande d\u00e9connexion et son absence. Car on peut facilement se perdre dans cette musique de g\u00e9henne, de souffrance et de plaisir.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour l\u2019anecdote, Philippe Man\u0153uvre d\u00e9butera dans le m\u00eame <em>Rock &amp; Folk <\/em>apr\u00e8s un courrier publi\u00e9 sur ce disque. La suite, Williamson continuera \u00e0 produire quelques groupes avant de se lancer dans l\u2019informatique. Les fr\u00e8res Asheton continueront avec des combos improbables du genre Detroy All Monsters ou New Order, et Iggy, apr\u00e8s d\u00e9pression, m\u00e8nera la carri\u00e8re solo que l\u2019on sait.<\/p>\n\n\n\n<p>On se souvient de l\u2019avoir aper\u00e7u un samedi matin avec Marc Zermati \u00e0 l\u2019Open Market&nbsp;; Zermati disant \u00e0 qui voulait l\u2019entendre qu\u2019Iggy \u00e9tait devenu d\u00e9bile. Idiot, juste idiot, ce sera d\u2019ailleurs le titre de son premier album. Idiot au sens m\u00e9taphysique que lui donnait Dosto\u00efevski, vieux rocker russe.<\/p>\n\n\n\n<p>PS (qui n\u2019a rien \u00e0 voir). On n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 fan du cirque de la m\u00e8re Tina Turner, mais on versera une larme sur Cynthia Weil, autrice avec Barry Mann de quelques splendeurs du paradis adolescent&nbsp;: \u00abWalking In The Rain&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;He Sure The Boy I Love&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;Kicks&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;On Broadway&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;Shades Of Gray&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;We\u2019ve Got To Get Out Of This Place&nbsp;\u00bb, entre autres. Sans compter le magnifique \u00ab&nbsp;You\u2019ve Lost That Lovin\u2019 Feelin&nbsp;\u00bb&nbsp;\u00bb avec Spector. La reine de Tin Pan Alley s\u2019en est all\u00e9e le 1\u00b0 juin, pour de grandes et longues vacances.<\/p>\n\n\n\n<p><em>15 juin 2023<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019ultime album des Stooges, le groupe d\u2019Iggy Pop, sorti en f\u00e9vrier 1973 aux U.S.A et en juin en Grande-Bretagne. Pile 50 ans, ce qui nous autorise une nouvelle fois \u00e0 comm\u00e9morer. 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