{"id":4109,"date":"2024-12-25T13:13:32","date_gmt":"2024-12-25T12:13:32","guid":{"rendered":"http:\/\/passionschroniques.fr\/?p=4109"},"modified":"2024-12-25T13:38:31","modified_gmt":"2024-12-25T12:38:31","slug":"pete-sinfield-face-a-shel-talmy-face-b","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=4109","title":{"rendered":"PETE SINFIELD FACE A \/ SHEL TALMY FACE B"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Face A et face B, comme les singles d\u2019antan. Sur la premi\u00e8re face, Peter Sinfield po\u00e8te parolier de King Crimson. Sur l\u2019autre, Shel Talmy, producteur am\u00e9ricain du British beat. Les deux n\u2019ont pas grand-chose \u00e0 voir, si ce n\u2019est d\u2019avoir rendu l\u2019\u00e2me quasiment le m\u00eame jour. Biographie express de deux l\u00e9gendes du rock, l\u2019un ma\u00eetre des mots, l\u2019autre sorcier des sons.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em><strong>SIDE ONE\/ PETER SINFIELD, \u00c0 LA COUR DU ROI POURPRE<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"600\" height=\"600\" src=\"http:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/illustration431.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-4111\" srcset=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/illustration431.jpg 600w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/illustration431-300x300.jpg 300w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/illustration431-150x150.jpg 150w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/illustration431-30x30.jpg 30w\" sizes=\"(max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><figcaption>King Crimson circa 1969, avec Pete Sinfield \u00e0 gauche. Photo Discogs (avec leur aimable&#8230;).<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><em><strong>The purple piper plays his tune Le fl\u00fbtiste violet joue son morceau<br>The choir softly sing Le ch\u0153ur chante doucement<br>Three lullabies in an ancient tongue Trois cantil\u00e8nes dans une langue ancienne<br>For the court of the crimson king \u00c0 la cour du roi pourpre<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Juste un exemple de la po\u00e9sie de Pete Sinfield, cr\u00e9ateur avec le guitariste Robert Fripp du grand King Crimson (1969 \u2013 1975). Une po\u00e9sie inspir\u00e9e par la po\u00e9sie m\u00e9di\u00e9vale celte, Walter Scott et les romantiques anglais, comme d\u2019ailleurs l\u2019\u00e9taient Keith Reid (Procol Harum) ou Marc Feld (Tyrannosaurus Rex) qui sera plus connu sous le nom de Marc Bolan avec T. Rex. Un grand po\u00e8te du rock, sans conteste, \u00e0 mettre au pinacle avec Lou Reed, Jim Morrison, Keith Reid, Dylan bien s\u00fbr, Van Morrison et Ray Davies. Dans <em>Q Magazine<\/em>, il a \u00e9t\u00e9 mentionn\u00e9 comme le \u00ab&nbsp;premier litt\u00e9rateur du rock progressif&nbsp;\u00bb et ses textes sont parus en recueils, n\u2019ayant souvent nul besoin de la musique.<\/p>\n\n\n\n<p>Pete Sinfield est obs\u00e9d\u00e9 par le Moyen-\u00e2ge, les chevaliers, les ch\u00e2teaux-forts, les dames de compagnie, les bouffons et les tournois avec une nette tendance au fantastique, voire \u00e0 l\u2019occultisme.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est n\u00e9 en d\u00e9cembre 1943 \u00e0 Fulham, au Sud-ouest de Londres, de lointaines origines familiales irlandaises. N\u2019ayant pas connu son p\u00e8re, il est \u00e9lev\u00e9 par sa m\u00e8re, une personne fantasque se battant pour la cause des gitans, le laissant au soin de sa femme de m\u00e9nage allemande qui se produit comme funambule dans un cirque. On le voit, un univers baroque et color\u00e9 qui pr\u00e9dispose peu \u00e0 la normalit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>F\u00e9ru de po\u00e9sie et de litt\u00e9rature, Sinfield quitte pourtant l\u2019\u00e9cole \u00e0 seize ans pour exercer divers m\u00e9tiers dont ceux d\u2019employ\u00e9 d\u2019une agence de voyages puis d\u2019une compagnie d\u2019informatique. Il retournera quelque temps \u00e0 l\u2019\u00e9cole, une art-school de Chelsea o\u00f9 la plupart de ses amis sont inscrits. L\u00e0, il va apprendre la guitare mais c\u2019est surtout l\u2019\u00e9criture de po\u00e8mes qui l\u2019int\u00e9resse. Il part voyager en Espagne et au Maroc au milieu des ann\u00e9es 1960 apr\u00e8s avoir fait les march\u00e9s \u00e0 Portobello o\u00f9 il vendait tout un attirail de fringues et d\u2019objets orientaux.<\/p>\n\n\n\n<p>De retour en Angleterre en 1967, il cr\u00e9e un groupe avec Ian Mac Donald, The Creation (rien, ou pas grand-chose \u00e0 voir avec The Creation produit par Shel Talmy qui sera l\u2019un des fleurons du psych\u00e9d\u00e9lisme anglais). N\u2019obtenant pas le succ\u00e8s escompt\u00e9, Mac Donald lui conseille de laisser tomber la guitare et de se consacrer aux textes, sentant poindre chez lui un po\u00e8te de talent.<\/p>\n\n\n\n<p>Giles, Giles &amp; Fripp, un trio form\u00e9 en 1968 avec les fr\u00e8res Mike et Peter Giles et Robert Fripp, recrutent Mac Donald, Sinfield et une ex-chanteuse de Fairport Convention, Judy Dyble. Le groupe, qui ne s\u2019appelle pas encore King Crimson, enregistre une version de \u00ab&nbsp;I Talk To The Wind&nbsp;\u00bb, chanson sign\u00e9e Sinfield et Mac Donald o\u00f9 la fl\u00fbte domine dans une atmosph\u00e8re irr\u00e9elle.<\/p>\n\n\n\n<p>La suite est plus connue. Greg Lake va remplacer Peter Giles \u00e0 la basse et King Crimson peut d\u00e9marrer avec un premier album de toute beaut\u00e9&nbsp;: <em>In the court of the crimson king<\/em>, o\u00f9 les textes de Sinfield s\u2019accordent \u00e0 merveille avec la musique, proche du rock symphonique des Yes, Van Der Graaf Generator et autres Genesis.<\/p>\n\n\n\n<p>King Crimson est, avec Led Zeppelin, le ph\u00e9nom\u00e8ne de l\u2019ann\u00e9e 1969 en Angleterre et ses concerts ram\u00e8nent du monde, avec light-shows et utilisation pr\u00e9coce du synth\u00e9tiseur. Le deuxi\u00e8me album, <em>In the wake of Poseidon,<\/em> est nettement moins bon et Fripp a d\u00e9j\u00e0 d\u2019autres projets comme Centipede.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Lizard<\/em>, en 1971, renoue avec le tropisme moyen\u00e2geux pour un album remarquable, presque aussi magique que le premier, mais<em> Island<\/em> (1972) fait rechuter le groupe et Sinfield s\u2019en va apr\u00e8s une tourn\u00e9e am\u00e9ricaine. Il va produire le premier Roxy Music et travailler avec Emerson Lake &amp; Palmer ou Eno, avant de mettre son talent au service de personnes aussi diverses que Angelo Branduardi ou\u2026 C\u00e9line Dion. Triste fin.<\/p>\n\n\n\n<p><em><strong>SIDE TWO\/ SHEL TALMY, FILS DE SPECTOR ET DE MEEK<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"1024\" height=\"968\" src=\"http:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/illustration432-1024x968.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-4112\" srcset=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/illustration432-1024x968.jpg 1024w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/illustration432-300x283.jpg 300w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/illustration432-768x726.jpg 768w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/illustration432-1536x1451.jpg 1536w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/illustration432-2000x1890.jpg 2000w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/illustration432-1600x1512.jpg 1600w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/illustration432-1200x1134.jpg 1200w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/illustration432-900x850.jpg 900w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/illustration432-600x567.jpg 600w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/illustration432-30x28.jpg 30w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/illustration432.jpg 2048w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption>Shel Talmy, portrait de l&rsquo;artiste en disc-jockey, photo trouv\u00e9e sur son compte Facebook.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s les fils de Phil Spector, les Shadow Morton, Sonny Bono et Jack Nitszche aux \u00c9tats-Unis, Shel Talmy aura \u00e9t\u00e9 avec George Martin et Andrew Loog Oldham LE producteur de l\u2019Angleterre des Swinging sixties et du British Beat. Il est \u00e0 la fois inspir\u00e9 par Spector lui-m\u00eame pour l\u2019amplitude et la profondeur du son et par l\u2019Anglais John Meek pour les premiers tripatouillages \u00e9lectroniques.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est n\u00e9 \u00e0 Chicago en ao\u00fbt 1937, d\u2019un p\u00e8re dentiste et d\u2019une m\u00e8re au foyer. Passionn\u00e9 d\u00e8s son enfance par les musiques populaires (folk, rythm\u2019n\u2019blues et country) et les techniques de studio, il quitte le domicile familial \u00e0 18 ans, en 1955, pour s\u2019inscrire \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Fairfax, \u00e0 Los Angeles.<\/p>\n\n\n\n<p>Il commence \u00e0 travailler pour la cha\u00eene<em> ABC<\/em> avant d\u2019\u00eatre engag\u00e9 par les studios Conway comme producteur, de quoi lui mettre le pied \u00e0 l\u2019\u00e9trier. En lien avec Gary Paxton (Hollywood Argyles), il produit des disques de groupes vocaux comme les Marketts ou les Castells qui ne rencontrent pas le succ\u00e8s, loin s\u2019en faut. Mais l\u2019essentiel est, apr\u00e8s les sessions, de se familiariser avec le mat\u00e9riel.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 l\u2019\u00e9t\u00e9 1962, Talmy part \u00e0 Londres, recommand\u00e9 par Nick Venet, producteur de chez Capitol. Il devait y \u00eatre pour cinq semaines, il y restera bien plus longtemps. Il sympathise avec Dick Rowe, un producteur de chez Decca et produit un single des Bachelors avant le duo Chad &amp; Jeremy.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais le Merseybeat \u00e0 Liverpool puis le British Beat \u00e0 Londres le trouvent en pool position pour devenir le producteur \u00e0 la mode. Il fraye avec Robert Wace et Greenville Collins, les managers des Kinks qui lui proposent d\u2019enregistrer \u00ab&nbsp;You Really Got Me&nbsp;\u00bb, lequel fera le hit que l\u2019on sait. Talmy deviendra le producteur attitr\u00e9 de tous les hits et de tous les albums des Kinks, jusqu\u2019\u00e0 leur virage \u00ab&nbsp;operas&nbsp;\u00bb en 1968 et les productions de Ray Davies himself.<\/p>\n\n\n\n<p>Parall\u00e8lement, Talmy va produire le premier single des Who, \u00ab&nbsp;I Can\u2019t Explain&nbsp;\u00bb, pour la marque Brunswick, et il enregistrera l\u00e0 aussi tous les premiers hits du groupe mod de Shepherd Bush. De \u00ab&nbsp;Anyway Anyhow Anywhere&nbsp;\u00bb \u00e0 \u00ab&nbsp;My Generation&nbsp;\u00bb en passant par \u00ab&nbsp;The Kids Are Alright&nbsp;\u00bb. Il produira le premier album du groupe avant d\u2019\u00eatre vir\u00e9, en 1966, par le duo Kit Lambert et Chris Stamp qui lui reprochent de tirer un peu trop vers lui la couverture.<\/p>\n\n\n\n<p>Avec les Kinks comme avec les Who, Talmy a invent\u00e9 un son travaill\u00e9, caverneux, dur et des effets \u00e9lectro-acoustiques du plus bel effet.<\/p>\n\n\n\n<p>Il produira aussi The Creation (voir ci-contre) et leur fameux <em>Our music is red, with purple flashes,<\/em> mais aussi les Easy Beats (\u00ab&nbsp;Friday On My Mind&nbsp;\u00bb), Manfred Mann (\u00ab&nbsp;Ha Ha Said The Clown&nbsp;\u00bb), Amen Corner (\u00ab&nbsp;If Paradise Is Half-Past Nice&nbsp;\u00bb), Roy Harper et aussi les premiers singles d\u2019un jeune homme nomm\u00e9 Davy Jones qui se fera conna\u00eetre plus tard sous le pseudonyme de David Bowie.<\/p>\n\n\n\n<p>Il y aura aussi des choses plus improbables comme Pentangle, groupe de folk anglais (pour trois albums), plus Mickey Finn (seconde moiti\u00e9 de T.Rex) ou encore les Nashville Teens. Au total, une soixantaine de singles qui en font l\u2019un des producteurs les plus prolixes, avec un certain Kim Fowley.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 la fin des ann\u00e9es 1960, il retourne aux \u00c9tats-Unis et travaille pour des artistes comme Lee Hazlewood ou Tim Rose, plus un album solo de Nicky Hopkins, Anglais lui.<\/p>\n\n\n\n<p>Les ann\u00e9es Punk le ram\u00e8neront en Grande-Bretagne pour produire les Damned, les Fuzztones, Little Steven et aussi un single de reformation des Small Faces, un groupe qu\u2019il aurait aim\u00e9 produire.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans les ann\u00e9es 1980, Talmy s\u2019est progressivement \u00e9loign\u00e9 du rock business, retournant couler des jours tranquilles \u00e0 Los Angeles, si tant est que ce soit possible.<\/p>\n\n\n\n<p>Il y mourra le 13 novembre, \u00e0 l\u2019\u00e2ge canonique de 87 ans, ce qui est tr\u00e8s vieux pour un rocker. On perd avec lui un sorcier du son et un producteur dont les go\u00fbts exquis l\u2019ont toujours amen\u00e9 \u00e0 travailler avec les meilleurs, \u00e9claboussant chaque production de son g\u00e9nie caract\u00e9riel.<\/p>\n\n\n\n<p>S)hel, que j\u2019aime&nbsp;! Ou Talmy you\u2019re comin\u2019 back to me. Ain\u2019t that funny&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p><em>1\u00b0 d\u00e9cembre 2024<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Face A et face B, comme les singles d\u2019antan. Sur la premi\u00e8re face, Peter Sinfield po\u00e8te parolier de King Crimson. Sur l\u2019autre, Shel Talmy, producteur am\u00e9ricain du British beat. Les deux n\u2019ont pas grand-chose \u00e0 voir, si ce n\u2019est d\u2019avoir rendu l\u2019\u00e2me quasiment le m\u00eame jour. 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