{"id":3918,"date":"2024-06-26T16:07:49","date_gmt":"2024-06-26T14:07:49","guid":{"rendered":"http:\/\/passionschroniques.fr\/?p=3918"},"modified":"2024-06-26T16:07:50","modified_gmt":"2024-06-26T14:07:50","slug":"ca-nous-fera-16-euros","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=3918","title":{"rendered":"\u00c7A NOUS FERA 16 EUROS !"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"680\" height=\"383\" src=\"http:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/illustration398.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-3920\" srcset=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/illustration398.jpg 680w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/illustration398-300x169.jpg 300w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/illustration398-600x338.jpg 600w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/illustration398-30x17.jpg 30w\" sizes=\"(max-width: 680px) 100vw, 680px\" \/><figcaption>Le visuel officiel de l&rsquo;Euro 2024 (Wikipedia). On voulait mettre une photo d\u00a0\u00bb\u00e9quipe ou de joueur mais on se m\u00e9fie des \u00e9ventuelles poursuites de photographes professionnels.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Plut\u00f4t que de s\u2019attarder sur un Euro 2024 poussif, on pr\u00e9f\u00e8re une nouvelle fois se plonger dans le pass\u00e9 et retracer les grandes heures de cette comp\u00e9tition, laquelle existe depuis 1960. On en est donc \u00e0 la 17\u00b0 \u00e9dition, donc 16 r\u00e9trospectives. D\u2019autant qu\u2019on a toujours pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 le football de club aux joutes chauvines d\u2019\u00e9quipes nationales qui arrivent sur le pr\u00e9 fatigu\u00e9s, apr\u00e8s une saison bien charg\u00e9e. M\u00eame si on pourra nous objecter que le nationalisme chauvin des \u00e9quipes nationales vaut encore mieux que l\u2019ultra-capitalisme des clubs. Tu parles d\u2019un choix\u2026 On s\u2019en veut un peu d\u2019aimer le football, mais la passion \u00e9chappe au rationnel, on va dire.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La premi\u00e8re \u00e9dition se tient en France, en 1960 et c\u2019est l\u2019URSS qui l\u2019emporte apr\u00e8s une finale gagn\u00e9e contre la Yougoslavie. \u00c0 noter que l\u2019Espagne de Franco avait d\u00e9clar\u00e9 forfait pour disputer le match retour du quart de finale \u00e0 Moscou, car c\u2019est uniquement la phase finale (demi-finale et finale) qui se disputait \u00e0 Paris. L\u2019URSS de l\u2019araign\u00e9e noire Lev Yachine, soci\u00e9taire de l\u2019Arm\u00e9e Rouge de Moscou qui deviendra plus tard le Spartak Moscou (l\u2019arm\u00e9e puis la police). Il y avait aussi les Khousa\u00efnov, Ivanov, Metreveli, Tchislenko et autres Szabo. Allez les rouges&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>En 1964, la phase finale a lieu dans l\u2019Espagne de Franco qui ne se verra donc pas oblig\u00e9 de boycotter arbitrairement certaines rencontres. Pas la finale en tout cas, qui voit l\u2019Espagne compos\u00e9e majoritairement de joueurs du grand Real (Santamaria, Munoz, Del Sol, Amancio, Gento) plus quelques ext\u00e9rieurs aux Merengue (Pereda du Bar\u00e7a ou Suarez de l\u2019Inter) battre l\u2019URSS qui acc\u00e8de une deuxi\u00e8me fois en finale. Yachine n\u2019a pas pu faire de miracles. Si les clubs espagnols sont en haut de l\u2019affiche dans la p\u00e9riode, c\u2019est souvent avec la main-d\u2019\u0153uvre \u00e9trang\u00e8re (Kocsis ou Kubala au Bar\u00e7a&nbsp;; Puskas et Di Stefano au Real). Mais l\u2019\u00e9quipe nationale, la Roja, n\u2019en est pas moins performante.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019Italie en 1968 et une victoire de la Squadra Azura \u00e0 domicile, au stade olympique de Rome devant la Yougoslavie des Pantelic, Osim, Djazic ou Skoblar. Les Yougoslaves sont les Br\u00e9siliens de l\u2019Europe mais ils se cassent les dents devant le Catenaccio italien h\u00e9rit\u00e9 de Helenio Herrera. Mais l\u2019attaque n\u2019est pas mal non plus, avec les Rivera, Mazzola, Prati, Riva, Boninsegna, Domenghini et le Napolitain Anastasi, buteur maison.<\/p>\n\n\n\n<p>On retrouve l\u2019URSS des grands jours en 1972 en Belgique, une fois (de plus). L\u2019\u00e9quipe nationale n\u2019a plus les joueurs cap\u00e9s de 1960, mais elle est battue de peu par la dream team allemande des Breitner, Beckenbauer, Muller, Netzer, Hoeness ou Sepp Maier. \u00c0 signaler que les diables rouges des Van Moer, Lambert et Van Himst ne sont \u00e9limin\u00e9s par la Mannschaft qu\u2019en demi-finale et se classeront troisi\u00e8mes.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est \u00e0 la Yougoslavie encore unie et gouvern\u00e9e par le camarade Tito qu\u2019\u00e9choit l\u2019organisation de l\u2019\u00e9dition 1976, mais les Yougoslaves ne feront pas mieux qu\u2019atteindre les demi-finales perdue contre les Allemands. Contre toute attente, c\u2019est la Tch\u00e9coslovaquie des Panenka, Nehod et Viktor qui l\u2019emporte en finale contre la dream team allemande augment\u00e9e des Rainer Bonhof et des Berti Vogts. Paradoxalement, les Tch\u00e9coslovaques n\u2019iront pas en Argentine pour la Coupe du monde, \u00e9chappant \u00e0 cette comp\u00e9tition \u00e0 l\u2019ombre des charniers.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1980, la formule change avec deux poules de 4 \u00e9quipes avant la phase finale. On dit maintenant de championnats d\u2019Europe de Football avant de parler d\u2019Euro. La Squadra Azura n\u2019acc\u00e8de pas au podium, battue par la Tch\u00e9coslovaquie et c\u2019est la modeste Belgique qui affronte la Nazional Manschaft, l\u2019ogre europ\u00e9en, en finale. Le duo hambourgeois Manfred Kaltz et Horst Hrubesch fait merveille et les petits belges (dixit Luc Varenne) des Van Der Eycken, Ceulemans et Van Der Elst (l\u2019ossature du F.C Bruges) est battue en finale. Et \u00e0 la fin c\u2019est toujours\u2026 Voir le th\u00e9or\u00e8me de Linecker.<\/p>\n\n\n\n<p>Paris 1984 et l\u00e0 aussi deux poules de 4 \u00e9quipes, mais on tient \u00e0 jouer de vraies demi-finales. La France de Platini et Rocheteau l\u2019emporte en finale contre l\u2019Espagne gr\u00e2ce \u00e0 une faute de main du gardien Luis Arconada qui avait mis des gants en peau de p\u00eache (comme disait Larqu\u00e9). La France qui a bien failli se faire battre par de vaillants portugais en demi-finale. Le carr\u00e9 magique, Giresse \u2013 Tigana \u2013 Platini \u2013 Fernandez, avait encore frapp\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1988, la France d\u2019Henri Michel n\u2019est m\u00eame pas qualifi\u00e9e. C\u2019est le temps des vaches maigres, \u00e0 nouveau. En Allemagne (encore F\u00e9d\u00e9rale), la Manschaft est battue par l\u2019URSS en demi-finale et on retrouve en finale les Pays-Bas, la Hollande de Rijkaard, Van Basten et Gullit, devant l\u2019URSS de Dassaev, Belanov et Zavarov, les deux derniers joueurs du Dynamo Kiev qui se retrouveront au Milan A.C. Le boom Orange (jeu de mots incompr\u00e9hensible pour qui ne conna\u00eet pas cette bi\u00e8re \u00e0 pisser n\u00e9erlandaise).<\/p>\n\n\n\n<p>Le Danemark n\u2019\u00e9tait pas qualifi\u00e9 en 1992, mais rep\u00each\u00e9 apr\u00e8s la disqualification de la Yougoslavie (bient\u00f4t ex) pour cause de guerre et d\u2019embargo. En Su\u00e8de, le voisin danois l\u2019emporte devant l\u2019Europe du football stup\u00e9fi\u00e9e. Le Danemark de Laudrup et Larsen triomphe des Allemands de Klinsmann et Brehme. La France n\u2019est pas sortie de son groupe et ne sera pas pr\u00e9sente aux coupes du monde 1990 et 1994. En attendant la rel\u00e8ve, qui tarde \u00e0 venir.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle vient enfin en 1996, en Angleterre, avec Zidane comme chef d\u2019orchestre, un nouveau Platini. Les Fran\u00e7ais de M\u00e9m\u00e9 Jacquet iront en demi-finale, battus par la R\u00e9publique Tch\u00e8que (le rideau de fer est tomb\u00e9) des Smicer et Nedved, aux penalties. Les Tch\u00e8ques seront battus par les Allemands \u00e0 Wembley. Et \u00e0 la fin\u2026 (air connu). C\u2019est maintenant la formule moderne de la comp\u00e9tition, avec quatre groupes de 4 avant quarts de finale et phase finale.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est cette formule qui pr\u00e9vaut en 2000 et nos Bleus ont gagn\u00e9 une coupe du monde, ce qui autorise les espoirs les plus fous. Des espoirs qui ne seront pas d\u00e9\u00e7us lorsque Trezeguet inscrit le but en or qui donne le troph\u00e9e \u00e0 la France, pour la deuxi\u00e8me fois, devant l\u2019Italie des Cannavaro, Nesta et Totti. L\u2019action se passait cette fois aux Pays-Bas et la France avait battu les s\u0153urs latines (Espagne en quart et Portugal en demi). Cocorico, monsieur&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>2004 sera une mauvaise ann\u00e9e pour nos bleus. Battus par des Grecs qui n\u2019ont pas leur pareil pour endormir l\u2019\u00e9quipe adverse, la faire d\u00e9jouer et se livrer \u00e0 des contres assassins. C\u2019est ainsi qu\u2019ils battent le Portugal qui jouait pourtant chez lui, pour une \u00e9dition qui ne restera pas dans les m\u00e9moires. Le Portugal des Deco, Figo et Pauleta battu par des Grecs anonymes. C\u00f4t\u00e9 fran\u00e7ais, Domenech entre en sc\u00e8ne apr\u00e8s Lemerre et Santini.<\/p>\n\n\n\n<p>Pas suffisant pour une \u00e9quipe de France \u00e9limin\u00e9e en poule, en 2008, derni\u00e8re derri\u00e8re l\u2019Italie, les Pays-Bas et la Roumanie. Une \u00e9quipe m\u00e9connaissable apr\u00e8s l\u2019arr\u00eat de Zidane sur coup de boule. L\u2019\u00e9dition avait lieu en Suisse et en Autriche et c\u2019est la Roja espagnole des Fabregas, Silva et Iniesta qui l\u2019emporte devant l\u2019Allemagne de Philipp Lamm.<\/p>\n\n\n\n<p>Pas beaucoup mieux en 2012 o\u00f9 c\u2019est cette fois la Pologne et l\u2019Ukraine qui organisent. Pour le coup, les Bleus acc\u00e8dent de peu aux quarts de finale, s\u00e8chement battus par l\u2019Espagne qui va remporter l\u2019\u00e9preuve aux d\u00e9pens de l\u2019Italie. Un Euro tr\u00e8s politique, puisque plusieurs pays menacent de boycotter l\u2019\u00e9preuve pour protester contre la d\u00e9tention de l\u2019ex premi\u00e8re ministre Tymochenko et les Femen, un collectif f\u00e9ministe russe, se d\u00e9poitraillent en tribune.<\/p>\n\n\n\n<p>Retour de l\u2019Euro en France en 2016 et on passe \u00e0 24 \u00e9quipes avec des huiti\u00e8mes de finale. La France sort de son groupe les doigts dans le nez et \u00e9limine respectivement l\u2019Eire, l\u2019Islande (surprenant vainqueur de l\u2019Angleterre) et l\u2019Allemagne, avant de tomber devant le Portugal de Christiano Ronaldo, bless\u00e9 en d\u00e9but de match, par un seul petit but du Lillois Eder.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour 2020 (disput\u00e9 en 2021), pas de pays organisateur pour cause de Covid et on joue les uns chez les autres, dans toute l\u2019Europe. La France termine en t\u00eate de son groupe, devant l\u2019Allemagne et le Portugal, mais tombe contre la Suisse en huiti\u00e8me de finale aux tirs au but apr\u00e8s avoir men\u00e9 3 \u2013 1 \u00e0 un quart d\u2019heure de la fin. Zorro \u2013 M\u2019Bapp\u00e9 n\u2019a pas suffi et c\u2019est l\u2019Italie qui, \u00e0 la surprise g\u00e9n\u00e9rale, bat l\u2019Angleterre en finale aux tirs au but \u00e0 Wembley, apr\u00e8s avoir sorti l\u2019Espagne qui partait grand favori. C\u2019est le football, comme disait Thierry Roland.<\/p>\n\n\n\n<p>Et puis l\u2019\u00e9dition pr\u00e9sente, en Allemagne, que l\u2019on suit distraitement, pestant contre les loup\u00e9s incroyables de Griezman ou de M\u2019Bapp\u00e9 au nez cass\u00e9. Pas mal de surprises depuis le d\u00e9but et des suppos\u00e9es grandes \u00e9quipes (Belgique, Angleterre, Italie) d\u00e9j\u00e0 en difficult\u00e9. M\u00eame l\u2019Espagne semble poussive et le Portugal ressemble \u00e0 une maison de retraite de luxe (P\u00e9p\u00e9, Christiano Ronaldo, Diego Costa\u2026). On verrait bien quand m\u00eame l\u2019Espagne, la Croatie de l\u2019increvable Modric, ou l\u2019Allemagne qui semble ma\u00eetre chez elle. Pas la France de Deschamps en tout cas, pas au niveau t\u00e9keniquement, taquetiquement et physiquemint, comme il dirait. En attendant la coupe du monde sur le continent am\u00e9ricain (\u00c9tats-Unis, Canada, Mexique), en 2028. Chez Trump ou chez Biden&nbsp;? Toujours la politique en embuscade.<\/p>\n\n\n\n<p><em>23 juin 2024<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Plut\u00f4t que de s\u2019attarder sur un Euro 2024 poussif, on pr\u00e9f\u00e8re une nouvelle fois se plonger dans le pass\u00e9 et retracer les grandes heures de cette comp\u00e9tition, laquelle existe depuis 1960. On en est donc \u00e0 la 17\u00b0 \u00e9dition, donc 16 r\u00e9trospectives. 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